Travail, Formation… Nous, c’est l’égalité!

21 février 2012 by  
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ÉRADIQUER TOUTES LES DIVISIONS ET DISCRIMINATIONS

En France, on dirait qu’à chaque jour suffit sa haine. Un jour, tous les chômeurs sont accusés d’être des fainéants qui ruineraient le pays, le suivant ce sont les étrangers qui menaceraient nos valeurs, nos emplois, nos familles. Pendant que le gouvernement garantit les milliards de ses copains patrons et banquiers, certains de ses ministres ont pour seule mission que nous dresser contre nos voisins.

Ils sèment la haine et menacent le vivre ensemble pour masquer l’exploitation. C’est une atteinte profonde à l’égalité des femmes et des hommes car étudier, travailler, se déplacer n’ont aucun rapport avec la nationalité, le sexe, l’origine ou la couleur de peau. Nos différences ne sont pas des obstacles ! L’émancipation de chacun, notre épanouissement, dépasser les contraintes et les oppositions du quotidien, c’est permettre l’émancipation de tous. Disposer de son corps notamment pour les jeunes filles par l’accès à la contraception, la régularisation de tous les sans-papiers, le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, travailler sur les représentations qui créent la violence et les discriminations envers les femmes, les homosexuels, les immigrés, condamner sans faiblir tous les propos racistes. Tout cela, c’est renouveler, redonner du sens à l’égalité et à la fraternité. C’est -avancer vers une citoyenneté pleine et entière dans tous nos lieux de vie. Pour que l’égalité soit une réalité pour tous, tous les jours et ne reste pas lettre morte dans un texte de loi.

Léo Giap

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ÉRADIQUER LA PRÉCARITÉ !

La logique capitaliste impose à l’ensemble de la jeunesse une période de précarité avant, peut-être, une insertion professionnelle durable. En moyenne l’accès à un emploi stable a lieu aujourd’hui à partir de 27 ans en France.

Alors la jeunesse, au lieu d’être synonyme de découverte, d’émancipation, de construction personnelle et collective, se réduit à la période où s’impose la loi du « chacun pour soi ». Contrainte de se faufiler au travers des sélections tout au long de l’éducation, la vie, ou plutôt la survie, s’organise autour de stratégies d’adaptation à la précarité et à l’austérité.

Faire progresser les droits de tous les salariés

Dans cette campagne électorale, le débat est ouvert : faut-il poursuivre cette logique ? Faut-il encore inventer des nouveaux contrats spécifiques aux jeunes ? Jusqu’ici, plus les jeunes sont sortis du droit commun, plus leur situation s’aggrave et plus celle de l’ensemble des salariés régresse.

Dans les faits, les stages et l’alternance ont massivement été détournés de leur vocation. Il faut leur redonner tout leur sens pédagogique et concrétiser les engagements de tutorats et de formation. Le recours systématique et abusif aux CDD et à l’intérim peut être enrayé dans les entreprises. Le défi est bien de sortir les jeunes de leur situation de faiblesse face aux employeurs (« accepte un stage ou va voir ailleurs »). Or, leur garantir des ressources pour vivre, éradique du même coup l’obligation d’accepter n’importe quelles conditions pour survivre ou étudier.

Estelle Brousse

LA RÉUSSITE DE TOUS, UNE NOUVELLE AMBITION

Suppressions de postes, fermetures de filières, classes surchargées, répression ou intimidation des lycéens qui s’engagent : pour le gouvernement, l’éducation doit être soumise aux intérêts des entreprises. Comme pour la réforme des universités, les financements diminuent et les entreprises dictent les programmes.

Résultat : les inégalités sont renforcées et de nombreux jeunes arrêtent les études faute d’argent.

4 priorités pour tout changer

Pour sortir l’école des inégalités, 4 priorités sont incontournables: former tout le monde dans de bonnes conditions, permettre à chacun de choisir son parcours y compris grâce une allocation pour ne plus être contraint de bosser en même temps que ses études, développer l’intervention des élèves et étudiants dans leur formation et la vie de leur établissement tout au long de leurs études, développer la qualité des contenus des enseignements et varier les formes de diffusion des savoirs. Il faut aussi que soient respectés tous les droits des jeunes en formation professionnelle.

Ça change quoi, concrètement ?

Ça permet à chacun de ne pas s’orienter à l’aveuglette ou sans avoir le choix, de réussir ses études sans être en concurrence avec les autres, de développer son esprit critique et d’accéder à un travail épanouissant et justement payé. C’est sûr que la droite et le patronat ne souhaitent pas vraiment que les jeunes décident de leur avenir…

Linda Guardiola

Dans les rues contre l’austérité

28 septembre 2011 by  
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Alors que la crise se poursuit et que le gouvernement examine de nouvelles mesures  pour en faire payer l’addition aux étudiants, aux salariés, aux lycéens, aux chômeurs…  les mobilisations et leur succès grandissent.

Le 27 septembre, 165 000 profs, personnels, parents et jeunes se sont retrouvés dans les rues pour défendre le droit à l’éducation mis à mal par le gouvernement. Face à l’ampleur des suppressions de postes (16 000 en cette rentrée et 14 000 prévues dans le budget 2012 examiné en ce moment), un enseignant sur deux, selon les syndicats, a répondu à l’appel à la grève. La réponse de Sarkozy a été une nouvelle fois celle du mépris et de la division : «Mon devoir (…), c’est d’abord de penser aux ouvriers, aux salariés et aux cadres qui sont lancés dans la compétition internationale et qui ont besoin du soutien de l’État, plus que de penser à ceux qui ont un travail difficile mais qui ont un statut qui les protège.» Car, en réalité, le résultat des politiques d’austérité dans l’éducation c’est que  150 000 jeunes se retrouvent chaque année à la porte du système scolaire sans avoir pu obtenir de diplômes.

C’est pour cette raison que les manifestants du 27 se joindront sans doute à l’appel à la grève et à la mobilisation le 11 octobre, lancé par l’intersyndicale (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires) contre la logique d’austérité. En effet, les syndicats rappellent dans un communiqué commun que « La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs » et que « La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités ». Ils appellent à se rassembler pour exiger entre autres : une taxe sur les transactions financières, l’amélioration du pouvoir d’achat, la fin des suppressions de postes dans la fonction publique (dont l’école)…

En Grèce, aux États-Unis, en Israël, en Espagne, au Chili… c’est contre cette logique que les peuples, jeunes en tête, se mobilisent et se mobiliseront aussi le 15 octobre prochain. En France, à cette date, les organisations de jeunes (MJCF, UEC, MJS, jeunes du NPA, jeunes du PG, jeunes de la GU, jeunes écologistes, SGL) ont décidé de ne rien lâcher et de poursuivre le mouvement après le 11 octobre avec un rassemblement, soutenu par l’UNEF et l’UNL, à 14h place de la bourse à Paris et d’autres actions partout en France.

La rentrée de Lucky Luc Chatel s’annonce mouvementée

31 août 2011 by  
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lucky luc chatelÇa y est, c’est la rentrée. Et comme chaque année, en y regardant de plus près, on  y voit le nombre de sacrifices qu’impose l’UMP à notre éducation. Mais pour commencer à décrypter au mieux cette rentrée, il faut partir de la fin de l’année dernière et des bilans que Lucky Luc Chatel (l’homme qui réformait plus vite que son ombre) a voulu nous caché…

Un symbole de la réforme des lycées, made in Lucky Luc Chatel, s’est effondré en juin dernier dans le plus grand silence. En effet, lui qui avait promis un lycée de l’égalité des chances qui permettrait à chacun (ou plutôt aux meilleurs) de réussir s’est bien gardé de convoquer ses amis journalistes pour annoncer que ses fameux ERS (Etablissements de Réinsertion Scolaire) avait un premier bilan catastrophique. Un manque de moyens flagrant, des personnels délaissés et au final même pas un tiers des élèves qui sont allés jusqu’à l’examen… telles sont les leçons tirées de cette expérience, ce qui n’a pas empêcher le ministre de continuer à vanter ces établissements pendant sa conférence de presse de rentrée.

Concernant la rentrée 2011 – sans s’y résigner, on y presque habitué maintenant – c’est encore 16 000 postes de professeurs qui passent à la trappe alors que l’arrivée de la génération du baby boom de l’an 2000 entraîne une très forte hausse du nombre d’élèves. C’est aussi des profs moins formés qui depuis la réforme se retrouvent jetés dans l’arène sans même avoir pu apprendre dignement leur métier. En la matière, point besoin d’experts pour imaginer les conséquences que Luc Chatel a dit « assumer ».

De la surenchère à l’effet d’annonce

Mais cette année, – peut-être parce qu’ils sentent que la fin de leur époque se rapproche à grands pas – le gouvernement a décidé de s’attaquer directement aux droits des lycéens. Ils mettent en place, le plus discrètement possible, une procédure disciplinaire automatique pouvant entraîner l’exclusion pour tout cas de « violences verbales », c’est un terme bien vague qui peut permettre à n’importe quel chef d’établissement de contrôler la liberté d’expression, rien que ça ! Ils instaurent la possibilité d’un passage devant une commission sans représentants des élèves. Ils modifient la loi sur les associations de 1901 pour limiter la possibilité de création d’association aux élèves de 16 ans et plus (avec signature du représentant légal pour les moins de 18 ans), etc. Alors que Chatel veut des cours de morale en lieu et place de l’ECJS, il semble que l’éducation civique leur serait pourtant bien utile pour se remémorer les principes qui fondent la citoyenneté tels que la liberté d’expression, l’esprit critique, le droit d’association, le droit d’avoir des représentants, etc.

« Ni principe, ni limite » tel est leur crédo. De Guéant qui expulse des Roms en réquisitionnant des wagons de la RATP à Chatel qui s’attaque aux principes de la loi 1901, ce n’est pas sans rappeler « les plus sombres périodes de notre histoire » comme le soulignait le communiqué de la CGT RATP appelant personnels et usagers du tram à refuser ces pratiques.

Enfin, comme toujours ils tentent de dissimuler leurs attaques directes contre notre avenir par des effets d’annonce. Wauquiez fanfaronne avec le 10ème mois de bourse pour les étudiants alors que le coût de la vie étudiante a encore augmenté de 4%. Quant à Jeannette Boughrab elle fait encore mieux, elle propose l’apprentissage du code à l’école. En soi c’est une solution à débattre qui peut être intéressante pour permettre à tous de l’obtenir. Mais elle rassure aussitôt ses copains de l’UMP « L’idée n’est pas de proposer la gratuité du permis mais d’en réduire significativement le coût pour les jeunes, en jouant sur les économies d’échelle».

Une rentrée mouvementée

Mais même si la droite revient en force avec la volonté de nous faire encore plus mal, cette rentrée sera aussi le symbole de la force des mobilisations et des luttes. Les syndicats lycéens et la FCPE (association de parents d’élèves) se sont lancés dans la bataille pour faire abroger les mesures disciplinaires de juin. Les syndicats de profs comme les organisations de jeunes ont d’ores et déjà appelé à la grève et à la mobilisation le mardi 27 septembre contre les dernières réformes de l’éducation, contre les suppressions de postes et pour avoir les moyens de la réussite de tous. Et partout, le mouvement contre l’austérité généralisée grandit avec deux dates annoncées chez nous : l’appel à la mobilisation de l’intersyndicale pour le 11 octobre et celui de très nombreuses organisations de jeunes de France et d’Europe le 15 octobre.

Guénolé Fournet

EDUCATION : L’USINE À PRÉCAIRES

12 juillet 2011 by  
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gueantBien que les cours soient finis, les casseurs d’école de l’UMP ne sont pas en vacances. Au programme de l’été : multiplication des « sans bahuts », mise en place des suppressions de postes, recrutement de personnels précaires, création d’un master « prof » en alternance…

Si l’heure des vacances a sonné, l’arrivée de l’été marque également l’éviction de milliers de jeunes du système scolaire. Pour ceux que l’on appelle les « sans-bahuts », la situation est souvent la même: à la fin de l’année, ces élèves – de 3e, de seconde, de terminale ou même du supérieur – ne sont pas affectés pour l’année à venir à cause d’un comportement jugé trop « perturbateur » ou de résultats considérés trop insuffisants pour des filières trop sélectives. Ces jeunes se retrouvent donc au mieux dans un cursus qu’ils n’ont pas choisi (casés dans les filières où il y a de la place), au pire sans établissement pour la rentrée. Ainsi, bon nombre d’entre eux ne sont plus scolarisés alors que certains n’ont pas encore 16 ans, l’âge de la fin de la scolarité obligatoire.

Des propos racistes pour justifier des inégalités sociales

La droite tente de faire croire que cette situation n’est due qu’aux jeunes eux-mêmes, que les « sans-bahuts » ne « méritent » pas d’aller à l’école. Avec le gouvernement tout est bon pour légitimer cette école méritocratique qui laisse bon nombre de jeunes sur le carreau.

Pour preuve, dans un énième élan de provocation, l’éloquent poète du gouvernement Claude Guéant a tenu de nouveaux propos choquants : « Les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés ». Pour Sarkozy, Chatel et autre Guéant, l’« échec scolaire » est le fait de migrants ne manifestant aucune envie de s’intégrer à la société française par le biais de la plus irréprochable des institutions qu’est l’école. Loin de la gaffe, cette remarque est à la fois raciste et entièrement infondée puisque à même classe sociale les enfants d’immigrés ne réussissent pas moins bien que les autres (chez les ouvriers et employés 46% ont le bac contre 40% pour les autres).

Une éducation à deux vitesses renforcéepecresse

Ce qui est bien réel par contre, c’est qu’à la rentrée seront effectives les 16 000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Et pour pallier la pénurie organisée, les nouveaux personnels seront directement recrutés au Pôle emploi par le chef d’établissement, on sollicitera des étudiants en Master en alternance – dernière trouvaille du duo Chatel/Pécresse – ou encore des professeurs retraités. Les conséquences sont catastrophiques : dégradation des conditions d’étude, classes surchargées ou fermées… Pire, Chatel prend prétexte de cette pagaille orchestrée pour tenter de casser le cadre national du bac. À la fac, Pécresse « diversifie » la licence avec plus d’heures de cours et des stages dès la première année.

En somme, tout se passe comme si l’UMP avait pour objectif une école à deux vitesses, avec d’un côté celle des plus riches qui mène aux filières d’excellence ; et de l’autre celle des classes populaires, avec un personnel sous-payé, précaire, mal formé et un enseignement au rabais.

L’éducation est un droit mis à mal toute l’année, il sera à défendre pendant l’été comme à la rentrée.

Gnima Mendy

Appel de colère et d’espoir pour l’éducation

4 mai 2011 by  
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educCe matin, un collectif de parents et d’enseignants de Seine-Saint-Denis a lancé, lors d’une conférence de presse à Saint-Denis, un cri de colère, de ras-le-bol  face à la situation dans les écoles, les collèges et les lycées aujourd’hui. C’est aussi un espoir pour que les choses bougent avec un appel pour que « l’éducation redevienne une priorité nationale ». Retour sur l’événement.

Leur démarche est partie d’un constat pour le moins alarmant et des luttes qu’il a nourries ces dernières années. Pour le constat, c’est celui de « plus de 65 000 postes [qui] ont été supprimés dans l’enseignement primaire et secondaire » depuis 2007, celui de la « suppression de l’année de formation initiale des enseignants uniquement pour faire des économies », celui « des réformes réductrices des contenus des programmes… sans compter la pénurie organisée chez les partenaires de l’école (comme l’Aide Sociale à l’Enfance) ou la réorientation de la PJJ vers le tout répressif ». Et celui-ci n’est pas sans conséquence. Ainsi en Seine-Saint-Denis, 27% des jeunes quittent le système scolaire sans diplôme chaque année et 10% de jeunes en plus échouent au bac par rapport au niveau national. Une mère d’élève de Saint-Ouen explique également que, dans le département, sur 20 élèves de 3e seulement 5 iront en seconde générale, 10 vers la voie professionnelle et les autres seront renvoyés dans « leur quartier, à galérer ».

« L’éducation doit redevenir une priorité nationale »

Leur démarche part donc d’un vécu quotidien devenu insupportable tant pour les profs que pour les jeunes et leurs parents. Elle est issue de luttes au niveau local pour sauvegarder un poste ou une classe, pendant lesquelles se sont rencontrés parents, enseignants, syndicats, associations, partis, élus… Mais pour eux, il s’agit de transcender les frontières de leur département, « à l’avant-garde des attaques » rappellent-ils. Car en plus de la discrimination territoriale renforcée par la politique de la droite – contre laquelle ils ont constitué un dossier en mars dernier auprès de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) – ils sont la cible des discriminations qui concernent tous ceux qui ne font pas parti des privilégiés. L’un des membres du collectif à l’origine de l’appel explique que «pour les populations pauvres rurales le problème est le même car c’est la même casse du service public ».   Ils notent déjà des échos, en Vendée par exemple,  auprès des très nombreuses autres luttes locales. L’objectif : dépasser « la défense » de ce qui existe pour mettre en place un grand débat national sur « l’école que nous voulons » car « les choix éducatifs engagent la société dans son ensemble. Il s’agit d’un enjeu politique de premier plan ». Ils l’écrivent noir sur blanc « au-delà du manque de moyens, il nous semble que c’est toute l’éducation nationale, de la maternelle à l’université, qui est en crise ».  De nombreux intervenants exposent d’ailleurs l’idée que lorsqu’il s’agit de trouver des moyens pour les banques, les bénéficiaires du bouclier fiscal ou la défense, par exemple, le problème ne se pose pas.

Ancré dans les luttes

Le collectif constate en tête de son appel que « chaque jour, en de nombreux endroits du territoire, les effets de cette politique amènent parents et enseignants à se mobiliser ». Les jeunes n’ont eux pas été en reste sur ces question puisque de la loi Fillon aux suppressions de postes en passant par la réforme Darcos ou Chatel, ils se sont, plus qu’à leur tour, retrouvés dans la rue ces dernières années pour défendre leur droit à l’éducation. C’est donc ancré dans les luttes qu’ils lancent leur appel à mettre en pratique dès aujourd’hui leur vision d’une éducation émancipatrice qui permette à chacun de devenir un citoyen émancipé, critique et solidaire. Une école où chaque acteur (jeune, parent, prof, personnel…) a son mot à dire. Les jeunes et leurs organisations sont donc invités à se joindre à la démarche.  Ils savent que le chemin n’est pas facile tant pour les parents et les profs que pour les jeunes souvent victimes de répression administrative ou judiciaire lorsqu’ils se mobilisent mais cette conférence est pour eux « un moment de cette lutte ».

Le rendez-vous est donc pris pour mettre toutes ces questions sur la place publique, rejoignant d’autres démarches existantes  notamment celle du programme populaire partagé du Front de Gauche. Il est aussi donné dans la rue avec les mobilisations à venir comme celle à l’initiative de la FCPE « la nuit des écoles » le 20 mai prochain car « si personne ne bouge rien ne bougera ».

Julia Hamlaoui

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