Sevil Sevimli: « On se demande qui sont les vrais terroristes! »

13 février 2013 by  
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A la veille d’une nouvelle audience de son procès qui se déroulera le 15 février, nous publions une interview de Sevil Sevimli réalisée en janvier dernier, lorsqu’une délégation de communistes l’avait rencontrée en Turquie. Sevil est accusée par la justice turque d’être affiliée à une organisation de gauche interdite et risque quinze ans de prison.

Nous avons appris ce matin que la répression s’aggrave autour du procès de Sevil alors que plusieurs avocats des étudiants accusés avec elle auraient été arrêtés à leur tour. En France la mobilisation s’intensifie pour obtenir la libération immédiate de Sevil et l’arrêt de la collaboration de l’état français avec l’appareil de répression Turc.

Avant Garde : De quoi es-tu accusée ?

Sevil Sevimli: On m’accuse de faire partie d’une organisation considérée comme terroriste. Dans mon dossier d’accusation, on me reproche d’être partie à un concert de Grup Yorum, un groupe engagé à gauche. C’était un concert gratuit, auquel 350 000 personnes ont assisté ! On me reproche aussi d’être allée  à la manifestation du 1er mai à  Istanbul ou encore d’avoir assisté à la projection d’un documentaire sur Güler Zere. C’est une militante atteinte d’un cancer, qui était emprisonnée et qui a été libérée par la suite. On me reproche également de posséder le livre Le manifeste du parti communiste de Karl Marx …

A chaque fois, on m’accuse d’avoir participé à des activités qui sont légales en Turquie ! Mais ils les remixent, les réinterprètent et nous accusent de terrorisme. Avec des méthodes comme celles-là, on se demande qui sont les vrais terroristes …

As-tu reçu du soutien ?

Mon cas est devenu un symbole en Turquie. La médiatisation nous a permis de mettre la pression sur la justice et nous avons reçu beaucoup de lettres d’étudiants qui vivaient la même chose que nous. Pour nous, c’était vraiment très important, on a eu une correspondance très importante avec les étudiants, les gens dehors mais aussi avec des prisonniers de droit commun.

Tu as passé trois mois en prison. Comment s’est déroulée ta détention ?

Ma détention a été très difficile le premier mois. On est pointé du doigt par les gardiens, la nourriture était dégueulasse, on devait relaver le riz ou les pattes parce qu’on trouvait dedans des poils, des ongles … Les livres qu’on demandait pour étudier n’arrivaient pas, beaucoup de lettres d’amis ne nous sont jamais parvenues. Ma mère a mis trois semaines pour pouvoir me faire parvenir un jean alors que je n’avais plus de vêtement propre.

Quand les gardiens se sont rendus compte que j’étais française, que le consul et des parlementaires turcs sont passés, leur comportement a beaucoup changé, et s’est inversé.

Que peut faire la France ?

La France pourrait mettre la pression sur la Turquie. Plutôt que de ne penser qu’à l’économie, elle pourrait aussi penser à la liberté d’expression. Au final, le fait que je sois française a poussé les médias à plus s’intéresser à mon cas, mais il y a beaucoup d’autres cas, des milliers de personnes sont aujourd’hui victimes des lois antiterroristes en Turquie aujourd’hui.

Avant ton arrestation, tu militais sur des questions d’éducation en Turquie. Pourquoi ce choix ? Comment fonctionne l’éducation en Turquie ?

Déjà parce que je suis étudiante. Egalement parce que je viens d’une famille d’ouvrier. Ma mère est ouvrière, mon père est ouvrier donc je sais ce que c’est les difficultés financières quand on est issu d’une famille qui n’a pas les moyens de te payer tes études. Je me sentais vraiment concernée parce qu’ils payent énormément de charges comme les frais d’inscription, de logement, de transport …

L’éducation en Turquie marche beaucoup par piston notamment pour accéder à la fac. De nombreux jeunes doivent passer par des prépas ou des écoles privées. Si vous êtes kurdes, les professeurs le voient tout de suite et vous êtes vite mis de côté.

Les étudiants turcs ont l’air très mobilisés. Comment s’organise leur mouvement ?

Il y a une grande mobilisation des étudiants pour l’éducation gratuite! Des tentes ont été ouvertes dans chaque ville, chaque université. Des manifestations ont été organisées régulièrement. Certains étudiants ont entamé une grève de la faim, et malgré les interventions de la police, malgré les violences des enquêteurs, ils n’ont jamais lâché prise ! Au final, même si toutes les revendications n’ont pas été prises en compte, ce mouvement a gagné certaines avancées !

La répression s’est-elle intensifiée sur le mouvement étudiant ?

Intensifiée, peut-être pas. Aujourd’hui, la répression est un peu plus médiatisée, mais en fait elle existe depuis très longtemps. Les universités sont devenues des écoles d’apprentissage de la répression et de la torture pour la police. Il y a également une institution universitaire qui s’appelle le Yök [Yükseköğretim Kurulu, Conseil de la vie étudiante] qui permet aux policiers de rentrer dans les universités, qui interdit la distribution de tracts ou le collage d’affiches. De nombreux étudiants ont été virés à cause de ça !

Jules Rondeau

Une note plus complète est disponible ici (http://www.etudiants-communistes.org/2013/01/31-sevil-sevimli-symbole-r%C3%A9pression-progressistes-en-turquie-7202#.URl4ph2zJac) et une pétition pour sa relaxe est disponible là (http://www.etudiants-communistes.org/2013/01/22-libert%C3%A9-sevil-sevimli-7165#.URl5Dx2zJad)

La rentrée de Lucky Luc Chatel s’annonce mouvementée

31 août 2011 by  
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lucky luc chatelÇa y est, c’est la rentrée. Et comme chaque année, en y regardant de plus près, on  y voit le nombre de sacrifices qu’impose l’UMP à notre éducation. Mais pour commencer à décrypter au mieux cette rentrée, il faut partir de la fin de l’année dernière et des bilans que Lucky Luc Chatel (l’homme qui réformait plus vite que son ombre) a voulu nous caché…

Un symbole de la réforme des lycées, made in Lucky Luc Chatel, s’est effondré en juin dernier dans le plus grand silence. En effet, lui qui avait promis un lycée de l’égalité des chances qui permettrait à chacun (ou plutôt aux meilleurs) de réussir s’est bien gardé de convoquer ses amis journalistes pour annoncer que ses fameux ERS (Etablissements de Réinsertion Scolaire) avait un premier bilan catastrophique. Un manque de moyens flagrant, des personnels délaissés et au final même pas un tiers des élèves qui sont allés jusqu’à l’examen… telles sont les leçons tirées de cette expérience, ce qui n’a pas empêcher le ministre de continuer à vanter ces établissements pendant sa conférence de presse de rentrée.

Concernant la rentrée 2011 – sans s’y résigner, on y presque habitué maintenant – c’est encore 16 000 postes de professeurs qui passent à la trappe alors que l’arrivée de la génération du baby boom de l’an 2000 entraîne une très forte hausse du nombre d’élèves. C’est aussi des profs moins formés qui depuis la réforme se retrouvent jetés dans l’arène sans même avoir pu apprendre dignement leur métier. En la matière, point besoin d’experts pour imaginer les conséquences que Luc Chatel a dit « assumer ».

De la surenchère à l’effet d’annonce

Mais cette année, – peut-être parce qu’ils sentent que la fin de leur époque se rapproche à grands pas – le gouvernement a décidé de s’attaquer directement aux droits des lycéens. Ils mettent en place, le plus discrètement possible, une procédure disciplinaire automatique pouvant entraîner l’exclusion pour tout cas de « violences verbales », c’est un terme bien vague qui peut permettre à n’importe quel chef d’établissement de contrôler la liberté d’expression, rien que ça ! Ils instaurent la possibilité d’un passage devant une commission sans représentants des élèves. Ils modifient la loi sur les associations de 1901 pour limiter la possibilité de création d’association aux élèves de 16 ans et plus (avec signature du représentant légal pour les moins de 18 ans), etc. Alors que Chatel veut des cours de morale en lieu et place de l’ECJS, il semble que l’éducation civique leur serait pourtant bien utile pour se remémorer les principes qui fondent la citoyenneté tels que la liberté d’expression, l’esprit critique, le droit d’association, le droit d’avoir des représentants, etc.

« Ni principe, ni limite » tel est leur crédo. De Guéant qui expulse des Roms en réquisitionnant des wagons de la RATP à Chatel qui s’attaque aux principes de la loi 1901, ce n’est pas sans rappeler « les plus sombres périodes de notre histoire » comme le soulignait le communiqué de la CGT RATP appelant personnels et usagers du tram à refuser ces pratiques.

Enfin, comme toujours ils tentent de dissimuler leurs attaques directes contre notre avenir par des effets d’annonce. Wauquiez fanfaronne avec le 10ème mois de bourse pour les étudiants alors que le coût de la vie étudiante a encore augmenté de 4%. Quant à Jeannette Boughrab elle fait encore mieux, elle propose l’apprentissage du code à l’école. En soi c’est une solution à débattre qui peut être intéressante pour permettre à tous de l’obtenir. Mais elle rassure aussitôt ses copains de l’UMP « L’idée n’est pas de proposer la gratuité du permis mais d’en réduire significativement le coût pour les jeunes, en jouant sur les économies d’échelle».

Une rentrée mouvementée

Mais même si la droite revient en force avec la volonté de nous faire encore plus mal, cette rentrée sera aussi le symbole de la force des mobilisations et des luttes. Les syndicats lycéens et la FCPE (association de parents d’élèves) se sont lancés dans la bataille pour faire abroger les mesures disciplinaires de juin. Les syndicats de profs comme les organisations de jeunes ont d’ores et déjà appelé à la grève et à la mobilisation le mardi 27 septembre contre les dernières réformes de l’éducation, contre les suppressions de postes et pour avoir les moyens de la réussite de tous. Et partout, le mouvement contre l’austérité généralisée grandit avec deux dates annoncées chez nous : l’appel à la mobilisation de l’intersyndicale pour le 11 octobre et celui de très nombreuses organisations de jeunes de France et d’Europe le 15 octobre.

Guénolé Fournet

EDUCATION : L’USINE À PRÉCAIRES

12 juillet 2011 by  
Filed under France

gueantBien que les cours soient finis, les casseurs d’école de l’UMP ne sont pas en vacances. Au programme de l’été : multiplication des « sans bahuts », mise en place des suppressions de postes, recrutement de personnels précaires, création d’un master « prof » en alternance…

Si l’heure des vacances a sonné, l’arrivée de l’été marque également l’éviction de milliers de jeunes du système scolaire. Pour ceux que l’on appelle les « sans-bahuts », la situation est souvent la même: à la fin de l’année, ces élèves – de 3e, de seconde, de terminale ou même du supérieur – ne sont pas affectés pour l’année à venir à cause d’un comportement jugé trop « perturbateur » ou de résultats considérés trop insuffisants pour des filières trop sélectives. Ces jeunes se retrouvent donc au mieux dans un cursus qu’ils n’ont pas choisi (casés dans les filières où il y a de la place), au pire sans établissement pour la rentrée. Ainsi, bon nombre d’entre eux ne sont plus scolarisés alors que certains n’ont pas encore 16 ans, l’âge de la fin de la scolarité obligatoire.

Des propos racistes pour justifier des inégalités sociales

La droite tente de faire croire que cette situation n’est due qu’aux jeunes eux-mêmes, que les « sans-bahuts » ne « méritent » pas d’aller à l’école. Avec le gouvernement tout est bon pour légitimer cette école méritocratique qui laisse bon nombre de jeunes sur le carreau.

Pour preuve, dans un énième élan de provocation, l’éloquent poète du gouvernement Claude Guéant a tenu de nouveaux propos choquants : « Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ». Pour Sarkozy, Chatel et autre Guéant, l’« échec scolaire » est le fait de migrants ne manifestant aucune envie de s’intégrer à la société française par le biais de la plus irréprochable des institutions qu’est l’école. Loin de la gaffe, cette remarque est à la fois raciste et entièrement infondée puisque à même classe sociale les enfants d’immigrés ne réussissent pas moins bien que les autres (chez les ouvriers et employés 46% ont le bac contre 40% pour les autres).

Une éducation à deux vitesses renforcéepecresse

Ce qui est bien réel par contre, c’est qu’à la rentrée seront effectives les 16 000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Et pour pallier la pénurie organisée, les nouveaux personnels seront directement recrutés au Pôle emploi par le chef d’établissement, on sollicitera des étudiants en Master en alternance – dernière trouvaille du duo Chatel/Pécresse – ou encore des professeurs retraités. Les conséquences sont catastrophiques : dégradation des conditions d’étude, classes surchargées ou fermées… Pire, Chatel prend prétexte de cette pagaille orchestrée pour tenter de casser le cadre national du bac. À la fac, Pécresse « diversifie » la licence avec plus d’heures de cours et des stages dès la première année.

En somme, tout se passe comme si l’UMP avait pour objectif une école à deux vitesses, avec d’un côté celle des plus riches qui mène aux filières d’excellence ; et de l’autre celle des classes populaires, avec un personnel sous-payé, précaire, mal formé et un enseignement au rabais.

L’éducation est un droit mis à mal toute l’année, il sera à défendre pendant l’été comme à la rentrée.

Gnima Mendy

G8 DES UNIVERSITÉS : MAIN BASSE DES PATRONS SUR LES FACS

8 avril 2011 by  
Filed under France

cac40Hausse des frais d’inscription en Irlande et aux Pays-Bas, loi Gelmini de désengagement financier de l’Etat et soumission au privé en Italie, niveau de précarité sans précédent, taux de chômage dramatique pour les jeunes travailleurs qualifiés dans le monde entier (55% en Tunisie) … Autant de faits qui illustrent un constat simple : le patronat a aujourd’hui besoin de plus de travailleurs qualifiés mais corvéables et à moindre coût. Comment s’y prend-il ?

Depuis que le patronat a été progressivement placé aux commandes ces dix dernières années partout en Europe avec le processus de Bologne, les étudiants n’ont jamais été aussi peu à être issus des classes populaires (moins* 4% de fils d’ouvriers ou d’employés à l’Université depuis 2006), aussi nombreux à être précaires et déclassés à l’embauche. Poussés chaque année vers les logements privés, les emplois étudiants et stages non rémunérés, les prêts, nous sommes l’armée de réserve du salariat précaire.

Lien université-entreprise

Dans l’enseignement supérieur, comme ailleurs (niveau CAP ou Bac Pro), l’apprentissage est aussi le moyen d’offrir un droit de regard aux entreprises sur le contenu des formations. Derrière l’objectif annoncé d’augmenter le nombre d’apprentis, l’Etat se désengage financièrement et contraint ainsi les Universités à se tourner vers les régions et les entreprises… et à se soumettre à leurs exigences. Le nombre d’apprentis se multiplie. De 20 000 en 1995 ils sont maintenant 100 000 : ce sont autant de jeunes travailleurs payés en dessous du SMIC. Le bénéfice est total pour le patronat qui a aussi le droit à des aides de l’Etat et des régions pour investir dans l’Université.

Une nouvelle offensive programmée au printemps

Cette année en France, après avoir signé une convention avec le MEDEF visant à faire de nos facs des centres de formation-gratuits pour les entreprises, la Conférence des Présidents d’Universités se fait fort de recevoir à Dijon l’édition 2011 du G8 des Universités. Principal enjeu : le lien entre Universités et entreprises ! A cette occasion, la classe dirigeante au grand complet (chefs d’Etats, ministres de l’éducation, recteurs d’académie, présidents d’université, patrons, etc.) écrira les contours de la deuxième vague d’attaques que va subir le service public d’enseignement supérieur après celle, vieille de 10 ans déjà, du processus de Bologne. Pour rappel, celui-ci avait alors été présenté comme une harmonisation européenne. En réalité, seules les politiques ultra-libérales menées par les gouvernements européens se sont accordées. Pour les étudiants, processus de Bologne a rimé avec précarisation dans les études et au travail.

Un contre sommet pour rassembler, résister et construire

C’est pourquoi les lycéens, travailleurs, étudiants communistes et progressistes de toute l’Europe appellent à un contre-sommet. L’objectif : rassembler pour construire la résistance étudiante européenne et un front de lutte pour une Université émancipatrice et au service des besoins sociaux. Le combat ne fait que commencer !

Marion Guenot

* une erreur s’est glissée dans notre version papier : la proportion de fils d’ouvriers ou  d’employés dans l’enseignement supérieur  a diminué de 4%  depuis 2006 pour se trouver aujourd’hui au alentour de 26% (et non pas de 4%)

LOGEMENT ÉTUDIANT, ATTENTION TERRAIN MINÉ !

8 avril 2011 by  
Filed under France

logement etudiantQuand on sort du lycée, son diplôme en poche, on se dirige bien souvent vers l’Enseignement Supérieur. On est souvent obligé de changer de ville, de département, voire de région. Et là, « autonomie » est bien plus synonyme de galère que de légèreté…

Besoin vital et premier pas vers l’autonomie, l’accès au logement est aussi une barrière à la poursuite d’études de nombreux jeunes. Ils ne sont pas épargnés par la crise du logement qui touche toute la population, particulièrement les plus précaires. 3,6 millions de personnes ne sont pas ou mal logées tandis que 5 millions d’autres sont en situation de fragilité (impayés, surpeuplement, hébergement, etc.) – selon le dernier Rapport mal-logement de la Fondation Abbé Pierre.

Depuis une quarantaine d’années, l’Etat a réorienté sa politique du logement. D’une aide à la construction, on est passé à une aide à « l’accès à la propriété » et aux locataires. Les conséquences en sont dramatiques : les prêts bancaires ont révélé leur inefficacité et leur dangerosité avec la crise, et les APL – dans un contexte où les loyers ne sont pas encadrés – incitent les propriétaires à tirer les prix vers le haut.

Ainsi, lorsqu’on est étudiant et qu’on cherche à se loger, on n’a trop souvent que le choix d’appartements minuscules ou insalubres, aux loyers hors de prix et aux conditions d’accès draconiennes (garants, revenu, etc.). Qu’en-est-il du logement social, me direz-vous ? Et bien, les CROUS sont devenus de véritables cache misère. En 1963, 50% des étudiants vivent en Cité-U. En 2010, ils ne sont plus que 7%. En 40 ans, aucune politique publique d’envergure n’a accompagné la massification de l’Enseignement Supérieur.

Aujourd’hui, le gouvernement de la bande du Fouquet’s veut livrer ce qui reste du Service Public à la loi du marché, via les partenariats public privé et la transformation progressive des CROUS en « Agences Régionales de la Vie étudiante ». Demain, ce sont donc les plus démunis qui vont être chassés du logement social, parce qu’ils ne pourront plus payer les loyers demandés.

Jérémie Giono

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