En 2012, l’égalité sans plus attendre !

26 juin 2012 by  
Filed under on s'bouge

C’est ce mot d’ordre qui rassemble en France toutes les associations et collectifs Lesbien-Gay-Bi-Trans (LGBT) à l’occasion des marches des fiertés de l’année.

La défaite de la droite aux élections de mai et juin 2012 marque un tournant dans la lutte pour l’égalité des droits sans discrimination d’orientation sexuelle. Car pendant un temps, un temps seulement, Nicolas Sarkozy avait tenté de lier sa politique d’outrance permanente envers les salariés, les jeunes, les migrants et tant d’autres, à un affichage « d’ouverture ». Le droit au mariage pour les homosexuels aura été évoqué et aussi vite abandonné. Trop soucieux d’attirer les votes des électeurs du Front National, l’UMP a inscrit l’idée sur la longue liste de ses doubles discours démagogiques.

La décennie qui s’achève aura été marquée par un climat de violence physique latente envers les homosexuels en France et par la violence de nombreux discours politiques. La seconde alimentant bien souvent la première. Comparés à des animaux ou des pervers par plusieurs députés UMP, la palme est revenue à Christian Vanneste, député du Nord, qui qualifie de « légende » les centaines de déportés homosexuels pendant la seconde guerre mondiale.

Pour une égalité sans frontières ni barrières

La nouvelle majorité  à l’Assemblée Nationale change donc radicalement la donne. Pour les militants d’une égalité de droits qui ne connaisse plus de frontières, la perspective du Sénat et de l’Assemblée Nationale qui se prononcerait en faveur du mariage homosexuel est maintenant réelle.

On a ainsi vu la mairie PCF de Vitry sur Seine accueillir le 11 mai dernier une nouvelle initiative de mariage prononcée régulièrement par un élu local. Encore illégale pour le moment, cette action se fait aussi de manière militante. C’est le choix de Camille et Coralie qui se mariaient symboliquement le 17 mai dernier devant la mairie de Poitiers, à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie. Plus d’une centaine de sympathisants se sont retrouvés sous les premiers rayons de soleil de l’année et le regard des passants. Mégaphone à la main, Patrick Coronas, conseiller municipal de la ville, rappelle tout de suite « la nécessité d’officialiser le mariage civil pour tous les individus qui le souhaitent quelle que soit leur orientation sexuelle ».

Cette bataille traverse nos frontières et souvent avec succès puisque de nombreux États ont déjà légalisé le mariage entre personnes de même sexe : Afrique du Sud, Argentine, Espagne, certains États des États-Unis d’Amérique. Ce sont autant de démonstrations que la famille ne s’est pas effondrée comme le prédisaient les milieux les plus traditionnels…

Liberté égalité et fraternité. Faire respecter notre devise.

Face à la place et aux mariées, l’élu redonne des couleurs aux mots gravés sur le fronton derrière lui pour « mettre en application la devise de notre République : – liberté : liberté de vivre son orientation sexuelle – égalité : égalité de droits et de devoirs pour tous les couples – fraternité : vivre en acceptant l’autre tel qu’il est ».

Le contraste est fort. Face à la division, face aux discriminations qui poussent parfois les plus jeunes à  des issues dramatiques, face aux difficultés qui se posent au travail et dans la vie quotidienne des couples, l’ambition de ce mariage, comme celle des marches des fiertés, est de rassembler dans de grands moments festifs les partisans de l’égalité.  L’enjeu est de taille. Dans la période de régressions sociales massives que nous traversons, aucune des batailles sur l’égalité ne peut être laissée de côté.

L’UMP et le FN ont réussi tout au long des dernières décennies à imposer leur vision d’une société fragmentée, sans couleur ni saveur. L’ordre moral qu’ils prétendent défendre, n’est qu’un prétexte, une manière de légitimer en permanence toutes les formes d’inégalités qui fondent leurs projets. C’est l’importance de chacune des revendications d’égalité réelle qui montent en ce moment en France : toutes ces batailles constituent la contre-offensive massive indispensable pour renverser la domination culturelle des capitalistes et construire une société qui permette à chacun de s’émanciper.

Omar Z.

photos Severine Lenhard

 

J’Y SUIS, J’Y RESTE, J’Y VOTE !

7 juin 2012 by  
Filed under on s'bouge

Le droit de vote des résidents étrangers c’est l’épouvantail de la campagne électorale. Pour alimenter la peur de l’étranger, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen ont tout dit à ce sujet, jusqu’aux pires outrances. Sauf peut-être la réponse à une question toute simple : pour quelle raison un jeune français vote dès ses 18 ans, alors qu’une personne présente en France depuis des dizaines d’années ne le pourrait pas ?

rubon24

«Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.» Art.1 de la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Égalité des droits?

En théorie peut-être mais en pratique les choses sont bien différentes. Aujourd’hui dans notre pays des dizaines de milliers de personnes travaillent, payent des impôts, ont des vies de familles, des enfants à l’école. Ils participent à la vie sociale et économique du pays et sont, sous prétexte de ne pas avoir la nationalité française, privés d’un droit fondamental. Celui de pouvoir participer à la vie de la cité. Être citoyen. Pourtant la notion de citoyenneté pourrait être complètement détachée de celle de nationalité. Elle ne répond non pas à la question « qui suis-je ? » mais bien à « Comment vivre ensemble ? Comment s’organiser pour construire un avenir commun ? ».

Une citoyenneté à plusieurs niveaux

Ne pas permettre à l’ensemble des résidents du territoire français d’exercer ce droit ce n’est ni plus ni moins que les considérer comme des citoyens de seconde zone. Nicolas Sarkozy a annoncé dans sa campagne qu’il voudrait supprimer le droit de vote des exilés fiscaux. Pourquoi alors ne pas autoriser à voter toutes les personnes payant des impôts en France ? La réponse est simple. Le refus du droit de vote des résidents étrangers n’est qu’un moyen de plus pour cette droite raciste de diviser la population en reprenant à son compte arguments du Front national. Cette même droite qui vient ensuite nous parler de « problèmes d’intégrations ». Honte à eux !

Il est temps que cela change. Alors qu’en période d’élection présidentielle la question du droit de vote des résidents étrangers s’invite au débat, c’est le moment d’inverser les rapports de forces. Les résidents étrangers doivent être enfin considérés comme des citoyens à part entière par la République.

L’égalité et la dignité de tous passent aussi par le vote, à toutes les élections.

Jalys Chibout

Nous avons changé de Président. Et si on changeait de politique ?

7 juin 2012 by  
Filed under A la Une, France

Les 10 et 17 juin auront lieu les deux tours de l’élection des députées pour l’Assemblée Nationale. Cette élection qui a lieu dans l’ombre de l’élection présidentielle est pourtant cruciale pour la vie démocratique du pays. En République, ce sont les députés qui  représentent le peuple. Dans plus de 500 circonscriptions nous élisons des représentants. Ils sont moins connus que les candidats à la présidentielles, mais ils auront la responsabilité de débattre et décider des choix de société pour les cinq années à venir.

good bye NS

A écouter toutes les radios et les télés, on en oublierait presque que la composition de la prochaine Assemblée Nationale  sera déterminante pour l’orientation politique de la France ces prochaines années. C’est elle qui vote la loi, qui contrôle l’action du gouvernement et  qui évalue les politiques publiques.

L’Assemblée Nationale : une institution au cœur des choix politiques

Depuis dix ans que l’UMP est majoritaire à l’Assemblée Nationale, ce sont les marchés financiers qui ont pris le pouvoir dans le pays. Dix ans de lois en rafales pour déréglementer l’économie, pour dynamiter le droit du travail, pour baisser les impôts des plus riches, pour détruire les services publics, pour multiplier les dispositifs d’emplois précaires pour les jeunes… Dix ans de lois ultra-sécuritaires pour nous bâillonner.

Après avoir mis un terme au désastre de l’ère Sarkozy le 6 mai dernier, la gauche peut à nouveau être majoritaire. De la composition de cette future majorité à l’Assemblée nationale dépendra la qualité des lois qui seront votées.

De nombreuses propositions pourront demain devenir réalité comme l’allocation d’études, un statut protecteur pour les apprentis, le SMIC à 1700 euros, la fin de tous les contrats de travail précaires, l’encadrement et la rémunération des stages, la nationalisation du logement étudiant, le blocage des loyers, le droit de vote des résidents étrangers, le retour de la retraite à 60 ans pour tous, la prise en compte des années d’études dans le calcul des annuités…

la simple alternance entre deux présidents ne suffit pas.

Dans l’hémicycle, hier ce sont les marchés financiers avec leurs valets de l’UMP qui régnaient. Demain à l’appui de fortes mobilisations sociales et de députés à leurs services c’est le peuple qui pourra faire la loi, pour faire passer « l’humain d’abord ». C’est le programme du Front de Gauche. Les 10 et 17 juin prochain est donc le rendez-vous incontournable pour prendre en main notre avenir.

Nicolas Larsson

EN 2012 : À NOUS DE JOUER

21 février 2012 by  
Filed under on s'bouge

Déjà plusieurs candidats ont annoncé que la thématique de la jeunesse serait au cœur de leurs programmes. Mais plus que des mots ou des déclarations d’intention qui n’engagent que ceux qui les croient, les jeunes ont besoin de s’emparer des questions qui les concernent.

pas consLe bilan de quatre ans et demi de sarkozyme est édifiant. Toutes les générations, des plus jeunes aux retraités en passant par les salariés ou les privés d’emplois, ont été touchées par cette politique qui vise à nous précariser toujours plus.

Pourquoi ? Pour répondre aux besoins des marchés et aux injonctions des agences de notation, plutôt qu’aux besoins humains et au progrès sociaux.

Le but ? Que ceux qui sont déjà les plus riches, une minorité, continuent à s’engraisser, sur le dos de la majorité, c’est-à-dire nous.

Les premières victimes ? Evidemment les jeunes. Avec la casse de l’éducation de la maternelle à l’université. Avec la multiplication des contrats bidons sur le marché du travail. Ou encore avec le non-paiement des bourses dernièrement.

La question de la jeunesse au cœur du débat de 2012.

Agir en partant de nos réalités, de nos préoccupations du quotidien, de nos luttes pour construire des réponses qui correspondent à nos attentes, à nos aspirations et même à nos rêves, voici de quoi nous avons besoin. Les jeunes communistes prennent ce chemin, en luttant pour les transports en Seine Maritime et en Seine Saint Denis, pour la gratuité des manuels scolaires dans le Pas-de-Calais, contre la fermeture des centres IVG à Paris… Pendant toute la campagne

présidentielle, partout en France, ils exigeront un statut social pour les jeunes qui réponde à tous nos besoins en matière d’éducation, d’emploi, d’accès à la santé, à la culture, aux transports, au logement, à la citoyenneté…

Pour que la riposte soit de taille face aux défis immenses qui nous attendent aujourd’hui et demain, l’engagement doit être massif. C’est pour cela, que les jeunes communistes ont décidé d’ouvrir des espaces de discussions et d’actions, au plus près de la vie des jeunes, dans les lycées, les facs, les quartiers, les foyers jeunes travailleurs.

En 2012, envahir le terrain politique c’est mettre au cœur du débat nos luttes et construire collectivement des propositions. Pour changer la vie et la société, il faut être bien plus acteur que spectateur. C’est à nous de jouer !

Fabien Gay

DE LA RUE AUX URNES : FAIRE DU VOTE UNE ARME DE CONSTRUCTION MASSIVE

21 février 2012 by  
Filed under on s'bouge

Au printemps prochain, se tiendront les deux principales élections de notre système politique : la présidentielle les 22 avril et 6 mai et les législatives en juin.

de la rue aux urnes

A l’heure où des peuples gagnent le droit d’élire démocratiquement de nouveaux gouvernements, en occident les tenants de l’ordre établi, les grands dirigeants des gouvernements et des banques ont peur, peur des peuples et de la démocratie. En Grèce, en Italie les nouveaux gouvernements ne prennent même plus la peine d’être élus mais sont nommés et composés de technocrates de la finance. A qui le tour ?

Mais ne croyons pas la formule qui veut que « le peuple ne commande pas, il choisit ses chefs ». Bien au contraire, les principes fondateurs de notre droit et de notre Constitution mettent en exergues le « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Mais à nouveau, est martelée l’idée que ces élections sont le temps d’une « rencontre entre un homme et la nation ». Passons sur le sexisme, même si il y aurait beaucoup à en dire. « Il n’est pas de sauveur suprême » dit la chanson, et beaucoup aujourd’hui regardent avec distance le spectacle qui s’affiche sur nos écrans. Pour plus d’un jeune sur deux, la campagne qui a débuté n’aborde pas les questions qui nous concernent (sondage Anacej/Ifop). Le chômage, la précarité ne laissent pas croire à un avenir meilleur. Et pourtant partout les jeunes se mobilisent pour leurs bourses étudiantes, pour un emploi stable et bien rémunéré, pour une éducation de qualité.

Redonner sa place au peuple

Faire de la politique autrement c’est faire, sans attendre avril 2012, de ces luttes des tremplins pour changer les choses. C’est poser clairement l’ambition d’une démocratie nouvelle avec une 6e République qui intègre à tous les niveaux les citoyens aux prises de décisions. Bref, faire de la politique autrement c’est redonner toute sa place au peuple dans le débat public.

C’est l’expérience que propose le Front de Gauche dans cette campagne : ouvrir en grand des espaces militants pour envahir le terrain politique. Partout en France s’organisent des assemblées citoyennes, dans les quartiers, les entreprises, auprès des usagers des services publics. L’objectif : sortir du carcan de la pensée unique, du matraquage médiatique et redonner toute sa place à la discussion et à l’action. L’ambition d’un sursaut démocratique et social salutaire à l’heure de la dictature des marchés financiers.

Renaud Boissac

Page suivante »