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	<title>L&#039;Avant-Garde &#187; Questions de genre</title>
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	<description>Journal du mouvement jeunes communistes</description>
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		<title>JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 13:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Questions de genre]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce 25 novembre sera la seconde journée contre les violences faites aux femmes en France dans le cadre de la journée internationale de l’ONU. Elle est l&#8217;occasion de réaffirmer qu&#8217;en 2011, une femme meurt encore tous les trois jours sous les coups de son conjoint.
Ces chiffres, malgré la volonté affichée par le gouvernement qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/femme.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1495" title="femme" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/femme.jpg" alt="femme" width="160" height="138" /></a>C</strong>e 25 novembre sera la seconde journée contre les violences faites aux femmes en France dans le cadre de la journée internationale de l’ONU. Elle est l&#8217;occasion de réaffirmer qu&#8217;en 2011, une femme meurt encore tous les trois jours sous les coups de son conjoint.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres, malgré la volonté affichée par le gouvernement qui a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes &laquo;&nbsp;une grande cause nationale pour l&#8217;année 2010&#8243;, sont la preuve que le chemin à parcourir pour les endiguer reste long. Des mesures ont pourtant été prises par l’Assemblée Nationale en juillet 2010, comme la possibilité pour un juge d&#8217;éloigner en urgence l&#8217;auteur des violences du domicile conjugal ou encore la création du délit de harcèlement au sein du couple.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, le nombre de femmes victimes de violence qui osent porter plainte est estimé à 8%. Dès lors on mesure à quel point des progrès doivent encore être réalisés. En effet, malgré l&#8217;annonce &laquo;&nbsp;spectaculaire&raquo;&nbsp; du gouvernement sur ce sujet, les moyens manquent afin d&#8217;offrir une réelle prise en charge des victimes et un suivi des auteurs de ces violences.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, des solutions existent pour renforcer la protection apportée aux femmes victimes de ces violences mais aussi pour promouvoir l&#8217;égalité en luttant contre les préjugés sexistes. Par exemple, ces questions pourraient être intégrées aux cours d&#8217;éducation civique, comme l&#8217;a proposé la députée communiste Marie-George Buffet en 2010. Mais, comme pour l’accueil ou le suivi des victimes, encore faut-il se donner les moyens de la mise en œuvre&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Sophie Turlure</p>
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		<title>We Want Sex…Equality</title>
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		<pubDate>Tue, 10 May 2011 10:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Questions de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>

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		<description><![CDATA[We Want Sex Equality est sorti, en France, le Mercredi 9 Mars 2011, au lendemain de la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, et ce n’est pas une coïncidence ! Cette fiction relate l&#8217;histoire véridique d&#8217;un soulèvement de 183 ouvrières des usines Ford survenu en 1968 à Dagenham, dans la Banlieue Est de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1154" title="sexequality 1" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-1.jpg" alt="sexequality 1" width="120" height="160" /></a>We Want Sex Equality</em></strong><strong> est sorti, en France, le Mercredi 9 Mars 2011, au </strong><strong>lendemain de la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, et ce n’est pas une coïncidence ! Cette fiction relate l&#8217;histoire véridique d&#8217;un soulèvement de 183 ouvrières des usines Ford survenu en 1968 à Dagenham, dans la Banlieue Est de Londres. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement de contestation des ouvrières de Dagenham s’est très vite élargi, dans les revendications comme dans la mobilisation. Au début, les ouvrières ne demandaient qu’une simple reconnaissance interne de la valeur de leur travail. Puis, elles décident d’exiger l’égalité salariale entre femmes et hommes : à travail égal, salaire égal. Leur demande crée un vrai scandale, y compris dans les syndicats de gauche qui craignent que cela freine et concurrence les revendications des hommes. Les femmes de Dagenham ne fléchissent pas et continuent leur grève. Leur mouvement a très vite des répercussions au niveau mondial.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une histoire détonante</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la première fois, 183 ouvrières &#8211; couturières qualifiées pour assembler le revêtement des sièges de voitures &#8211; font grève pendant trois mois. Leur salaire était de 15% inférieur à celui de leurs collègues masculins non qualifiés. Avec tout le mépris et les blagues grossières habituelles, la presse s’emparent de cette situation inédite. Le mouvement de grève des ouvrières est rebaptisé par la presse « l&#8217;armée des jupons » (<em>Petticoat army</em>). Mais le mépris des médias ne fait pas fléchir ces ouvrières déterminées à obtenir ce qui leur paraît naturel : l’égalité salariale entre les femmes et les hommes !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1155" title="sexequality 3" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-3-300x141.jpg" alt="sexequality 3" width="300" height="141" /></a>A l’époque, le secrétaire à l&#8217;emploi et à la productivité est une femme : Barbara Castle. C’est la première femme politique à exercer un poste de premier plan. Elle est surnommée « Battling Barbara », <em>Barbara la lutteuse</em>, en raison de sa détermination. Barbara Castle lutte pour le droit des femmes, mais refuse d&#8217;être étiquetée féministe. Le 28 juin 1968, elle rencontre les ouvrières de Dagenham. Cette rencontre débouche sur l&#8217;augmentation immédiate de leur salaire et sur la création d&#8217;une loi pour l&#8217;égalité salariale, en 1969. Victoire des femmes du Dagenham, victoire de toutes les femmes britanniques, de toutes les femmes du monde ! Leur lutte et leur victoire a, en effet, un impact considérable sur la situation des femmes, qu’elles soient britanniques ou non.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un film digne du savoir faire britannique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce film, digne du savoir faire britannique et indéniablement de gauche, est traité de la manière la plus traditionnelle : reconstitution impeccable de l’époque, excellente distribution des comédien-nes, musique d’appoint, sens de la complexité des situations, humour anglais, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur, Nigel Cole, réalisateur de <em>Calendar Girls</em>, a grandi dans la région de Dagenham, à l’époque de ces fameuses grèves. Les producteurs ont pensé qu’il serait le mieux à même de raconter ce fabuleux moment historique et d’approcher au plus près la réalité de cette époque. L’œuvre s’est aussi construite à partir de témoignages : ouvrières grévistes, population et ouvriers.<a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1156" title="sexequality 2" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-2-300x199.jpg" alt="sexequality 2" width="300" height="199" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le titre du film est lui-même basé sur la réalité. Il fait référence à une anecdote assez amusante. En Juin 1968, les ouvrières manifestent devant le parlement, afin de se faire entendre par Barbara Castle. Une de leurs banderoles se déploie mal et ne laisse apparaître que « we want sex », cachant ainsi « equality ». La banderole perd tout son sens politique et les ouvrières se font klaxonner par de joyeux automobilistes, des hommes, bien entendu.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs ont tenté d’être le plus fidèle possible à la réalité. Seul Rita, l’héroïne, est purement fictionnelle. Ce personnage a été créé afin d’éviter une œuvre trop intimiste. Au lieu de s&#8217;arrêter au vécu d’une seule ouvrière, Rita a été construite à partir du témoignage de deux ou trois femmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce qui fait, avant tout, le succès du film, c’est le scénario. Il n’oublie pas les retombées de la grève sur les patrons, mais aussi sur les maris, les familles et les syndicats qui n’avaient pas inclus cette lutte dans leurs revendications.</p>
<p style="text-align: justify;">A quand l’application de la loi pour une véritable égalité salariale en France ? Un film à voir, pour prendre un bon bol d’air, se motiver, avant, peut-être, de lancer un mouvement similaire !</p>
<p style="text-align: right;">Gwenn Herbin</p>
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		<title>3e jour. Séminaire sur l’égalité homme-femme :</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Dec 2010 15:08:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct de...]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Questions de genre]]></category>

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		<description><![CDATA[La nécessité de l’égalité entre homme et femme. Ce combat durement mené au sein du MJCF n’est pas chose acquise au sein de la FMJD.
En effet, malgré les difficultés de compréhension (dues à l’absence de traduction) l’intérêt que la délégation française a pour ce sujet est resté intact.
Après une introduction visant à exalter le rôle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La nécessité de l’égalité entre homme et femme. Ce combat durement mené au sein du MJCF n’est pas chose acquise au sein de la FMJD.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, malgré les difficultés de compréhension (dues à l’absence de traduction) l’intérêt que la délégation française a pour ce sujet est resté intact.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une introduction visant à exalter le rôle de la femme indépendante dans la société, les délégués espagnoles ont fait part de leur difficulté à imposer la parité entre homme et femme dans la société capitaliste.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils auraient donc une vision progressiste de la femme qui serait l’égal de l’homme.  Néanmoins atteindre cet objectif est une chose malheureusement impossible  dans le système capitaliste, selon eux, car celui-ci reproduirait les schémas patriarcaux en vigueur depuis des siècles. Cette vision n’est pas partagée par les Nord Coréens qui voient la femme comme ayant une place figée dans la société, elle serait celle qui éduque les enfants et soigne son mari-soldat. Bien entendu le MJCF conteste cette vision archaïque de la femme et lutte au contraire pour son émancipation, loin de tous les schémas dominants engendrés par la société patriarcale.</p>
<p style="text-align: right;">Raki et Lucas</p>
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		<title>Lutte des genres, lutte des classes</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 09:42:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Questions de genre]]></category>

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		<description><![CDATA[Des centaines de milliers de personnes ont défilé le 27 juin à Paris et à Berlin pour la Marche des Fiertés, 40 ans après une émeute à New York qui marqua le début du mouvement pour l&#8217;égalité des droits avec les hétérosexuels. De plus en plus de monde défilent chaque année, de plus en plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des centaines de milliers de personnes ont défilé le 27 juin à Paris et à Berlin pour la Marche des Fiertés, 40 ans après une émeute à New York qui marqua le début du mouvement pour l&#8217;égalité des droits avec les hétérosexuels. De plus en plus de monde défilent chaque année, de plus en plus d’hétérosexuels s’intéressent à la question de l’homosexualité et de la transsexualité, et il semble de plus en plus mal vu, aujourd’hui, d’affirmer qu’on est homophobe.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le combat est loin d’être gagné pour tous les gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels, qui, faisant partie des plus discriminés dans notre société, font partie des plus précarisés. Les lesbiennes par exemple, discriminées d’abord à l’embauche, puis stigmatisées au sein de leur entreprise, connaissent une double peine.<br />
Le taux de suicide chez les homosexuels et les transexuels est par ailleurs toujours trop élevé, dans notre société dont le modèle social n’est pas assez positif pour qu’ils s’y sentent bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que la question est pleinement sociale. Se penser homme ou femme, se penser dans un genre, c’est se penser dans un habit que la société et l’Etat voudront nous faire porter.<br />
La société d’abord, parce que la question minoritaire ne touche pas les seules minorités. Nous avons, inconsciemment ou non, l’idée que, si toutes les autres normes relèvent de la sphère politique, les normes sexuelles, elles, demeureraient naturelles. Tout le monde aurait donc son mot à dire. Mais doit-on considérer que les questions sexuelles, qu’il s’agisse de genre ou de sexualité, de mariage ou de famille, de filiation ou de reproduction, échappent à la délibération démocratique? Peut-on soutenir l’idée que tout est politique, sauf l’ordre sexuel, qui transcenderait la politique?<br />
L’Etat ensuite, parce que la question sexuelle, en tant qu’enjeu politique, concerne aussi les institutions. Aujourd’hui, l’Etat français est tellement homophobe et transphobe qu’on en vient à se féliciter quand le Ministère de la Santé retire la transsexualité de la liste des maladies mentales. Ce qui est certes déjà bien, mais loin d’être suffisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons assisté à ce qu’on appelle l’inversion de la question homosexuelle, maintenant il s’agit d’y répondre. On se demandait hier encore : comment peut-on être homosexuel ? Aujourd’hui, on se pose de plus en plus la question inverse : comment peut-on être homophobe ? De manière générale, ce n’est plus tant la société qui interroge l’homosexualité, que l’homosexualité qui soumet la société à la question.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas ici de porter des revendications communautaristes. Les interrogations sur le genre sont des éléments qui rejaillissent sur la place que chacun veut ou doit occuper dans la société. Il s’agit, comme pour le féminisme, de lutter contre les inégalités, contre la conception de l’être humain comme seul organe de reproduction, de production. Il s’agit, parallèlement à notre combat contre le capitalisme, de lutter contre la seule valorisation de la performance.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Lorène Barillot</em></p>
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