<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>L&#039;Avant-Garde &#187; Solidarité</title>
	<atom:link href="http://www.lavantgarde.org/tag/solidarite/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.lavantgarde.org</link>
	<description>Journal du mouvement jeunes communistes</description>
	<lastBuildDate>Tue, 20 Dec 2011 10:23:31 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>28 NOVEMBRE : LIBERTÉ POUR SALAH !?</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/28-novembre-liberte-pour-salah/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/28-novembre-liberte-pour-salah/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 13:49:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[lutte]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1488</guid>
		<description><![CDATA[Salah Hamouri est un jeune Franco-Palestinien illégalement enfermé par Israël depuis près de 7 ans. Libérable le 28 novembre prochain, il pourrait toutefois rester en « rétention administrative ». Cet été, deux jeunes communistes l’ont rencontré lors de leur voyage de solidarité. Retour sur l’événement.
Gilboa, juillet 2011, 45°. Les lourdes portes grincent, les contrôles sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah5.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1489" title="salah" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah5.jpg" alt="salah" width="123" height="160" /></a>Salah Hamouri est un jeune Franco-Palestinien illégalement enfermé par Israël depuis près de 7 ans. Libérable le 28 novembre prochain, il pourrait toutefois rester en « rétention administrative ». Cet été, deux jeunes communistes l’ont rencontré lors de leur voyage de solidarité. Retour sur l’événement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>G</strong>ilboa, juillet 2011, 45°. Les lourdes portes grincent, les contrôles sont interminables dans cette prison hautement surveillée de Galilée (Israël). Pourtant, deux jeunes communistes, issus de la délégation du MJCF en Palestine, finissent par accéder à une salle de classe hâtivement reconvertie en salle de visite. Nouvelle attente au milieu du silence des militaires israéliens : au pays de l’arbitraire, qui sait combien de temps durera ce moment ? Qui sait même si cette attente ne sera pas vaine ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un jeune emprisonné</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et puis entre dans la salle un jeune homme grand et amaigri : Salah Hamouri. Salah Hamouri, ce jeune Franco-Palestinien abandonné par le gouvernement français aux mains des tribunaux d’exception israéliens qui violent toute la législation internationale. Salah Hamouri, ce jeune homme qui, pour être passé devant la maison d’un dignitaire religieux israélien extrémiste, a été condamné à sept ans de prison. Salah Hamouri, cet innocent emprisonné pour qui se battent des milliers de personnes en Israël, en Palestine, en France…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Symbole de milliers d’autres</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce jeune Dreyfus des temps modernes, deux jeunes communistes ont pu le rencontrer cet été. Alors que, à 26 ans, il a déjà passé plus de six ans en prison, Salah Hamouri a pourtant peu parlé de lui, préférant évoquer le sort des autres prisonniers politiques palestiniens. Non, ils ne sont pas les « terroristes islamistes » dépeints dans les « reportages » de la presse de la droite israélienne – et parfois repris tels quels en Europe… Comme Salah Hamouri, ce sont, le plus souvent, des gens simples et sans histoire, arrachés au cours normal de la vie par l’arbitraire israélien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une vie en prison particulièrement dure</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La vie qui les attend en prison est ensuite particulièrement dure : toutes les conventions internationales concernant les prisonniers sont violées par le gouvernement israélien. Et l’extrémiste Benyamin Netanyahou – premier ministre israélien – a promis de rendre encore plus invivable le quotidien des prisonniers palestiniens (loi du soldat Shalit). Visites, courrier, hygiène : tous ces domaines sont concernés alors même que les restrictions y étaient déjà énormes et contraires au droit international – pas plus de deux lettres par mois, pas de visite autorisée pour les tantes, neveux, cousins, grands-parents…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Espoir de paix</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le droit international, voilà bien ce dont se moque le gouvernement israélien, encouragé en cela par la passivité totale de la plupart des grandes puissances occidentales. Voilà pourtant ce que réclame simplement Salah Hamouri et, avec lui, tout le peuple palestinien : la fin de la colonisation des territoires reconnus internationalement (ONU 1967, accords d’Oslo…) comme appartenant aux Palestiniens, un État enfin pour le peuple palestinien pour qu’une paix véritable parce que juste, puisse enfin régner dans cette région meurtrie. Comme le dit Salah avec son bleu regard de paix : « ce n’est pas un problème de religion, c’est un problème d’occupation ! »</p>
<p style="text-align: justify;">Aux jeunes du monde de porter ce message et, à nous plus particulièrement, jeunes d’Europe, de militer pour que les gouvernements européens prennent enfin leurs responsabilités en obligeant le gouvernement israélien à respecter le droit et à effectivement libérer Salah le 28 novembre.</p>
<p style="text-align: right;">Guillaume Quashie-Vauclin</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/28-novembre-liberte-pour-salah/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec un jeune syndicaliste Sénégalais</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/rencontre-avec-un-jeune-syndicaliste-senegalais/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/rencontre-avec-un-jeune-syndicaliste-senegalais/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 16:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[on s'bouge]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1567</guid>
		<description><![CDATA[Nous avons rencontré Hamet Bouya Fall, un jeune syndicaliste sénégalais de 35 ans. Originaire de la ville de Pikine dans la banlieue de Dakar, il est membre de l&#8217;Union de la Jeunesse démocratique Alboury N&#8217;diaye (UJDAN) également adhérant du Parti de l&#8217;Indépendance et du Travail (PIT). Pour nous expliquer la situation, il nous parle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/ujdan.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1568" title="ujdan" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/ujdan.jpg" alt="ujdan" width="120" height="160" /></a>Nous avons rencontré Hamet Bouya Fall, un jeune syndicaliste sénégalais de 35 ans. Originaire de la ville de Pikine dans la banlieue de Dakar, il est membre de l&#8217;Union de la Jeunesse démocratique Alboury N&#8217;diaye (UJDAN) également adhérant du Parti de l&#8217;Indépendance et du Travail (PIT). Pour nous expliquer la situation, il nous parle de son parcours et des luttes qu’il mène dans son pays.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Pourrais-tu nous parler de ton parcours en quelques mots ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Mon parcours scolaire a très vite été arrêté à cause du coût des études. Cependant, je suis allé travailler et j’ai été formé au métier d&#8217;électromécanicien dans des garages de rue. J&#8217;ai travaillé à la SONACOS entre 2003 et 2008, une entreprise nationale fabriquant de l&#8217;huile d&#8217;arachide. Je travaille actuellement au port de Dakar. C&#8217;est là-bas que j&#8217;ai découvert le quotidien des jeunes travailleurs, c’est ce qui m&#8217;a poussé à m&#8217;engager au sein de l&#8217;Union Démocratique des Travailleurs du Sénégal (UDTS), syndicat majoritaire sur le port, j&#8217;ai été élu Délégué du Personnel titulaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Quels sont les principaux enjeux et objectifs de l&#8217;UJDAN en ce qui concerne les jeunes travailleurs ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Notre action envers les jeunes travailleurs se décline en plusieurs volets. Tout d&#8217;abord, il faut savoir qu&#8217;il y a un fort taux de chômage de la population juvénile au Sénégal. Notre responsabilité est donc d&#8217;aider les jeunes dans leur orientation, de les sensibiliser au code du Travail et à leurs droits. L&#8217;objectif est également d&#8217;exposer l&#8217;intérêt de la syndicalisation et de son potentiel, ainsi que le rôle des délégués du personnel. La situation des jeunes est plus que précaire, ils se retrouvent très tôt à devoir soutenir leur famille. Fils de paysans pour beaucoup d’entre eux, ils se retrouvent à aller travailler sans aucun diplôme et aucun moyen de mettre en valeur leurs compétences car il n’y a aucune politique d’insertion ou de réinsertion. Les jeunes qui vivent l’exode rural se retrouvent dans les plus grandes villes à essayer de se débrouiller en devenant vendeur ambulant ou journalier. Les journaliers peuvent travailler pendant 10 ans sans contrat à durée indéterminée, sans couverture maladie et sans cotisation à la retraite. Pourquoi n’existe-t-il pas un outil de formation étatique ? Il y a bien le Fonds National de Promotion de la Jeunesse (FNPJ) mais il ne profite qu’aux jeunes proches du Parti Démocratique Sénégalais, le parti d’Abdoulaye Wade. J’ai moi-même fait l’expérience d’un projet d’entreprise mais cela n’a pas fonctionné, ils m’ont ignoré. L’immigration illégale est parfois un espoir pour beaucoup de jeunes mais qui peut se finir tragiquement. Les visas et les bourses d’études sont également réservés aux gens proches du pouvoir. Il y a nécessité de lutter et dénoncer cette grave situation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Tu travaillais en tant que journalier à la SONACOS, pourquoi cette expérience est-elle terminée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> L&#8217;entreprise SONACOS s&#8217;occupait de produire l&#8217;huile d&#8217;arachide. L&#8217;arachide est un des secteurs très important de l&#8217;économie sénégalaise, connu mondialement. Cette entreprise employait une centaine de milliers de travailleurs dont les journaliers et les saisonniers qui étaient pour la plupart des jeunes. L&#8217;usine, dans laquelle je travaillais, tournait à plein régime : cinq cars par jour amenaient  les jeunes travailleurs journaliers à l&#8217;usine et un turn-over permettait de partager les jours de travail. Mais seulement voilà, le gouvernement Abdoulaye Wade a privatisé cette entreprise au profit d’une entreprise française appelée Advens. Aujourd’hui, l’usine dans laquelle je travaillais se limite à transformer l’arachide en huile brute, donc seulement du raffinage pour l’exportation. Du coup des milliers de personnes ont perdu leur emploi à cause de ce désastre, dont beaucoup de fils de paysans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>Comment est la situation aujourd’hui au port de Dakar ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Le port de Dakar est exploité par deux sociétés, celle de Bolloré et la Getma. Abdoulaye Wade a également signé un contrat d’exploitation de 25 ans avec une entreprise de Dubaï pour l’ensemble des terminaux à conteneurs. Seulement voilà, les jeunes du PDS ont été chargés de la gestion de cette partie du port. Ceux-ci, en plus d’être incompétents en logistique, ne se sont pas gênés pour bafouer tous nos droits fondamentaux. Les dockers et les chauffeurs ont commencé à lutter pour changer la situation : les licenciements abusifs arrivaient souvent, les périodes de stage pouvaient durer jusqu’à deux ans avec un salaire de 50 000 Fr CFA (75€) par mois pour 12h de travail par jour et la couverture maladie était également obsolète.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation une assemblée générale des travailleurs a été convoquée, une plateforme revendicative a été rédigée en 12 points incluant une prime de risque, un barème d’augmentation des salaires, une couverture maladie, un système de badges qui permet d’être identifié si on a un accident… Cette lutte a été efficace puisqu’elle s’est soldée par une victoire !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>En dehors des luttes sociales, en quoi consiste votre travail de syndicalistes à l’UDTS ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Tout d’abord, il faut savoir que le mouvement qu’on a connu sur le port de Dakar n’aurait jamais pu se faire sans la formation dont on a bénéficié au syndicat, notamment sur le rôle du délégué du personnel, sur les textes internationaux concernant le travail, sur les négociations. L’UDTS est un syndicat autonome qui est présent dans beaucoup de secteurs (éducation, pêche, bâtiment, textile). La méthode consiste à sensibiliser les jeunes travailleurs à leurs droits fondamentaux et à la manière dont ils peuvent présenter leurs revendications. Le but est la protection et la sauvegarde de l’outil de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe un mouvement de jeunes au sein de l’UDTS qui a pour rôle la formation syndicale mais aussi de construire des liens fraternels par l’organisation de tournois de football interentreprises, de campagnes de dons du sang, de sorties culturels et de débats sur le syndicalisme. Nous possédons également notre propre mutuelle de santé, grâce à la signature de contrats avec des cabinets médicaux, ainsi qu’une mutuelle de crédits gérée par les jeunes du syndicat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>Ces derniers temps, la colère populaire gronde au Sénégal notamment contre le clan Wade au pouvoir, quel a été le rôle des jeunes travailleurs ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Les jeunes travailleurs ont joué un rôle de premier plan dans le mouvement contestataire. Les manifestations contre la candidature de Wade se sont accompagnées de manifestation contre les délestages. Les jeunes travailleurs sont directement concernés par les délestages. Ces coupures de courant sont un enfer pour eux puisqu’elles les mettent en chômage technique. Impossible de travailler sans courant lorsque vous êtes menuisier, tailleur ou bien gérant d’un cybercafé. Les jeunes travailleurs ont défilé avec les syndicats aux côtés des organisations politiques et de la société civile. Dès lors, il a été possible de faire le pont entre le syndicalisme et le politique puisque les emplois des jeunes travailleurs sont directement menacés par la mauvaise gestion de l’électricité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>Comment vois-tu l’année 2012 ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Je pense sincèrement que l’opposition va prendre le pouvoir si on reste uni. Cependant la victoire électorale n’est que la première étape, tout est à refaire au Sénégal. La lutte contre la corruption, l’implication de la population dans les changements que l’on va apporter et la mise en place du programme des assises nationales permettront la remise sur pied du Sénégal.</p>
<p align="right">Propos recueillis par Ourouk Jawad</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/rencontre-avec-un-jeune-syndicaliste-senegalais/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sénégal : «Touche pas à ma constitution»</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/senegal-%c2%ab-touche-pas-a-ma-constitution-%c2%bb/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/senegal-%c2%ab-touche-pas-a-ma-constitution-%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2011 15:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1433</guid>
		<description><![CDATA[Souvent présenté comme le modèle à suivre en matière de démocratie en Afrique, le Sénégal, présidé depuis 2000 par Abdoulaye Wade (du Parti Démocratique Sénégalais &#8211; PSD), traverse une crise sans précédent depuis le printemps 2011. Modification de la constitution, précarité, chômage, coupures d’électricité, autant de raisons à la mobilisation populaire qui a gagné le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/wadesarko.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1432" title="wadesarko" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/wadesarko.jpg" alt="wadesarko" width="160" height="106" /></a>Souvent présenté comme le modèle à suivre en matière de démocratie en Afrique, le Sénégal, présidé depuis 2000 par Abdoulaye Wade (du Parti Démocratique Sénégalais &#8211; PSD), traverse une crise sans précédent depuis le printemps 2011. Modification de la constitution, précarité, chômage, coupures d’électricité, autant de raisons à la mobilisation populaire qui a gagné le pays. Retour sur les événements.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement « Touche pas à ma constitution » est né après la 17ème tentative de modification de la constitution par le Président. A l&#8217;approche des élections présidentielles, cette réforme avait pour but de rendre Wade (âgé de 85 ans)  rééligible pour un troisième mandat consécutif avec 25% des voix seulement. Elle aurait permis, par la même occasion, l&#8217;élection d&#8217;office de son fils, Karim Wade, au poste de vice-président. C&#8217;est ce que le Président a lui-même appelé le « ticket gagnant », le gain ne profitant qu’à la droite au pouvoir et au clan Wade (d’ailleurs soutenu par Nicolas Sarkozy, entre autres). Entre dictature, néocolonialisme et népotisme, le peuple sénégalais s&#8217;est organisé pour résister. Le 23 Juin 2011, jour où devait être présenté le projet de loi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés devant le parlement à Dakar.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le M23 à l’origine de la contestation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La précarité grandissante, le mépris des revendications des étudiants et des travailleurs, le chômage en hausse constante et les coupures d’électricité quotidiennes sont autant d&#8217;éléments qui ont contribué au ras-le-bol du peuple sénégalais. L&#8217;annonce du projet « des 25% » et de l&#8217;élection avec l&#8217;option « ticket gagnant » n&#8217;ont été que la goutte d&#8217;eau qui a fait débordé un vase qui se remplissait depuis des années. Dès lors, plusieurs mouvements et associations se présentant comme apolitiques (tels que « Y&#8217;en a marre » ou « Je refuse - Jeunes pour la Reconstruction et le Futur du Sénégal») ont vu le jour et se sont joints aux forces politiques de gauche, dont l&#8217;Union de la Jeunesse démocratique Alboury N&#8217;diaye (UJDAN) et le Parti e l&#8217;Indépendance et du Travail (PIT). Ces derniers ont préparé la manifestation du 23 Juin en sensibilisant un grand nombre de Sénégalais, auxquels se sont ajoutés bon nombre de manifestants spontanés, hommes ou femmes, jeunes ou vieillards, étudiants, chômeurs ou travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour dit, alors que les manifestants sont regroupés pacifiquement devant le parlement, l&#8217;un des ministres entre dans l&#8217;édifice malgré les barrières et la contestation populaire. Cet acte est vécu comme un affront et un mépris des aspirations sénégalaises. Selon des témoignages recueillis sur place, c&#8217;est à cet instant que la tension est montée : la police a immédiatement eu pour ordre de disperser la foule, et la torture des manifestants a suivi les passages à tabac sur la voie publique et les violentes arrestations.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à ces événements, le gouvernement a décidé d&#8217;interdire toute « <em>manifestation à caractère politique »</em> au centre-ville de Dakar. Mais les organisations présentes dans les rues le 23 juin dernier ont décidé de braver l&#8217;interdit et de descendre dans les rues le 23 de chaque mois jusqu&#8217;aux élections présidentielles qui auront lieu en Février 2012. Wade et ses alliés espèrent étouffer les événements en organisant un black out total à la fois sur la question politique, sur les mobilisations et sur la répression.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Benno Siggil Sénégal », victoire et unité indissociables</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du côté de l&#8217;opposition, les élections se préparent. Toutes les forces politiques de gauche &#8211; des socialistes à l’extrême gauche, en passant par le PIT &#8211; se sont alliées au sein d&#8217;un front, le Benno Seggil Sénégal, pour battre la droite en 2012. Créé en 2009 pour les élections locales, le Benno s&#8217;est renforcé dans la préparation du M23 et ne cesse de prendre de l&#8217;ampleur. Un candidat unique de la gauche devrait être élu pour se présenter en 2012. Face au pouvoir de Wade, la gauche Sénégalaise part en campagne avec l&#8217;intime conviction que la victoire et l&#8217;unité sont indissociables, et que le peuple doit être à l&#8217;origine de tout projet politique.</p>
<p align="right">Gnima Mendy</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/senegal-%c2%ab-touche-pas-a-ma-constitution-%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Palestine libre – libres Palestiniens</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/palestine-libre-%e2%80%93-libres-palestiniens/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/palestine-libre-%e2%80%93-libres-palestiniens/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 08:38:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1437</guid>
		<description><![CDATA[Reconnaissance à l’ONU, libération probable de Salah Hamouri… les événements se bousculent au Proche-Orient sans que pour autant rien ne soit encore joué. Explications.
Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien emprisonné en Israël. 7ans, c&#8217;est la peine à laquelle il a été condamné après une arrestation injustifiée. Pourquoi ? Salah est tout simplement passé devant les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-israel.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1438" title="colombe palestine israel" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-israel.jpg" alt="colombe palestine israel" width="160" height="81" /></a>Reconnaissance à l’ONU, libération probable de Salah Hamouri… les événements se bousculent au Proche-Orient sans que pour autant rien ne soit encore joué. Explications</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien emprisonné en Israël. 7ans, c&#8217;est la peine à laquelle il a été condamné après une arrestation injustifiée. Pourquoi ? Salah est tout simplement passé devant les fenêtres du rabbin Yossef Ovadia, chef spritituel du parti Shass (parti d&#8217;extrême droite). Ce geste, plutôt banal dans n&#8217;importe quel autre endroit du globe, a été, là-bas, suffisant à le condamner pour « terrorisme ». Salah a comparu devant le tribunal militaire d&#8217;Ofa, illégal au regard du droit international, et a été contraint de plaider coupable pour alléger sa peine. C’est ainsi qu’il a rejoint les milliers de prisonniers politiques palestiniens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La libération des prisonniers indissociable de la paix</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfermé depuis plus de 6 ans, sa peine devrait donc prendre fin le 28 novembre mais Salah est, pour l’instant, seulement libérable et pas encore libéré. Le pouvoir israélien pourrait le garder encore un certain temps en rétention administrative surtout si le gouvernement français reste sourd malgré les soutiens des différents comités et associations en France et au Proche-Orient. Ces mobilisations ont toutefois déjà contraint Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, à accepter de rencontrer Denise et Hassan Hamouri, les parents de Salah.</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Voguet, l’avocat de Marwan Barghouti (responsable du Fatah, lui aussi enfermé), parle d’au moins 1 palestinien sur 10 qui aurait connu, à un moment ou un autre, une arrestation, un enfermement. Selon de nombreux observateurs, 300 enfants seraient aujourd’hui en prison. C’est le quotidien des Palestiniens. L’exigence de leur libération est donc indissociable de la construction d’un État et d’une paix juste et durable. Salah en est l’un des symboles, ici en France.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les enjeux de la reconnaissance</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec l&#8217;annonce de sa probable libération et la possible reconnaissance d&#8217;un État Palestinien à l’ONU, on pourrait croire que la situation entre les deux protagonistes du conflit est en train de s&#8217;améliorer. Tout n’est pas si simple mais cette demande de reconnaissance est tout de même le signe d’une reprise en main du calendrier, d’un passage à l’offensive des Autorités Palestiniennes poussées par les mobilisations populaires de ces derniers mois. Si elle aboutissait, elle représenterait, entre autres, la possibilité de sortir du tête à tête toujours défavorable aux Palestiniens, d’une implication plus importante de la communauté internationale et permettrait que d’autres dispositions du droit international s’appliquent à la situation – telle que la reconnaissance de la Palestine comme un État occupé par une puissance étrangère.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout reste à jouer</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment rien n’est encore joué. De même que pour une libération effective de Salah, la mobilisation internationale est nécessaire pour que l’espoir de cette reconnaissance devienne réalité. Si la demande de reconnaissance par l&#8217;ONU est un signe fort adressé à Israël, il semble que le chef du gouvernement hébreu ne l&#8217;entende pas de cette oreille. Les dernières interventions du Premier Ministre, soutenu par les États-Unis, ne vont pas dans le sens d&#8217;un abandon de la colonisation et du retrait des colons dans les territoires réclamés par les palestiniens. Netanyahou pourrait malgré tout être mis au pied du mur sous la pression de la communauté internationale. Plus de 120 pays se sont d’ores et déjà déclarés favorables sur les 130 voix nécessaires pour faire la bascule à l’Assemblée Générale de l’ONU. Il appartient aux peuples du monde d’exiger de leur gouvernement d’ajouter leur poids dans ce processus qui sera de longue haleine puisque la résolution fera plusieurs aller retour entre l’Assemblée Générale et le conseil de sécurité (composé de 5 membres permanents dotés du droit de veto – Chine, Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni – et de 10 membres élus pour 2 ans).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le combat pour la paix continue</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si à terme ce processus devait aboutir, le combat pour la paix ne prendrait pas fin pour autant. En effet, la reconnaissance pure et simple d&#8217;un État palestinien n&#8217;est pas suffisante. Pour Israël, ce pourrait être une manière de se sortir d&#8217;une situation qui semble de plus en plus difficile à gérer sans avoir à assumer les 60 années d&#8217;humiliations quotidiennes, d&#8217;occupation illégale, d&#8217;utilisation de la force armée contre des civils, de crimes de guerres. Il semble dès lors qu’une paix durable ne pourra se construire que sur le chemin de la justice. De nombreux débats et combats restent et resteront à mener : la libération des prisonniers essentielle au bon fonctionnement de l’État, la fin des colonies et du mur, la sanction des crimes de l’État israélien notamment l’attaque de Gaza en 2009, le droit au retour des réfugiés… C’est pour l’ensemble de ces questions et en premier lieu pour la reconnaissance de l’État palestinien que Marwan Barghouti a appelé, cet été depuis sa prison, tous ceux qui luttent pour la paix à organiser à travers le monde de grands rassemblements le 17 septembre, quelques jours avant le début du débat à l’ONU.</p>
<p style="text-align: right;">Lorraine Finkl</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/palestine-libre-%e2%80%93-libres-palestiniens/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Palestine : résistances populaires contre le mur de la honte</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/palestine-resistances-populaires-contre-le-mur-de-la-honte/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/palestine-resistances-populaires-contre-le-mur-de-la-honte/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 14:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1428</guid>
		<description><![CDATA[Depuis près de 10 ans, un mur s&#8217;érige face à de nombreux palestiniens. Accéder à ses terres, à l&#8217;eau, à sa famille&#8230; l&#8217;épreuve est quotidienne mais la résistance aussi. Avant Garde s&#8217;est rendu sur place, témoignage. 
Été 2002, le gouvernement israélien commence la construction du « mur de sécurité », officiellement pour se protéger des « attaques terroristes » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mur.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1429" title="mur" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mur.jpg" alt="mur" width="160" height="119" /></a>Depuis près de 10 ans, un mur s&#8217;érige face à de nombreux palestiniens. Accéder à ses terres, à l&#8217;eau, à sa famille&#8230; l&#8217;épreuve est quotidienne mais la résistance aussi. Avant Garde s&#8217;est rendu sur place, témoignage. </strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Été 2002, le gouvernement israélien commence la construction du « mur de sécurité », officiellement pour se protéger des « attaques terroristes » venant des territoires palestiniens. Long de 730 kilomètres, il est rapidement rebaptisé « mur de la honte » ou « mur de l’apartheid » par ceux qui luttent pour la paix.  Non content d’empiéter sur les territoires palestiniens &#8211; jusqu&#8217;à 23 km au-delà de la ligne verte de 1967 &#8211; il coupe des villages en deux, séparant parfois des familles qui doivent effectuer plusieurs centaines de kilomètres pour se voir, alors qu’elles habitent à moins de 500 mètres à vol d’oiseau. Ce mur prive les Palestiniens de l&#8217;accès à leurs terres les plus arables, à leurs champs d’oliviers et à l’eau. Les principaux puits palestiniens sont incorporés du côté israélien, les empêchant de faire des récoltes sur les terres qui leur restent. Enfin, le mur est un véritable enfer pour des milliers de Palestiniens contraints de se déplacer chaque jour : ils doivent subir de longues attentes et parfois des humiliations aux nombreux checkpoints postés sur les routes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>Des comités populaires pour une résistance non-violente</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Depuis la création de ce mur, de nombreux Palestiniens ont cherché de nouvelles formes de luttes pour protester contre sa construction, mais aussi contre la politique de colonisation du gouvernement israélien. Plusieurs villages ont alors eu l’idée de constituer des Comités Populaires de Résistance. Ils rassemblent largement tous les Palestiniens d’un même village, encartés ou non dans un parti politique (Fatah, PPP, FPLP, Hamas, etc.). Chacun d&#8217;eux se dote d’un coordinateur, d’un chef de projet et d’une équipe de communication. Leur choix ? La non violence, comme nous l’explique Mahmoud, coordinateur du Comité d’Al Maasarah : « J’ai vu mon frère et des amis tombés les armes à la main. Pour moi, comme pour les autres habitants du village, il nous fallait inventer autre chose. Nous avons choisi la voie de la non violence et des manifestations ». Cet été, nous avons participé à deux de ces actions.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>Manif à Bil&#8217;in</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">D&#8217;abord à Bil’in, l&#8217;un des villages les plus connus pour sa résistance active, puisqu&#8217;il a été l&#8217;un des premiers à s&#8217;y lancer. La manifestation est constituée de 150 personnes tout au plus, dont un bon tiers d’internationaux desquels nous faisons parti. Comme toujours, elle part en cortège depuis le « centre » du village et se rend aux abords du mur en scandant des slogans tels que « Free Palestine ». Mais, comme à chaque fois, au bout d’une dizaine de minutes, l’armée disperse la «foule » pacifique à l’aide de bombes lacrymogènes, grenades assourdissantes, voire plus. Abdallah, le responsable du comité à Bil’in, nous rappelle alors que « la résistance populaire a déjà connu plus de 1 500 blessés dus aux armes utilisées par l’armée. L’année dernière, deux personnes, un frère et une sœur, ont été tuées par l’armée à 3 mois d’intervalle. Et plusieurs d’entre-nous ont déjà connu la prison. Moi-même, j’ai été enfermé plus de 16 mois déjà pour mes activités pacifistes ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>Match de foot à  Al Maasarah</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Pour notre deuxième action avec les comités populaires nous nous rendons à Al Maasarah à côté de Bethléem. L’action n’est pas, cette fois-ci, une simple manifestation mais un match de football qui se joue juste à côté de l’armée. Mahmoud nous explique ce choix : « le but des manifestations était qu&#8217;elles soient médiatisées. Elles l’ont été, au début, mais comme elles se sont multipliées dans de nombreux villages et cela chaque semaine, au bout d’un moment, cela s’est un peu essoufflé. Alors on s’est demandé comment faire ? Nous avons décidé de faire des actions plus originales : s’enchaîner aux oliviers qui devaient être arrachés, refaire le chemin de Jésus avec 100 militants sur des ânes entre Bethléem et Jérusalem, enfin jusqu’au checkpoint&#8230;. Face à cela l’armée ne sait pas encore comment réagir. Être violent ou non ? Réprimer ou pas ? ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">En route donc pour le match de football avec une centaine de participants. Le contexte est tendu et l’armée nous encadre. Un pénalty touche un soldat. Résultat : un blessé grave (le tireur) évacué par l’ambulance qui nous avait suivi. Le match se termine par un petit meeting et dans le calme. Toutefois Mahmoud est menacé par l’armée israélienne de représailles dans la soirée : « Nous viendrons te chercher ce soir, car là il y a trop de monde ». Heureusement, ils ne viendront pas, mais Mahmoud a vécu avec la peur au ventre toute la journée&#8230; pour lui c’est le quotidien.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>« Continuer notre lutte jusqu&#8217;à ce que nous ayons une terre »</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Aujourd’hui les comités populaires sont au nombre de 16. Ils se réunissent régulièrement et incitent les différents villages palestiniens à faire de même. Certains obtiennent des résultats. A Bil’in, par exemple, 3 semaines avant notre arrivée, le mur avait été démantelé et reconstruit 100 mètres plus loin, rendant aux villageois 1.000 hectares d’oliviers leur appartenant. Il leur reste à reconquérir les 1.000 autres hectares restés derrière le mur et, comme le souligne Mahmoud, « à continuer notre lutte jusqu’à ce que nous ayons une terre, un État indépendant et que nous puissions vivre en paix avec nos voisins israéliens. Nous ne demandons que cela ! ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT">Fabien gay</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/palestine-resistances-populaires-contre-le-mur-de-la-honte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA PALESTINE DANS TOUS SES ÉTATS</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/la-palestine-dans-tous-ses-etats/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/la-palestine-dans-tous-ses-etats/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 14:02:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1378</guid>
		<description><![CDATA[L’ensemble des organisations de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) ont récemment signé un accord historique qui établit l’unification nationale. C’est un immense espoir de paix qui s’inscrit dans le projet de reconnaissance de l’État palestinien en septembre prochain à l’ONU. Explications.
Depuis 2006, Israël impose à la bande de Gaza un blocus meurtrier avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/TERRE-ET-PAIX2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1425" title="TERRE-ET-PAIX" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/TERRE-ET-PAIX2.jpg" alt="TERRE-ET-PAIX" width="160" height="151" /></a>L’ensemble des organisations de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) ont récemment signé un accord historique qui établit l’unification nationale. C’est un immense espoir de paix qui s’inscrit dans le projet de reconnaissance de l’État palestinien en septembre prochain à l’ONU. Explications.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2006, Israël impose à la bande de Gaza un blocus meurtrier avec la complicité de l’Egypte. Ce sont 1,5 millions d’habitants qui vivent dans une prison à ciel ouvert où pauvreté et chômage explosent. À cela s’ajoutent l’édification du mur de l’apartheid, l’extension de la colonisation, les expulsions des Palestiniens, les arrestations arbitraires, la destruction des agricultures… Le peuple palestinien a dit stop.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 15 mars 2011, l’ensemble des organisations de jeunesse palestiniennes ont lancé un grand appel à manifester pour l‘« unification nationale ». Un réel rappel à l’ordre pour les dirigeants. Suivant l’exemple des révolutions en Tunisie, en Égypte, ou encore en Libye, les manifestations, impulsées par les jeunes, ont réuni 300 000 personnes à Gaza et des milliers d’autres en Cisjordanie. Moins d’une semaine plus tard, Mahmoud Abbas (membre du Fatah et président de l’Autorité palestinienne) annonçait qu’il était prêt à se rendre à Gaza pour négocier avec le</p>
<p style="text-align: justify;">Hamas (abréviation arabe de « Mouvement de résistance islamique ») qui y a le pouvoir. Sous la pression de la volonté populaire, un accord a été signé le 27 avril.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les termes de la réconciliation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’après cet accord, une élection présidentielle sera organisée d’ici un an pour élire le Président unique de l’ensemble de la Palestine (Gaza et Cisjordanie). En attendant, un gouvernement transitoire va être nommé. Même si la constitution de ce dernier ne va pas sans poser de problèmes, cet accord renforce l’État palestinien qui rassemble derrière lui des responsables politiques et un peuple unis pour lutter contre toutes les injustices commises par le gouvernement israélien. Du point de vue de la communauté internationale, il apporte une crédibilité capitale à la Palestine qui souhaite être reconnue à l’ONU en septembre prochain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Israël de plus en plus isolé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec les révolutions dans le monde arabe, l’État israélien ne bénéficie plus de l’appui de ses partenaires privilégiés, notamment l’Égypte qui a mis fin à sa participation au blocus sur Gaza en ouvrant ses frontières à Rafah. Bien sûr, l’Égypte ne compte pas briser ses relations avec les États-Unis ni mettre fin au traité de paix avec Israël mais elle se défait de sa dépendance aux pressions et sou- tient l’unité nationale en Palestine. Les dirigeants du Fatah et du Hamas se sont d’ailleurs rencontrés au Caire.</p>
<p style="text-align: justify;">Même s’il bénéficie encore du soutien des États-Unis, l’État israélien est donc de plus en plus isolé.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore récemment, la communauté internationale a condamné unanimement sa décision de bloquer les recettes fiscales de la Palestine. Sous pression, le gouvernement de Netanyahou est revenu sur sa décision.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, malgré les contestations qui se multiplient autant en Palestine que dans la société israélienne avec encore récemment plus de 25 000 manifestants à Tel Aviv, la colonisation et la répression se durcissent. Aux manifestants non armés qui commémoraient le 44<sup>e</sup> anniversaire de la guerre des six jours et de l‘occupation du plateau du Golan, Tsahal à répondu par la violence et a fait 14 morts.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un État reconnu à l’ONU ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Même s’il est le premier président américain à se prononcer pour le respect des frontières de 1967, les déclarations d’Obama le 7 juin dernier – « les Palestiniens ne devraient pas demander la reconnaissance d’un État aux Nations Unies » – laissent supposer que les États-Unis utiliseront leur véto en septembre. Cependant, le soutien important d’autres membres de l’Assemblée – qui reconnaissent dorénavant l’État palestinien ou lui accordent un statut diplomatique particulier – pourrait au moins permettre à la Palestine de devenir observateur de l’ONU et, comme le dit Alain Gresh (journaliste spécialiste du Proche Orient), « de poser la question de l’occupation d’un État devant l’opinion et la justice internationales ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un soutien international primordial</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les choses sont en train de changer et des solutions de paix durables existent et se dessinent. La cause palestinienne jouit dorénavant d’une opinion favorable à l’international. La flottille de la paix pour Gaza partie au début de l’été le démontre. Avec des bateaux de plusieurs pays, dont la France, elle compte bien offrir au peuple de Gaza un acte de solidarité, une aide matérielle et l’audience nécessaire pour survivre.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si leur État est reconnu en septembre à l’ONU dans les frontières de 1967 avec Jérusalem Est comme capitale, d’autres questions continueront de se poser pour permettre au peuple palestinien de vivre dignement : la libération des prisonniers politiques, la fin de la colonisation, le retour des réfugiés, l’accès à l’eau… La mobilisation ne devra donc pas faiblir.</p>
<p align="right">Charline Hernandez</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/la-palestine-dans-tous-ses-etats/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Liberté pour Salah et Marwan</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/liberte-pour-salah-et-marwan/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/liberte-pour-salah-et-marwan/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 14:54:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[lutte]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1422</guid>
		<description><![CDATA[
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/marwan1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1420" title="marwan" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/marwan1.jpg" alt="marwan" width="539" height="321" /></a><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1421" title="salah" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah4.jpg" alt="salah" width="539" height="324" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/liberte-pour-salah-et-marwan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rencontre des parents de Salah avec le ministre des affaires étrangères</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/rencontre-des-parents-de-salah-avec-le-ministre-des-affaires-etrangeres/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/rencontre-des-parents-de-salah-avec-le-ministre-des-affaires-etrangeres/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 12:45:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1168</guid>
		<description><![CDATA[Après 6 ans de détention et de multiples interpellations, le gouvernement français en la personne de son ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a afin rencontré les parents de Salah Hamouri.
Salah est un jeune Franco-Palestinien enfermé depuis 6 ans dans les geôles israéliennes. Suspecté d’avoir préparé un attentat contre le rabbin Ovadia Yossef du parti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah31.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1169" title="salah3" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah31.jpg" alt="salah3" width="97" height="123" /></a>Après 6 ans de détention et de multiples interpellations, le gouvernement français en la personne de son ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a afin rencontré les parents de Salah Hamouri.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Salah est un jeune Franco-Palestinien enfermé depuis 6 ans dans les geôles israéliennes. Suspecté d’avoir préparé un attentat contre le rabbin Ovadia Yossef du parti ultra-orthodoxe Shass, il a été condamné par un tribunal militaire démuni de preuves. Leur argument phare : Salah est passé devant la maison dudit Rabbin. Il a ainsi rejoint les 11 000 prisonniers politiques palestiniens.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l’injustice, le gouvernement français n’avait pas réagi jusqu’à présent. C’est à force de mobilisation qu’Alain Juppé a finalement accepté de rencontrer pendant 15 minutes ce matin à Jérusalem Denise et Hassan Hamouri, après avoir rencontré hier les parents du soldat Gilad Shalit. L’événement fait suite à de multiples interpellations de nombreuses organisations et du collectif national pour la libération de Salah Hamouri. Les jeunes communistes de Gironde ont, par exemple, adressé plusieurs lettres au maire de Bordeaux après son entrée au gouvernement, soutenues par les nombreuses signatures de la pétition nationale de leur mouvement pour la libération des prisonniers politiques palestiniens dont Salah Hamouri et Marwan Barghouti.</p>
<p style="text-align: justify;">Les choses avancent donc mais la mobilisation ne doit pas faiblir. Salah est libérable en novembre mais comme le souligne le ministre lui-même toutes les demandes de clémence ont été rejetées, et plus largement de grands défis pour la paix se profilent dans les prochains mois avec les démarches vers l’ « unité » de la Palestine, l’ouverture de la frontière égyptienne à Gaza, la flottille de la liberté et le bateau français pour Gaza, la demande de reconnaissance à l’ONU en septembre… à suivre.</p>
<p style="text-align: right;">Cynthia Traoré</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/rencontre-des-parents-de-salah-avec-le-ministre-des-affaires-etrangeres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Contre sommet du G8 : Le peuple avant la finance !</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/contre-sommet-du-g8-le-peuple-avant-la-finance/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/contre-sommet-du-g8-le-peuple-avant-la-finance/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2011 08:53:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1164</guid>
		<description><![CDATA[
Le sommet du G8 est la réunion annuelle des 8 pays les plus riches du monde (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, Allemagne, Japon, Italie et Canada). Les dirigeants des 8 superpuissances se rencontrent ainsi régulièrement pour se concerter sur la meilleure façon d’asseoir leur domination  sur le reste du monde tout en ignorant les aspirations de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong></p>
<div id="attachment_1165" class="wp-caption alignright" style="width: 170px"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/G8.jpg"><img class="size-full wp-image-1165" title="G8" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/G8.jpg" alt="Manifestation au Havre" width="160" height="102" /></a></strong><p class="wp-caption-text">Manifestation au Havre</p></div>
<p>Le sommet du G8 est la réunion annuelle des 8 pays les plus riches du monde (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, Allemagne, Japon, Italie et Canada). Les dirigeants des 8 superpuissances se rencontrent ainsi régulièrement pour se concerter sur la meilleure façon d’asseoir leur domination  sur le reste du monde tout en ignorant les aspirations de leur peuple. Leur objectif est simple : imposé les dogmes libéraux à l’ensemble de la planète mais la résistance s’organise&#8230;</strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette année, le G8 est sous présidence française, les sommets ont  donc lieu sur notre territoire. Les 26 et 27 mai, c’est à Deauville, en Normandie, que  se réunissent les 8 puissances  pour aborder les révolutions arabes, les partenariats avec l’Afrique et la paix dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Stratégie guerrière des puissants du G8</strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Plus que jamais, en pleine crise économique et sociale planétaire, contrôler les rapports internationaux pour empêcher la montée d’alternatives politiques et économiques est un enjeu fondamental pour les puissants du G8. Il leur faut maintenir l’ordre établi puisqu’il est à leur avantage. L’intervention militaire en Lybie pour conserver le contrôle du pétrole bien plus que pour soutenir le soulèvement contre un dictateur; celle en Côte d’Ivoire pour imposer au pouvoir le candidat convenant au FMI &#8211; malgré une élection truquée et d’importantes présomptions d’exactions de chaque côté – ont fait éclater au grand jour leurs velléités néocoloniales. Et une fois de plus, ce sont les peuples qui paient l’addition. En Afghanistan, ces mêmes puissances refusent de se retirer et de laisser le peuple afghan décidé de son destin afin de se maintenir dans un pays charnières dans les relations avec le Moyen Orient. Comme dans d’autres coins du monde, les 8 puissances y ont opté pour une stratégie de guerre imposant leur propre choix par la force.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Silence complice sur la Palestine</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et en attendant, les 8 dirigeants font l’impasse sur la situation en Palestine et sur le sort réservé aux palestiniens. Malgré les crimes orchestrés par l’Etat Israélien dans la bande de Gaza, malgré la colonisation, aucune poursuite ni sanction ne sera entreprise par les puissants de ce monde. Aucun mot non plus sur la situation des 11000 prisonniers politiques enfermés dans les geôles israéliennes pour le simple fait d’avoir résister à l’occupation, Salah Hamouri et Marwan Barghouti en sont les symboles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un contre sommet de réflexions et de résistances face à l’austérité</strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La semaine précédent cette fameuse rencontre au sommet, les 21 et 22 mai, un contre sommet s’est tenu au Havre en Seine Maritime avec une grande manifestation festive et joyeuse dans une ville morte. En effet, la psychose orchestrée par le maire UMP du Havre et les pouvoirs publics &#8211; agitant la menace de débordements et d’une ville à feu et à sang – a fait fermer les magasins et vider  les rues. Pourtant tout s’est déroule dans le calme. Après l’annulation du G8 des universités, la volonté de la droite au pouvoir semble être, décidément, d’affoler les populations et d’empêcher le développement de pôles de résistances qui remettent en cause le capitalisme.</p>
<p style="text-align: justify;">La manifestation a rassemblée plus de 7000 personnes venues exiger un monde nouveau basé sur la coopération et le partage entre les peuples. Le lendemain,  s’est tenu un « forum des alternatives » où de nombreux thèmes ont été abordés : de la solidarité internationale aux  choix énergétiques en passant par la priorité à donner au peuple plutôt qu’à la finance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des idées relayées dans de nombreux pays</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Partout en Europe et dans le monde, ces résistances s’organisent contre les politiques d’austérité imposées par les grandes puissances et le FMI. Car celles-ci signifient pour le commun des mortels : dégradations des services publics (éducation, santé, etc.), gel voire baisse des salaires, augmentation de l’âge de départ à la retraite… Mais ne nous y trompons pas, ces mesures s’inscrivent bien dans la logique du système capitaliste : faire trimer les pauvres pour remplir quelques poches privilégiées.</p>
<p style="text-align: justify;">En Espagne, les jeunes se soulèvent pour réclamer une véritable démocratie où ils auraient réellement leur mot à dire dans un pays où ils sont percutés de plein fouet par la crise. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1,5 millions de jeunes y sont privés d’emplois, ou encore 45% de chômeurs de moins de 25 ans. Il y a quelques jours, l’exemple était déjà donné par les Grecs avec une nouvelle grève générale.  Après le printemps dans les pays arabes, le vent révolutionnaire semble traverser la méditerranée.  Serons-nous la Génération Révolution ?</p>
<p style="text-align: right;">Baptiste Bauza</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/contre-sommet-du-g8-le-peuple-avant-la-finance/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec le père de Salah, symbole du combat pour la justice</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/salah-symbole-du-combat-pour-la-justice/</link>
		<comments>http://www.lavantgarde.org/salah-symbole-du-combat-pour-la-justice/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 10:46:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavantgarde.org/?p=1135</guid>
		<description><![CDATA[En délégation avec d’autres jeunes en Palestine, j’ai eu l’honneur de rencontrer, l’espace d’une soirée, le père de Salah Hamouri. Une rencontre humaine, politique où l’âpreté de l’injustice se mêle à la volonté de résister et au désir de vaincre. Témoignage.
En visitant les quartiers de Jérusalem Est, pour se rendre compte de l’Etat de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah3.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1136" title="salah" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah3.jpg" alt="salah" width="97" height="123" /></a>En délégation avec d’autres jeunes en Palestine, j’ai eu l’honneur de rencontrer, l’espace d’une soirée, le père de Salah Hamouri. Une rencontre humaine, politique où l’âpreté de l’injustice se mêle à la volonté de résister et au désir de vaincre. Témoignage.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En visitant les quartiers de Jérusalem Est, pour se rendre compte de l’Etat de la colonisation de la capitale légitime du futur Etat palestinien, nous rencontrons Zyad. Membre du PPP (Parti Populaire Palestinien, l’équivalent du parti Communiste), il est le cousin du père de Salah Hamouri,  Hassen. Les échanges que nous avons avec lui sont forts, enrichissants et constructifs. Alors, comme nous lui parlons du combat du Mouvement des Jeunes Communistes de France (relayé par le journal <em>Avant Garde</em>) pour la libération de Salah, il nous propose de nous présenter à son cousin. Le lendemain le rendez-vous est pris et c’est le soir même que nous avons le plaisir de rencontrer cet homme de petite taille dont le visage rappelle presque trait pour trait celui de Salah. L’émotion est au rendez-vous. Chacun se présente. Commence alors l’échange.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un prisonnier politique parmi 8 000 </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Hassen Hamouri nous parle de son fils qui refuse systématiquement d’aborder son cas personnel. Il met un point d’honneur à parler de la situation des prisonniers politiques en Palestine. Ils sont, encore aujourd’hui, 8 000 à croupir dans les geôles israélienne sans raison valable.</p>
<p style="text-align: justify;">L’histoire de Salah, qu’il nous remémore, en est l’un des exemples. Salah se promène avec l’une de ses connaissances. Pas encore engagés politiquement, ils discutent de la situation et flânent dans Jérusalem. Sur le chemin, ils passent non loin de la maison d’un dignitaire religieux. Trop près semble-t-il. Les deux compères sont dénoncés par l’un des sbires du dit Rabin. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Salah est arrêté, son compagnon s’en sort.</p>
<p style="text-align: justify;">Accusé d’avoir eu l’intention de porter atteinte à la vie du Rabin, Salah, 19 ans à peine, risque 14 ans de prison sauf à avouer. Cela diviserait sa peine probable par deux. Sous la pression, il cède bien qu’aucune preuve ne vienne étayer cette accusation. Salah Hamouri est condamné à 7 ans de prison.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un combat pour la justice</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Hassen Hamouri nous explique que Salah, âgé de 26 ans maintenant, n’est plus le même. Après 6 ans de prison, il a gagné en maturité et en réflexion. « La prison c’est une très bonne école de la vie». D’ailleurs, nous apprenons que Salah a côtoyé Marwan Barghouti pendant plus de 3 ans, ce qui l’a beaucoup aidé. Pour autant, Hassen nous souhaite de ne pas aller en prison, « l’université c’est quand même mieux ». Rire.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus en plus téméraire, Salah refuse de se taire, refuse de demander une grâce, refuse de s’excuser. Il veut être reconnu innocent. « Avant d’aller en prison, mon fils était un jeune Palestinien comme un autre. En le détenant sans aucune raison valable, les autorités israéliennes ont fait de lui un homme public. Il a aujourd’hui plus de poids, plus de volonté, plus de soutien ! » La fierté du père n’est pas feinte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le silence coupable du gouvernement français</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Hassen Hamouri en veut au gouvernement français qui fait si peu pour le cas de son fils alors que pour Florence Cassez ou d’autres il a été si volontaire. Il ne comprend pas ce déni de justice. Ou peut-être que si… Il pense que l’Etat français ne veut pas de <em>« mésentente »</em> avec le gouvernement israélien. Pourtant, il sait que les Français sont pour la justice et que ceux qui connaissent la situation de son fils se prononcent pour sa libération. Il a vu les affiches. Nous en profitons pour lui montrer celle des jeunes communistes. Il ne la connaissait pas encore. Il souhaite en avoir des exemplaires pour lui et pour son fils quand il sortira. Salah sera normalement libéré le 28 novembre prochain au terme de ses 7 années d’emprisonnement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une vie à se réapproprier </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous lui demandons ce que Salah compte faire à sa sortie : « Il ne sait pas très bien. Vous savez, il a passé presque toute sa jeunesse en prison. Il y a tant de choses à faire, à voir, à rattraper &#8211; même si on ne rattrape pas 7 ans coupé du monde -. »</p>
<p style="text-align: justify;">Un Palestinien, membre du PPP, ancien prisonnier politique, qui assiste à la rencontre nous explique que celles et ceux qui sont restés trop longtemps « <em>à l’ombre » </em>ont besoin d’un temps d’adaptation. Il faut en général un an pour se réhabituer à la vie. « Quand pendant des années tu es enfermé dans une pièce de 3 mètres sur 3, cela attaque ton corps et ton esprit. Il faut du temps et de la force pour s’en remettre. »</p>
<p style="text-align: justify;">La France ? Selon son père, Salah a très envie d’y retourner pour aller remercier toutes celles et tous ceux qui l’ont soutenu, qui l’ont fait connaître, qui lui ont écrit. Cela étant, Salah veut vivre en Palestine. Et son séjour en France dépendra des garanties qu’il obtiendra de pouvoir revenir à Jérusalem, sa ville. Les autorités israéliennes tentent de vider la ville des Palestinien et l’une de leurs méthodes consiste à ne pas laisser revenir ceux qui sont partis à l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Après deux heures de discussion &#8211; la traduction a pris du temps,  Hassen ne parle pas beaucoup anglais, nous non plus d’ailleurs &#8211; nous nous séparons, heureux de cet échange. Poignées de main, embrassades, photos de famille, mais  pas d’adieu juste un « au revoir » car le combat continue.</p>
<p style="text-align: right;">Anthony Daguet</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lavantgarde.org/salah-symbole-du-combat-pour-la-justice/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

