JAPON

8 avril 2011 by  
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japon11 mars 2011, le Japon est frappé par un séisme et un tsunami terriblement dévastateurs qui font plus de 10 000 victimes et causent de non moins terribles dégâts à la centrale nucléaire de Fukushima. Le débat sur la sûreté nucléaire est immédiatement réactivé à travers le monde mais, semble-t-il, dame nature n’est pas seule responsable. Tepco, l’entreprise privée qui gère la centrale, a plusieurs fois dissimulé des incidents survenus dans ses centrales. Elle a aussi revu à la baisse les coûts de maintenance pour parvenir au bénéfice de plus d’un milliard d’euros affiché en début 2010. Quelle leçon en tirer ? Les lois du marché et la sécurité nucléaire ne font pas bon ménage et les conséquences sont dramatiques. L’accès à l’énergie comme à un environnement sain sont des droits, ils doivent sortir des logiques de rentabilités.

CANCÙN CLIMAT À SEC

7 février 2011 by  
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En 1992, le sommet de la Terre à Rio lance les négociations internationales sur le climat. En 1997, 183 pays (mais pas les Etats-Unis …) adopte le Protocole de Kyoto. Objectifs : réduction de 5,2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2012, et surtout création d’un marché du droit à polluer. Aujourd’hui il faut trouver une suite à Kyoto. Echec à Copenhague en 2009 alors on a remis ça à Cancùn récemment !

Petites avancées sur le financement ? Réduire les émissions de gaz à effet de serre, c’est trouver des alternatives écologiques aux mécanismes industriels d’un pays, et les alternatives écologiques, ça coûte cher ! Les gouvernements ont décidé de mettre en place, à partir de 2020, un fonds destiné à livrer 100 milliards de dollars annuels aux pays en développement qui en ont besoin pour lutter contre les changements climatiques et la déforestation. Dommage que le mécanisme pour fournir l’argent nécessaire n’ait pas encore été trouvé.

La déforestation, si elle a été abordée, n’a pas fait naître de grands projets. Pourtant elle représente 20% des émissions mondiales de gaz à effets de serre. Et n’oublions pas qu’elle contribue à la dégradation du cadre de vie des populations locales (en Amazonie, au Congo, en Asie, etc.). Mais le marché du bois ça rapporte : en France, c’est plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaire.

De l’espoir ? Peu car logique de profit à court terme et préservation de l’environnement semblent difficilement compatibles. Comme l’a dit Hugo Chavez à Copenhague « si le climat était une banque les gouvernements des pays riches l’auraient déjà sauvé ! ».

Sarah Girault