Le 8 Mars, c’est lutte des classes !

mars 7, 2013 by  
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Dans une proposition de résolution à l’assemblée nationale du 7 décembre, 40 députés de  droite déclarent : «Notre société est organisée à partir de la différence sexuelle « anatomique », […] se réfère à des comportements, des fonctions et des rôles que chaque société assigne à chaque sexe ».

 

Le système divise les travailleurs pour mieux régner, et en temps de crise, creuse les inégalités pour accroître son taux de profit. Même si elles ne s’y réduisent pas, les inégalités entre hommes et femmes font partie de l’exploitation capitaliste : les femmes représentent 80 % des « travailleurs pauvres » gagnant moins de 900 euros par mois, 1 femme sur 4 est au chômage, les temps partiels sont à 82 %  réservés aux femmes, alors que nombre d’entre elles ont des enfants à charge et sont prises à la gorge par la pauvreté. Comment ne pas voir que le patronat s’en sert comme d’une armée de réserve pour faire baisser les salaires et détériorer les conditions de travail ?

Les plans d’austérité rendent plus critique encore leur situation. Les coupes budgétaires dans les services publics, la suppression des emplois où de fait les femmes travaillent majoritairement comme la santé et l’éducation, renforce le chômage. Moins de places en crèche, moins d’heures de cours en primaire, et plus de femmes poussées à travailler à mi-temps pour rentrer à la maison ! Et que dire des maternités regroupées dans des grands ensembles hospitaliers obligeant des femmes enceintes à faire plus d’une heure de voiture pour accoucher, mettant en péril leur santé et celle de leur l’enfant ; des centres IVG qui ferment, et où il faut attendre parfois plus de deux mois pour avorter ? Ces réformes rétrogrades empêchent les femmes de disposer de leur corps et de leur vie.

La situation des femmes se dégrade, ces acquis sociaux obtenus par les luttes sont méthodiquement remis en cause par la bourgeoisie. Ils ont été à l’origine d’un progrès social pour l’ensemble de la population, mais les femmes sont les premières touchées par leur destruction programmée. À poste égal les femmes gagnent 20 % de moins que les hommes, mais encore faut-il qu’elles y parviennent : à diplôme égal à celui d’un homme, une femme obtiendra souvent un poste subalterne. C’est en cela que la droite est réactionnaire. Invoquant une nature féminine supposément plus sensible, face à la rationalité masculine,  qui sont pourtant des caractéristiques socialement construites, pour les renvoyer vers les domaines où elles sont censées être naturellement prédisposées : santé, éducation, tâches ménagères, soins aux personnes âgées… Pourquoi ne pas supprimer des crèches, des services publics et des emplois puisque les femmes sont naturellement censées s’occuper des enfants, des hommes ?

La réaction bourgeoise prend appui sur les natures supposées des hommes et des femmes pour les diviser et perpétuer la domination masculine : le 8 mars, face à l’austérité, faisons entendre la voix d’un féminisme de classe !

Léonor Topelet

En 2012, l’égalité sans plus attendre !

juin 26, 2012 by  
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C’est ce mot d’ordre qui rassemble en France toutes les associations et collectifs Lesbien-Gay-Bi-Trans (LGBT) à l’occasion des marches des fiertés de l’année.

La défaite de la droite aux élections de mai et juin 2012 marque un tournant dans la lutte pour l’égalité des droits sans discrimination d’orientation sexuelle. Car pendant un temps, un temps seulement, Nicolas Sarkozy avait tenté de lier sa politique d’outrance permanente envers les salariés, les jeunes, les migrants et tant d’autres, à un affichage « d’ouverture ». Le droit au mariage pour les homosexuels aura été évoqué et aussi vite abandonné. Trop soucieux d’attirer les votes des électeurs du Front National, l’UMP a inscrit l’idée sur la longue liste de ses doubles discours démagogiques.

La décennie qui s’achève aura été marquée par un climat de violence physique latente envers les homosexuels en France et par la violence de nombreux discours politiques. La seconde alimentant bien souvent la première. Comparés à des animaux ou des pervers par plusieurs députés UMP, la palme est revenue à Christian Vanneste, député du Nord, qui qualifie de « légende » les centaines de déportés homosexuels pendant la seconde guerre mondiale.

Pour une égalité sans frontières ni barrières

La nouvelle majorité  à l’Assemblée Nationale change donc radicalement la donne. Pour les militants d’une égalité de droits qui ne connaisse plus de frontières, la perspective du Sénat et de l’Assemblée Nationale qui se prononcerait en faveur du mariage homosexuel est maintenant réelle.

On a ainsi vu la mairie PCF de Vitry sur Seine accueillir le 11 mai dernier une nouvelle initiative de mariage prononcée régulièrement par un élu local. Encore illégale pour le moment, cette action se fait aussi de manière militante. C’est le choix de Camille et Coralie qui se mariaient symboliquement le 17 mai dernier devant la mairie de Poitiers, à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie. Plus d’une centaine de sympathisants se sont retrouvés sous les premiers rayons de soleil de l’année et le regard des passants. Mégaphone à la main, Patrick Coronas, conseiller municipal de la ville, rappelle tout de suite « la nécessité d’officialiser le mariage civil pour tous les individus qui le souhaitent quelle que soit leur orientation sexuelle ».

Cette bataille traverse nos frontières et souvent avec succès puisque de nombreux États ont déjà légalisé le mariage entre personnes de même sexe : Afrique du Sud, Argentine, Espagne, certains États des États-Unis d’Amérique. Ce sont autant de démonstrations que la famille ne s’est pas effondrée comme le prédisaient les milieux les plus traditionnels…

Liberté égalité et fraternité. Faire respecter notre devise.

Face à la place et aux mariées, l’élu redonne des couleurs aux mots gravés sur le fronton derrière lui pour « mettre en application la devise de notre République : – liberté : liberté de vivre son orientation sexuelle – égalité : égalité de droits et de devoirs pour tous les couples – fraternité : vivre en acceptant l’autre tel qu’il est ».

Le contraste est fort. Face à la division, face aux discriminations qui poussent parfois les plus jeunes à  des issues dramatiques, face aux difficultés qui se posent au travail et dans la vie quotidienne des couples, l’ambition de ce mariage, comme celle des marches des fiertés, est de rassembler dans de grands moments festifs les partisans de l’égalité.  L’enjeu est de taille. Dans la période de régressions sociales massives que nous traversons, aucune des batailles sur l’égalité ne peut être laissée de côté.

L’UMP et le FN ont réussi tout au long des dernières décennies à imposer leur vision d’une société fragmentée, sans couleur ni saveur. L’ordre moral qu’ils prétendent défendre, n’est qu’un prétexte, une manière de légitimer en permanence toutes les formes d’inégalités qui fondent leurs projets. C’est l’importance de chacune des revendications d’égalité réelle qui montent en ce moment en France : toutes ces batailles constituent la contre-offensive massive indispensable pour renverser la domination culturelle des capitalistes et construire une société qui permette à chacun de s’émanciper.

Omar Z.

photos Severine Lenhard

 

La bataille de France a commencé

juin 7, 2012 by  
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couvSarkozy est vaincu. C’est la défaite du maire de Neuilly. La défaite du « premier flic de France ». La défaite du « Président des riches ». C’est la défaite de l’UMP, le parti des milliardaires et patrons du CAC 40. C’est la défaite de sa politique de division et de haine de l’autre. C’est une claque envoyée aux spéculateurs des marchés financiers.

Ils menaient la danse en France. Dans la lutte qui les opposait chaque jour aux salariés en luttes, aux jeunes mobilisés, aux retraités dans la rue, ils avaient pour eux l’Etat et tous les grands médias. Des moyens considérables pour piétiner chacun dans son quotidien. Culpabiliser et faire rejeter la faute sur l’autre. Ceux là-même qui nous parlent de liberté de commerce et qui enferment ceux qui revendiquent la liberté de circuler. Ceux qui mènent la guerre en Lybie pour que succèdent au dictateur d’autres serviteurs de pétrole comme on leur sert l’essence aux stations des grands boulevards de Paris. Peu importe le nombre de morts.

« On ne peut pas négocier avec les marchés ».

C’est la victoire d’une décennie de lutte acharnée pour refuser la destruction de notre éducation, de nos emplois. C’est la victoire de tous ceux qui ont refusé de se laisser passer au karcher ou de laisser leurs voisins se faire expulser sans rien dire. C’est la victoire de tous ceux qui construisent l’avenir sur l’exigence de démocratie et de solidarité.

Tous ceux qui pour défendre leurs profits veulent mettre à genoux les peuples d’Europe ne négocient pas. Ils exigent notre renoncement et seront prêts à tout pour continuer la casse sociale. Mais pour nous, jeunes, salariés, femmes, étrangers, militants, citoyens de France, d’Europe ou d’ailleurs, notre attente est claire : nous ne voulons plus d’austérité. Mieux, nous voulons des mesures concrètes qui améliorent nos vies. Cela commence par prendre le pouvoir dès le mois de juin avec le bulletin pour les députés du Front de Gauche lors des élections législatives.

Comme les Grecs, nous sommes mobilisés pour sortir les serviteurs de l’austérité, de la casse des droits et des solidarités. Comme les Espagnols nous seront à nouveau sur toutes les places de nos villes pour mener la bataille avec les peuples d’Europe !

Nicolas Bescond

J’Y SUIS, J’Y RESTE, J’Y VOTE !

juin 7, 2012 by  
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Le droit de vote des résidents étrangers c’est l’épouvantail de la campagne électorale. Pour alimenter la peur de l’étranger, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen ont tout dit à ce sujet, jusqu’aux pires outrances. Sauf peut-être la réponse à une question toute simple : pour quelle raison un jeune français vote dès ses 18 ans, alors qu’une personne présente en France depuis des dizaines d’années ne le pourrait pas ?

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«Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.» Art.1 de la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Égalité des droits?

En théorie peut-être mais en pratique les choses sont bien différentes. Aujourd’hui dans notre pays des dizaines de milliers de personnes travaillent, payent des impôts, ont des vies de familles, des enfants à l’école. Ils participent à la vie sociale et économique du pays et sont, sous prétexte de ne pas avoir la nationalité française, privés d’un droit fondamental. Celui de pouvoir participer à la vie de la cité. Être citoyen. Pourtant la notion de citoyenneté pourrait être complètement détachée de celle de nationalité. Elle ne répond non pas à la question « qui suis-je ? » mais bien à « Comment vivre ensemble ? Comment s’organiser pour construire un avenir commun ? ».

Une citoyenneté à plusieurs niveaux

Ne pas permettre à l’ensemble des résidents du territoire français d’exercer ce droit ce n’est ni plus ni moins que les considérer comme des citoyens de seconde zone. Nicolas Sarkozy a annoncé dans sa campagne qu’il voudrait supprimer le droit de vote des exilés fiscaux. Pourquoi alors ne pas autoriser à voter toutes les personnes payant des impôts en France ? La réponse est simple. Le refus du droit de vote des résidents étrangers n’est qu’un moyen de plus pour cette droite raciste de diviser la population en reprenant à son compte arguments du Front national. Cette même droite qui vient ensuite nous parler de « problèmes d’intégrations ». Honte à eux !

Il est temps que cela change. Alors qu’en période d’élection présidentielle la question du droit de vote des résidents étrangers s’invite au débat, c’est le moment d’inverser les rapports de forces. Les résidents étrangers doivent être enfin considérés comme des citoyens à part entière par la République.

L’égalité et la dignité de tous passent aussi par le vote, à toutes les élections.

Jalys Chibout

Travail : Jeunesse sacrifiée, jeunesse révoltée

juin 7, 2012 by  
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La question de la jeunesse en France est plus que préoccupante. Jamais les jeunes n’ont été aussi délaissés qu’aujourd’hui : nous avons du mal à trouver un logement décent et un travail stable et bien rémunéré. En moyenne, un jeune quitte le foyer familial à 27 ans. C’est aussi à cet âge que l’on obtient son premier CDI.

pole-emploi-01Au nom d’une crise créée de toutes pièces par le patronat et les grands pontes de la finance,  ces derniers se permettent d’attaquer droits et acquis des salariés sous prétexte de relancer leur économie.

La lente destruction du travail

Dans le monde du travail, le patronat accroît la concurrence entre les salariés en y intégrant de nouvelles formes de travailleurs : les stagiaires et les apprentis font d’ores et déjà partie intégrante de la production dans l’entreprise. On leur demande de faire le même travail qu’un salarié qualifié alors qu’ils ne devraient qu’être en observation ou en formation. Tout bénef’ pour le patron qui, exonéré de payer des cotisations, s’offre des « travailleurs » peu ou pas rémunérés.

Avec 24% de jeunes chômeurs en France, la concurrence entre salariés est d’autant plus rude. Si on est en désaccord avec les décisions de l’entreprise, on nous fait comprendre qu’il y a du monde qui peut prendre notre place. Cette armée de réserve du patronat permet de faire pression pour allonger les horaires, geler les salaires. En effet, les contrats intérim et CDD sont devenus la norme pour la première embauche, et cela dure sur plusieurs mois voire plusieurs années. On assiste en fait à la destruction méthodique de l’ensemble des acquis sociaux ainsi que de la stabilité  professionnelle.

Sortir les jeunes des sous-sols du travail

Comment mettre un terme à cette situation qui transforme petit à petit chaque salarié en chair à pognon pour les actionnaires ? Pour faire du CDI la norme dès la première embauche il faut empêcher le recours systématique et abusif aux contrats précaires dans l’entreprise. Ainsi, il faut très vite faire progresser les statuts des stagiaires et des apprentis. Sans droits et sans voix, ils produisent de la richesse en travaillant quasi gratuitement. Jeunes en formation, il faut faire progresser leur rémunération, encadrer leur travail et surtout contrôler les pratiques des entreprises.

Au-delà, alors que Pôle Emploi croule sous le nombre de cas à traiter, il faut repenser complètement l’insertion dans l’emploi. Pour sortir de la suspicion permanente d’assistanat faite à chaque chômeur un véritable service public de l’emploi doit proposer un suivi personnalisé pour chaque personne qui s’y présente tout en garantissant à celle-ci des conditions d’existence pour ne plus se soumettre à la précarité ou aux formations sans qualification.

Jérôme GRATCHOFF

Travail, Formation… Nous, c’est l’égalité!

février 21, 2012 by  
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ÉRADIQUER TOUTES LES DIVISIONS ET DISCRIMINATIONS

En France, on dirait qu’à chaque jour suffit sa haine. Un jour, tous les chômeurs sont accusés d’être des fainéants qui ruineraient le pays, le suivant ce sont les étrangers qui menaceraient nos valeurs, nos emplois, nos familles. Pendant que le gouvernement garantit les milliards de ses copains patrons et banquiers, certains de ses ministres ont pour seule mission que nous dresser contre nos voisins.

Ils sèment la haine et menacent le vivre ensemble pour masquer l’exploitation. C’est une atteinte profonde à l’égalité des femmes et des hommes car étudier, travailler, se déplacer n’ont aucun rapport avec la nationalité, le sexe, l’origine ou la couleur de peau. Nos différences ne sont pas des obstacles ! L’émancipation de chacun, notre épanouissement, dépasser les contraintes et les oppositions du quotidien, c’est permettre l’émancipation de tous. Disposer de son corps notamment pour les jeunes filles par l’accès à la contraception, la régularisation de tous les sans-papiers, le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, travailler sur les représentations qui créent la violence et les discriminations envers les femmes, les homosexuels, les immigrés, condamner sans faiblir tous les propos racistes. Tout cela, c’est renouveler, redonner du sens à l’égalité et à la fraternité. C’est -avancer vers une citoyenneté pleine et entière dans tous nos lieux de vie. Pour que l’égalité soit une réalité pour tous, tous les jours et ne reste pas lettre morte dans un texte de loi.

Léo Giap

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ÉRADIQUER LA PRÉCARITÉ !

La logique capitaliste impose à l’ensemble de la jeunesse une période de précarité avant, peut-être, une insertion professionnelle durable. En moyenne l’accès à un emploi stable a lieu aujourd’hui à partir de 27 ans en France.

Alors la jeunesse, au lieu d’être synonyme de découverte, d’émancipation, de construction personnelle et collective, se réduit à la période où s’impose la loi du « chacun pour soi ». Contrainte de se faufiler au travers des sélections tout au long de l’éducation, la vie, ou plutôt la survie, s’organise autour de stratégies d’adaptation à la précarité et à l’austérité.

Faire progresser les droits de tous les salariés

Dans cette campagne électorale, le débat est ouvert : faut-il poursuivre cette logique ? Faut-il encore inventer des nouveaux contrats spécifiques aux jeunes ? Jusqu’ici, plus les jeunes sont sortis du droit commun, plus leur situation s’aggrave et plus celle de l’ensemble des salariés régresse.

Dans les faits, les stages et l’alternance ont massivement été détournés de leur vocation. Il faut leur redonner tout leur sens pédagogique et concrétiser les engagements de tutorats et de formation. Le recours systématique et abusif aux CDD et à l’intérim peut être enrayé dans les entreprises. Le défi est bien de sortir les jeunes de leur situation de faiblesse face aux employeurs (« accepte un stage ou va voir ailleurs »). Or, leur garantir des ressources pour vivre, éradique du même coup l’obligation d’accepter n’importe quelles conditions pour survivre ou étudier.

Estelle Brousse

LA RÉUSSITE DE TOUS, UNE NOUVELLE AMBITION

Suppressions de postes, fermetures de filières, classes surchargées, répression ou intimidation des lycéens qui s’engagent : pour le gouvernement, l’éducation doit être soumise aux intérêts des entreprises. Comme pour la réforme des universités, les financements diminuent et les entreprises dictent les programmes.

Résultat : les inégalités sont renforcées et de nombreux jeunes arrêtent les études faute d’argent.

4 priorités pour tout changer

Pour sortir l’école des inégalités, 4 priorités sont incontournables: former tout le monde dans de bonnes conditions, permettre à chacun de choisir son parcours y compris grâce une allocation pour ne plus être contraint de bosser en même temps que ses études, développer l’intervention des élèves et étudiants dans leur formation et la vie de leur établissement tout au long de leurs études, développer la qualité des contenus des enseignements et varier les formes de diffusion des savoirs. Il faut aussi que soient respectés tous les droits des jeunes en formation professionnelle.

Ça change quoi, concrètement ?

Ça permet à chacun de ne pas s’orienter à l’aveuglette ou sans avoir le choix, de réussir ses études sans être en concurrence avec les autres, de développer son esprit critique et d’accéder à un travail épanouissant et justement payé. C’est sûr que la droite et le patronat ne souhaitent pas vraiment que les jeunes décident de leur avenir…

Linda Guardiola

EN 2012 : À NOUS DE JOUER

février 21, 2012 by  
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Déjà plusieurs candidats ont annoncé que la thématique de la jeunesse serait au cœur de leurs programmes. Mais plus que des mots ou des déclarations d’intention qui n’engagent que ceux qui les croient, les jeunes ont besoin de s’emparer des questions qui les concernent.

pas consLe bilan de quatre ans et demi de sarkozyme est édifiant. Toutes les générations, des plus jeunes aux retraités en passant par les salariés ou les privés d’emplois, ont été touchées par cette politique qui vise à nous précariser toujours plus.

Pourquoi ? Pour répondre aux besoins des marchés et aux injonctions des agences de notation, plutôt qu’aux besoins humains et au progrès sociaux.

Le but ? Que ceux qui sont déjà les plus riches, une minorité, continuent à s’engraisser, sur le dos de la majorité, c’est-à-dire nous.

Les premières victimes ? Evidemment les jeunes. Avec la casse de l’éducation de la maternelle à l’université. Avec la multiplication des contrats bidons sur le marché du travail. Ou encore avec le non-paiement des bourses dernièrement.

La question de la jeunesse au cœur du débat de 2012.

Agir en partant de nos réalités, de nos préoccupations du quotidien, de nos luttes pour construire des réponses qui correspondent à nos attentes, à nos aspirations et même à nos rêves, voici de quoi nous avons besoin. Les jeunes communistes prennent ce chemin, en luttant pour les transports en Seine Maritime et en Seine Saint Denis, pour la gratuité des manuels scolaires dans le Pas-de-Calais, contre la fermeture des centres IVG à Paris… Pendant toute la campagne

présidentielle, partout en France, ils exigeront un statut social pour les jeunes qui réponde à tous nos besoins en matière d’éducation, d’emploi, d’accès à la santé, à la culture, aux transports, au logement, à la citoyenneté…

Pour que la riposte soit de taille face aux défis immenses qui nous attendent aujourd’hui et demain, l’engagement doit être massif. C’est pour cela, que les jeunes communistes ont décidé d’ouvrir des espaces de discussions et d’actions, au plus près de la vie des jeunes, dans les lycées, les facs, les quartiers, les foyers jeunes travailleurs.

En 2012, envahir le terrain politique c’est mettre au cœur du débat nos luttes et construire collectivement des propositions. Pour changer la vie et la société, il faut être bien plus acteur que spectateur. C’est à nous de jouer !

Fabien Gay

DE LA RUE AUX URNES : FAIRE DU VOTE UNE ARME DE CONSTRUCTION MASSIVE

février 21, 2012 by  
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Au printemps prochain, se tiendront les deux principales élections de notre système politique : la présidentielle les 22 avril et 6 mai et les législatives en juin.

de la rue aux urnes

A l’heure où des peuples gagnent le droit d’élire démocratiquement de nouveaux gouvernements, en occident les tenants de l’ordre établi, les grands dirigeants des gouvernements et des banques ont peur, peur des peuples et de la démocratie. En Grèce, en Italie les nouveaux gouvernements ne prennent même plus la peine d’être élus mais sont nommés et composés de technocrates de la finance. A qui le tour ?

Mais ne croyons pas la formule qui veut que « le peuple ne commande pas, il choisit ses chefs ». Bien au contraire, les principes fondateurs de notre droit et de notre Constitution mettent en exergues le « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Mais à nouveau, est martelée l’idée que ces élections sont le temps d’une « rencontre entre un homme et la nation ». Passons sur le sexisme, même si il y aurait beaucoup à en dire. « Il n’est pas de sauveur suprême » dit la chanson, et beaucoup aujourd’hui regardent avec distance le spectacle qui s’affiche sur nos écrans. Pour plus d’un jeune sur deux, la campagne qui a débuté n’aborde pas les questions qui nous concernent (sondage Anacej/Ifop). Le chômage, la précarité ne laissent pas croire à un avenir meilleur. Et pourtant partout les jeunes se mobilisent pour leurs bourses étudiantes, pour un emploi stable et bien rémunéré, pour une éducation de qualité.

Redonner sa place au peuple

Faire de la politique autrement c’est faire, sans attendre avril 2012, de ces luttes des tremplins pour changer les choses. C’est poser clairement l’ambition d’une démocratie nouvelle avec une 6e République qui intègre à tous les niveaux les citoyens aux prises de décisions. Bref, faire de la politique autrement c’est redonner toute sa place au peuple dans le débat public.

C’est l’expérience que propose le Front de Gauche dans cette campagne : ouvrir en grand des espaces militants pour envahir le terrain politique. Partout en France s’organisent des assemblées citoyennes, dans les quartiers, les entreprises, auprès des usagers des services publics. L’objectif : sortir du carcan de la pensée unique, du matraquage médiatique et redonner toute sa place à la discussion et à l’action. L’ambition d’un sursaut démocratique et social salutaire à l’heure de la dictature des marchés financiers.

Renaud Boissac

Moody’s sous pression

octobre 25, 2011 by  
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moodysHier les locaux de l’antenne française de l’agence de notation Moody’s ont vu défilé jeunes et militants  venus dire leur refus d’être pris en otage.

Moody’s c’est l’agence de notation qui, la semaine dernière, déclarait mettre sous surveillance la France pour s’assurer que la politique d’austérité soit effectivement menée. Une injonction à se soumettre aux marchés financiers adressée au pouvoir politique – et donc au pouvoir de décision de chacun d’entre nous – que dénoncent nombre de personnes à commencer par celles mobilisées le 27 septembre pour défendre l’accès à une éducation de qualité pour tous, les 11 et 15 octobre contre l’austérité.

pierric« Casse de l’éducation, de la santé, chômage et précarité pour les jeunes… c’est ça l’avenir dont rêve  Moody’s et que nous réserve le gouvernement Sarkozy» déclarait, hier devant l’agence, Pierric Annoot, secrétaire général du MJCF, entouré de la cinquantaine de jeunes communistes venus au pied levé.  Après les envahissements de Jean Luc Mélenchon puis du collectif « Sauvons les riches » d’Europe Ecologie, les jeunes communistes ont trouvé portes closes et sécurmoodystueisées par des vigiles. Pour Pierric, c’est « le signe que la pression commence à monter, que la mobilisation leur fait peur ».

Alors pour « ne rien lâcher et les faire plier » ils ont appelé tous les indignés de France, tous ceux qui en ont ras le bol, à « se rassembler devant l’agence jeudi à 18h30 avec le parti communiste puis tous les lundis, toujours plus nombreux » mais également à venir camper dans le square Louis XVI en face de l’agence « pour couper la tête du pouvoir financier ».

Cynthia Traoré

Dans les rues de France le 15 octobre…

octobre 15, 2011 by  
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15oct

Dès le mois de juin, des organisations de jeunes se sont mis au travail autour de l’appel « Les jeunes ne paieront pas leur crise » (voir l’article « Un collectif pour résister ») pour que partout en France aient lieu des actions contre l’austérité ce 15 octobre. Suite aux grosses mobilisations du 27 septembre, du 11 octobre et se joignant aux Indignés, elles ont ainsi apporté leur pierre à un édifice de 900 villes mobilisées à travers le monde ce week-end contre la crise, la précarité et la main mise des marchés financiers. Nos correspondants nous rapportent les événements de cette journée des quatre coins de la France.

À Paris, les jeunes font face à la bourse

parisSamedi, 14 heure, place de la Bourse, un rassemblement prend forme. Quelques minutes plus tard ce sont 300 jeunes qui sont réunis devant ce symbole de la finance à l’appel de différentes organisations de jeunes. Sur les banderoles et pancartes on peut lire « Génération Révolution » ou encore « Nous ne paierons pas la crise », la musique scande « on lâche rien ! » et laisse bientôt la place aux prises de paroles. Pierric Annoot, secrétaire général du mouvement jeunes communistes, commence par rappeler que « l’austérité, malgré ce que l’on aimerait nous faire croire, n’est pas une fatalité mais une question de priorité : nos besoins ou ceux des marchés» et que « ce sont les richesses qu’il faut partager, pas la dette ». Il est rejoint par Tina de l’UNEF qui insiste sur le fait qu’en plus d’être injuste socialement, l’austérité est

Uri Weltmann, place de la Bourse

Uri Weltmann, place de la Bourse

inefficace économiquement : « En Grèce, malgré les manif, les plans d’austérité ont été imposés et ont conduit à la régression, à la récession. » A ce propos Thomas, du MJS, dénonce le fait que là-bas « la gauche a refusé de proposer une alternative » alors qu’il faut, pour lui, « changer de bateau avant de couler avec lui ». Pour tous,

Camilla Vallejo, place de l'Hôtel de ville

Camilla Vallejo, place de l'Hôtel de ville

en France « on n’est pas épargné ». Tina rappelle qu’avec la taxe des mutuelles c’est « 13% de plus prélevés directement dans nos poches » alors qu’aujourd’hui déjà « un jeune sur deux n’a pas accès à une complémentaire ». Pour Victor de l’UNL l’austérité se traduit dans l’éducation par les suppressions de postes à cause desquelles « les lycéens ont vécu la pire rentrée de leur vie » avec des effectifs qui grimpent en flèche, des profs non remplacés et même des jeunes déscolarisés faute de place. « On rappelle ici tous ensemble que dans une démocratie, c’est le peuple qui décide et les acteurs économiques qui obéissent » et non pas l’inverse dit Raphaël de la GU ou encore  Maëlle du PG : « On doit choisir entre la bourse et la vie ». Car pour Jean-Baptiste du NPA « la révolte existe aussi en France. Des dizaines de lycées ont été bloqués depuis le 27 septembre. Les élections ne doivent pas nous faire perdre ce cadre-là pour rassembler contre le G20, pour les droits des femmes le 5 novembre… » ou encore selon Axelle des jeunes écologistes pour « créer de nouvelles solutions tous ensemble pour une société durable, juste où chacun a sa place ».

Avant de rejoindre le cortège des Indignés arrivé de la gare Saint-Lazare, Uri Weltmann, jeune communiste Israélien, a témoigné « du printemps arabe devenu été israélien ».  Devant l’Hôtel de Ville à 17 heure, où ces jeunes de la place de la bourse ont retrouvé plus d’un millier d’autres manifestants, c’est au tour de Camilia Vallejo, jeune communiste chilienne, de témoigner de la lutte dans son pays pour une éducation gratuite, publique et laïque. La solidarité internationale était assurément au rendez-vous.

Julia

Tous contre l’austérité à Rouen

Ce sont entre 600 et 700 jeunes qui se sont réunis sur la place de l’hôtel de ville de Rouen. Les organisations de jeunes qui constituaient le collectif « la retraite, une affaire de jeunes » l’année dernière se sont unies, une nouvelle fois, pour rassembler un maximum de jeunes et porter encore plus haut l’appel des Indignados espagnols.

Dette, chômage, casse de l’éducation, de l’hôpital et de l’ensemble des services publics sont les nombreux thèmesrouen qui ont été abordés lors de la table ronde à laquelle une trentaine de jeunes mais aussi des plus âgés ont pu participer. Ils ont pu exprimer leur volonté de changement, faire des propositions face à cette crise d’une ampleur inédite, construire des alternatives au capitalisme mais surtout exprimer leur ras-le bol général face à la politique du gouvernement.

Pour Pauline, lycéenne en terminale, « la crise touche tout le monde et surtout notre éducation ». Dans son lycée, des élèves qui ont raté leur bac l’année dernière n’ont pas eu le droit d’avoir une seconde chance. Alexis, jeune chômeur, est là pour donner suite aux appels des jeunes qui se sont mobilisés dans le monde entier. Les conséquences de la crise, il les ressent tous les jours pour se nourrir, se déplacer en centre ville… Michel, lui, en a marre « de voir de plus en plus de gens dans la galère ». Dans son école supérieure, qui est pourtant publique, l’État se désengage de plus en plus, poussant la direction à chercher des subventions auprès des entreprises privées.

Sous le soleil normand, une dizaine de concerts se sont enchaînés permettant à des jeunes musiciens d’exprimer artistiquement leur sentiments de colère et d’indignation : « 76 représente… bien ! Indignez-vous qui disaient! »

Arthur

L’enterrement de l’Europe des peuples à Mulhouse

mulhouseÀ Mulhouse, une trentaine de militants du MJCF et du MJS Haut-Rhin se sont rassemblés devant les marches du Temple Saint-Etienne pour dénoncer les mesures d’austérité et faire une cérémonie de « l’enterrement des peuples européens, sauvagement assassinés par les banques et les agences de notations ». Tout de noir vêtus, les jeunes, pour la plupart lycéens, ont déployé une banderole « Contre les croques morts de l’Europe : les jeunes mobilisés ».  Le coordinateur départemental du MJCF Haut-Rhin a fait un bref discours sans micro (le mégaphone semblait, lui aussi, être victime de l’austérité) pour dénoncer « le chantage inacceptable » exercé par la Troïka (BCE, UE, FMI) à l’égard des pays européens pour les pousser à « casser les droits sociaux » et souligner  les conséquences néfastes sur la jeunesse. Un journaliste de la presse régionale a même fait le déplacement pour couvrir le rassemblement.

Maxime

Dans le Nord « Austérité pour les exploiteurs, pas pour les travailleurs ! »

Photo de Nico Calvin

Photo de Nico Calvin

Suite à l’appel du collectif espagnol Democracia real ya ! à une journée de mobilisation internationale pour le 15 octobre, les Jeunes Communistes du Nord se sont rassemblés à travers tout le département. Toute la matinée ont été déployées des banderoles, comme à Cambrai ou à Seclin sur les ponts surplombants l’autoroute A1 : « Austérité pour les exploiteurs, pas pour les travailleurs ! ». Sur Lille, une diffusion massive de tracts a été organisée autour d’Euralille, troisième plus important quartier d’affaire en France. À quatorze heure, un nouveau rendez-vous Place de la République, toujours à Lille, en présence du mouvement des Indignés et de l’association Génération Palestine, a attiré près de 200 personnes. La tenue d’une table politique et une seconde diffusion de tracts, ont permis de nouvelles rencontres et des prises de contacts, marquant la bonne représentation politique et un bon accueil de la JC.

Nico Calvin

Colère contre l’Europe du fric à Strasbourg

strasbourgPrès de 100 personnes se sont rassemblées devant le Parlement européen à l’appel des jeunes communistes et du collectif «  jeunes, debout contre l’austérité ».  Bruxelles, Francfort et Strasbourg : l’Europe du fric est visé par les jeunes en colère. Les jeunes communistes du Bas-Rhin ont eux choisi ce lieu symbolique de l’intégration européenne pour dénoncer  « le  rôle néfaste de l’Europe-des-patrons » dans la situation actuelle.  Il s’agit aussi d’exiger d’autres coopérations régionales mutuellement avantageuses pour les nations, ce qui suppose une rupture avec les politiques de l’Union Européenne.

Plusieurs interventions de militants et de citoyens se sont succédées. Tous  dénoncent le fait que l’UE coordonne à l’échelle du continent les plans d’austérité et impose aux peuples de véritables thérapies de chocs à l’instar de la Grèce et de l’Italie. Plusieurs retraités, venus en solidarité « pour soutenir les jeunes », dénoncent le plan Fillon qui « s’inscrit dans cette même logique de soumission aux marchés financiers et aux agences de notations ».

Plus tôt dans l’après-midi, 150 indignés se sont rassemblés place Kleber. La jonction des deux rassemblements n’a pu se faire. Pourtant nombreux sont ceux qui pensent que « la colère des indignés est légitime » et qui rappellent « la nécessaire unité des forces qui contestent les politiques au service des  spéculateurs et des requins de la finance ». Dans son intervention, le coordinateur départemental des jeunes communistes du Bas-Rhin souligne aussi l’importance d’être organisé car  « en face, nos adversaires ont une stratégie. Un parti, l’UMP. Un syndicat, le MEDEF. Un outil, les média». Et pour tous ceux qui se sont réunis devant le parlement « le 15 octobre est un premier pas qui en appelle d’autres dans les prochaines semaines ».

Antoine

À Rennes, le combat contre l’austérité au cœur de la FAC

Le 15 octobre, la ville de Rennes était le carrefour où tous les militants antinucléaire du Grand Ouest se sont retrouvés, ainsi il devenait difficile d’organiser un rassemblement contre l’austérité. Cependant les jeunes n’ont pas renoncé et plusieurs d’entre eux ont rejoint Nantes pour soutenir l’initiative qui s’y tenait. Conscient que la ville de Rennes se doit d’être un des lieux où les jeunes se réunissent pour agir contre l’austérité, le MJCF 35 a réuni un collectif d’organisations pour mener le combat en Ille-et-Vilaine. Le PG jeunes, l’UNEF, le NPA jeunes, et le MJS ont ainsi signés « l’appel du 15 octobre ». Mais la signature d’un appel n’a  pas semblé suffisante à ce collectif, une initiative forte s’invitera donc au cœur de la plus grande université de la région, puisque se tiendra Mercredi 19 octobre une grande réunion publique sur le thème «  Les jeunes ne paieront pas la crise ». Une occasion immense d’imposer, avec de nombreux jeunes, cette question de l’austérité qui noircit chaque jour un peu plus le ciel de notre avenir. Les jeunes communistes y participeront et ont déjà organisé une communication d’ampleur afin que cette date puisse permettre de créer les bases d’une dynamique combative dans tout le département.

Guénolé

Un 15 octobre offensif à Nantes

Ce samedi 15 octobre à l’initiative des jeunes communistes de Loire Atlantique, l’ensemble des organisations de jeunes du département, qu’elles soient politiques ou syndicales, ont appelé à un rassemblement sur la place Royale de Nantes. Un lieu symbolique où  de multiples succursales de banques se sont installées. C’est dans une atmosphère bon enfant qu’environ deux cent personnes, sur le modèle des indignés espagnols, se sont rassemblées pour dire « non à la dictature des marchés financiers et des banques ». « Nous ne paierons pas leur crise » voilà un slogan repris dans de nombreuses discussions avec les participants à cette initiative. Accompagnés de leurs camarades rennais, les jeunes mobilisés ont ainsi déployé des banderoles et distribué leur « appel du 15 Octobre » aux passants. Celui-ci a également été lu sur la place pour expliquer les raisons de la mobilisation et souligner la situation de précarité  qui ne cesse de s’étendre dans la jeunesse, tout particulièrement, que ce soit en France ou dans le Monde. Pour les manifestants « Ce rassemblement réussi en appelle d’autres ! »

Robin

« Le désastre du capitalisme » en spectacle à Poitiers

poitiers.jpegSamedi 15 octobre, les jeunes communistes de la Vienne ont manifesté contre l’austérité dans la ville de Poitiers. « Non à l’austérité » tel était le message qu’ils ont affiché sur les ponts grâce à leur banderole. La journée a été riche en actions puisque, en début d’après-midi, ils ont organisé un rassemblement place d’Armes, suivi d’un petit spectacle illustrant « le désastre du capitalisme », réalisé pour interpeller les passants. La foule n’était pas des plus dense mais les jeunes manifestants sont «motivés » et décidés à « ne rien lâcher ! » car pour eux « ce n’est qu’un début ».

Camille

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