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	<title>L&#039;Avant-Garde &#187; lutte</title>
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	<description>Journal du mouvement jeunes communistes</description>
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		<title>VIVE LE TRAVAIL 7 JOURS SUR 7 !</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 08:51:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorène Barillot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La nouvelle proposition de loi UMP pour autoriser le travail le dimanche sera examinée le 6 juillet.
Il existait des dérogations qui autorisaient le travail du dimanche. Le nouveau projet les étend largement. La proposition de loi vise de fait à la disparition du droit au repos hebdomadaire dominical, droit acquis au début du siècle dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle proposition de loi UMP pour autoriser le travail le dimanche sera examinée le 6 juillet.<span id="more-92"></span><br />
Il existait des dérogations qui autorisaient le travail du dimanche. Le nouveau projet les étend largement. La proposition de loi vise de fait à la disparition du droit au repos hebdomadaire dominical, droit acquis au début du siècle dernier avec le vote de la loi du 13 juillet 1906.<br />
<a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/Image-6.png"><img class="alignnone size-full wp-image-93" title="Image 6" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/Image-6.png" alt="Image 6" width="476" height="267" /></a><br />
<strong>Le dimanche devient un jour comme les autres</strong><br />
Par l’intermédiaire de cette proposition de loi, les députés UMP à la solde de la bourgeoisie souhaitent remodeler la société pour répondre uniquement à leurs intérêts. Ils nous racontent chaque jour que les salariés se plaisent à être employés le dimanche sur la base du volontariat, que cela leur permet de gagner plus. Mais en réalité, pour de nombreux travailleurs, il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus, mais tout simplement de travailler pour avoir un salaire décent, afin de pouvoir vivre dignement. La question n’est donc pas de déréglementer un peu plus le travail, mais d’augmenter les salaires.<br />
De plus, en étendant le travail du dimanche, la majoration du salaire risque de disparaître et le dimanche deviendra ainsi un jour comme les autres. Bien au contraire, le repos dominical est et doit rester un repère collectif dans la société. Il permet de structurer, socialement et économiquement. S’il est nécessaire de permettre aux populations d’avoir des loisirs, de se cultiver, ou de voyager le dimanche, cela ne doit pas servir de prétexte à étendre le travail du dimanche à l’ensemble des secteurs.<br />
C’est bien en donnant des règles collectives que nous pourrons renforcer les liens sociaux au sein de cette société qui a bien besoin de retrouver des valeurs de solidarité. C’est en renforçant les garanties collectives pour les salariés, que nous pourrons dans le même temps assurer leur liberté individuelle et collective, à commencer par celle d’avoir un travail et de pouvoir en vivre décemment. Le travail dominical reste incontournable pour les secteurs de l&#8217;information, de la santé, de la restauration, des transports, des activités sportives et culturelles, dans certaines industries, pour des raisons techniques ou encore dans certains commerces. La loi en détermine déjà un certain nombre. Au-delà, aucune raison, qu’elle soit économique ou sociale, ne justifie un élargissement des dérogations déjà nombreuses sur le travail du dimanche.</p>
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		<title>Lutte des genres, lutte des classes</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 09:42:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lorène Barillot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des centaines de milliers de personnes ont défilé le 27 juin à Paris et à Berlin pour la Marche des Fiertés, 40 ans après une émeute à New York qui marqua le début du mouvement pour l&#8217;égalité des droits avec les hétérosexuels. De plus en plus de monde défilent chaque année, de plus en plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des centaines de milliers de personnes ont défilé le 27 juin à Paris et à Berlin pour la Marche des Fiertés, 40 ans après une émeute à New York qui marqua le début du mouvement pour l&#8217;égalité des droits avec les hétérosexuels. De plus en plus de monde défilent chaque année, de plus en plus d’hétérosexuels s’intéressent à la question de l’homosexualité et de la transsexualité, et il semble de plus en plus mal vu, aujourd’hui, d’affirmer qu’on est homophobe.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le combat est loin d’être gagné pour tous les gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels, qui, faisant partie des plus discriminés dans notre société, font partie des plus précarisés. Les lesbiennes par exemple, discriminées d’abord à l’embauche, puis stigmatisées au sein de leur entreprise, connaissent une double peine.<br />
Le taux de suicide chez les homosexuels et les transexuels est par ailleurs toujours trop élevé, dans notre société dont le modèle social n’est pas assez positif pour qu’ils s’y sentent bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que la question est pleinement sociale. Se penser homme ou femme, se penser dans un genre, c’est se penser dans un habit que la société et l’Etat voudront nous faire porter.<br />
La société d’abord, parce que la question minoritaire ne touche pas les seules minorités. Nous avons, inconsciemment ou non, l’idée que, si toutes les autres normes relèvent de la sphère politique, les normes sexuelles, elles, demeureraient naturelles. Tout le monde aurait donc son mot à dire. Mais doit-on considérer que les questions sexuelles, qu’il s’agisse de genre ou de sexualité, de mariage ou de famille, de filiation ou de reproduction, échappent à la délibération démocratique? Peut-on soutenir l’idée que tout est politique, sauf l’ordre sexuel, qui transcenderait la politique?<br />
L’Etat ensuite, parce que la question sexuelle, en tant qu’enjeu politique, concerne aussi les institutions. Aujourd’hui, l’Etat français est tellement homophobe et transphobe qu’on en vient à se féliciter quand le Ministère de la Santé retire la transsexualité de la liste des maladies mentales. Ce qui est certes déjà bien, mais loin d’être suffisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons assisté à ce qu’on appelle l’inversion de la question homosexuelle, maintenant il s’agit d’y répondre. On se demandait hier encore : comment peut-on être homosexuel ? Aujourd’hui, on se pose de plus en plus la question inverse : comment peut-on être homophobe ? De manière générale, ce n’est plus tant la société qui interroge l’homosexualité, que l’homosexualité qui soumet la société à la question.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas ici de porter des revendications communautaristes. Les interrogations sur le genre sont des éléments qui rejaillissent sur la place que chacun veut ou doit occuper dans la société. Il s’agit, comme pour le féminisme, de lutter contre les inégalités, contre la conception de l’être humain comme seul organe de reproduction, de production. Il s’agit, parallèlement à notre combat contre le capitalisme, de lutter contre la seule valorisation de la performance.</p>
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