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	<title>L&#039;Avant-Garde &#187; on s&#8217;bouge</title>
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	<description>Journal du mouvement jeunes communistes</description>
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		<title>NOUS N’AVONS PAS DE MILLIARDS MAIS NOUS SOMMES DES MILLIONS</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 13:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Austérité]]></category>
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		<description><![CDATA[« Je suis trader, je me fiche de ces considérations. Si j’ai une opportunité de faire de l’argent, j’y vais. On se fiche de savoir comment on améliore l’économie, comment on améliore cette situation. Notre boulot est de faire de l’argent avec cela. » Telle est la réponse d’Alessio Rastani à la journaliste de la BBC [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/une-1.jpg"></a><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/une-11.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1507" title="une 1" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/une-11.jpg" alt="une 1" width="239" height="235" /></a>« Je suis trader, je me fiche de ces considérations. Si j’ai une opportunité de faire de l’argent, j’y vais. On se fiche de savoir comment on améliore l’économie, comment on améliore cette situation. Notre boulot est de faire de l’argent avec cela. » Telle est la réponse d’Alessio Rastani à la journaliste de la BBC qui l’interroge sur les mesures que pourraient prendre les gouvernements pour rendre « les investisseurs plus confiants », pour faire face à la crise.</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment dans les jours qui ont suivi, une polémique est née sur le vrai métier de l’énergumène. Est-il ou n’est-il pas réellement trader ? A priori, il s’agirait d’un indépendant mais, quoi qu’il en soit, le fond du problème n’est pas là. Si cette interview a eu un tel succès, c’est que ces propos nous confrontent à la réalité de notre société : la loi du fric avant tout. Même si personne dans le monde de la finance ne semble vouloir l’assumer au grand jour.</p>
<p style="text-align: justify;">On se retrouve tout d’un coup face à face avec la machine qui broie nos vies au quotidien. Effectivement, les marchés financiers ne se soucient pas des victimes d’expulsion lorsqu’ils spéculent sur le logement ou les crédits immobiliers. Effectivement, ceux qui font de l’argent en jouant avec le prix du blé ne se préoccupent pas qu’on ne mange plus à la fin du mois. Effectivement, ceux qui font fortune grâce aux brevets sur les médicaments n’ont cure du sort des millions de malades du Sida qui demeurent privés de traitement. On pourrait multiplier les exemples à l’infini, ou presque.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le pire, en réalité, c’est que ceux qui sont censés nous représenter, qui sont censés défendre l’intérêt général, ont choisi leur camp, celui de leurs amis : grands patrons et grosses fortunes. Sarkozy, Merkel et les autres amènent ainsi leur pierre à l’édifice. Partout, ils nous imposent l’austérité. Partout, ils nous transforment en génération de précaires longue durée. Et pourquoi ? Pour que les dirigeants des grandes entreprises accumulent toujours plus d’argent grâce aux cadeaux fiscaux et autres allègements de cotisations, pour que les banques puissent reprendre des jetons dans les grands casinos boursiers, pour que, habitués à notre lot de précarité, on ne pense pas à remettre en cause ce système qui crée toujours plus d’inégalités et de pauvreté… Finalement, pour que le monde continue de tourner au profit de quelques-uns et au détriment du plus grand nombre.</p>
<p style="text-align: justify;">« Le plus gros risque maintenant est de ne rien faire » nous dit encore Rastani et, de ce point de vue là, il a sans doute raison. Nous sommes face à un choix : soit nous laissons tout ce petit monde nous sacrifier sur l’autel du profit soit nous reprenons le pouvoir pour imposer d’autres choix. Ces choix – les seuls qui permettront de sortir des impasses du système – ce sont ceux de la solidarité, de la coopération, de la réponse à nos besoins comme finalité de notre travail, d’une éducation pour tous… Bref, ceux d’une société où l’objectif ne serait plus le profit mais l’humain !</p>
<p style="text-align: justify;">Ne tombons pas dans le piège qu’ils essaient de nous tendre pour que rien ne change, celui du « chacun pour soi et tant pis pour les autres ». A ce jeu-là, les mêmes seront gagnants. Ils pourront sans craintes continuer de tirer nos droits vers le bas en nous désignant comme coupables les immigrés, les fonctionnaires, les jeunes, les vieux… selon les besoins du moment.</p>
<p style="text-align: justify;">N’oublions jamais, nous n’avons pas de milliards mais nous sommes des millions alors unissons-nous pour notre avenir.</p>
<p style="text-align: right;">Julia Hamlaoui</p>
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		<title>UN COLLECTIF POUR RÉSISTER : « LES JEUNES NE PAIERONT PAS LA CRISE »</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 13:25:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[on s'bouge]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Partout en Europe, les gouvernements font payer aux peuples l’addition de la crise en dégradant les conditions de vie, d’études et de travail faisant des jeunes une génération de précaires longue durée. Pour dire stop et exiger d’autres mesures, un collectif est né autour de l’appel « Les jeunes ne paieront pas la crise ».
Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/marchesescargot.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1514" title="marchesescargot" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/marchesescargot.jpg" alt="marchesescargot" width="350" height="180" /></a>Partout en Europe, les gouvernements font payer aux peuples l’addition de la crise en dégradant les conditions de vie, d’études et de travail faisant des jeunes une génération de précaires longue durée. Pour dire stop et exiger d’autres mesures, un collectif est né autour de l’appel « Les jeunes ne paieront pas la crise ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L</strong>e chômage et le taux de pauvreté ne font qu’augmenter partout en Europe : 23% des jeunes Portugais vivent sous le seuil de pauvreté, 30% de jeunes Grecs sont au chômage, à l’instar de près d’un quart des jeunes de France. Comme leurs homologues des autres pays, les entreprises françaises – ne se satisfaisant pas des quelque 80 milliards d’euros de profit de 2010 – continuent de licencier en masse. Les gouvernements européens, quant à eux, imposent l’austérité ce qui n’arrange en rien la situation : lorsqu’ils repoussent l’âge de départ à la retraite, ce sont des milliers d’emplois en moins pour les jeunes ou lorsque des pays, comme la Roumanie, diminuent les salaires de 25% c’est la pauvreté qui gagne du terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un appel pour résister à l’austérité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour faire face à ce constat partagé et résister, que les principales organisations de jeunesse de France se sont réunies autour de l’appel « Les jeunes ne paieront pas la crise ». Ensemble, le MJCF, l’UEC, le MJS, les jeunes du NPA, les jeunes du PG, les jeunes de la GU, les jeunes écologistes, et le SGL affirment que « les peuples ont besoin de solidarités et de coopérations nouvelles ». Ils appellent d’une même voix à « opposer la mobilisation populaire à la dictature financière » pour « sortir de cette impasse ». Le retrait des mesures d’austérité, l’arrêt des suppressions de postes dans l’Éducation nationale, ou encore un plan pour l’emploi des jeunes refaisant du CDI la norme d’embauche font partie de leurs exigences communes. Tout comme l’est le retour à la retraite à 60 ans et à taux plein au moment où Fillon tente d’imposer l’idée des 67 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le 15 octobre : une 1ère grande</strong> <strong>journée de mobilisation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Soutenus par l’UNEF et l’UNL, les signataires appellent à une première grande journée de mobilisation le 15 octobre, en écho aux jeunes « Indignés » espagnols. Mais ce mouvement dépasse les frontières de France et d’Espagne puisque, relayé notamment par la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique, ce jour sera l’occasion de nombreux rassemblements et manifestations de jeunes partout sur le continent « contre l’Europe des marchés financiers et pour l’Europe des peuples».</p>
<p style="text-align: right;">Estelle Brousse</p>
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		<title>JOURNÉE INTERNATIONALE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 13:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[on s'bouge]]></category>
		<category><![CDATA[Questions de genre]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce 25 novembre sera la seconde journée contre les violences faites aux femmes en France dans le cadre de la journée internationale de l’ONU. Elle est l&#8217;occasion de réaffirmer qu&#8217;en 2011, une femme meurt encore tous les trois jours sous les coups de son conjoint.
Ces chiffres, malgré la volonté affichée par le gouvernement qui a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/femme.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1495" title="femme" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/femme.jpg" alt="femme" width="160" height="138" /></a>C</strong>e 25 novembre sera la seconde journée contre les violences faites aux femmes en France dans le cadre de la journée internationale de l’ONU. Elle est l&#8217;occasion de réaffirmer qu&#8217;en 2011, une femme meurt encore tous les trois jours sous les coups de son conjoint.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces chiffres, malgré la volonté affichée par le gouvernement qui a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes &laquo;&nbsp;une grande cause nationale pour l&#8217;année 2010&#8243;, sont la preuve que le chemin à parcourir pour les endiguer reste long. Des mesures ont pourtant été prises par l’Assemblée Nationale en juillet 2010, comme la possibilité pour un juge d&#8217;éloigner en urgence l&#8217;auteur des violences du domicile conjugal ou encore la création du délit de harcèlement au sein du couple.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, le nombre de femmes victimes de violence qui osent porter plainte est estimé à 8%. Dès lors on mesure à quel point des progrès doivent encore être réalisés. En effet, malgré l&#8217;annonce &laquo;&nbsp;spectaculaire&raquo;&nbsp; du gouvernement sur ce sujet, les moyens manquent afin d&#8217;offrir une réelle prise en charge des victimes et un suivi des auteurs de ces violences.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, des solutions existent pour renforcer la protection apportée aux femmes victimes de ces violences mais aussi pour promouvoir l&#8217;égalité en luttant contre les préjugés sexistes. Par exemple, ces questions pourraient être intégrées aux cours d&#8217;éducation civique, comme l&#8217;a proposé la députée communiste Marie-George Buffet en 2010. Mais, comme pour l’accueil ou le suivi des victimes, encore faut-il se donner les moyens de la mise en œuvre&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Sophie Turlure</p>
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		<title>Rencontre avec un jeune syndicaliste Sénégalais</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 16:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous avons rencontré Hamet Bouya Fall, un jeune syndicaliste sénégalais de 35 ans. Originaire de la ville de Pikine dans la banlieue de Dakar, il est membre de l&#8217;Union de la Jeunesse démocratique Alboury N&#8217;diaye (UJDAN) également adhérant du Parti de l&#8217;Indépendance et du Travail (PIT). Pour nous expliquer la situation, il nous parle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/ujdan.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1568" title="ujdan" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/ujdan.jpg" alt="ujdan" width="120" height="160" /></a>Nous avons rencontré Hamet Bouya Fall, un jeune syndicaliste sénégalais de 35 ans. Originaire de la ville de Pikine dans la banlieue de Dakar, il est membre de l&#8217;Union de la Jeunesse démocratique Alboury N&#8217;diaye (UJDAN) également adhérant du Parti de l&#8217;Indépendance et du Travail (PIT). Pour nous expliquer la situation, il nous parle de son parcours et des luttes qu’il mène dans son pays.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Pourrais-tu nous parler de ton parcours en quelques mots ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Mon parcours scolaire a très vite été arrêté à cause du coût des études. Cependant, je suis allé travailler et j’ai été formé au métier d&#8217;électromécanicien dans des garages de rue. J&#8217;ai travaillé à la SONACOS entre 2003 et 2008, une entreprise nationale fabriquant de l&#8217;huile d&#8217;arachide. Je travaille actuellement au port de Dakar. C&#8217;est là-bas que j&#8217;ai découvert le quotidien des jeunes travailleurs, c’est ce qui m&#8217;a poussé à m&#8217;engager au sein de l&#8217;Union Démocratique des Travailleurs du Sénégal (UDTS), syndicat majoritaire sur le port, j&#8217;ai été élu Délégué du Personnel titulaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Quels sont les principaux enjeux et objectifs de l&#8217;UJDAN en ce qui concerne les jeunes travailleurs ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Notre action envers les jeunes travailleurs se décline en plusieurs volets. Tout d&#8217;abord, il faut savoir qu&#8217;il y a un fort taux de chômage de la population juvénile au Sénégal. Notre responsabilité est donc d&#8217;aider les jeunes dans leur orientation, de les sensibiliser au code du Travail et à leurs droits. L&#8217;objectif est également d&#8217;exposer l&#8217;intérêt de la syndicalisation et de son potentiel, ainsi que le rôle des délégués du personnel. La situation des jeunes est plus que précaire, ils se retrouvent très tôt à devoir soutenir leur famille. Fils de paysans pour beaucoup d’entre eux, ils se retrouvent à aller travailler sans aucun diplôme et aucun moyen de mettre en valeur leurs compétences car il n’y a aucune politique d’insertion ou de réinsertion. Les jeunes qui vivent l’exode rural se retrouvent dans les plus grandes villes à essayer de se débrouiller en devenant vendeur ambulant ou journalier. Les journaliers peuvent travailler pendant 10 ans sans contrat à durée indéterminée, sans couverture maladie et sans cotisation à la retraite. Pourquoi n’existe-t-il pas un outil de formation étatique ? Il y a bien le Fonds National de Promotion de la Jeunesse (FNPJ) mais il ne profite qu’aux jeunes proches du Parti Démocratique Sénégalais, le parti d’Abdoulaye Wade. J’ai moi-même fait l’expérience d’un projet d’entreprise mais cela n’a pas fonctionné, ils m’ont ignoré. L’immigration illégale est parfois un espoir pour beaucoup de jeunes mais qui peut se finir tragiquement. Les visas et les bourses d’études sont également réservés aux gens proches du pouvoir. Il y a nécessité de lutter et dénoncer cette grave situation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Tu travaillais en tant que journalier à la SONACOS, pourquoi cette expérience est-elle terminée ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> L&#8217;entreprise SONACOS s&#8217;occupait de produire l&#8217;huile d&#8217;arachide. L&#8217;arachide est un des secteurs très important de l&#8217;économie sénégalaise, connu mondialement. Cette entreprise employait une centaine de milliers de travailleurs dont les journaliers et les saisonniers qui étaient pour la plupart des jeunes. L&#8217;usine, dans laquelle je travaillais, tournait à plein régime : cinq cars par jour amenaient  les jeunes travailleurs journaliers à l&#8217;usine et un turn-over permettait de partager les jours de travail. Mais seulement voilà, le gouvernement Abdoulaye Wade a privatisé cette entreprise au profit d’une entreprise française appelée Advens. Aujourd’hui, l’usine dans laquelle je travaillais se limite à transformer l’arachide en huile brute, donc seulement du raffinage pour l’exportation. Du coup des milliers de personnes ont perdu leur emploi à cause de ce désastre, dont beaucoup de fils de paysans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>Comment est la situation aujourd’hui au port de Dakar ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Le port de Dakar est exploité par deux sociétés, celle de Bolloré et la Getma. Abdoulaye Wade a également signé un contrat d’exploitation de 25 ans avec une entreprise de Dubaï pour l’ensemble des terminaux à conteneurs. Seulement voilà, les jeunes du PDS ont été chargés de la gestion de cette partie du port. Ceux-ci, en plus d’être incompétents en logistique, ne se sont pas gênés pour bafouer tous nos droits fondamentaux. Les dockers et les chauffeurs ont commencé à lutter pour changer la situation : les licenciements abusifs arrivaient souvent, les périodes de stage pouvaient durer jusqu’à deux ans avec un salaire de 50 000 Fr CFA (75€) par mois pour 12h de travail par jour et la couverture maladie était également obsolète.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette situation une assemblée générale des travailleurs a été convoquée, une plateforme revendicative a été rédigée en 12 points incluant une prime de risque, un barème d’augmentation des salaires, une couverture maladie, un système de badges qui permet d’être identifié si on a un accident… Cette lutte a été efficace puisqu’elle s’est soldée par une victoire !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>En dehors des luttes sociales, en quoi consiste votre travail de syndicalistes à l’UDTS ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Tout d’abord, il faut savoir que le mouvement qu’on a connu sur le port de Dakar n’aurait jamais pu se faire sans la formation dont on a bénéficié au syndicat, notamment sur le rôle du délégué du personnel, sur les textes internationaux concernant le travail, sur les négociations. L’UDTS est un syndicat autonome qui est présent dans beaucoup de secteurs (éducation, pêche, bâtiment, textile). La méthode consiste à sensibiliser les jeunes travailleurs à leurs droits fondamentaux et à la manière dont ils peuvent présenter leurs revendications. Le but est la protection et la sauvegarde de l’outil de travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Il existe un mouvement de jeunes au sein de l’UDTS qui a pour rôle la formation syndicale mais aussi de construire des liens fraternels par l’organisation de tournois de football interentreprises, de campagnes de dons du sang, de sorties culturels et de débats sur le syndicalisme. Nous possédons également notre propre mutuelle de santé, grâce à la signature de contrats avec des cabinets médicaux, ainsi qu’une mutuelle de crédits gérée par les jeunes du syndicat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>Ces derniers temps, la colère populaire gronde au Sénégal notamment contre le clan Wade au pouvoir, quel a été le rôle des jeunes travailleurs ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Les jeunes travailleurs ont joué un rôle de premier plan dans le mouvement contestataire. Les manifestations contre la candidature de Wade se sont accompagnées de manifestation contre les délestages. Les jeunes travailleurs sont directement concernés par les délestages. Ces coupures de courant sont un enfer pour eux puisqu’elles les mettent en chômage technique. Impossible de travailler sans courant lorsque vous êtes menuisier, tailleur ou bien gérant d’un cybercafé. Les jeunes travailleurs ont défilé avec les syndicats aux côtés des organisations politiques et de la société civile. Dès lors, il a été possible de faire le pont entre le syndicalisme et le politique puisque les emplois des jeunes travailleurs sont directement menacés par la mauvaise gestion de l’électricité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : </strong><strong>Comment vois-tu l’année 2012 ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hamet Bouya Fall :</strong> Je pense sincèrement que l’opposition va prendre le pouvoir si on reste uni. Cependant la victoire électorale n’est que la première étape, tout est à refaire au Sénégal. La lutte contre la corruption, l’implication de la population dans les changements que l’on va apporter et la mise en place du programme des assises nationales permettront la remise sur pied du Sénégal.</p>
<p align="right">Propos recueillis par Ourouk Jawad</p>
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		<title>Rencontre avec une jeune chypriote d’EDON</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/rencontre-avec-une-jeune-chypriote-d%e2%80%99edon/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 13:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[En direct de...]]></category>
		<category><![CDATA[on s'bouge]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Point de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet été, au cours du camp d’été du MJCF, Avant Garde a rencontré Styliana Christodoulou qui nous a parlé de son pays, Chypre, de son organisation, EDON, et des combats qu’ils mènent avec les jeunes de l’île.
 
Avant Garde : Peux-tu nous parler de la situation de ton pays, Chypre ?
Styliana Christodoulou : Chypre est aujourd’hui victime des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/styliana.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1449" title="styliana" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/styliana.jpg" alt="styliana" width="139" height="160" /></a>Cet été, au cours du camp d’été du MJCF, Avant Garde a rencontré Styliana Christodoulou qui nous a parlé de son pays, Chypre, de son organisation, EDON, et des combats qu’ils mènent avec les jeunes de l’île.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Peux-tu nous parler de la situation de ton pays, Chypre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Styliana Christodoulou : </strong>Chypre est aujourd’hui victime des plans impérialistes initiés quand la Grande-Bretagne était encore la puissance colonisatrice de l’île.  Etablissant une politique de division, ils ont séparé le peuple en chypriotes-grecs et chypriotes-turcs.  Malgré la bataille menée par l’AKEL (le parti progressiste des travailleurs, c’est-à-dire le parti communiste chypriote [ndt]), le combat armé de l’extrême droite, avec  l’Eglise a ses côtés, a créé des tensions dans l’île.  En définitive, la Grèce et la Turquie ont beaucoup interféré dans les affaires intérieures chypriotes, ce qui a conduit à des conflits bicommunautaires et finalement au coup d’Etat de 1974 soutenu par la junte au pouvoir en Grèce et  à l’invasion turque.  Les deux évènements ont été planifiés par l’OTAN. Depuis lors l’île est divisée en deux parties et son peuple vit séparé depuis bien des années, sans aucune possibilité de communication.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus le peuple chypriote et notamment sa jeunesse doit faire face aux problèmes créés par le système capitaliste et son expression néolibérale. Les attaques contre le droit du travail, contre l’éducation et la santé publique, le chômage, la toxicomanie, les difficultés à vivre d’une manière autonome et à former une famille sont autant de problèmes que les jeunes chypriotes doivent affronter.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Face à cela quelles sont les batailles menées par ton organisation, EDON ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Styliana Christodoulou : </strong>EDON (l’Union de la jeunesse démocratique, ce sont les jeunes communistes [ndt]) est la première organisation de jeunesse à Chypre. Elle est organisée au niveau local, régional, pan chypriote et international.  EDON lutte pour la réunification de l’île et pour une résolution juste, durable et pacifique du problème chypriote.  Edon se bat également pour la démilitarisation de l’île et pour la coexistence pacifique des peuples au-delà de la nationalité, de la religion ou des différences linguistiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous nous battons pour éduquer  la jeunesse, avec les idées de gauche et du socialisme pour la paix, la solidarité, la démocratie, l’égalité, la justice sociale, le progrès social, pour l’humanisme et l’internationalisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui nous pouvons dire que les principaux combats d’EDON doivent être regroupés en trois thématiques. La première c’est que nous continuons la lutte afin de résoudre le problème chypriote.  Ce problème  c’est celui de l’invasion et de l’occupation de l’île par l’armée turque, engendrant des centaines de milliers de réfugiés des deux côtés, de disparus, et de violations des droits humains fondamentaux depuis plus de 35 ans. Le principal moyen pour avancer est de continuer la politique dite de rapprochement pour que les jeunes de chypre qu’ils soient des chypriotes grecs ou des chypriotes turcs comprennent le besoin de coopération, de combat et de travail commun aux niveaux politiques, sociaux, économiques, afin de faire émerger une solution et de nous rapprocher de la coexistence pacifique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième combat que nous menons c’est d’être capable d’intervenir contre les attaques faites à l’encontre des droits de la jeunesse, et d’augmenter les standards de vie des jeunes. Cela comprend les conditions de travail, de santé, d’éducation et le droit au temps libre.</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième lutte que nous menons, en lien avec les deux premières, c’est  de soutenir le gouvernement chypriote nouvellement élu, dans le but de réaliser notre ambitieux programme avec un fort soutien des classes populaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Justement, AKEL està la tête du gouvernement depuis quelques années, qu’est-ce que cela représente pour vous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Styliana Christodoulou : </strong>Le nouveau président, élu en février 2009, est, pour la première fois dans l’histoire de la république de Chypre, le secrétaire général de l’AKEL, ancien secrétaire général d’EDON. Nous pensons que son élection a été un pas décisif pour le peuple chypriote er pour la résolution du problème chypriote. Nous pensons également que cette élection est un message d’espoir important  pour toutes les forces communistes, progressistes et de gauche dans le monde entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins nous sommes  conscient du contexte auquel doit faire face ce gouvernement, non seulement au niveau européen, mais aussi au niveau international.  L’impérialisme et ses forces motrices ne font pas qu’exploiter économiquement les pays du tiers monde, mais conduisent également à la détérioration sociale.  Le capital financier crée dans le monde entier des conflits, dans le but d’augmenter son pouvoir.  La pauvreté mondiale s’accentue et les ressources nationales sont violemment exploitées. Cette situation  n’est pas une coïncidence.  Ses racines proviennent du système capitaliste. C’est pourquoi EDON, au-delà de critiquer et de dénoncer cette situation travaille au développement d’un mouvement international contre l’impérialisme. La FMJD est l’acteur central de ce mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous promettons que nous allons continuer notre combat pour le bénéfice de chypre et de son peuple, mais aussi pour toute la jeunesse mondiale pour un monde de paix, de solidarité, de justice sociale contre l’impérialisme, l’intolérance et l’exploitation.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p align="right">Propos recueillis et traduits par Alexis Coskun</p>
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		<title>GÉNÉRATION RÉVOLUTION</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 14:37:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>
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		<description><![CDATA[Partout, les politiques d’austérité visent à faire de nous une « génération sacrifiée » sur l’autel du profit, une génération de précaires longue durée qui galère aussi bien dans ses études que dans le monde du travail.
A travers toute l’Europe les mêmes mesures sont imposées par la troïka (Union Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/une.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1409" title="une" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/une.jpg" alt="une" width="160" height="140" /></a>Partout, les politiques d’austérité visent à faire de nous une « génération sacrifiée » sur l’autel du profit, une génération de précaires longue durée qui galère aussi bien dans ses études que dans le monde du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">A travers toute l’Europe les mêmes mesures sont imposées par la troïka (Union Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne) et relayées par les gouvernements : allocations chômage tronquées, réduction des pensions, allongement de l’âge de départ à la retraite, suppression de postes dans la fonction publique, plans de licenciements drastiques, non remboursement de certaines dépenses de santé, réduction des dépenses dans l’ensemble des services publics… A travers toute l’Europe ce sont les peuples, jeunes en tête, qui paient l’adition avec des conditions de vie et de travail toujours plus dures.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette injustice que Nicolas Sarkozy, qui tente de réenfiler le costume présidentiel après tellement d’excès, veut graver dans le marbre de la constitution après avoir fait des pieds et des mains avec Angela Merkel pour imposer le pacte « Euro plus ». Le tout en se défendant à cors et à cris de faire payer la crise à ceux qui n’y sont pour rien. Car cette crise c’est bien eux – les grands patrons, les banquiers, etc. – qui l’ont provoquée à force de spéculations, à vouloir toujours plus de profits en toujours moins de temps, sans jamais se soucier de l’intérêt général.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pendant qu’on trinque, eux sabrent le champagne. Ils en profitent pour s’enrichir. Il est toujours bon de rappeler, par exemple, que les grandes entreprises françaises ont fait plus de 80 000 000 000 d’euros de profits en 2010. Ça fait beaucoup de zéros que l’on ne retrouve pas sur nos fiches de paie. Il est tout aussi bon de se souvenir que les banques privées, renflouées à coup d’argent public, continuent de s’enrichir sur notre dos : la Banque Centrale Européenne leur fait des prêts avec un taux d’intérêt de 1% qu’elles reprêtent ensuite aux Etats mais cette fois avec un taux de 9 à 12%. La différence ? Elle va évidemment dans leur poche au lieu de servir aux écoles, aux hôpitaux, aux logements, aux transports, etc. C’est avec ce tour de passe-passe que le hold-up démocratique sous le credo « on n’a pas le choix, c’est la faute de la dette » est organisé. Il n’est jamais précisé que cette dette est non seulement en partie illégitime mais qu’en plus, elle est sans cesse creusée en dispensant de toute solidarité les plus riches d’entre nous (exonérations en tout genre ou encore allègement de l’ISF).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, Laurent Wauquiez, ministre des affaires européennes, disait récemment : « Autant je comprends historiquement le registre de la révolution, du coup de force, autant je trouve que c’est un signe de crise morale de se contenter d’appeler à s’indigner. » Il faut sans doute vivre dans les hautes sphères de la société pour, comme lui, ne pas comprendre les raisons qui chaque jour pousse à l’indignation. Néanmoins, cette invitation à changer radicalement la donne, à imposer la répartition des richesses et des pouvoirs, à conquérir de nouveaux droits pourrait bien être entendue par la jeunesse européenne, au grand damne dudit ministre. Car en Grèce, en Espagne, en France, en Grande-Bretagne, au Portugal ou encore en Italie, c’est une « Génération Révolution » qui se lève et refuse de se soumettre à la loi des marchés.</p>
<p align="right">Julia Hamlaoui</p>
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		<title>LIBERTÉ ET DIGNITÉ EN QUESTIONS</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 14:34:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Point de vue]]></category>

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		<description><![CDATA[La Jeunesse Ouvrière Chrétienne est une association de 10 000 jeunes des quartiers populaires. Ils veulent changer ce qui ne va pas autour d’eux et dans la société. La JOC a récemment mené une enquête auprès de 6 000 jeunes sur le thème « Liberté de choix et dignité des jeunes ». Stéphane Haar, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/shaar.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1404" title="shaar" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/shaar.jpg" alt="shaar" width="137" height="160" /></a>La Jeunesse Ouvrière Chrétienne est une association de 10 000 jeunes des quartiers populaires. Ils veulent changer ce qui ne va pas autour d’eux et dans la société. La JOC a récemment mené une enquête auprès de 6 000 jeunes sur le thème « Liberté de choix et dignité des jeunes ». Stéphane Haar, le président, nous en parle&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Quels sont les obstacles que rencontrent les jeunes dans leur liberté de choix ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Stéphane Haar : </strong>L’enquête montre que partout nous sommes contraints d’accepter ce que l’on veut bien nous donner sans avoir la possibilité de choisir notre orientation, notre emploi, nos conditions de travail, notre logement, notre vie familiale…</p>
<p style="text-align: justify;">Le principal obstacle c’est l’instabilité. Choisir son avenir implique de pouvoir avoir des projets pour son futur. Or seul 1 jeune sur 2 a une idée précise de sa vie professionnelle dans 5 ans (53 %) et cette statistique recule avec l’entrée dans le monde du travail. La précarisation du monde du travail et la course au diplôme dans le monde scolaire nous obligent à n’avoir que des projets à court terme. Comment construire une famille ou prendre son autonomie quand on ne sait même pas si on aura encore son job le mois suivant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le second obstacle c’est le manque d’accompagnement des jeunes dans la construction de leur avenir. Les jeunes des milieux aisés bénéficient des conseils éclairés d’un réseau social et familial important et éduqué qui leur donne les moyens de faire des choix pour leur avenir dès le plus jeune âge. Mais pour les jeunes de milieux populaires, il faut se débrouiller tout seul, sans le soutien de personnes qualifiées. La question de l’orientation en est le symbole. Si on veut que les jeunes fassent de bons choix et les assument, il faut un véritable service public de l’accompagnement des jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde: Y a t-il une réponse qui vous a surpris dans votre enquête ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Stéphane Haar : </strong>Alors que les jeunes ont envie de travailler, le monde du travail semble vouloir les dégoûter. Un grand nombre de jeunes doivent subir la précarité et le chômage alors qu’ils cherchent la stabilité. L’entrée dans le monde du travail conduit à une baisse du niveau de vie, parfois presque à une situation de survie où l’on en vient à accepter les pires conditions de travail et de vie pour pouvoir s’en sortir. 14% des jeunes travailleurs disent ne pas être libres de se soigner, 33% ne pas avoir accès à un logement décent à prix abordable, à chaque fois deux fois plus que les jeunes en étude.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde</strong><strong> : Dans votre enquête, on voit que les jeunes sont méfiants envers les institutions et les politiques, tu peux nous en dire plus ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Stéphane Haar</strong><strong>:</strong> Les jeunes n’ont jamais été aussi politisés qu’aujourd’hui ! Mais cette politisation ne passe plus par la voie des élections et des institutions publiques ou privées. Notre enquête montre clairement que les jeunes ont le sentiment d’être considérés comme des objets par les hommes politiques, l’éducation nationale, les administrations, le service d’aide à la recherche d’emploi, le service d’aide à l’orientation… Ces institutions n’ont cessés de montrer leur inefficacité pour répondre aux problèmes des jeunes. Mais cela n’est pas étonnant. Il y a 3 millions de jeunes travailleurs dans ce pays pourtant ils ne sont représentés dans aucune institution. Il n’est alors pas étonnant que la grande majorité des jeunes aient le sentiment de ne pas être respecté ou entendu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde: Après l&#8217;enquête, que va faire la JOC pour faire bouger les choses ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Stéphane Haar : </strong>À partir des résultats de cette enquête nous organisons plus de 250 tables rondes et ciné-débats locaux pour construire des propositions que nous mettrons en œuvre par l’action l’an prochain. Ce sont les jeunes eux-mêmes qui réaliseront les projets qui apporteront des solutions à ces difficultés. Jusqu’en juillet 2012 la JOC sera dans les quartiers et sur le terrain pour mettre les jeunes en action et en mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, pendant l’été, la JOC agit auprès des jeunes travailleurs saisonniers. Depuis les années 50, la JOC ouvre chaque été des accueils saisonniers. Au cœur des stations touristiques, les jocistes informent les travailleurs saisonniers sur leurs droits. Les militants vont sur le terrain les rencontrer et les informer. Ces lieux permettent aussi aux travailleurs saisonniers qui sont souvent isolés de vivre des moments de partage et de convivialité. Cette année, une dizaine d’accueils seront ouvert en juillet et en août. En lien avec les syndicats, nous défendons les saisonniers et les accompagnons jusqu’aux prud’hommes quand cela est nécessaire. Chaque été, la JOC mène une enquête auprès des jeunes travailleurs saisonniers pour dénoncer les injustices et donner leur parole.</p>
<p align="right">Propos recueillis par Fabien Gay</p>
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		<title>Débat d&#8217;Avant Garde dans le Tarn et Garonne</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jun 2011 12:31:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>
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		<description><![CDATA[
Pour le débat de la Fête départementale de l’Humanité Tarn et Garonne, organisé par le MJCF 82 en partenariat avec le journal Avant-Garde le 11 Juin, plus de 100 personnes se sont déplacées au stade municipal de Corbarieu pour écouter et dialoguer avec les jeunes communistes catalans, italiens, allemands et français sur la cure d’austérité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_1180" class="wp-caption alignright" style="width: 170px"><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/dbt-TG1.jpg"><img class="size-full wp-image-1180" title="dbt TG" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/dbt-TG1.jpg" alt="De gauche à droite: Marc Navarro, Renaud Boissac, Julien Ferrat, Simone Oggionni et Fabien Gay" width="160" height="107" /></a><p class="wp-caption-text">De gauche à droite: Marc Navarro, Renaud Boissac, Julien Ferrat, Simone Oggionni et Fabien Gay</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour le débat de la Fête départementale de l’<em>Humanité </em>Tarn et Garonne, organisé par le MJCF 82 en partenariat avec le journal <em>Avant-Garde</em> le 11 Juin, plus de 100 personnes se sont déplacées au stade municipal de Corbarieu pour écouter et dialoguer avec les jeunes communistes catalans, italiens, allemands et français sur la cure d’austérité imposée par l’Union Européenne et les réponses avancées par chaque organisation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un premier temps, chaque intervenant a dressé le constat des attaques des libéraux dans son pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Julien Ferrat* a beaucoup insisté sur les étudiants allemands qui subissent de plein fouet les logiques de Lisbonne et de Bologne, dans des conditions très précaires et avec une forte reproduction sociale. Il a de plus précisé qu’il était favorable à ce qu’au sein d’ENDYL (European Network of Democratic Young Left) émergent des réponses communes aux jeunes progressistes européens.</p>
<p style="text-align: justify;">Simone Oggionni* a lui développé les nombreuses attaques contre les libertés et droits fondamentaux du Gouvernement de Berlusconi dont le discours fasciste et populiste vise à stigmatiser les minorités. Il a aussi parlé de la grande précarité que subit la jeunesse italienne, l’impossibilité de trouver un logement et les contrats de travail bidons qui empêchent les jeunes de se construire et de s’émanciper. Il a plaidé en outre pour un regroupement des organisations progressistes et communistes d’Europe, de la FMJD (<em>Fédération mondiale de la jeunesse démocratique)</em> et d’ENDYL, au sein d’une même organisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Marc Navarro* a majoritairement orienté son propos sur le mouvement « démocratie réelle » en Espagne, et plus précisément à Barcelone, ses causes comme le chômage massif et la grande précarité chez la jeunesse espagnole mais aussi le manque de perspective politique que leur offre les partis traditionnelles ! Il a donc expliqué qu’il était du rôle des militants communistes catalans de s’investir dans le mouvement, non pas pour le récupérer mais pour y donner un sens, un discours politique et amener tous les « indignés » à « mettre leur colère dans les urnes ».</p>
<p style="text-align: justify;">Fabien Gay* enfin a tracté un large constat des préoccupations de la jeunesse française tel que la situation de l’éducation primaire, secondaire et universitaire avec l’augmentation des frais d’inscriptions, la marchandisation des savoirs et l’individualisation des parcours, la condition sociale désastreuse des jeunes travailleurs pour rebondir sur la campagne du MJCF pour l’emploi et la formation avec l’objectif d’éradiquer des contrats bidons et de la précarité.</p>
<p style="text-align: justify;">Les intervenants ont ainsi constaté que les situations dans chacun de leur pays sont très similaires mais ils ne se sont pas arrêtés là. Après de nombreuses questions et interventions de l’assemblée, ils ont développé les propositions de leurs organisations et ont tous mis en avant l’idée qu’il fallait radicalement changer les contenus de cette Europe, dictée par les intérêts capitalistes qui ruinent les peuples.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, c’est bien l’émergence d’une organisation et d’une grande bataille, pour mettre à bas le système capitaliste et sa crise aux conséquences désastreuses pour les peules, regroupant les jeunes communistes et tous les jeunes progressistes à travers l’Europe qui a redonné de l’espoir à la centaine de participants.</p>
<p align="right">Renaud Boissac</p>
<p>* Marc Navarro, Secrétaire Général des Joventut Comunista de Catalunya.</p>
<p>Simone Oggionni, Secrétaire Général des Giovani Comunisti.</p>
<p>Julien Ferrat, Responsable aux relations franco-allemandes de Linksjugend [‘Solid].</p>
<p>Fabien Gay, Coordinateur National du MJCF.</p>
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		<title>Génération Révolution !</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 15:38:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce week-end plus de 250 jeunes du MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes de France) se sont réunis à Paris sous la bannière « Génération Révolution !». Lycéens, étudiants, jeunes travailleurs, tous étaient là pour résister, construire et proposer. Retour sur les moments marquant de cet événement.
Avant de se réunir à Paris, c’est avec des dizaines et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/generation-revolution.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1162" title="generation revolution" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/generation-revolution.jpg" alt="generation revolution" width="113" height="160" /></a>Ce week-end plus de 250 jeunes du MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes de France) se sont réunis à Paris sous la bannière « Génération Révolution !». Lycéens, étudiants, jeunes travailleurs, tous étaient là pour résister, construire et proposer. Retour sur les moments marquant de cet événement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant de se réunir à Paris, c’est avec des dizaines et des dizaines de jeunes dans chaque département que les délégués à cette Assemblée Nationale des Animateurs du MJCF ont échangé pour que leurs débats de ce week-end soient riches des nombreuses expériences et réflexions menées à travers la France. De la lutte pour une éducation de la réussite de tous à celle contre la précarité en passant par le combat contre les divisions, le racisme et les discriminations, un objectif souligne Pierric Annoot, Secrétaire Général du mouvement : « L&#8217;urgence pour nos vies exige bien d&#8217;autres ambitions que le spectacle minable du bal des présidentiables qui vise finalement à changer les noms pour ne pas changer de politique. Les jeunes communistes n&#8217;attendront pas 2012 pour crier leur colère et rassembler tous les jeunes dès aujourd&#8217;hui pour changer nos vies et la société ! »</p>
<p style="text-align: justify;">En dehors de ces échanges sur les luttes, locales et nationales, pour opposer la conquête de nouveaux droits à la logique du profit et de la rentabilité imposée par la droite au pouvoir, plusieurs événements et invités ont marqué ce week-end.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Europe, les jours austères »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À commencer par le débat organisé vendredi par notre journal, <em>Avant-Garde</em>, « Europe, les jours austères : conséquences et alternatives ». À cette occasion, Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire Français (SPF), rappelle que les études qu’ils ont réalisées comme le vécu dans leurs 1 400 permanences d’accueil et de solidarité montrent une précarité et une pauvreté grandissantes des jeunes en France et en Europe. Un étudiant de l’université Paris 8 confirme qu’avec la destruction programmée du CROUS, de plus en plus d’entre eux sont amenés à pousser la porte d’associations faute d’avoir de quoi se loger ou se nourrir. L’entraide et la solidarité apparaissent alors comme un premier pas sur le chemin des luttes communes qui se multiplient.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les pays européens, en Tunisie, en Égypte, en Algérie, partout les jeunes brisent le mur du silence et sont à l&#8217;origine de mouvements populaires.  Alexandre Neto, jeune communiste portugais, témoigne ainsi des nombreuses luttes qui ont lieu en ce moment  dans son pays, expliquant la mobilisation de son organisation auprès des jeunes pour « amener la lutte jusqu’au vote ». Pour lui, nous vivons un moment historique, plein de potentialités, mais qui peut également se révéler très dangereux. L&#8217;intervention  d’un jeune ayant vécu en Grèce étaye  la thèse. « Là-bas, certains se tournent vers l’extrême droite avec des manifestations nationalistes ou en « attaquant » des bidonvilles où logent des immigrés ».</p>
<p style="text-align: justify;">Faire vivre la solidarité et l’espoir est sans doute d’autant plus nécessaire dans ce contexte. Patrick Le Hyaric, directeur de l’<em>Humanité</em> et député européen, revient à son tour sur ces dangers qui menacent les peuples et qui font de la construction d’une Europe solidaire une urgence absolue. Annulation de la dette des Etats, taxe sur les mouvements de capitaux, harmonisation des salaires par le haut… autant de conquêtes à arracher. De nombreuses interrogations sont soulevées sur la possibilité de changer l’Europe. Pour les intervenants, pas de doute, c’est une question de rapport de forces à faire vivre à tous les niveaux pour changer la donne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Libérez Salah et Marwan » </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Rapport de forces toujours plus à développer aussi pour la libération de Salah Hamouri et Marwan Barghouti et pour que vive la paix au Proche-Orient. Faire connaître et peser sur le cas des prisonniers politiques palestiniens par de multiples initiatives est le leitmotiv, samedi, de la rencontre avec Daniel Voguet, l’avocat de Marwan Barghouti. L’un des participants explique : les jeunes communistes ont choisi de mener cette campagne « comme ont pu le faire en d’autres temps nos aînés  qui ont mené la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. À l’époque, ils ont pris le pari pour faire connaître la situation de personnaliser ce combat  avec Nelson Mandela, un illustre inconnu à l’époque en France». Pari réussi puisque, comme nous le confiait un jeune à Pretoria cet hiver : « Évidemment, la lutte des Sud-Africains a été essentielle pour se libérer de l’apartheid. Mais si, en parallèle, il n’y avait pas eu des mobilisations, des luttes, des manifestations pour nous soutenir partout dans le monde, jamais les États n’auraient isolé politiquement le gouvernement sud-africain sur la scène internationale. Et son isolement dans les années 1980, conjugué aux luttes dans le pays, a fait craquer ce gouvernement afrikaner, et l’a contraint à libérer Mandela et à  abroger l’apartheid. » De nombreux jeunes ont ainsi témoigné des multiples actions qu’ils mènent tout au long de l’année pour la libération de Salah et Marwan et pour la paix au Proche-Orient: pétitions, concerts, débats, déploiement de banderoles, lâchers de ballons, tournois de football, projection de film, manifestations, collectif, collage d’affiches, tags&#8230;. De nombreux articles ont été publiés sur notre site, n’hésitez pas à cliquer sur le mot clé « Palestine » pour en savoir plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tous les Guy Môquet du monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, nous ne pourrions conclure sans évoquer l’émouvante mais pour le moins combative rencontre de ces 250 jeunes avec les représentants de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé (association pour la mémoire de la résistance française). Cette année est celle du 70<sup>e</sup> anniversaire de la fusillade qui emporta, avec d’autres, Guy Môquet. Son engagement dans la Résistance pendant la seconde guerre mondiale est connu, celui à la JC l’est moins voire est occulté par notre gouvernement qui voudrait nous faire croire que ceux qui ont écrit les pages du programme du Conseil National de la Résistance partageaient ses valeurs. C’est de cette réécriture de l’Histoire dont il est question lors de ce débat. Mais l’histoire des jeunes qui, génération après génération, ont pris la relève du combat contre le racisme, pour la solidarité, la justice et la paix est aussi bien présente. « Tous les Guy Môquet du monde » se retrouveront ainsi une nouvelle fois avec Odette Nilès, Jackie Hoffman, Paulette Capliez, Pascal Barras et bien d’autres, en octobre prochain dans la clairière de Châteaubriant pour faire vivre cette mémoire et le combat qui continue.</p>
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		<title>Appel de colère et d’espoir  pour l’éducation</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 15:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce matin, un collectif de parents et d’enseignants de Seine-Saint-Denis a lancé, lors d’une conférence de presse à Saint-Denis, un cri de colère, de ras-le-bol  face à la situation dans les écoles, les collèges et les lycées aujourd’hui. C’est aussi un espoir pour que les choses bougent avec un appel pour que &#171;&#160;l’éducation redevienne une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/educ.png"><img class="alignright size-full wp-image-1151" title="educ" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/educ.png" alt="educ" width="160" height="110" /></a>Ce matin, un collectif de parents et d’enseignants de Seine-Saint-Denis a lancé, lors d’une conférence de presse à Saint-Denis, un cri de colère, de ras-le-bol  face à la situation dans les écoles, les collèges et les lycées aujourd’hui. C’est aussi un espoir pour que les choses bougent avec un appel pour que &laquo;&nbsp;l’éducation redevienne une priorité nationale&raquo;&nbsp;. Retour sur l’événement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Leur démarche est partie d’un constat pour le moins alarmant et des luttes qu’il a nourries ces dernières années. Pour le constat, c’est celui de « plus de 65 000 postes [qui] ont été supprimés dans l’enseignement primaire et secondaire » depuis 2007, celui de la « suppression de l’année de formation initiale des enseignants uniquement pour faire des économies », celui « des réformes réductrices des contenus des programmes… sans compter la pénurie organisée chez les partenaires de l’école (comme l’Aide Sociale à l’Enfance) ou la réorientation de la PJJ vers le tout répressif ». Et celui-ci n’est pas sans conséquence. Ainsi en Seine-Saint-Denis, 27% des jeunes quittent le système scolaire sans diplôme chaque année et 10% de jeunes en plus échouent au bac par rapport au niveau national. Une mère d’élève de Saint-Ouen explique également que, dans le département, sur 20 élèves de 3<sup>e</sup> seulement 5 iront en seconde générale, 10 vers la voie professionnelle et les autres seront renvoyés dans « leur quartier, à galérer ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« L’éducation doit redevenir une priorité nationale »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Leur démarche part donc d’un vécu quotidien devenu insupportable tant pour les profs que pour les jeunes et leurs parents. Elle est issue de luttes au niveau local pour sauvegarder un poste ou une classe, pendant lesquelles se sont rencontrés parents, enseignants, syndicats, associations, partis, élus&#8230; Mais pour eux, il s’agit de transcender les frontières de leur département, « à l’avant-garde des attaques » rappellent-ils. Car en plus de la discrimination territoriale renforcée par la politique de la droite &#8211; contre laquelle ils ont constitué un dossier en mars dernier auprès de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) – ils sont la cible des discriminations qui concernent tous ceux qui ne font pas parti des privilégiés. L’un des membres du collectif à l’origine de l’appel explique que «pour les populations pauvres rurales le problème est le même car c’est la même casse du service public ».   Ils notent déjà des échos, en Vendée par exemple,  auprès des très nombreuses autres luttes locales. L’objectif : dépasser « la défense » de ce qui existe pour mettre en place un grand débat national sur « l’école que nous voulons » car « les choix éducatifs engagent la société dans son ensemble. Il s’agit d’un enjeu politique de premier plan ». Ils l’écrivent noir sur blanc « au-delà du manque de moyens, il nous semble que c’est toute l’éducation nationale, de la maternelle à l’université, qui est en crise ».  De nombreux intervenants exposent d’ailleurs l’idée que lorsqu’il s’agit de trouver des moyens pour les banques, les bénéficiaires du bouclier fiscal ou la défense, par exemple, le problème ne se pose pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ancré dans les luttes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le collectif constate en tête de son appel que « chaque jour, en de nombreux endroits du territoire, les effets de cette politique amènent parents et enseignants à se mobiliser ». Les jeunes n’ont eux pas été en reste sur ces question puisque de la loi Fillon aux suppressions de postes en passant par la réforme Darcos ou Chatel, ils se sont, plus qu’à leur tour, retrouvés dans la rue ces dernières années pour défendre leur droit à l’éducation. C’est donc ancré dans les luttes qu’ils lancent leur appel à mettre en pratique dès aujourd’hui leur vision d’une éducation émancipatrice qui permette à chacun de devenir un citoyen émancipé, critique et solidaire. Une école où chaque acteur (jeune, parent, prof, personnel…) a son mot à dire. Les jeunes et leurs organisations sont donc invités à se joindre à la démarche.  Ils savent que le chemin n’est pas facile tant pour les parents et les profs que pour les jeunes souvent victimes de répression administrative ou judiciaire lorsqu’ils se mobilisent mais cette conférence est pour eux « un moment de cette lutte ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le rendez-vous est donc pris pour mettre toutes ces questions sur la place publique, rejoignant d’autres démarches existantes  notamment celle du programme populaire partagé du Front de Gauche. Il est aussi donné dans la rue avec les mobilisations à venir comme celle à l’initiative de la FCPE « la nuit des écoles » le 20 mai prochain car « si personne ne bouge rien ne bougera ».</p>
<p style="text-align: right;">Julia Hamlaoui</p>
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