LE HOLD-UP DU SIECLE

7 juin 2012 by  
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Ici pas de braquage de banque ni de casse dans une bijouterie. La plus grande réussite des 10 années de pouvoir de l’UM,  c’est la confiscation pure et simple du pouvoir par un petit groupe de gens bien décidés  à le garder.

p5-2Certes, l’élection présidentielle peut rebattre un certain nombre de cartes. La forte poussée du Front de gauche a marqué le retour en politique de millions de personnes tenues jusqu’ici à distance. Ses assemblées citoyennes, ses prises de places publiques, sont un début de réponse à l’oppression permanente que nous subissons à travers petits écrans, radios, grands journaux et gratuits propriétés de groupes du CAC 40 qui nous assomment chaque matin.

Sortir de l’oppression permanente

Du NON à la constitution de 2005 bafoué par le traité de Lisbonne et le projet de nouveau traité européen en passant par le mépris adressé aux millions de jeunes dans les rues contre les réformes des lycées, des universités, des retraites, la notion de démocratie semble être un mirage pour une grande partie de la jeunesse.

Comment se sentir acteur lorsqu’on néglige notre parole et qu’on nous considère comme incapables de prendre les décisions concernant notre avenir ? Lorsqu’on nous traite d’insouciants suspects de sécher les cours parce que l’on manifeste ? Lorsqu’on vient des quartiers et qu’on nous fait comprendre que si on ne se fait pas remarquer, c’est un bon début ?

Les médias, « nouveaux chiens de garde » d’un capitalisme en crise

Quand les invités de la fête de la victoire de Sarkozy le 6 mai 2007 sont les propriétaires des plus grands groupe de presse, quand Marine Le Pen est présentée comme une femme moderne ayant enfoui sous le tapis le vieux tas de poussière raciste de son père, quand les sondages ont la « gentillesse » de proposer les résultats de l’élection présidentielle plusieurs mois à l’avance ; Alors l’heure est grave.

Notre média, c’est la rue !

« Prenez le pouvoir ! » : voilà ce qui a émergé dans la campagne comme un slogan qui fait peur à beaucoup. C’est la remise en cause d’une simple délégation de pouvoir ou l’on viendrait gentiment approuver ou désapprouver un homme tous les 5 ans.

Au-delà de l’affiche collée au mur, c’est une ambition qui s’inscrit tout au long d’un projet politique. Pour faire respecter les droits des lycéens, des étudiants, des apprentis. Pour faire entrer la démocratie à l’intérieur de l’entreprise. Pour gagner l’égalité de tous, à commencer par ceux qui payent des impôts, cotisent, participent à la vie de nos villes et du pays et à qui on refuse tous leurs droits civiques.

Guénolé Fournet

ILS Y ETAIENT…

11 février 2011 by  
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fmje

LE CAPITALISME N’AS PAS D’AVENIR, NOUS SI !

11 février 2011 by  
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Du 13 au 21 décembre 2010 s’est tenu le 17e Festival Mondial des Jeunes et des Etudiants (FMJE) organisé par la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD) en Afrique du Sud. 20 ans après la libération de Nelson Mandela, c’est donc à Pretoria que 15 000 jeunes venant de 115 pays se sont réunis pour 10 jours de solidarité, de fête, de réflexion et de construction politique avec comme mot d’ordre : « Pour un monde de paix, de solidarité et de transformation sociale. Vaincre l’impérialisme ! »

Ici, il n’y a pas de place à la résignation. En sillonnant les 120 ateliers du festival, on sent vite monter un vent de détermination. Le constat est rapide. Si aux 4 coins du monde le capitalisme fait des ravages et plonge particulièrement les jeunes dans la misère et la précarité, l’envie d’en découdre n’en sort que renforcée.

Briser le silence sur l’oppression des peuples

C’est ce vent qui marque l’actualité. Celui du peuple tunisien qui a mis fin en un mois à 23 ans de dictature en mettant dehors Ben Ali. Tout est en effet parti de la jeunesse tunisienne scandant le mot d’ordre « Liberté, travail, dignité ». De liberté il en est question au FMJE avec le peuple sahraoui, par exemple, qui subit depuis plus de 30 ans la colonisation et la répression du gouvernement marocain. Lorsqu’en octobre dernier, les militaires de

Mohammed VI ont lancé une offensive dont on ne connaît toujours pas le nombre de morts, c’est la République française qui a volé au secours de son allié pour empêcher toute mission d’observation de l’ONU… étrange ressemblance avec le silence complice de Sarkozy sur les crimes du régime Ben Ali. Les allées du festival résonnent aussi de la solidarité avec le peuple palestinien toujours victime des crimes de la colonisation israélienne. Bien vite dans les discussions les délégués en arrivent aux mêmes conclusions: les institutions internationales sont complices par leur silence des bourreaux de ces peuples opprimés.

De la crise à la solidarité : un chemin à emprunter

Et de Dublin à Johannesburg, un autre spectre hante nos continents, c’est celui du FMI. D’une main il goinfre les banques et les marchés financiers, de l’autre il affame les peuples. Les Sud Africains que nous rencontrons nous expliquent que le dernier gouvernement « blanc », celui de De Klerk, avait, avant de sombrer, contracté des emprunts importants auprès du FMI qui ont ensuite aiguisé la crise. Le tribunal anti-impérialiste, qui se réunit le dernier jour, permet aux délégués de nombreux pays africains de montrer comment ils sont aujourd’hui victimes « des plans d’ajustements structurels » de cette institution.

À l’inverse de ces outils de régression, les délégués cubains et vénézuéliens nous font part des nouvelles coopérations économiques qui voient le jour en Amérique latine au service du développement humain, malgré le blocus économique continu des Etats-Unis envers Cuba.

Au terme de ce festival, une conclusion s’impose: si le monde capitaliste est en crise, celui des peuples ici réunis est en train de germer. Une chose semble claire pour les participants : c’est bien ce que font ou ne font pas les hommes qui détermine la réalité. Celle-ci vient de changer pour le peuple tunisien, tout comme 20 ans plus tôt pour Nelson Mandela. En France en 1981, seulement 3% de la population connaissait son existence, jusqu’à ce qu’il soit libéré en 1990 par la mobilisation irrésistible des peuples. « On ne perd que les combats que l’on ne mène pas » conclut un délégué français.

Nicolas Larson

10e jour. Le slogan

3 janvier 2011 by  
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Rendu populaire dans les années 80 pendant la lutte pour la libération de Mandela et contre le régime d’apartheid.

« Amandla »

Le pouvoir

« Ngawethu »

Au peuple ou Nous appartient

10e jour. Festival, présente-toi en quelques mots :

3 janvier 2011 by  
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Préparation – retraites – passeport – annulation (déjà !) – collecte – dossier politique – réunion – préparation de la valise – short – tongs – anti-moustique – neige à Paris (grrrrrrr) – départ – Colonel Fabien – réunion – prise de contact avec la délégation – sandwich (et ce n’est pas fini) – RER B – enregistrement – remerciement aux camarades qui nous ont amenés – vétéran – A 380 – décollage – écran – film – champagne – atterrissage – première galère – imprimante – bus – accréditation – premier sandwich – attente – première clopes – premier contact avec les délégations étrangères – T UT main campus – attente…. – chambre simple ou double – premier réveil – attente – Russe, Cubains, Irakien, Sénégalais… – stade – attente – chants – Sahraouis – première mission course – discours – président – hélicoptère – avion – défilé – banderole – FIER !!! – Corée du Nord (déjà moins…) – Maroc – Sud Africains – retour – première soirée – premier rire – …et tout s’emballe – première annulation de séminaire – première réunion de délégation – découverte du site – QuickBite – pas de traduction – découverte du forum – interview – lecture d’Avant Garde – première nuit blanche – donc histoires – UEC – barquettes à manger – conférences – interventions – pôle Com – tribunes – bilatérales – Sahara – Cuba – Palestine – Venezuela – Sénégal…- tout va mieux – achats de bouffe – achats de bières…. – soirée – Avant Garde au 3B – Délire au 4A – barquette à jeter – « C’est FABIEN !!! » – piscine – animée….parfois trop – « Vive le Québec libre !!! » – lève tard – Pierric Annot le « Cubain » – Marion Guénot – CARIBOU – chants – festival – IYO SOLOMON – Tribunal anti-impérialiste – bagarre – exclusion du Maroc – match de foot – filles et garçons – bonne ambiance – fatigue – dormir dans le bus – soirée CUBA et BRESIL – Réunion (île) et dernière réunion – défilé dans les rues – chants – Pretoria – Soweto – Histoire et sûrement pleins d’histoire à raconter – Apartheid – demain retour – profitons-en!!!

Fabien

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