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	<title>L&#039;Avant-Garde &#187; loisirs/culture</title>
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	<description>Journal du mouvement jeunes communistes</description>
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		<title>OCTOBRE NOIR : une BD de Didier Daeninckx et Mako</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 14:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[ 



Didier Daeninckx et Mako viennent juste de publier, une bande dessinée intitulée Octobre noir.  Elle retrace quelques jours de la vie d’un jeune Algérien dans la  France d’octobre 1961. Inspirée de l’histoire de Fatima Bédar, la plus  jeune tuée de cette nuit de cauchemar, la BD dresse le portrait d’une  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/octobre-noir.jpg"><img class="size-full wp-image-1529 alignleft" title="octobre noir" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/octobre-noir.jpg" alt="octobre noir" width="228" height="314" /></a><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Didier Daeninckx et Mako viennent juste de publier, une bande dessinée intitulée <em>Octobre noir</em>.  Elle retrace quelques jours de la vie d’un jeune Algérien dans la  France d’octobre 1961. Inspirée de l’histoire de Fatima Bédar, la plus  jeune tuée de cette nuit de cauchemar, la BD dresse le portrait d’une  France divisée, dévorée par la haine et la guerre. Entre « Vinc » et  Mohand, c’est aussi l’histoire d’une population aux identités multiples  et qui refuse de se laisser enfermer. 13€50, aux éditions Ad Libris.</strong></p>
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		<title>MEMOIRE : LE MASSACRE DU 17 OCTOBRE</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 14:34:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>

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		<description><![CDATA[D’octobre 1961 à octobre 2011, cinquante ans se sont écoulés. Un demi-siècle après le massacre de centaines de « Français musulmans d’Algérie » (les « FMA »), le racisme institutionnel continue de faire des morts. Avant Garde revient à l’occasion de ce tragique anniversaire sur une journée qu’on voudrait nous faire oublier.
En 1961, les négociations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/manif-oct-61.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1526" title="manif oct 61" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/manif-oct-61.jpg" alt="manif oct 61" width="143" height="160" /></a>D’octobre 1961 à octobre 2011, cinquante ans se sont écoulés. Un demi-siècle après le massacre de centaines de « Français musulmans d’Algérie » (les « FMA »), le racisme institutionnel continue de faire des morts. <em>Avant Garde</em> revient à l’occasion de ce tragique anniversaire sur une journée qu’on voudrait nous faire oublier.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>E</strong>n 1961, les négociations sont lancées entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne (bras politique du Front de Libération National, FLN). Il ne fait d’ailleurs presque aucun doute qu’elles vont aboutir rapidement. Les Algériens n’en restent pas moins vus comme des terroristes potentiels et les violences policières s’ajoutent à la misère dans les hôtels meublés de Paris et les bidonvilles de banlieue. L’OAS (Organisation Armée Secrète, partisans de l’Algérie française) ratonne à tour de bras, plastique les habitations de ces « Français musulmans ». En août 1961, De Gaulle compte reprendre la main dans les négociations en durcissant encore la répression. Ce geste porte le FLN à relancer une vague d’attentats tuant une dizaine de policiers.</p>
<p style="text-align: justify;">La tension est à son comble début octobre et le préfet Papon décide de rétablir le couvre-feu pour les « musulmans ». Cette mesure raciste et indigne sera celle de trop pour le FLN qui décide d’une grande manifestation publique, le 17 octobre 1961.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>17 octobre 1961</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce jour-là, sous une pluie d’automne, près de 30 000 Algériens se sont donné rendez-vous pour un boycott collectif du couvre-feu. Des cadres du FLN fouillent les participants pour éviter toute présence d’armes dans les cortèges. Les manifestants ont revêtu leur habit du dimanche et se rendent vers les différents points de rendez-vous, à Saint-Michel, à l’Étoile et sur les grands boulevards. La police, avertie de la décision du FLN, se déploie de manière à interpeller chaque participant supposé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le piège est en place et dès 17 heures le massacre peut commencer. Hommes, femmes, parfois mineurs, sont accueillis par une pluie de coups de matraque. À la tête, aux jambes, au ventre, ils sont systématiquement battus. Au pont de Neuilly, sur le boulevard Poissonnière, des coups de feu retentissent. Aucun policier ne sera tué. Les Algériens, eux, payeront le prix de leur audace. Pendant toute la nuit, c’est une véritable chasse qui s’opère dans les rues de Paris. Les prisonniers, plus de10 000, sont entassés dans des bus et conduits au palais des sports de la porte de Versailles, au stade de Coubertin ou dans la cour de la préfecture. Les meurtres sont camouflés, comme celui de la jeune Fatima Bédar (15 ans) dont l’assassinat sera maquillé en suicide (cf. <em>OCTOBRE NOIR : une BD de Didier Daeninckx et Mako</em>). Ainsi, malgré les corps repêchés dans la Seine ou gisant sur les boulevards de la capitale, la préfecture de police reconnaîtra seulement trois décès et aucun responsable ne sera inquiété.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>17 octobre 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, la haine refait surface et le gouvernement rejoue la carte de l’ennemi de l’intérieur. De plus en plus, l’« autre » est vécu comme un agresseur, le musulman un terroriste, l’Asiatique un envahisseur, l’Africain, le Roumain, le chômeur et le jeune prêts à vous agresser. En 1961, c’est le racisme ordinaire, institutionnalisé, qui a mené à la mort les manifestants algériens. C’est un racisme instrumentalisé, utilisé par les politiques qui s’est déchaîné et conduit au massacre du 17 octobre et tout au long des mois qui suivirent jusqu&#8217;à Charonne en février 1962. 50 ans se sont écoulés, ce bout d’histoire de France a été remisé aux oubliettes et le pouvoir continue de jouer avec la haine, de faire peser la responsabilité de ses échecs sur les épaules de l’immigré, de l’assisté, du sauvageon. Inutile de faire ici la litanie des lois et déclarations du gouvernement qui exacerbent la méfiance et la suspicion. Le « diviser pour mieux régner » a un prix, pas toujours symbolique, le 17 octobre 1961 ce fut le sang des « FMA ».</p>
<p style="text-align: right;">Julien Attal</p>
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		<title>Balbino Medellin : UN ARTISTE POPULAIRE À PLUS D’UN TITRE</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 14:20:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après « Gitan de Paname » et « Le soleil et l’ouvrier », Balbino Medellin sortira en septembre 2011 son 3e album avec, il nous le garantit, toujours le même besoin de chanter une réalité, celle des classes populaires. Rencontre avec cet artiste qui, bien qu&#8217;il ait fait son chemin, se décrit toujours comme un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/balbino.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1393" title="balbino" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/balbino.jpg" alt="balbino" width="160" height="108" /></a>Après « Gitan de Paname » et « Le soleil et l’ouvrier », Balbino Medellin sortira en septembre 2011 son 3e album avec, il nous le garantit, toujours le même besoin de chanter une réalité, celle des classes populaires. Rencontre avec cet artiste qui, bien qu&#8217;il ait fait son chemin, se décrit toujours comme un chanteur de rue.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Tu es jeune, ta musique est atypique et tu chantes la réalité sociale qui t&#8217;entoure. A priori ça ne correspond pas à ce qui se vend aujourd&#8217;hui. Comment traces-tu ta route ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Balbino Medellin : </strong>C&#8217;est vrai que je ne corresponds pas vraiment aux critères actuels. Mais, même s&#8217;ils sont en haut de l&#8217;affiche, beaucoup d&#8217;artistes énervent les gens. La première raison c&#8217;est qu&#8217;ils parlent souvent de ce qu&#8217;ils ne vivent pas eux-mêmes, l&#8217;autre c&#8217;est qu&#8217;ils ont du mépris pour ceux à qui ils s&#8217;adressent. Si certains veulent faire de la variété, c&#8217;est normal il faut de tout dans la musique mais alors qu&#8217;ils ne se posent pas en donneurs de leçons. Moi je chante ce que je connais, point barre. Je ne me prends pas pour un chanteur engagé. Quand j&#8217;écris c&#8217;est comme devant un miroir sans tain : je raconte une réalité que je vis et j&#8217;essaie de faire en sorte que les gens se reconnaissent dedans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde: Tu décris une réalité sociale difficile mais tu y intègres beaucoup de sentiments&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Balbino Medellin : </strong>Mais c&#8217;est une réalité ! Même si le tableau est noir dans les classes populaires, on retrouve énormément d&#8217;amour, de fraternité et dans la société actuelle qui met en compétition les gens, qui les contraint à la rentabilité, qui les oppresse, c&#8217;est un espoir. Il y a une poésie dans ce monde du travail, dans ces quartiers&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde</strong> <strong>: Pour toi, il existe encore aujourd&#8217;hui une culture populaire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Balbino Medellin : </strong>Bien sûr ! Elle est présente à tous les coins de rue. Mais il faut la faire vivre, la mettre en avant. Votre journal, par exemple, c&#8217;est un moyen de lui donner de l&#8217;importance contrairement aux grands médias qui l&#8217;étouffent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde: Tu dresses un tableau sombre dans</strong><strong> </strong><strong>tes chansons, y a-t-il un espoir de changement?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Balbino Medellin : </strong>On vit dans une ère où l&#8217;image est reine. Tout est en fonction de l&#8217;image. Sauf que les gens en ont marre, ils ne croient plus en ces dirigeants politiques&#8230; ils ont été trop déçus. Ce qui est sûr c&#8217;est qu&#8217;il faut en finir avec la droite car ce n&#8217;est pas fait pour nous, ceux qui vivent mal, ceux qui galèrent. Le seul espoir c&#8217;est que le changement vienne du peuple.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde: Ta musique, elle peut jouer un rôle ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Balbino Medellin: </strong>Mes chansons ne vont pas changer le monde ni même la France. Mais j&#8217;essaie de faire en sorte qu&#8217;il n&#8217;y ait pas des millions de gens qui vivent la même galère et qui ont l&#8217;impression d&#8217;être tout seuls. Aujourd&#8217;hui c&#8217;est le cas. Les retours que j&#8217;ai eus de la part du public vont dans ce sens : les gens me disent qu&#8217;ils se reconnaissent dans ce que je chante et ils se sentent peut-être moins isolés. Mon seul but c&#8217;est ça, tisser et recréer des liens sociaux et humains entre ces gens qui sont comme moi. Et si, au passage, ça peut apaiser quelques maux&#8230;</p>
<p align="right">Propos recueillis par Guénolé Fournet</p>
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		<title></title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 14:13:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet été, Avant Garde te propose ses mots croisés.
Petite astuce : rien de tel que de lire les articles pour trouver les solutions !

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mc.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1386" title="mc" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mc.jpg" alt="mc" width="160" height="91" /></a>Cet été, Avant Garde te propose ses mots croisés.</p>
<p>Petite astuce : rien de tel que de lire les articles pour trouver les solutions !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mots-croises1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1387" title="mots croises1" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mots-croises1.jpg" alt="mots croises1" width="509" height="376" /></a></p>
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		<title>VACANCES : J’VEUX DU SOLEIL !</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 14:05:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des jeunes]]></category>

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		<description><![CDATA[1 Français sur 4 ne devrait pas partir du tout en vacances cette année (selon enquête OpinionWay). Pour ceux qui ont cette chance, en 2011, le budget est encore plus serré notamment pour les jeunes.
Faute de moyens, ces derniers sont de moins en moins nombreux à pouvoir faire leurs valises. En 2010 déjà, les 16-25 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong></strong><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/vacances1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1382" title="vacances" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/vacances1.jpg" alt="vacances" width="160" height="137" /></a>1 Français sur 4 ne devrait pas partir du tout en vacances cette année (selon enquête OpinionWay). Pour ceux qui ont cette chance, en 2011, le budget est encore plus serré notamment pour les jeunes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>F</strong>aute de moyens, ces derniers sont de moins en moins nombreux à pouvoir faire leurs valises. En 2010 déjà, les 16-25 ans sont partis moins souvent en vacances que le reste de la population. Ceux qui peuvent partir privilégient d’abord le repos et les relations sociales puis, dans une moindre mesure, la pratique d’activités sportives et culturelles. Le tout avec un budget réduit par rapport à l’année dernière pour 1 jeune sur 2 (environs 430€ contre 560 en moyenne). D’ailleurs, près de la moitié d’entre eux ne part qu’une semaine cet été et 3 jeunes vacanciers sur 4 partent en France et privilégient, comme l’ensemble de la population, l’hébergement bon marché (camping) voire gratuit (parents ou amis).</p>
<p style="text-align: justify;">Les jeunes qui ne partent pas sont, bien sûr, essentiellement les moins favorisés. Que ce soient ceux qui vivent avec leurs parents ou ceux qui ont déjà pris une certaine autonomie, c’est toujours le compte en banque qui commande ! En effet, les jeunes de 16 à 25 ans qui ne partent pas en vacances invoquent essentiellement des raisons financières.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les jeunes privés de repos estival, il existe une autre catégorie et pas des moindres : les saisonniers. Pour gagner un peu d’argent, payer les études… certains doivent travailler durant l’été. Leur précarité dans ce genre de petits boulots et la méconnaissance de leurs droits conduisent à de nombreux abus : horaires interminables, bas salaires, non paiement des heures supplémentaires, absence de repos, licenciements abusifs, conditions d’hygiène et de sécurité déplorables… Des employeurs peu scrupuleux profitent ainsi d’une main d’œuvre malléable à souhait et beaucoup de jeunes se sentent seuls dans cette jungle du travail saisonnier. Un premier contact des plus rudes avec le monde du travail qui ne laisse que peu de temps et de moyens pour profiter des « grandes vacances ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la solidarité s’organise. Des journées à la mer du PCF aux dispositifs d’accueil des saisonniers de la JOC en passant par la campagne « les vacances, ce n’est pas du luxe ! » du Secours Populaire et les multiples initiatives des jeunes communistes (voyages, camps d’été, formation, sport…) : les rendez-vous sont nombreux en 2011&#8230;</p>
<p align="right">Maud Cabanne</p>
]]></content:encoded>
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		<title>We Want Sex…Equality</title>
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		<pubDate>Tue, 10 May 2011 10:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Questions de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>

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		<description><![CDATA[We Want Sex Equality est sorti, en France, le Mercredi 9 Mars 2011, au lendemain de la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, et ce n’est pas une coïncidence ! Cette fiction relate l&#8217;histoire véridique d&#8217;un soulèvement de 183 ouvrières des usines Ford survenu en 1968 à Dagenham, dans la Banlieue Est de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1154" title="sexequality 1" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-1.jpg" alt="sexequality 1" width="120" height="160" /></a>We Want Sex Equality</em></strong><strong> est sorti, en France, le Mercredi 9 Mars 2011, au </strong><strong>lendemain de la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, et ce n’est pas une coïncidence ! Cette fiction relate l&#8217;histoire véridique d&#8217;un soulèvement de 183 ouvrières des usines Ford survenu en 1968 à Dagenham, dans la Banlieue Est de Londres. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement de contestation des ouvrières de Dagenham s’est très vite élargi, dans les revendications comme dans la mobilisation. Au début, les ouvrières ne demandaient qu’une simple reconnaissance interne de la valeur de leur travail. Puis, elles décident d’exiger l’égalité salariale entre femmes et hommes : à travail égal, salaire égal. Leur demande crée un vrai scandale, y compris dans les syndicats de gauche qui craignent que cela freine et concurrence les revendications des hommes. Les femmes de Dagenham ne fléchissent pas et continuent leur grève. Leur mouvement a très vite des répercussions au niveau mondial.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une histoire détonante</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la première fois, 183 ouvrières &#8211; couturières qualifiées pour assembler le revêtement des sièges de voitures &#8211; font grève pendant trois mois. Leur salaire était de 15% inférieur à celui de leurs collègues masculins non qualifiés. Avec tout le mépris et les blagues grossières habituelles, la presse s’emparent de cette situation inédite. Le mouvement de grève des ouvrières est rebaptisé par la presse « l&#8217;armée des jupons » (<em>Petticoat army</em>). Mais le mépris des médias ne fait pas fléchir ces ouvrières déterminées à obtenir ce qui leur paraît naturel : l’égalité salariale entre les femmes et les hommes !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1155" title="sexequality 3" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-3-300x141.jpg" alt="sexequality 3" width="300" height="141" /></a>A l’époque, le secrétaire à l&#8217;emploi et à la productivité est une femme : Barbara Castle. C’est la première femme politique à exercer un poste de premier plan. Elle est surnommée « Battling Barbara », <em>Barbara la lutteuse</em>, en raison de sa détermination. Barbara Castle lutte pour le droit des femmes, mais refuse d&#8217;être étiquetée féministe. Le 28 juin 1968, elle rencontre les ouvrières de Dagenham. Cette rencontre débouche sur l&#8217;augmentation immédiate de leur salaire et sur la création d&#8217;une loi pour l&#8217;égalité salariale, en 1969. Victoire des femmes du Dagenham, victoire de toutes les femmes britanniques, de toutes les femmes du monde ! Leur lutte et leur victoire a, en effet, un impact considérable sur la situation des femmes, qu’elles soient britanniques ou non.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un film digne du savoir faire britannique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce film, digne du savoir faire britannique et indéniablement de gauche, est traité de la manière la plus traditionnelle : reconstitution impeccable de l’époque, excellente distribution des comédien-nes, musique d’appoint, sens de la complexité des situations, humour anglais, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réalisateur, Nigel Cole, réalisateur de <em>Calendar Girls</em>, a grandi dans la région de Dagenham, à l’époque de ces fameuses grèves. Les producteurs ont pensé qu’il serait le mieux à même de raconter ce fabuleux moment historique et d’approcher au plus près la réalité de cette époque. L’œuvre s’est aussi construite à partir de témoignages : ouvrières grévistes, population et ouvriers.<a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-2.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1156" title="sexequality 2" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sexequality-2-300x199.jpg" alt="sexequality 2" width="300" height="199" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le titre du film est lui-même basé sur la réalité. Il fait référence à une anecdote assez amusante. En Juin 1968, les ouvrières manifestent devant le parlement, afin de se faire entendre par Barbara Castle. Une de leurs banderoles se déploie mal et ne laisse apparaître que « we want sex », cachant ainsi « equality ». La banderole perd tout son sens politique et les ouvrières se font klaxonner par de joyeux automobilistes, des hommes, bien entendu.</p>
<p style="text-align: justify;">Les producteurs ont tenté d’être le plus fidèle possible à la réalité. Seul Rita, l’héroïne, est purement fictionnelle. Ce personnage a été créé afin d’éviter une œuvre trop intimiste. Au lieu de s&#8217;arrêter au vécu d’une seule ouvrière, Rita a été construite à partir du témoignage de deux ou trois femmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce qui fait, avant tout, le succès du film, c’est le scénario. Il n’oublie pas les retombées de la grève sur les patrons, mais aussi sur les maris, les familles et les syndicats qui n’avaient pas inclus cette lutte dans leurs revendications.</p>
<p style="text-align: justify;">A quand l’application de la loi pour une véritable égalité salariale en France ? Un film à voir, pour prendre un bon bol d’air, se motiver, avant, peut-être, de lancer un mouvement similaire !</p>
<p style="text-align: right;">Gwenn Herbin</p>
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		<title>Accès au sport : l’enjeu d’un match historique</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 17:23:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Le sport, c’est l’art de se déporter, de se dépasser, de mouvoir son corps dans un esprit de loisir*. C’est avant tout une activité récréative (avant le XIXe siècle on parle même de jeux). Et pourtant, nombreux sont ceux qui veulent en faire une marchandise comme une autre, de laquelle on peut tirer profit.
Dès l’antiquité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/foot.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-857" title="foot" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/foot.jpg" alt="foot" width="160" height="117" /></a>Le sport, c’est l’art de se déporter, de se dépasser, de mouvoir son corps dans un esprit de loisir*. C’est avant tout une activité récréative (avant le XIXe siècle on parle même de jeux). Et pourtant, nombreux sont ceux qui veulent en faire une marchandise comme une autre, de laquelle on peut tirer profit.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dès l’antiquité, les gladiateurs, les courses, la lutte, etc. sont des activités pratiquées principalement sous forme de divertissements pour les spectateurs. Le gladiateur est un esclave qui attend une mort proche dans l’arène, pour le bénéfice de son lanista et des patriciens romains. <em>Panem et circenses</em> (du pain et des jeux), disait Juvénal à propos d’une société romaine qu’il voyait comme décadente, serait-ce la vision « moderne » du sport dans une démocratie en perdition ? Lors de l’essor de ces activités au XIXe siècle, d’abord en Angleterre, le sport est vu comme un loisir. Et naturellement, il est réservé à ceux qui ont du temps à consacrer aux loisirs : la bourgeoise. On doit aux public schools anglaises (attention aux faux amis, ces public schools étant des écoles privées avec des frais d’inscription extrêmement élevés) la codification du football, du rugby…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un droit au loisir conquis par la lutte</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’appropriation de ces sports par les masses ne vient qu’avec les conquêtes sociales : sans temps disponible, les ouvriers et employés d’alors ne peuvent bénéficier des plaisirs procurés par le sport. Une lutte politique va alors s’amorcer. Pour les uns, il s’agit d’éviter que le sport n’agisse comme un catalyseur des revendications prolétariennes. Pour les autres, ce temps de loisir doit toujours plus se démocratiser, et agir pour le bénéfice des prolétaires. Ce débat n’est pas clos.  De nos jours, la plupart des sportifs se dépassent pour leur plaisir, leur santé, leur bénéfice. Pourtant, le terme « sport » nous renvoie automatiquement à l’image du professionnalisme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Compétitivité, marché et bénéfices : un droit en danger</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 9 juillet 2010, David Douillet rendait un rapport au président de la république sur « L’attractivité de la France pour l’organisation de grands événements sportifs ». Ce rapport fait partie d’un vaste projet de déréglementation du sport en France, synthétisé dans un projet de loi du ministère intitulé « Compétitivité et éthique du sport ». Cette prochaine déréglementation prévoit un retrait progressif de l’Etat au bénéfice des groupements privés professionnels dans tous les domaines du sport. Par exemple, pour renforcer la compétitivité des clubs professionnels français, leur participation aux financements publics du sport serait réduite comme peau de chagrin. Le sport pour tous ne sera donc plus un droit, mais deviendra une « option ». En effet, avec des financements réduits, comment les collectivités locales pourraient-elles entretenir leurs équipements sportifs ? Qui pourra donc alors, le dimanche matin, venir jouer au football sur un terrain municipal avec des amis en ayant juste investit dans un ballon et une paire de chaussures ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sous prétexte de rendre la France plus attractive dans le domaine de l’organisation des grands évènements sportifs, le gouvernement actuel cherche à affaiblir encore plus le service public du sport : fin du CNDS (Centre National pour le Développement du Sport)  et création d’une « agence du sport français », façade publique chargée de faciliter l’absorption du sport loisir par des groupements privés, dont l’intérêt pour la pratique sportive se limite au champ lexical de l’économie. Opérations de naming des stades, ouverture d’espaces commerciaux, rentabilité du sport, autant d’options qui s’opposent au loisir, au plaisir, à la convivialité, à l’éducation, à la santé… Quels sont les objectifs ?  Transformer les sportifs en consommateurs de sport, spectateurs d’un  professionnalisme qui a effacé toute idée de loisir. Faire du sport un outil d’apprentissage de la compétitivité économique, un catalyseur d’un esprit de consommation qui cherche à se faire passer comme un loisir à part entière.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idéal d’un sport accessible à tous n’a certes jamais été complètement atteint : le prix d’une simple licence, ou des équipements de base est un frein pour de nombreuses familles. Cependant, l’asphyxie financière annoncée des collectivités publiques compétentes prépare la fin de ce minimum disponible. Ce sont de nouvelles luttes à mener pour que ce minimum devienne un droit inaliénable au sport loisir, porteur d’un plaisir simple comme celui de taper le ballon le dimanche matin.</p>
<p style="text-align: right;">Simon Gautier</p>
<p style="text-align: justify;">* Un rapide coup d’œil à l’étymologie de ce mot nous apprend que « sport » est issu du vieux français « déport », lui-même issu du latin « deporto ».</p>
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		<title>Sarkozy: &#171;&#160;Le président des riches&#187;&#160;</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 17:19:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[
LIVRE
Le président des riches, Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, Pinçon Michel, Pinçon-Charlot Monique, Coll. Zones, La Découverte, 2010, 222 p.
A l’heure du retour du démantèlement ouvertement déclaré de nos acquis sociaux, cet ouvrage de deux sociologues spécialistes de la bourgeoisie est plus que bienvenu. Il retrace les liens entre le président [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/president.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-511" title="president" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/president-150x150.jpg" alt="president" width="100" height="100" /></a></p>
<p><strong>LIVRE</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le président des riches, Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy</em>, Pinçon Michel, Pinçon-Charlot Monique, Coll. Zones, La Découverte, 2010, 222 p.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A l’heure du retour du démantèlement ouvertement déclaré de nos acquis sociaux, cet ouvrage de deux sociologues spécialistes de la bourgeoisie est plus que bienvenu. Il retrace les liens entre le président actuel et les classes dominantes, décrivant et analysant les mesures prises depuis son accession à la fonction suprême.</p>
<p style="text-align: justify;">S’il s’attelle surtout à analyser la politique de classe du pouvoir depuis 2007,  c’est parce que le président Sarkozy a construit sa carrière de façon à incarner lui-même l’unité de la bourgeoisie. Son parcours symbolise en effet les principes qui fondent sa politique : argent-roi, cadeaux aux plus riches, capitalisme débridé au service des marchés financiers et concentration des pouvoirs jamais vue.</p>
<p style="text-align: justify;">D’une lecture facile, même s’il est parfois répétitif de par ses anecdotes, ce livre permet de voir la dimension de classe du pouvoir et les intérêts qu’il sert.</p>
<p style="text-align: justify;">On y découvre la solidarité (sic), le mode de vie et de reproduction de ce qu’il faut bien appeler une oligarchie*.</p>
<p style="text-align: justify;">On y voit  les connivences entre le président et les différentes sphères qui composent les classes dominantes (médias, milieux d’affaires, justice) et leur but : légitimer la domination et la reproduction des puissants, leur permettre de s’enrichir toujours plus.</p>
<p style="text-align: justify;">On y montre que tous les rouages institutionnels sont utilisés et que, s’ils ne suffisent pas, les nantis de ce pays n’hésitent pas à outrepasser la loi avec l’aide du président monarque. L’explosion de la bulle spéculative de 2008 n’a semble-t-il pas refroidi les ambitions des fortunés. Ces derniers sont au contraire encore plus décomplexés, ils étalent leur richesse et leur puissance au mépris de la France d’en bas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet ouvrage a le mérite de mettre en lumière l’ampleur de l’offensive des dominants, allant même jusqu’à menacer les acquis démocratiques obtenus de haute lutte. Les deux sociologues se permettent donc de conclure par un ensemble de propositions ou d’angles d’attaques pour déconstruire l’idéologie dominante et mettre à mal la « bande du Fouquet’s ».</p>
<p align="right">Nordine Idir</p>
<h5>*Définition : système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d&#8217;individus constituant soit l&#8217;élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant fréquemment confondus.</h5>
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		<title>Gaza team, rap et engagement politique. Interview</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/interview-du-groupe-gaza-team/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 21:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant Garde : Comment êtes vous venus à la musique ?
Naili : Par l&#8217;écriture. J&#8217;écrivais des textes et j&#8217;ai voulu les faire partager, c&#8217;est par le rap que s&#8217;est exprimé mon message. En ce qui concerne mes camarades, ils étaient eux aussi amateurs de rap, de l&#8217;histoire de ce mouvement musical né du militantisme, qui permettait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Avant Garde : Comment êtes vous venus à la musique ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Par l&#8217;écriture. J&#8217;écrivais des textes et j&#8217;ai voulu les faire partager, c&#8217;est par le rap que s&#8217;est exprimé mon message. En ce qui concerne mes camarades, ils étaient eux aussi amateurs de rap, de l&#8217;histoire de ce mouvement musical né du militantisme, qui permettait aux quartiers populaires de s&#8217;exprimer, de raconter leur quotidien, leur colère, leur espoir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Quand avez-vous décidé de fonder ce groupe ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> C&#8217;est une histoire humaine tout d&#8217;abord. Je menais de mon côté une carrière solo. En 2005, j&#8217;ai participé à une tournée (Naili Orient Express Tour) où dans chaque ville étape étaient organisés des ateliers de réflexion, de discussion sur la culture hip hop. Une de ces étape se passait à Gaza, l&#8217;un des ateliers concernait l&#8217;écriture. On a beaucoup parlé notamment du manque criant de matériel, de tout en fait. Une amitié est née lors de cette rencontre. Nous sommes restés en contact. Ensuite on a décidé de fonder un groupe de musique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa création officielle date d&#8217;avril 2007 lors de notre premier concert à Genève.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Pour quelles raisons ? Qu&#8217;est-ce qui vous a motivé ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Dans ma carrière solo, je parlais de la Palestine. Nous avons décidé de nous rassembler pour faire de la musique et parler de la Palestine ensemble. Mes compagnons palestiniens en tant qu&#8217;acteurs et nous en tant que témoins.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : La Palestine est prédominante dans vos textes mais quels sont les autres thèmes abordés par vous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Khaled, Nour et moi on abordait toute sorte de thèmes dans notre musique. En ce qui concerne «Gazateam» le sujet central c&#8217;est la Palestine mais au travers de ce sujet on peut en aborder beaucoup d&#8217;autres comme la liberté, la politique internationale ou la question du droit qui est fondamentale. Un de nouveau morceau retrace les parcours des militants que nous avons rencontrés depuis la fondation du groupe. En deux ans nous avons fait plus de soixante-dix concerts partout dans le monde, nous avons donc rencontré énormément de personnes les unes toutes plus impliquées que les autres, nous trouvions important de saluer leur travail en faveur du peuple palestinien et de la cause palestinienne. Enfin il nous arrive même de parler d’amour.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Pourquoi votre choix s&#8217;est-il porté sur le rap ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Pour nous c&#8217;était le seul moyen d&#8217;expression artistique qui répondait à nos exigences. Comme je le disais tout à l&#8217;heure c&#8217;est la seule musique qui ait une réelle base militante. La musique ce n&#8217;est pas la littérature, il n y a pas que les textes qui comptent, la mélodie est tout aussi importante. Cette musique est de plus en plus galvaudée mais son essence même c&#8217;est le militantisme et l’engagement. Notre musique est conçue comme un acte militant. C&#8217;est un véritable moyen d&#8217;expression dans lequel il est possible de faire passer toutes sortes de sentiments comme la tristesse, la colère, on peut dire les choses avec humour ou bien profondeur. On a beaucoup de respect pour tous ceux qui font de la musique malgré tout, mais c&#8217;est vrai qu&#8217;un groupe comme le nôtre est difficilement « marchandable », on a plus de mal à trouver des maisons de production par exemple alors on a choisi de s&#8217;autoproduire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Qu&#8217;est-ce qui a motivé ce choix ? Sont-ce des raisons politiques ou purement musicales ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Nous sommes des artistes nous aimons la musique. Le mot d&#8217;ordre c&#8217;est l’engagement, c&#8217;est le moyen de dire aux gens de s&#8217;engager mais ce n&#8217;est pas seulement dire des choses, il faut que la forme soit soignée. C&#8217;est la situation en Palestine qui nous a motivé, qui est intéressante. A Gaza le peuple est affamé, enfermé, opprimé, torturé psychologiquement, c&#8217;est ce qui est pour nous le plus important.</p>
<p style="text-align: justify;">On n’a pas vraiment d&#8217;engagement partisan mais un véritable engagement politique au sens large, pour la justice et la paix. La question du droit internationale est primordiale, il faut dire à tout le monde que les résolutions de l&#8217;ONU ne sont pas respectées. Il faut que l&#8217;oppression cesse, que l&#8217;occupation se termine enfin. Nos opinions sont inscrites dans nos textes, nos avis aussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Avez-vous déjà participé à la fête de l&#8217;humanité ou à un autre festival militant ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Nous avons remplacé au tout dernier moment un groupe en première partie de HK et les Saltimbanques sur l&#8217;Agora il y a deux ou trois ans, mais nous avons jamais été invité par la fête de l&#8217;huma à jouer sur une scène. Cela fait quatre ans que nous demandons à y participer, on y est déjà allé en tant que spectateurs plusieurs fois, mes amis gazouites aussi et c&#8217;est vrai qu&#8217;on aimerait vraiment participer à ce festival parce que l&#8217;on trouve qu&#8217;il correspond tout à fait à notre musique à la fois politique et festive.</p>
<p style="text-align: justify;">On a aussi fait des autres festivals ailleurs dans le monde pour parler de Gaza, en Belgique, au Maroc et en Algérie par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Vous venez pratiquement tous de Gaza, quand l&#8217;avez vous quittée ? Comment ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Le groupe l&#8217;a quittée fin janvier 2008, ils devaient partir depuis fin novembre 2007, mais à l&#8217;été 2007, Israel a décidé de durcir son blocus et Gaza s&#8217;est retrouvée enfermée. Après un long périple où ils sont passés par l&#8217;Egypte parce qu&#8217;il leur fallait quitter Gaza, ils ont réussi à venir en France. Mes camarades sont coupés de leurs familles, de leurs amis. Ils s&#8217;engagent en leur faveur, parlent de la situation là-bas, informent les gens qu&#8217;ils rencontrent, participent à des évènements en lien avec la Palestine. Leur situation est toujours compliquée, on leur délivre des titres de séjour de 6 mois à renouveler tout le temps, c&#8217;est une situation assez précaire comme vous vous en doutez.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Espérez-vous y retourner ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> ils aimeraient effectivement y retourner avec des espoirs de paix et de liberté mais aujourd’hui ils sont plus utiles ici. Pour l&#8217;instant c&#8217;est impossible, le blocus est trop dur, on ne peut ni rentrer ni sortir de Gaza. Ils ne peuvent pas quitter la France non plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AG : Etes-vous proches d&#8217;organisations soutenant la cause palestinienne ici ou ailleurs ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naili :</strong> Comme je le disais on n’a pas d&#8217;engagement partisan. Toutes les personnes ayant une démarche en faveur du peuple palestinien, des prisonniers enfermés en Israel ou tous ceux qui se sentent proches de la cause, toutes ces personnes on s&#8217;en sent proche. On veut aussi réaffirmer notre engagement, on est prêts à participer à tous les évènements possibles en faveur de la Palestine avec toutes les organisations qui voudraient y participer. On est disponibles.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Propos recueillis par Lorraine Finkl</em></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Times New Roman'; min-height: 15px; text-align: right; margin: 0px;">
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Times New Roman'; min-height: 15px; text-align: center; margin: 0px;"><span style="font-size: 11.6667px;"><em><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/Image-15.png"><img style="border: 0px initial initial;" title="Image 15" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/Image-15.png" alt="Image 15" width="233" height="244" /></a> </em></span></p>
<p style="font: normal normal normal 12px/normal 'Times New Roman'; min-height: 15px; text-align: center; margin: 0px;"><span style="font-size: 11.6667px;"><em><em style="font-style: italic;">Retrouvez le groupe Gaza team sur <a href="ww.myspace.com/gazateam">leur site</a></em><em style="font-style: italic;">.</em></em></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>SORTEZ LES AMATEURS !&#8230; ET LES VOYOUS ?</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 17:56:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[loisirs/culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est le mot d’ordre à la mode en matière de football, voire de sport en général. La débâcle de l’équipe de France est devenue une affaire d’Etat qui dépasse largement les enjeux du sport.
Nicolas, les supporters du PSG, et la main de Dieu&#8230; Deux millions de licenciés, des milliers de téléspectateurs et de places dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sarko-foot.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-721" title="sarko foot" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/sarko-foot.jpg" alt="sarko foot" width="106" height="164" /></a>C’est le mot d’ordre à la mode en matière de football, voire de sport en général. La débâcle de l’équipe de France est devenue une affaire d’Etat qui dépasse largement les enjeux du sport.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas, les supporters du PSG, et la main de Dieu&#8230; Deux millions de licenciés, des milliers de téléspectateurs et de places dans les tribunes : le foot est un sport populaire. Par conséquent, tout ce qui touche au foot touche des millions de gens, à commencer par les jeunes. C’est ainsi que des bagarres de quelques supporters amènent des préfets à entraver la liberté de circuler de milliers de gens, qu’une main dans une surface de réparation relance la frénésie de techno surveillance qui nous impose des caméras partout, qu’une insulte peut prendre des proportions plus importantes qu’un choix de société comme la réforme des retraites.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’impossible moralisation du capitalisme</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour ses amis, le gouvernement ne s’arrêtera pas à la redistribution des primes, au départ de Raymond ou à quelques caméras ici et là. Pour les capitalistes, le sport est un enjeu financier majeur qu’ils veulent s’accaparer au détriment des services publics et des associations. Le sport n’est plus un loisir, il devient un marché dont les clubs sont cotés en bourse, où les maillots et les places coûtent 75€ et les résultats des matchs font les profits d’entreprises de paris.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le chantier en place depuis 2002 qui touche à l’organisation du sport professionnel, du sport amateur, et, bien sûr, de l’accès au sport. L’Etat se désengage, désinvestit, décentralise vers des régions et des villes qui n’ont pas les moyens de prendre le relais. Dans les fédérations le pouvoir passe peu à peu des mains des « amateurs » aux mains des « professionnels ».</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Sarkozy convoque des états généraux du football à la rentrée. Il ne sera nullement question de redonner toute sa place au sport, dans nos villes, pour le loisir, la santé, la formation des futures stars des équipes nationales. L’UMP fera comme à son habitude : démanteler un dispositif qui a fait ses preuves pour laisser les Aulas, Bouygues et Pinault s’approprier un peu plus notre quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT), « des attaques sans précédent témoignent de la volonté de l&#8217;Etat de détruire l’ensemble du système sportif et éducatif de notre pays et de le livrer au secteur marchand ». C’est pourquoi cette organisation qui regroupe plus de 4300 associations locales et qui œuvre depuis près d&#8217;un siècle pour le développement d&#8217;activités physiques et sportives accessibles à tous appelle à signer la <strong>pétition « Sauvons nos clubs » sur le site : sauvonsnosclubs.fsgt.org !</strong></p>
<p style="text-align: right;">Nicolas Bescond</p>
<p style="text-align: justify;">
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