UN COLLECTIF POUR RÉSISTER : « LES JEUNES NE PAIERONT PAS LA CRISE »

10 octobre 2011 par Rédaction  

marchesescargotPartout en Europe, les gouvernements font payer aux peuples l’addition de la crise en dégradant les conditions de vie, d’études et de travail faisant des jeunes une génération de précaires longue durée. Pour dire stop et exiger d’autres mesures, un collectif est né autour de l’appel « Les jeunes ne paieront pas la crise ».

Le chômage et le taux de pauvreté ne font qu’augmenter partout en Europe : 23% des jeunes Portugais vivent sous le seuil de pauvreté, 30% de jeunes Grecs sont au chômage, à l’instar de près d’un quart des jeunes de France. Comme leurs homologues des autres pays, les entreprises françaises – ne se satisfaisant pas des quelque 80 milliards d’euros de profit de 2010 – continuent de licencier en masse. Les gouvernements européens, quant à eux, imposent l’austérité ce qui n’arrange en rien la situation : lorsqu’ils repoussent l’âge de départ à la retraite, ce sont des milliers d’emplois en moins pour les jeunes ou lorsque des pays, comme la Roumanie, diminuent les salaires de 25% c’est la pauvreté qui gagne du terrain.

Un appel pour résister à l’austérité

C’est pour faire face à ce constat partagé et résister, que les principales organisations de jeunesse de France se sont réunies autour de l’appel « Les jeunes ne paieront pas la crise ». Ensemble, le MJCF, l’UEC, le MJS, les jeunes du NPA, les jeunes du PG, les jeunes de la GU, les jeunes écologistes, et le SGL affirment que « les peuples ont besoin de solidarités et de coopérations nouvelles ». Ils appellent d’une même voix à « opposer la mobilisation populaire à la dictature financière » pour « sortir de cette impasse ». Le retrait des mesures d’austérité, l’arrêt des suppressions de postes dans l’Éducation nationale, ou encore un plan pour l’emploi des jeunes refaisant du CDI la norme d’embauche font partie de leurs exigences communes. Tout comme l’est le retour à la retraite à 60 ans et à taux plein au moment où Fillon tente d’imposer l’idée des 67 ans.

Le 15 octobre : une 1ère grande journée de mobilisation

Soutenus par l’UNEF et l’UNL, les signataires appellent à une première grande journée de mobilisation le 15 octobre, en écho aux jeunes « Indignés » espagnols. Mais ce mouvement dépasse les frontières de France et d’Espagne puisque, relayé notamment par la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique, ce jour sera l’occasion de nombreux rassemblements et manifestations de jeunes partout sur le continent « contre l’Europe des marchés financiers et pour l’Europe des peuples».

Estelle Brousse

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