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	<title>L&#039;Avant-Garde &#187; International</title>
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	<description>Journal du mouvement jeunes communistes</description>
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		<title>Salah Hamouri: &#171;&#160;la liberté, c&#8217;est un sentiment extraordinaire, un droit pour chacun d&#8217;entre nous&#187;&#160;</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 10:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Hamouri]]></category>

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		<description><![CDATA[En exclusivité pour Avant Garde, le jeune franco-palestinien tout juste sorti de prison revient sur son incarcération, son combat avec les prisonniers politiques palestiniens et celui de tout un peuple pour vivre dans la paix et la liberté.
envoyée spéciale
&#171;&#160;Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une  demande qui doit être soutenue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah-hamouri-pompom.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1629" title="salah hamouri pompom" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah-hamouri-pompom-150x103.jpg" alt="salah hamouri pompom" width="150" height="103" /></a>En exclusivité pour Avant Garde, le jeune franco-palestinien tout juste sorti de prison revient sur son incarcération, son combat avec les prisonniers politiques palestiniens et celui de tout un peuple pour vivre dans la paix et la liberté.</p>
<p><em>envoyée spéciale</em></p>
<blockquote><p><span style="color: #993300;"><strong>&laquo;&nbsp;Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une  demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la  France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de  vivre en liberté, sans occupation et sans répression &raquo;&nbsp; </strong></span></p></blockquote>
<p><strong>Quel est ton état d&#8217;esprit maintenant que tu es sorti de prison ? Quels sont tes projets pour les jours et années à venir ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai le sentiment de la liberté, c&#8217;est un sentiment extraordinaire. Je ne peux pas l&#8217;exprimer avec des mots parce que c&#8217;est vraiment une chose extraordinaire. J&#8217;ai beaucoup de choses à dire aux gens qui m&#8217;ont soutenu et aussi aux jeunes communistes qui étaient avec moi pendant cette détention. La liberté est je crois un droit pour chacun d&#8217;entre nous. A chaque personne privée de liberté, je lui souhaite de recevoir le soutien que j&#8217;ai reçu.</p>
<p>Mes projets pour les prochains jours, c&#8217;est de rester avec ma famille et mes amis. Je n’ai pas le droit de quitter la Palestine pendant les trois prochains mois. Après cette date, je vais essayer de venir en France pour rencontrer tous les gens qui étaient avec moi pendant cette détention.</p>
<p>Ensuite je reviendrai pour reprendre mes études en sciences politiques à l&#8217;université et chercher du travail. J&#8217;aimerais bien que ce travail se fasse avec les Français avec qui on a lutté ensemble.</p>
<p><strong>Peux-tu nous parler des conditions de détention et des combats menés par les prisonniers ?<a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/pompom-1.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1630 alignright" title="pompom 1" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/pompom-1-150x107.jpg" alt="pompom 1" width="150" height="107" /></a></strong></p>
<p>Les circonstances d’emprisonnement des prisonniers politiques sont appliquées par un gouvernement qui vise toute la vie Palestinienne et surtout les prisonniers. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de restrictions sur les conditions de vie des prisonniers. Il nous était interdit de recevoir des livres pendant deux ans ou de suivre des études par correspondance. Beaucoup de prisonniers sont isolés mais il y aussi des jeunes et des enfants Palestiniens détenus dans les prisons qui ont une vie très difficile.</p>
<p>Alors suite à ces attaques contre nos conditions de vie, on a décidé, nous les prisonniers, de planifier une grève de la faim pour arrêter ces attaques contre nous, récupérer les droits qui nous ont été pris et surtout mettre fin à l&#8217;isolement des prisonniers politiques. Cette grève de la faim a duré 20 jours et on est arrivés à un accord avec l&#8217;administration de la prison qui a dit que cet accord serait appliqué pendant trois mois, mais pour le moment, rien n&#8217;est appliqué. Si l&#8217;administration n&#8217;applique ces accords, les prisonniers reprendront la grève de la faim.</p>
<p>Il y a également des restrictions sur les visites des familles. Normalement je recevais des visites tous les 15 jours, mais certains prisonniers de la Bande de Gaza n&#8217;ont pas reçu de visites depuis plus de 10 ans. Depuis 2006 (enlèvement de G.Shalit), aucune famille de la Bande de Gaza n&#8217;a pu visiter leur fils dans les prisons. Des prisonniers de Cisjordanie sont également privés de visites, toujours sous un prétexte sécuritaire alors que nos visites se déroulent derrière une vitre, avec un téléphone qu&#8217;ils écoutent. Ce n&#8217;est pas un moyen de domination sur les prisons mais c&#8217;est un moyen de destruction de la vie des prisonniers.</p>
<p><strong>Quelle est ta vision de la situation politique en Palestine, notamment dans le contexte d&#8217;adhésion à l&#8217;ONU ?<a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/pompom-2.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-1631" title="pompom 2" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/pompom-2-150x107.jpg" alt="pompom 2" width="150" height="107" /></a></strong></p>
<p>Nous sommes un peuple sous occupation, un peuple qui a le droit à la résistance, et ces droits sont reconnus au niveau international : le retour des réfugiés, un état Palestinien sur les frontières du 4 juin 1967 sont des décisions prises par les Nations Unies et qu&#8217;Israël refuse toujours d&#8217;appliquer.</p>
<p>En ce qui concerne la politique Palestinienne, nos dirigeants doivent en finir avec cette division politique entre les deux grands partis Palestiniens &#8211; le Fatah et le Hamas &#8211; parce que cette division-là est un cadeau pour l&#8217;occupant, pour continuer à réprimer notre peuple. Cette réconciliation doit prendre place le plus vite possible et permettre de reconstruire l&#8217;OLP  - Organisation de Libération de la Palestine qui rassemble de nombreux partis palestiniens &#8211; sur des bases démocratiques pour qu&#8217;elle puisse contenir tous les partis palestiniens nationaux et islamistes et qu&#8217;elle reste ainsi le représentant du peuple Palestinien partout dans le monde. Nous devons arriver à un programme commun de tous les partis pour avancer vers notre but, pour la liberté, l&#8217;indépendance et le retour des réfugiés.</p>
<p>La demande de reconnaissance de la Palestine aux Nations Unies est la réponse directe à l&#8217;échec de la compromission d&#8217;Oslo. Personnellement, j&#8217;ai toujours appelé à arrêter les négociations qui offrent le minimum au peuple Palestinien, tellement l&#8217;équilibre des forces est en faveur de l’occupation. Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de vivre en liberté, sans occupation et sans répression.</p>
<p>Que les jeunes communistes de France continuent là bas, moi ici avec mes  camarades, notre projet collectif, notre lutte commune pour notre but  et leur but humain, pour la justice sociale et la liberté. Je veux les  remercier, au nom des prisonniers palestiniens, au nom de ma famille et  en mon nom pour l&#8217;immense soutien que j&#8217;ai reçu de leur part. Leur  soutien pendant ma détention était le pont d&#8217;espoir qui m&#8217;a soutenu  moralement et psychologiquement, qui m&#8217;a aidé à continuer cette lutte  contre toutes les difficultés de la prison.</p>
<p>Entretien réalisé par Elsa Lefort</p>
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		<title>Salah est enfin libre !</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 11:02:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est une grande joie et une victoire pour lui, sa famille, ses proches et tous ceux qui ont lutté pour exiger sa libération que de voir Salah Hamouri retrouver enfin la liberté, après plus de 6 ans et 9 mois d&#8217;emprisonnement dans les geôles israéliennes.
Un cas représentatif du sort de milliers de prisonniers palestiniens
Arrêté en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah-hamouri-entouré-de-ses-proches1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1621" title="salah hamouri entouré de ses proches" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah-hamouri-entouré-de-ses-proches1-150x116.jpg" alt="salah hamouri entouré de ses proches" width="150" height="116" /></a>C&#8217;est une grande joie et une victoire pour lui, sa famille, ses proches et tous ceux qui ont lutté pour exiger sa libération que de voir Salah Hamouri retrouver enfin la liberté, après plus de 6 ans et 9 mois d&#8217;emprisonnement dans les geôles israéliennes.</em></p>
<p><strong>Un cas représentatif du sort de milliers de prisonniers palestiniens</strong></p>
<p>Arrêté en 2005 par l’armée israélienne à l’un des quelques 200 check points qui cisaillent la Cisjordanie, Salah dut attendre près de 3 ans avant d’avoir droit à un procès. Vingt audiences plus tard, sans preuves ni témoins des deux chefs d’inculpation dont il fut accusé, Salah dut accepter un compromis, sans jamais cesser de clamer son innocence. Le tribunal miliaire d’Ofer, le condamna alors à 7 ans de prison, un tribunal illégal au regard de l’ONU.</p>
<p>Ce cas est exemplaire de la justice coloniale rendue en Palestine où l’armée est police, juge et bourreau. On estime ainsi que près d’un palestinien sur 3 a déjà été privé au moins un jour de sa vie de sa liberté par l’armée israélienne. Ramené à  l’échelle française, cela donne près de 20 millions de français&#8230;.Les autorités israéliennes s’assoient donc régulièrement sur les droits fondamentaux des palestiniens dans l’impunité la plus totale.</p>
<p><strong>Pour le gouvernement français, ce fut la politique du deux poids, deux mesures</strong></p>
<p>Malgré cette déclaration de Nicolas Sarkozy en juillet 2007, <em>« J’irai chercher tous les français, où qu’ils se trouvent », </em>peu de gestes auront été produits pour exiger sa libération. Il aura fallu 4 ans, pour que notre président écrive à Netanyahou et 6 ans, pour qu’un ministre rencontre – discrètement &#8211; ses parents. Pourtant le gouvernement français ne s’est jamais gêné pour critiquer ouvertement la justice civile mexicaine dans le cas de Florence Cassez, ou intervenir énergiquement pour la libération d’otages à l’étranger.</p>
<p>Et le 28 novembre dernier, alors que Salah Hamouri devait retrouver la liberté, comme plusieurs documents officiels l’attestent, il n’en fut rien. La loi « Shalit » du nom du soldat libéré par le Hamas en octobre, voté par la Knesset le 23 mai 2010, a convertit les peines des prisonniers d’année administratives (345 jours) en année civiles (365 jours). Salah Hamouri était ainsi condamné rétroactivement à 4 mois et demi de prisons supplémentaires. Lui qui n’aurait jamais du faire un seul jour, se voyait prolonger sa peine. Un comble ! L’arbitraire s’ajoutait donc à l’injustice. Dans un silence assourdissant du gouvernement français&#8230;</p>
<p><strong>Une forte mobilisation pour exiger sa libération immédiate</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Dès son incarcération la mobilisation s’est organisée autour de son comité de soutien, coordonné par Jean-Claude Lefort. Personnalités politiques de tous bord, artistes, associations, organisations politiques et syndicales et le journal <em>l’Humanité</em> qui le mettait à l’honneur chaque jour en affichant son portrait dans ses pages, ont contribué à faire connaitre son sort.</p>
<p>Tous les gestes, petits et grands, de la pétition signée au rendez-vous au ministère, de l’affiche collée aux rassemblements unitaires et débats publics, ont permis de percer le mur du silence médiatique et diplomatique qui entourait son cas.</p>
<p>Et ces derniers jours, des députés de tous horizons, tous les partis de gauche, 11 organisations de jeunes, mais aussi le 2<sup>ème</sup> personnage de l’état &#8211; Jean Pierre Bel, président du Sénat – ont accentué la pression.</p>
<p>Salah aura donc retrouvé la liberté hier avec la seconde vague des prisonniers libérés après l’accord entre le Hamas et le gouvernement israélien. Pour tous ses soutiens, c’est un immense bonheur, même si politiquement beaucoup de choses restent à dire sur les conditions de cet accord.</p>
<p><strong>Pour tous, « la lutte continue ! »</strong></p>
<p>En premier lieu pour les prisonniers politiques palestiniens qui restent enfermés arbitrairement dans les geôles israéliennes, comme Marwan Barghouti, député du Fatah, emprisonné depuis 2002, et l’un des principaux espoirs de paix pour les Palestiniens.</p>
<p>Mais aussi pour l’ensemble des droits des palestiniens, concernant la question du mur, des colonies, du droit au retour des réfugiés, de l’accès à l’eau, de la capitale Jérusalem Est&#8230;Un des premiers gestes sera de reconnaitre l’état palestinien à l’ONU. La France le peut. Il faut juste un peu de courage politique pour le faire&#8230;et une mobilisation populaire toujours plus grande pour l’y contraindre, comme dans le cas de Salah.</p>
<p>Fabien Gay</p>
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		<item>
		<title>Salah Hamouri: la pression monte sur le gouvernement français</title>
		<link>http://www.lavantgarde.org/salah-hamouri-la-pression-monte-sur-le-gouvernement-francais/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 09:43:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Hamouri]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
« Je dois reconnaître, peut-être à ma grande honte, que ce dossier ne m’était pas connu à cet instant ». Ces récents propos de Gérard Longuet, ministre de la Défense, ont eu l’effet d’un détonateur chez tous les militants de la libération de Salah Hamouri. C’est pour rappeler au gouvernement qui est Salah et exiger sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em> </em></strong></p>
<div id="attachment_1593" class="wp-caption alignright" style="width: 170px"><strong><em><strong><em><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah281011-11.jpg"><img class="size-full wp-image-1593" title="salah281011-1" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/salah281011-11.jpg" alt="Rassemblement pour la libération de Salah Hamouri le 28 octobre 2011 devant le Quai d'Orsay à Paris" width="160" height="120" /></a></em></strong></em></strong><p class="wp-caption-text">Rassemblement pour la libération de Salah Hamouri le 28 octobre 2011 devant le Quai d&#39;Orsay à Paris</p></div>
<p><strong><em>« Je dois reconnaître, peut-être à ma grande honte, que ce dossier ne m’était pas connu à cet instant ».</em> Ces récents propos de Gérard Longuet, ministre de la Défense, ont eu l’effet d’un détonateur chez tous les militants de la libération de Salah Hamouri. C’est pour rappeler au gouvernement qui est Salah et exiger sa libération, qu’a eu lieu vendredi soir un rassemblement devant le quai d’Orsay.</strong></p>
<p>Ce dernier, âgé de 26 ans, est le plus vieux prisonnier politique français. Entendons par là, qu’il est le détenu français pour des raisons politiques, depuis le plus longtemps dans une prison étrangère. Depuis 6 ans maintenant il est incarcéré en Israël pour l’intention qui lui est prêtée d’avoir projeté un attentat contre un rabbin militant d’un parti de la droite israélienne et son appartenance présumée au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), organisation politique palestinienne considérée comme terroriste par Israël.</p>
<p>Mais Salah, sa famille, son comité de soutien et de nombreuses organisations mènent une bataille acharnée pour sa libération. Leur motif : Salah Hamouri a été condamné par un tribunal militaire sans qu’aucune preuve des charges retenues contre lui n’ait été apportée à son procès.</p>
<p><strong>Un exemple de l’injustice et de l’arbitraire</strong></p>
<p>Cette bataille de parents pour faire reconnaître l’innocence de leur fils rassemble autour d’elle tous les acteurs d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. Les multiples interpellations de députés, d’élus locaux, de militants, au gouvernement, ont permis de démêler ce qui aujourd’hui  s’avère être exemplaire de l’injustice et de l’arbitraire qui règnent dans le traitement du conflit au Proche-Orient.</p>
<p>Si le gouvernement français reconnaît par la voix d’Alain Juppé que « Salah Hamouri n’a commis aucun crime », il aura fallu près de 4 ans pour que la Présidence de la République s’adresse à sa famille dans une lettre, et 6 ans pour obtenir une rencontre avec un membre du gouvernement. Cette absence d’engagement fort et public pour la libération de Salah et l’inégalité de traitement qui lui est faite, sont les deux points sur lesquels les jeunes communistes ont interpellé le gouvernement lors de leur rencontre avec des membres du Cabinet d’Alain Juppé hier au quai d’Orsay.</p>
<p><strong>« La France admet la validité d’un tribunal militaire d’occupation » </strong></p>
<p><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/pannoot.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1597" title="pannoot" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/pannoot.jpg" alt="pannoot" width="160" height="120" /></a>A l’issue de leur rencontre, devant les 150 militants pour la paix et la libération de Salah qui s’étaient rassemblés devant les locaux du Ministère à Paris, Pierric Annoot secrétaire générale du MJCF fait un constat amer : « le gouvernement a certes mis en place tous les dispositifs auxquels ont droit les détenus français à l’étranger, mais il refuse encore de se battre pour faire reconnaître son innocence (…) Nous sommes là dans une divergence politique grave, où la France admet implicitement la validité d’un tribunal militaire d’occupation ».</p>
<p>Plus grave, et dénoncé unanimement par l’Association France Palestine Solidarité, les Jeunes Communistes et le Parti Communiste Français &#8211; venus soutenir le dépôt des 35 000 pétitions au cabinet du ministre &#8211; Salah Hamouri pourrait voir sa durée de détention allongée de 4 mois en vertu d’une décision de l’administration pénitentiaire israélienne qui s’appliquerait rétroactivement. Plutôt que d’exiger avec son comité de soutien que Salah soit libéré le 28 novembre prochain à la date de la fin de sa peine, Nicolas Sarkozy négocierait sa libération dans le cadre des échanges de prisonniers avec le Hamas prévus pour le mois de décembre.</p>
<p><strong>Pour que Salah soit libéré le 28 novembre</strong></p>
<p><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/poche.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1598" title="poche" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/poche.jpg" alt="poche" width="160" height="113" /></a>« Il y a deux poids, deux mesures dans l’engagement du gouvernement français » estime Fabien, animateur national de la bataille pour la libération de Salah Hamouri pour le MJCF, qui s’exprime au mégaphone. Tous ont en tête la virulence des propos de Michèle Alliot-Marie à l’encontre de la justice mexicaine lors de la condamnation de Florence Cassez, ou encore l’affichage de l’engagement de ministres pour faire libérer les otages Ingrid Bettancourt et plus récemment Gilad Shalit.</p>
<p>« C’est inacceptable ! Nous ne pouvons l’accepter » ajoute Fabien, qui appelle à ne rien lâcher. Ainsi, Denise Hamouri, la mère de Salah, et Jean-Claude Lefort, président du Comité de soutien, appellent à amplifier encore la mobilisation et la pression sur le gouvernement pour que Salah soit libéré le 28 novembre prochain.</p>
<p>Nicolas Bescond</p>
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		<title>Libération de prisonniers au Proche-Orient : la paix et la justice en jeu</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2011 08:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>

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		<description><![CDATA[Un accord entre le Hamas et Israël a été conclu en vue de la libération de prisonniers palestiniens et du soldat israélien Gilad Shalit. Cet accord, qui remet en selle le Hamas, intervient au moment où l’Autorité palestinienne demande la reconnaissance d’un État et fait l’impasse sur les conditions de détentions des prisonniers qui restent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-israel.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1438" title="colombe palestine israel" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-israel.jpg" alt="colombe palestine israel" width="160" height="81" /></a>Un accord entre le Hamas et Israël a été conclu en vue de la libération de prisonniers palestiniens et du soldat israélien Gilad Shalit. Cet accord, qui remet en selle le Hamas, intervient au moment où l’Autorité palestinienne demande la reconnaissance d’un État et fait l’impasse sur les conditions de détentions des prisonniers qui restent enfermés. Explications.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement israélien libère 477 prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien Gilad Shalit qui détient la nationalité française. Dans quelques mois, il libérera une nouvelle vague de prisonniers pour atteindre le nombre de 1027 prévu par l’accord entre le Hamas et l’État hébreu. Cependant, cet événement pose la question de la libération de l’ensemble des prisonniers politiques détenus dans des conditions bafouant toutes les lois internationales comme pour Salah Hamouri ou Marwan Barghouti. Cet événement arrive à un moment particulier, celui où des prisonniers politiques palestiniens entament une grève de la fin contre le durcissement des conditions de détention. La demande de reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU par l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) est également un événement qui a bousculé les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des milliers de prisonniers aux différents profils privés du respect du droit international</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les geôles israéliennes sont pratiquement un passage obligé dans la vie d’un jeune homme palestinien. Depuis 1967, selon la sous-commission des droits de l&#8217;homme du parlement européen, un tiers de la population palestinienne masculine est passé par la case prison pour diverses raisons et parfois même sans raison aucune à cause de la « détention administrative » qui permet de retenir prisonnier une personne jusqu’à six mois sans jugement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement israélien n’a rien à envier aux pires dictatures de la planète quant au non respect des droits les plus élémentaires des prisonniers. En effet, la convention de Genève (traité international qui régit notamment le droit des prisonniers) prévoit qu’un détenu peut être gardé en isolement pour une durée maximale de 31 jours – peu importe ce qu’il a fait – or, Israël maintient des prisonniers politiques en isolement pendant plus de 10 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, 300 mineurs sont aujourd’hui emprisonnés et 18 prisonniers sont en phase terminale de leur cancer, toujours attachés sur leur lit de mort.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une loi qui durcit encore les conditions de détention</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement israélien a décrété depuis le 23 juin la « loi Shalit ». Elle met en place un nouveau durcissement des conditions de vie des prisonniers, les privant de faire des études, d’accéder aux livres, multipliant les fouilles, réduisant les visites, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ces conditions, 234 prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim illimitée afin d’alerter toute la communauté internationale. Notre compatriote Salah Hamouri, qui est libérable le 28 novembre, risque 140 jours de plus de détention administrative. C’est une autre conséquence de la loi « Shalit » qui permet de prolonger cette durée avec un effet rétroactif contraire aux principes d’un État de droits. De plus, pour casser le mouvement des prisonniers politiques palestiniens, Salah a été, depuis quelques jours, transféré dans une autre prison et maintenu en isolement.</p>
<p style="text-align: justify;">De Pierre Gosnat (maire d’Ivry-sur-Seine) à Mahmoud Abbas (président de l’Autorité palestinienne et de l’OLP) en passant par Patrick Le Hyaric (député européen, vice président du groupe Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique) et le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF), tous alertent aujourd’hui le gouvernement français et l’appellent à jouer son rôle en faisant pression sur Israël pour la libération immédiate de Salah Hamouri, détenu sans preuve depuis plus de 6 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> La libération des 1027 prisonniers </strong><strong>représente-t-elle un pas sur le chemin de la paix ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question des prisonniers politiques palestiniens et de leur libération est fondamentale pour avancer dans le processus de paix. La libération des 1027 prisonniers est évidemment une très bonne chose pour les prisonniers et leurs familles et Gilad Shalit et ses proches. Cependant, à la base de cette libération il y a un accord entre le Hamas et Israël qui vient à point nommé interférer avec la demande de reconnaissance de l’État palestinien comme 194<sup>ème</sup> État Nation de l’ONU. Dans ces circonstances, cette libération représente-t-elle un pas sur le chemin de la paix<strong> </strong>?  L’échange ne concerne pas n’importe quel prisonnier mais ceux du Hamas qui revient sur le devant de la scène comme principal interlocuteur alors que l’Autorité Palestinien avait réussi à reprendre la main sur le calendrier en imposant le débat à l’ONU. Israël refuse de libérer les dirigeants d’organisations progressistes comme Ahmad Saadat, secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP),  ou Marwan Barghouti, député palestinien du Fatah. Ce dernier, même s’il reconnaît la nécessité des actions de guerre contre l’occupation, a toujours condamné les attaques touchant des civils –palestiniens ou israéliens – et a toujours été le défenseur d’une solution politique au conflit. Sa libération comme celle de beaucoup d’autres dirigeants politiques pourrait être un atout pour la viabilité de l’État palestinien comme pour la paix.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La demande de reconnaissance à l’ONU, un espoir pour les prisonniers</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La question de la libération de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens est directement corrélée à la demande de reconnaissance de l’État palestinien pour une deuxième raison. Cette reconnaissance représenterait, en effet, un espoir pour les prisonniers politiques puisque, reconnu par l’ONU, l’État palestinien pourrait, comme tous les autres, bénéficier de sa propre souveraineté et pourrait donc être en capacité de porter plainte devant la Cour Pénale Internationale pour l’ensemble des crimes d’Israël : la question des prisonniers politiques et de leurs conditions de détention, l’opération plomb durci,  l’accès à l’eau, les colonies, le retour des refugiés, le mur de la Honte…</p>
<p style="text-align: justify;">Il est ainsi aujourd’hui plus que jamais nécessaire de se lever pour la libération des prisonniers et pour que la Palestine soit le 194<sup>ème</sup> État de l’ONU, deux faces d’un même processus de paix sur lesquelles le gouvernement Français n’a toujours pas pris position ni au conseil de sécurité de l’ONU ni ailleurs.</p>
<p align="right">Ourouk Jawad</p>
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		<title>LE G20 : LA RÉUNION DES ESCROCS</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 14:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Austérité]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que les bourses du monde entier dégringolent, que la crise financière est sur toutes les “unes”, que l’austérité étouffe les peuples, le G20 va se réunir à Cannes les 3 et 4 novembre 2011. Explications.
Les chefs d’État des 20 plus grosses puissances mondiales vont se réunir, discuter, manger, dormir dans le faste et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/g20.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1522" title="g20" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/g20.jpg" alt="g20" width="160" height="104" /></a>Alors que les bourses du monde entier dégringolent, que la crise financière est sur toutes les “unes”, que l’austérité étouffe les peuples, le G20 va se réunir à Cannes les 3 et 4 novembre 2011. Explications.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L</strong>es chefs d’État des 20 plus grosses puissances mondiales vont se réunir, discuter, manger, dormir dans le faste et le luxe alors que les peuples sont contraints de compter chaque pièce à dépenser. Quand on sait que le G20 de 2010 à Toronto avait coûté près d&#8217;un milliard d&#8217;euros aux contribuables canadiens, on est en droit de se poser quelques questions sur les sources que choisissent les gouvernements pour faire des économies (santé, éducation…).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le G20 ou l’austérité concertée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais passons sur cette première<strong> </strong>interrogation pour poser cette question<strong> </strong>: que retient-on des précédents<strong> </strong>G20 ? En général, l’image des<strong> </strong>grandes puissances qui promettent<strong> </strong>encore et toujours de « moraliser »<strong> </strong>le capitalisme, de faire face à la crise<strong> </strong>(sans dire qu’ils l’ont eux-mêmes<strong> </strong>provoquée). Mais en y regardant de<strong> </strong>plus près (sur le site officiel, par<strong> </strong>exemple), on comprend que le G20<strong> </strong>s’est institutionnalisé au moment de<strong> </strong>la crise pour devenir une « instance<strong> </strong>de pilotage économique » : « Lors<strong> </strong>du Sommet fondateur de<strong> </strong>Washington de novembre 2008, les<strong> </strong>chefs d&#8217;État et de gouvernement se<strong> </strong>sont mis d&#8217;accord sur un plan d&#8217;action<strong> </strong>exceptionnel pour éviter l&#8217;effondrement<strong> </strong>du système financier et de<strong> </strong>l&#8217;économie mondiale ». Ce plan<strong> </strong>d’action, c’est le transfert de milliards<strong> </strong>d’euros et de dollars vers les<strong> </strong>banques, le tout sans conditions ni<strong> </strong>sur les paradis fiscaux, ni sur la<strong> </strong>taxation des transactions financières<strong> </strong>(malgré les promesses d’un certain<strong> </strong>Nicolas Sarkozy). C’est par contre<strong> </strong>des économies drastiques dans tous<strong> </strong>les domaines publics au service des<strong> </strong>jeunes et des peuples.<strong> </strong>Sans parler des injustices sociales<strong> </strong>provoquées par l’austérité concertée,<strong> </strong>ce plan a depuis également démontré son inefficacité économique : il<strong> </strong>n’a pas réussi à apaiser les bourses<strong> </strong>du monde entier et même les USA<strong> </strong>ont vu leur note se dégrader.<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Démocratie ou pognon ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la même veine d’escroquerie&#8230; Alors qu’Obama, Sarkozy et les autres se targuent d’apporter la démocratie par les bombes en Afghanistan ou en Libye, quand il s’agit du G20, ils ne trouvent rien à redire. Pourtant, non seulement les peuples n’ont pas la main sur cette institution mais cette fois-ci c&#8217;est bel et bien la Chine qui arrive en position de force. Avec les dettes qu&#8217;elle rachète, avec son industrialisation à marche forcée, ce pays est en passe d&#8217;être une des puissances incontournables du sommet. Preuve est faite que le monde n&#8217;est pas une démocratie : le monde est capitaliste, donc pour en faire partie et y réussir, il faut simplement plaire aux banques et aux multinationales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ceux qui se prennent les avalanches du « sommet » se mobilisent</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, si un mot est extrêmement juste, c’est celui de « sommet » : les personnes qui y sont ne voient pas et ignorent ceux qui sont en bas, ceux qui se prennent les avalanches. Pourtant ces derniers – qu’ils soient grecs, chiliens, espagnols ou encore français – ne semblent pas résolus à accepter leur sort sans rien dire. Dans nombre de pays, la protestation monte depuis quelques mois. Et le G20 sera aussi l’un de ces rendez-vous pour dire « les peuples d’abord, pas la finance ! » comme l’indique le slogan du contre-sommet. Celui-ci devrait se tenir du 1er au 3 novembre à Nice avec au programme : manifestation internationale, forum des peuples (ateliers-débats), action unitaire à la frontière monégasque contre les paradis fiscaux, etc. Après le 15 octobre à travers l’Europe, rendez-vous est donc pris à Nice début novembre.</p>
<p style="text-align: right;">Julien Néhou</p>
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		<title>RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE À L’ONU : LE CHEMIN DE LA PAIX ?</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 14:20:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le début de l’automne 2011 a été un moment historique pour la paix dans le monde, celui où les Palestiniens ont demandé à l’ONU la reconnaissance de leur État. Évidemment les réactions ne se sont pas fait attendre. État des lieux d’une démarche pour la paix.
Les projecteurs ne doivent pas s&#8217;éteindre après le 23 septembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/onu.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1519" title="onu" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/onu.jpg" alt="onu" width="160" height="133" /></a>Le début de l’automne 2011 a été un moment historique pour la paix dans le monde, celui où les Palestiniens ont demandé à l’ONU la reconnaissance de leur État. Évidemment les réactions ne se sont pas fait attendre. État des lieux d’une démarche pour la paix.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L</strong>es projecteurs ne doivent pas s&#8217;éteindre après le 23 septembre où s&#8217;est tenu à New York le discours fondateur du processus de reconnaissance de la Palestine comme 194ème État souverain de l&#8217;ONU. Cette requête historique de l’Autorité palestinienne et de l&#8217;Organisation de Libération de la Palestine (OLP) est un nouveau départ pour la résolution du conflit majeur du Proche-Orient. De nouveaux rapports de forces sont posés où Israël apparaît plus isolé, les États-Unis et l&#8217;Union Européenne décrédibilisés et la Palestine remontée et plus unie que jamais pour la paix. Ovationné à son retour à</p>
<p style="text-align: justify;">Ramallah, le président de l&#8217;Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, effectue un puissant retour en force dans l&#8217;opinion, au bénéfice aussi de l&#8217;organisation laïque Fatah, fondée par Yasser Arafat, dont il est issu ainsi que le leader Marwan Barghouti, emprisonné sans preuves depuis 2002. En optant pour une adhésion pleine et entière à l&#8217;ONU, en répétant qu&#8217;il ne retournerait pas à la table des négociations sans un gel de l&#8217;occupation, Abbas marque des points dans la confrontation diplomatique avec Israël et rappelle au monde entier l&#8217;urgence de la résistance et des résultats concrets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chape de plomb sur les crimes et l’occupation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, il ne reste à la Palestine sous chape de plomb que 10% du territoire. Les frontières de</p>
<p style="text-align: justify;">1967 établies par résolution de l’ONU ne sont pas respectées, spoliées par les colonies et le mur de la honte : plus de 700 km de barrières illégales en Cisjordanie. Alors que 80% des Israéliens se déclarent dans un sondage pour la création de la Palestine à l&#8217;intérieur de ces mêmes frontières, leur gouvernement s’agite désormais depuis le fossé où il s&#8217;est retranché. Dans un nouveau discours agressif, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, sert aux Nations-Unies la même soupe hypocrite, depuis onze ans que l&#8217;extrême-droite est au pouvoir : la stratégie de la violence, de l&#8217;enlisement et du chantage, celle du loup et de l&#8217;agneau qui négocieraient à deux leur menu. Pas un mot sur les 11 000 prisonniers politiques, pas une explication sur les violations perpétuelles du droit international : les privations d&#8217;accès à l&#8217;eau, aux soins, à l&#8217;éducation, au travail, à la liberté de circulation ; niées, les exactions militaires, les destructions, les meurtres, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Veto et silences complices</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;ONU, les États-Unis ont été les plus graves complices de ces crimes. En prévoyant d’opposer son veto à l&#8217;adhésion palestinienne, la baudruche Obama tente un impossible grand écart entre son éloge des luttes arabes pour la liberté et son appel abstrait à des négociations sans condition préalable (le gel des colonies, par exemple) et forcément déséquilibrées. Ce cynisme, complémentaire de l&#8217;impuissance plus ou moins silencieuse de l&#8217;Union Européenne, montre une nouvelle fois les limites de la médiation unique américaine et la nécessité de transformer radicalement le fonctionnement impérialiste* et biaisé des institutions internationales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel avenir pour la négociation maintenant ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Déjà, dans toute la Palestine occupée ont eu lieu des manifestations de solidarité, malgré la répression. La surdité criminelle d&#8217;Israël et l&#8217;hypocrisie de ses alliés seraient responsables de l&#8217;escalade violente d&#8217;une troisième intifada redoutée par tous. Dans le camp de la paix, majoritaire, on réclame plus que jamais l&#8217;engagement ferme des parlements pour la sécurité des populations civiles, le respect par Israël du droit international, le retour des réfugiés, la fin de la colonisation, du mur et du blocus inhumain de Gaza, la libération des prisonniers politiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;État palestinien aura d’autant plus de chance d’exister que le mouvement s&#8217;amplifiera. Les actions pour sa reconnaissance vont se poursuivre dans les échanges entre le Conseil de sécurité et l&#8217;Assemblée générale de l&#8217;ONU –130 États sur 193 soutiennent la requête palestinienne– mais, aussi et surtout, dans les actions de sensibilisation et de solidarité avec le peuple palestinien à travers le monde entier comme en France à l&#8217;appel du MJCF le 28 octobre pour la remise des pétitions en faveur de l’État palestinien. Pétitions, rassemblements et mobilisations de soutien sont autant de gestes forts pour dénoncer les responsables, libérer la Palestine et s’approcher jour après jour d’une paix juste et durable au Proche-Orient.</p>
<p style="text-align: right;">Antoine Troussier</p>
<p>* Impérialisme : tendance d&#8217;un État à mettre d&#8217;autres États sous sa dépendance politique, économique, culturelle.</p>
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		<title>Soutiens à l&#8217;Etat palestinien</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 13:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Mouvement des Jeunes Communistes de France a lancé un appel pour soutenir la demande des Palestiniens pour que la Palestine soit reconnue comme le 194ème état membre de l’ONU. Le MJCF a soumis cet appel citoyen à diverses personnalités politiques, syndicales, associatives, mais aussi du monde culturel, philosophique, universitaire&#8230;. En cette journée internationale de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-V.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1469" title="colombe palestine V" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-V.jpg" alt="colombe palestine V" width="118" height="160" /></a>Le Mouvement des Jeunes Communistes de France a lancé un appel pour soutenir la demande des Palestiniens pour que la Palestine soit reconnue comme le 194ème état membre de l’ONU. Le MJCF a soumis cet appel citoyen à diverses personnalités politiques, syndicales, associatives, mais aussi du monde culturel, philosophique, universitaire&#8230;. En cette journée internationale de la paix, Avant Garde publie cet appel et la liste des premiers signataires.</strong></em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">Colonisation ininterrompue, maisons détruites en masse, mur de la honte, contrôles aux checkpoints, confiscation de terres arables, privation d’accès à l’eau, racisme d’État, violation quotidienne des résolutions de l’ONU, humiliations permanentes&#8230; Ça ne peut plus durer ! Au moment, où de nombreux peuples se révoltent dans tous le Moyen-Orient pour trouver la voie de la démocratie, de la justice et de l’égalité, les aspirations du peuple palestinien doivent être entendues. Le temps est venu que les choses changent ! Bien sûr, l’échec des nombreuses négociations menées depuis 20 ans et l’escalade de la violence qui en découle pourraient décourager. La solution existe pourtant, simple et juste : un État palestinien pour le peuple palestinien.</p>
<p style="text-align: justify;">En septembre, s’enclenche un processus qui doit conduire la Palestine à être reconnue comme un État, le 194ème membre de l’ONU.</p>
<p style="text-align: justify;">Le peuple palestinien a le droit à cet État, libre et indépendant, dans les frontières de 1967 (Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est comme capitale), aux côtés de l’État israélien. C’est la condition de justice qui peut seule ouvrir un horizon de paix dans la région.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La France et l’Union européenne doivent soutenir activement cette chance historique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En tant que citoyens engagés pour la paix, nous soutenons les peuples palestinien et israélien et leur droit de vivre en paix dans des États libres et souverains aux frontières sûres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En tant que citoyens engagés pour la justice et les droits humains, nous appelons la France et l’Union européenne à prendre leurs responsabilités en approuvant à la prochaine assemblée générale de l’ONU – et au Conseil de sécurité pour les membres permanents – la reconnaissance de l’État palestinien.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les premières personnalités qui cosignent cet appel :</p>
<p style="text-align: justify;">- A -</p>
<p style="text-align: justify;">Christophe Alévêque, humoriste et chroniqueur</p>
<p style="text-align: justify;">Henri Alleg, ancien directeur d’Alger Républicain, président d’honneur de l’association de la cause anticolonial</p>
<p style="text-align: justify;">Pouria Amirshahi, secrétaire national au droit de l’Homme du PS</p>
<p style="text-align: justify;">Pierric Annoot, secrétaire général des jeunes communistes (MJCF)</p>
<p style="text-align: justify;">Mouloud Aounit, président d’honneur du MRAP</p>
<p style="text-align: justify;">Gérard Aschieri, syndicaliste</p>
<p style="text-align: justify;">- B -</p>
<p style="text-align: justify;">Nicole Borvo Cohen-Seat, président du groupe CRC-SPG du Sénat</p>
<p style="text-align: justify;">José Bové, député européen</p>
<p style="text-align: justify;">Marie George Buffet, députée, ancienne ministre</p>
<p style="text-align: justify;">- C -</p>
<p style="text-align: justify;">André Chassaigne, député</p>
<p style="text-align: justify;">- D -</p>
<p style="text-align: justify;">Didier Daeninckx, romancier</p>
<p style="text-align: justify;">Laurianne Deniaud, présidente des Jeunes Socialistes (MJS)</p>
<p style="text-align: justify;">Olivier Dulac, neuropédiatre, hôpital Necker</p>
<p style="text-align: justify;">- F -</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Farbiaz, animateur de l’association « Sortir du colonialisme »</p>
<p style="text-align: justify;">Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF</p>
<p style="text-align: justify;">Gérard Filoche, inspecteur du travail en retraite</p>
<p style="text-align: justify;">Luc Foulquier, Ingénieur-chercheur en écologie</p>
<p style="text-align: justify;">- G -</p>
<p style="text-align: justify;">Jérôme Gleize, membre de l’exécutif d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV)</p>
<p style="text-align: justify;">Pierre Gosnat, député</p>
<p style="text-align: justify;">Robert Guédiguian, réalisateur</p>
<p style="text-align: justify;">Marion Guénot, secrétaire national de l’UEC</p>
<p style="text-align: justify;">- H -</p>
<p style="text-align: justify;">Gisèle Halimi, avocate et ancienne ambassadrice de France</p>
<p style="text-align: justify;">Denise et Hassan Hamouri, enseignante et commerçant</p>
<p style="text-align: justify;">Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien et prisonnier politique en Israël</p>
<p style="text-align: justify;">Jacky Hénin, député européen</p>
<p style="text-align: justify;">Stéphane Hessel, ambassadeur de France</p>
<p style="text-align: justify;">Elie Hoarau, député européen, secrétaire général du Parti Communiste Réunionnais.</p>
<p style="text-align: justify;">- J -</p>
<p style="text-align: justify;">Benjamin Joyeux, responsable de la commission transnationale EELV</p>
<p style="text-align: justify;">- L -</p>
<p style="text-align: justify;">Pierre Laurent, secrétaire national du PCF</p>
<p style="text-align: justify;">Yvan Le Bolloch’, comédien et musicien</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Paul Lecoq, député</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Claude Lefort, député honoraire</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Le Hyaric, député européen, directeur du journal l’Humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Didier Le Reste, cheminot, syndicaliste</p>
<p style="text-align: justify;">Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS</p>
<p style="text-align: justify;">- M -</p>
<p style="text-align: justify;">Gilles Manceron, historien, Ligue des droits de l’Homme</p>
<p style="text-align: justify;">Catherine Margatte, maire de Malakoff</p>
<p style="text-align: justify;">Henri Martin, résistant</p>
<p style="text-align: justify;">Jean Luc Mélenchon, député européen, vice-président du Parti de gauche</p>
<p style="text-align: justify;">Catherine Mills, maitre de conférences à la Sorbonne</p>
<p style="text-align: justify;">Roland Muzeau, député, porte parole des députés communistes, républicain et du Parti de gauche</p>
<p style="text-align: justify;">- N -</p>
<p style="text-align: justify;">Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP</p>
<p style="text-align: justify;">- P -</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Paul, député</p>
<p style="text-align: justify;">François Périnet, maitre de conférences à Paris Sud</p>
<p style="text-align: justify;">Christian Piquet, porte parole de la gauche unitaire</p>
<p style="text-align: justify;">- Q -</p>
<p style="text-align: justify;">Yvon Quiniou, philosophe</p>
<p style="text-align: justify;">- S -</p>
<p style="text-align: justify;">Georges Séguy, syndicaliste, déporté et résistant</p>
<p style="text-align: justify;">Lucien Sève, philosophe</p>
<p style="text-align: justify;">- T -</p>
<p style="text-align: justify;">Taoufiq Tahani, universitaire</p>
<p style="text-align: justify;">Nils Tavernier, acteur et réalisateur</p>
<p style="text-align: justify;">- V -</p>
<p style="text-align: justify;">Marie Christine Vergiat, députée européenne</p>
<p style="text-align: justify;">Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Voguet, avocat à la cour d’appel de Paris</p>
<p style="text-align: justify;">- W -</p>
<p style="text-align: justify;">Edouard Wagneur, mathématicien</p>
<p style="text-align: justify;">Francis Wurtz, député européen honoraire</p>
<p style="text-align: justify;">- Z -</p>
<p style="text-align: justify;">Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Sénégal : «Touche pas à ma constitution»</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Aug 2011 15:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

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		<description><![CDATA[Souvent présenté comme le modèle à suivre en matière de démocratie en Afrique, le Sénégal, présidé depuis 2000 par Abdoulaye Wade (du Parti Démocratique Sénégalais &#8211; PSD), traverse une crise sans précédent depuis le printemps 2011. Modification de la constitution, précarité, chômage, coupures d’électricité, autant de raisons à la mobilisation populaire qui a gagné le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/wadesarko.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1432" title="wadesarko" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/wadesarko.jpg" alt="wadesarko" width="160" height="106" /></a>Souvent présenté comme le modèle à suivre en matière de démocratie en Afrique, le Sénégal, présidé depuis 2000 par Abdoulaye Wade (du Parti Démocratique Sénégalais &#8211; PSD), traverse une crise sans précédent depuis le printemps 2011. Modification de la constitution, précarité, chômage, coupures d’électricité, autant de raisons à la mobilisation populaire qui a gagné le pays. Retour sur les événements.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement « Touche pas à ma constitution » est né après la 17ème tentative de modification de la constitution par le Président. A l&#8217;approche des élections présidentielles, cette réforme avait pour but de rendre Wade (âgé de 85 ans)  rééligible pour un troisième mandat consécutif avec 25% des voix seulement. Elle aurait permis, par la même occasion, l&#8217;élection d&#8217;office de son fils, Karim Wade, au poste de vice-président. C&#8217;est ce que le Président a lui-même appelé le « ticket gagnant », le gain ne profitant qu’à la droite au pouvoir et au clan Wade (d’ailleurs soutenu par Nicolas Sarkozy, entre autres). Entre dictature, néocolonialisme et népotisme, le peuple sénégalais s&#8217;est organisé pour résister. Le 23 Juin 2011, jour où devait être présenté le projet de loi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés devant le parlement à Dakar.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le M23 à l’origine de la contestation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La précarité grandissante, le mépris des revendications des étudiants et des travailleurs, le chômage en hausse constante et les coupures d’électricité quotidiennes sont autant d&#8217;éléments qui ont contribué au ras-le-bol du peuple sénégalais. L&#8217;annonce du projet « des 25% » et de l&#8217;élection avec l&#8217;option « ticket gagnant » n&#8217;ont été que la goutte d&#8217;eau qui a fait débordé un vase qui se remplissait depuis des années. Dès lors, plusieurs mouvements et associations se présentant comme apolitiques (tels que « Y&#8217;en a marre » ou « Je refuse - Jeunes pour la Reconstruction et le Futur du Sénégal») ont vu le jour et se sont joints aux forces politiques de gauche, dont l&#8217;Union de la Jeunesse démocratique Alboury N&#8217;diaye (UJDAN) et le Parti e l&#8217;Indépendance et du Travail (PIT). Ces derniers ont préparé la manifestation du 23 Juin en sensibilisant un grand nombre de Sénégalais, auxquels se sont ajoutés bon nombre de manifestants spontanés, hommes ou femmes, jeunes ou vieillards, étudiants, chômeurs ou travailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jour dit, alors que les manifestants sont regroupés pacifiquement devant le parlement, l&#8217;un des ministres entre dans l&#8217;édifice malgré les barrières et la contestation populaire. Cet acte est vécu comme un affront et un mépris des aspirations sénégalaises. Selon des témoignages recueillis sur place, c&#8217;est à cet instant que la tension est montée : la police a immédiatement eu pour ordre de disperser la foule, et la torture des manifestants a suivi les passages à tabac sur la voie publique et les violentes arrestations.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à ces événements, le gouvernement a décidé d&#8217;interdire toute « <em>manifestation à caractère politique »</em> au centre-ville de Dakar. Mais les organisations présentes dans les rues le 23 juin dernier ont décidé de braver l&#8217;interdit et de descendre dans les rues le 23 de chaque mois jusqu&#8217;aux élections présidentielles qui auront lieu en Février 2012. Wade et ses alliés espèrent étouffer les événements en organisant un black out total à la fois sur la question politique, sur les mobilisations et sur la répression.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Benno Siggil Sénégal », victoire et unité indissociables</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Du côté de l&#8217;opposition, les élections se préparent. Toutes les forces politiques de gauche &#8211; des socialistes à l’extrême gauche, en passant par le PIT &#8211; se sont alliées au sein d&#8217;un front, le Benno Seggil Sénégal, pour battre la droite en 2012. Créé en 2009 pour les élections locales, le Benno s&#8217;est renforcé dans la préparation du M23 et ne cesse de prendre de l&#8217;ampleur. Un candidat unique de la gauche devrait être élu pour se présenter en 2012. Face au pouvoir de Wade, la gauche Sénégalaise part en campagne avec l&#8217;intime conviction que la victoire et l&#8217;unité sont indissociables, et que le peuple doit être à l&#8217;origine de tout projet politique.</p>
<p align="right">Gnima Mendy</p>
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		<title>Palestine libre – libres Palestiniens</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 08:38:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Paix]]></category>
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		<description><![CDATA[Reconnaissance à l’ONU, libération probable de Salah Hamouri… les événements se bousculent au Proche-Orient sans que pour autant rien ne soit encore joué. Explications.
Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien emprisonné en Israël. 7ans, c&#8217;est la peine à laquelle il a été condamné après une arrestation injustifiée. Pourquoi ? Salah est tout simplement passé devant les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-israel.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1438" title="colombe palestine israel" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/colombe-palestine-israel.jpg" alt="colombe palestine israel" width="160" height="81" /></a>Reconnaissance à l’ONU, libération probable de Salah Hamouri… les événements se bousculent au Proche-Orient sans que pour autant rien ne soit encore joué. Explications</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien emprisonné en Israël. 7ans, c&#8217;est la peine à laquelle il a été condamné après une arrestation injustifiée. Pourquoi ? Salah est tout simplement passé devant les fenêtres du rabbin Yossef Ovadia, chef spritituel du parti Shass (parti d&#8217;extrême droite). Ce geste, plutôt banal dans n&#8217;importe quel autre endroit du globe, a été, là-bas, suffisant à le condamner pour « terrorisme ». Salah a comparu devant le tribunal militaire d&#8217;Ofa, illégal au regard du droit international, et a été contraint de plaider coupable pour alléger sa peine. C’est ainsi qu’il a rejoint les milliers de prisonniers politiques palestiniens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La libération des prisonniers indissociable de la paix</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfermé depuis plus de 6 ans, sa peine devrait donc prendre fin le 28 novembre mais Salah est, pour l’instant, seulement libérable et pas encore libéré. Le pouvoir israélien pourrait le garder encore un certain temps en rétention administrative surtout si le gouvernement français reste sourd malgré les soutiens des différents comités et associations en France et au Proche-Orient. Ces mobilisations ont toutefois déjà contraint Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, à accepter de rencontrer Denise et Hassan Hamouri, les parents de Salah.</p>
<p style="text-align: justify;">Daniel Voguet, l’avocat de Marwan Barghouti (responsable du Fatah, lui aussi enfermé), parle d’au moins 1 palestinien sur 10 qui aurait connu, à un moment ou un autre, une arrestation, un enfermement. Selon de nombreux observateurs, 300 enfants seraient aujourd’hui en prison. C’est le quotidien des Palestiniens. L’exigence de leur libération est donc indissociable de la construction d’un État et d’une paix juste et durable. Salah en est l’un des symboles, ici en France.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les enjeux de la reconnaissance</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec l&#8217;annonce de sa probable libération et la possible reconnaissance d&#8217;un État Palestinien à l’ONU, on pourrait croire que la situation entre les deux protagonistes du conflit est en train de s&#8217;améliorer. Tout n’est pas si simple mais cette demande de reconnaissance est tout de même le signe d’une reprise en main du calendrier, d’un passage à l’offensive des Autorités Palestiniennes poussées par les mobilisations populaires de ces derniers mois. Si elle aboutissait, elle représenterait, entre autres, la possibilité de sortir du tête à tête toujours défavorable aux Palestiniens, d’une implication plus importante de la communauté internationale et permettrait que d’autres dispositions du droit international s’appliquent à la situation – telle que la reconnaissance de la Palestine comme un État occupé par une puissance étrangère.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tout reste à jouer</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment rien n’est encore joué. De même que pour une libération effective de Salah, la mobilisation internationale est nécessaire pour que l’espoir de cette reconnaissance devienne réalité. Si la demande de reconnaissance par l&#8217;ONU est un signe fort adressé à Israël, il semble que le chef du gouvernement hébreu ne l&#8217;entende pas de cette oreille. Les dernières interventions du Premier Ministre, soutenu par les États-Unis, ne vont pas dans le sens d&#8217;un abandon de la colonisation et du retrait des colons dans les territoires réclamés par les palestiniens. Netanyahou pourrait malgré tout être mis au pied du mur sous la pression de la communauté internationale. Plus de 120 pays se sont d’ores et déjà déclarés favorables sur les 130 voix nécessaires pour faire la bascule à l’Assemblée Générale de l’ONU. Il appartient aux peuples du monde d’exiger de leur gouvernement d’ajouter leur poids dans ce processus qui sera de longue haleine puisque la résolution fera plusieurs aller retour entre l’Assemblée Générale et le conseil de sécurité (composé de 5 membres permanents dotés du droit de veto – Chine, Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni – et de 10 membres élus pour 2 ans).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le combat pour la paix continue</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si à terme ce processus devait aboutir, le combat pour la paix ne prendrait pas fin pour autant. En effet, la reconnaissance pure et simple d&#8217;un État palestinien n&#8217;est pas suffisante. Pour Israël, ce pourrait être une manière de se sortir d&#8217;une situation qui semble de plus en plus difficile à gérer sans avoir à assumer les 60 années d&#8217;humiliations quotidiennes, d&#8217;occupation illégale, d&#8217;utilisation de la force armée contre des civils, de crimes de guerres. Il semble dès lors qu’une paix durable ne pourra se construire que sur le chemin de la justice. De nombreux débats et combats restent et resteront à mener : la libération des prisonniers essentielle au bon fonctionnement de l’État, la fin des colonies et du mur, la sanction des crimes de l’État israélien notamment l’attaque de Gaza en 2009, le droit au retour des réfugiés… C’est pour l’ensemble de ces questions et en premier lieu pour la reconnaissance de l’État palestinien que Marwan Barghouti a appelé, cet été depuis sa prison, tous ceux qui luttent pour la paix à organiser à travers le monde de grands rassemblements le 17 septembre, quelques jours avant le début du débat à l’ONU.</p>
<p style="text-align: right;">Lorraine Finkl</p>
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		<title>Palestine : résistances populaires contre le mur de la honte</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 14:55:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarité]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis près de 10 ans, un mur s&#8217;érige face à de nombreux palestiniens. Accéder à ses terres, à l&#8217;eau, à sa famille&#8230; l&#8217;épreuve est quotidienne mais la résistance aussi. Avant Garde s&#8217;est rendu sur place, témoignage. 
Été 2002, le gouvernement israélien commence la construction du « mur de sécurité », officiellement pour se protéger des « attaques terroristes » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><a href="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mur.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1429" title="mur" src="http://www.lavantgarde.org/wp-content/uploads/mur.jpg" alt="mur" width="160" height="119" /></a>Depuis près de 10 ans, un mur s&#8217;érige face à de nombreux palestiniens. Accéder à ses terres, à l&#8217;eau, à sa famille&#8230; l&#8217;épreuve est quotidienne mais la résistance aussi. Avant Garde s&#8217;est rendu sur place, témoignage. </strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Été 2002, le gouvernement israélien commence la construction du « mur de sécurité », officiellement pour se protéger des « attaques terroristes » venant des territoires palestiniens. Long de 730 kilomètres, il est rapidement rebaptisé « mur de la honte » ou « mur de l’apartheid » par ceux qui luttent pour la paix.  Non content d’empiéter sur les territoires palestiniens &#8211; jusqu&#8217;à 23 km au-delà de la ligne verte de 1967 &#8211; il coupe des villages en deux, séparant parfois des familles qui doivent effectuer plusieurs centaines de kilomètres pour se voir, alors qu’elles habitent à moins de 500 mètres à vol d’oiseau. Ce mur prive les Palestiniens de l&#8217;accès à leurs terres les plus arables, à leurs champs d’oliviers et à l’eau. Les principaux puits palestiniens sont incorporés du côté israélien, les empêchant de faire des récoltes sur les terres qui leur restent. Enfin, le mur est un véritable enfer pour des milliers de Palestiniens contraints de se déplacer chaque jour : ils doivent subir de longues attentes et parfois des humiliations aux nombreux checkpoints postés sur les routes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>Des comités populaires pour une résistance non-violente</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Depuis la création de ce mur, de nombreux Palestiniens ont cherché de nouvelles formes de luttes pour protester contre sa construction, mais aussi contre la politique de colonisation du gouvernement israélien. Plusieurs villages ont alors eu l’idée de constituer des Comités Populaires de Résistance. Ils rassemblent largement tous les Palestiniens d’un même village, encartés ou non dans un parti politique (Fatah, PPP, FPLP, Hamas, etc.). Chacun d&#8217;eux se dote d’un coordinateur, d’un chef de projet et d’une équipe de communication. Leur choix ? La non violence, comme nous l’explique Mahmoud, coordinateur du Comité d’Al Maasarah : « J’ai vu mon frère et des amis tombés les armes à la main. Pour moi, comme pour les autres habitants du village, il nous fallait inventer autre chose. Nous avons choisi la voie de la non violence et des manifestations ». Cet été, nous avons participé à deux de ces actions.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>Manif à Bil&#8217;in</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">D&#8217;abord à Bil’in, l&#8217;un des villages les plus connus pour sa résistance active, puisqu&#8217;il a été l&#8217;un des premiers à s&#8217;y lancer. La manifestation est constituée de 150 personnes tout au plus, dont un bon tiers d’internationaux desquels nous faisons parti. Comme toujours, elle part en cortège depuis le « centre » du village et se rend aux abords du mur en scandant des slogans tels que « Free Palestine ». Mais, comme à chaque fois, au bout d’une dizaine de minutes, l’armée disperse la «foule » pacifique à l’aide de bombes lacrymogènes, grenades assourdissantes, voire plus. Abdallah, le responsable du comité à Bil’in, nous rappelle alors que « la résistance populaire a déjà connu plus de 1 500 blessés dus aux armes utilisées par l’armée. L’année dernière, deux personnes, un frère et une sœur, ont été tuées par l’armée à 3 mois d’intervalle. Et plusieurs d’entre-nous ont déjà connu la prison. Moi-même, j’ai été enfermé plus de 16 mois déjà pour mes activités pacifistes ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>Match de foot à  Al Maasarah</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Pour notre deuxième action avec les comités populaires nous nous rendons à Al Maasarah à côté de Bethléem. L’action n’est pas, cette fois-ci, une simple manifestation mais un match de football qui se joue juste à côté de l’armée. Mahmoud nous explique ce choix : « le but des manifestations était qu&#8217;elles soient médiatisées. Elles l’ont été, au début, mais comme elles se sont multipliées dans de nombreux villages et cela chaque semaine, au bout d’un moment, cela s’est un peu essoufflé. Alors on s’est demandé comment faire ? Nous avons décidé de faire des actions plus originales : s’enchaîner aux oliviers qui devaient être arrachés, refaire le chemin de Jésus avec 100 militants sur des ânes entre Bethléem et Jérusalem, enfin jusqu’au checkpoint&#8230;. Face à cela l’armée ne sait pas encore comment réagir. Être violent ou non ? Réprimer ou pas ? ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">En route donc pour le match de football avec une centaine de participants. Le contexte est tendu et l’armée nous encadre. Un pénalty touche un soldat. Résultat : un blessé grave (le tireur) évacué par l’ambulance qui nous avait suivi. Le match se termine par un petit meeting et dans le calme. Toutefois Mahmoud est menacé par l’armée israélienne de représailles dans la soirée : « Nous viendrons te chercher ce soir, car là il y a trop de monde ». Heureusement, ils ne viendront pas, mais Mahmoud a vécu avec la peur au ventre toute la journée&#8230; pour lui c’est le quotidien.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong>« Continuer notre lutte jusqu&#8217;à ce que nous ayons une terre »</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Aujourd’hui les comités populaires sont au nombre de 16. Ils se réunissent régulièrement et incitent les différents villages palestiniens à faire de même. Certains obtiennent des résultats. A Bil’in, par exemple, 3 semaines avant notre arrivée, le mur avait été démantelé et reconstruit 100 mètres plus loin, rendant aux villageois 1.000 hectares d’oliviers leur appartenant. Il leur reste à reconquérir les 1.000 autres hectares restés derrière le mur et, comme le souligne Mahmoud, « à continuer notre lutte jusqu’à ce que nous ayons une terre, un État indépendant et que nous puissions vivre en paix avec nos voisins israéliens. Nous ne demandons que cela ! ».</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT">Fabien gay</p>
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