COMMENT SERONS-NOUS CUISINÉS PAR L’EUROPE ?
20 août 2009 par Lorène Barillot
Le Parlement européen s’est renouvelé. Mais la couleur n’en a pas réellement changé. L’avenir que nous dessinent les «nouveaux» dirigeants européens est plus que préoccupant.
« Bolkenstein, le retour! »
C’est ainsi que l’on pourrait titrer le mauvais film qui est en train de se jouer à Bruxelles et à Strasbourg. La directive Bolkenstein fait de L’Europe une « zone de libre circulation des travailleurs » et permet par exemple à une entreprise au siège social lituanien de récupérer un marché français, tout en employant des Lituaniens en France au tarif du pays balte. La directive, votée en 2005, recommande également le démantèlement du service public et des services sociaux, car une structure qui permet de fournir le même service bonmarché à chacun, quels que soient ses revenus, serait contraire aux lois du marché et de la concurrence… La directive à été mise à mal par les amendements des députés de la GUE-GVN (Gauche Unitaire Européenne – Gauche Verte Nordique) mais elle ne cesse de revenir sous différentes formes.
Europe de guerre
Le futur rôle de L’Europe dans la paix mondiale est tout à fait inquiétant. Petit à petit l’Union est intégrée à l’OTAN, la première organisation politico-militaire du monde. Ceci laisse présager série d’interventionnismes et d’ingérences impérialistes que nous devrons assumer en tant que citoyens. Il en va de même de la paix au Proche-Orient. Comment L’Europe peut parler de paix dans le conflit israélo-palestinien alors qu’elle a tenté de mettre en place des accords de coopération resserrés avec l’Etat d’Israël durant l’offensive sur Gaza en décembre dernier ? Ces accords ont certes été mis à mal par la crise économique, mais aujourd’hui ils redeviennent d’actualité.
Europe de la pensée unique
Machiavel disait qu’un nouveau pouvoir se devait de détruire tout ce qui composait le précédant. Aujourd’hui, les réactionnaires européens lui donnent raison en s’attaquant à notre histoire commune. On a ainsi vu des milliardaires et des représentants des anciennes républiques soviétiques tenter d’imposer le « créationnisme », qui situe selon la Bible et contre toute étude scientifique la création de l’homme aux alentours de 4000 avant Jésus-Christ, dans les programmes scolaires européens. Notre président et ses sbires se plaisent d’ailleurs à rappeler les prétendues racines judéo-chrétiennes de l’Union, la fin de la repentance vis-à-vis de la colonisation et le fait que l’histoire est « unique », en dehors de tout débat… Les réactionnaires européens qui, comme Nicolas Sarkozy, sont la preuve même des défaillances de notre système d’éducation, voudraient refaire l’histoire et nos programmes européens. N’est-ce pas à eux de retourner en cours d’histoire… ?


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