Rencontre avec une jeune chypriote d’EDON

juillet 20, 2011 by Rédaction  
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stylianaCet été, au cours du camp d’été du MJCF, Avant Garde a rencontré Styliana Christodoulou qui nous a parlé de son pays, Chypre, de son organisation, EDON, et des combats qu’ils mènent avec les jeunes de l’île.

Avant Garde : Peux-tu nous parler de la situation de ton pays, Chypre ?

Styliana Christodoulou : Chypre est aujourd’hui victime des plans impérialistes initiés quand la Grande-Bretagne était encore la puissance colonisatrice de l’île.  Etablissant une politique de division, ils ont séparé le peuple en chypriotes-grecs et chypriotes-turcs.  Malgré la bataille menée par l’AKEL (le parti progressiste des travailleurs, c’est-à-dire le parti communiste chypriote [ndt]), le combat armé de l’extrême droite, avec  l’Eglise a ses côtés, a créé des tensions dans l’île.  En définitive, la Grèce et la Turquie ont beaucoup interféré dans les affaires intérieures chypriotes, ce qui a conduit à des conflits bicommunautaires et finalement au coup d’Etat de 1974 soutenu par la junte au pouvoir en Grèce et  à l’invasion turque.  Les deux évènements ont été planifiés par l’OTAN. Depuis lors l’île est divisée en deux parties et son peuple vit séparé depuis bien des années, sans aucune possibilité de communication.

De plus le peuple chypriote et notamment sa jeunesse doit faire face aux problèmes créés par le système capitaliste et son expression néolibérale. Les attaques contre le droit du travail, contre l’éducation et la santé publique, le chômage, la toxicomanie, les difficultés à vivre d’une manière autonome et à former une famille sont autant de problèmes que les jeunes chypriotes doivent affronter.

Avant Garde : Face à cela quelles sont les batailles menées par ton organisation, EDON ?

Styliana Christodoulou : EDON (l’Union de la jeunesse démocratique, ce sont les jeunes communistes [ndt]) est la première organisation de jeunesse à Chypre. Elle est organisée au niveau local, régional, pan chypriote et international.  EDON lutte pour la réunification de l’île et pour une résolution juste, durable et pacifique du problème chypriote.  Edon se bat également pour la démilitarisation de l’île et pour la coexistence pacifique des peuples au-delà de la nationalité, de la religion ou des différences linguistiques.

Nous nous battons pour éduquer  la jeunesse, avec les idées de gauche et du socialisme pour la paix, la solidarité, la démocratie, l’égalité, la justice sociale, le progrès social, pour l’humanisme et l’internationalisme.

Aujourd’hui nous pouvons dire que les principaux combats d’EDON doivent être regroupés en trois thématiques. La première c’est que nous continuons la lutte afin de résoudre le problème chypriote.  Ce problème  c’est celui de l’invasion et de l’occupation de l’île par l’armée turque, engendrant des centaines de milliers de réfugiés des deux côtés, de disparus, et de violations des droits humains fondamentaux depuis plus de 35 ans. Le principal moyen pour avancer est de continuer la politique dite de rapprochement pour que les jeunes de chypre qu’ils soient des chypriotes grecs ou des chypriotes turcs comprennent le besoin de coopération, de combat et de travail commun aux niveaux politiques, sociaux, économiques, afin de faire émerger une solution et de nous rapprocher de la coexistence pacifique.

Le deuxième combat que nous menons c’est d’être capable d’intervenir contre les attaques faites à l’encontre des droits de la jeunesse, et d’augmenter les standards de vie des jeunes. Cela comprend les conditions de travail, de santé, d’éducation et le droit au temps libre.

La troisième lutte que nous menons, en lien avec les deux premières, c’est  de soutenir le gouvernement chypriote nouvellement élu, dans le but de réaliser notre ambitieux programme avec un fort soutien des classes populaires.

Avant Garde : Justement, AKEL està la tête du gouvernement depuis quelques années, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Styliana Christodoulou : Le nouveau président, élu en février 2009, est, pour la première fois dans l’histoire de la république de Chypre, le secrétaire général de l’AKEL, ancien secrétaire général d’EDON. Nous pensons que son élection a été un pas décisif pour le peuple chypriote er pour la résolution du problème chypriote. Nous pensons également que cette élection est un message d’espoir important  pour toutes les forces communistes, progressistes et de gauche dans le monde entier.

Néanmoins nous sommes  conscient du contexte auquel doit faire face ce gouvernement, non seulement au niveau européen, mais aussi au niveau international.  L’impérialisme et ses forces motrices ne font pas qu’exploiter économiquement les pays du tiers monde, mais conduisent également à la détérioration sociale.  Le capital financier crée dans le monde entier des conflits, dans le but d’augmenter son pouvoir.  La pauvreté mondiale s’accentue et les ressources nationales sont violemment exploitées. Cette situation  n’est pas une coïncidence.  Ses racines proviennent du système capitaliste. C’est pourquoi EDON, au-delà de critiquer et de dénoncer cette situation travaille au développement d’un mouvement international contre l’impérialisme. La FMJD est l’acteur central de ce mouvement.

Nous promettons que nous allons continuer notre combat pour le bénéfice de chypre et de son peuple, mais aussi pour toute la jeunesse mondiale pour un monde de paix, de solidarité, de justice sociale contre l’impérialisme, l’intolérance et l’exploitation.

Propos recueillis et traduits par Alexis Coskun

GENERATION REVOLUTION

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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generationC’est une riche semaine qui s’achève. La bonne ambiance, la fraternité, le soleil, le paysage… les vaches… l’esprit de travail mêlé à celui de la fête nous laisseront le goût agréable de ce que pourrait être une autre organisation de la société.

En attendant de réaliser nos rêves, c’est le goût de la lutte que nous avons !

Celui qui est nourri par le sort réservé aux jeunes d’Europe et du monde. Partout on nous chante l’air d’une génération sacrifiée, d’une génération résignée… démonstration est faite que c’est tout l’inverse dont il s’agit.

Si toutes les organisations européennes n’étaient pas au rendez-vous, nous avons tout de même pu échanger sur les défis communs qui nous attendent et les moyens de les surmonter. Le principal défis se résume en un slogan : souveraineté populaire ou dictature financière.

Cette semaine était donc un tremplin vers le rendez-vous européen que nous nous sommes fixés : faire de la journée du 15 octobre des jeunes espagnols, une première journée de mobilisation de tous les jeunes d’Europe !

Nous avons trois mois pour réussir à mobiliser largement, trois mois pour rencontrer un maximum de jeunes avec entre temps le grand rendez-vous que sera la fête de l’Humanité.

Nombreux, motivés, organisés, nous saurons faire des jours austères des jours heureux… car nous le savons maintenant, rien n’est jamais figé, tout est question de rapport de force !

Pierric

Atelier vidéo

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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Le camp d’été 2011 a été l’occasion pour 5 jeunes de participer à l’atelier vidéo. Ces moments de formations marquaient aussi la volonté de notre mouvement de faire de l’éducation populaire un enjeu central. La plupart n’ayant pas ou très peu d’expérience dans le domaine, l’atelier aura permis à ces jeunes de se former aux essentiels de la vidéo : prises de vue, acquisition, montage, rendu… Il s’agissait bien là de se donner les outils pour maîtriser les enjeux de la bataille médiatique que nous devons mener contre le flot d’informations biaisées dont nous sommes abreuvés. Si des milliers de vidéos sont visionnées chaque jour, sur internet, il est nécessaire de  développer d’autres sources, et de se saisir de ces supports. Après ce séjour en Auvergne, ce sont encore plus de militants qui pourront contribuer au développement et au partage de l’activité de notre mouvement. Tout au long de la semaine, les membres de l’atelier auront  eu pour projet (concrétisé) de réaliser une vidéo de présentation du camp d’été ; vidéo présentant débats, soirées, ateliers, moments de vie quotidienne. Après des heures de travail acharnées, les réalisateurs en herbe ont eu l’occasion de faire partager leur œuvre aux 50 camarades présents. Ce premier jet, base d’un prochain compte-rendu adressé au plus grand nombre, et ces quelques jours passés caméra au poing auront encouragé plus d’un à poursuivre le travail entamé et surtout à faire partager leurs expériences de retour chez eux.

Omomine et Maxime

Rencontre avec les Chassaigne

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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Celui qui lit sait que nous avons passé ce merveilleux camp au beau village de Saint-Amant qui nous a accueilli cette semaine à bras ouvert, sans même bronché (ou presque) lors de nos exactions nocturnes.

Nous avons aujourd’hui reçu la visite du maire et de l’ancien maire, respectivement  François Chassaigne et André Chassaigne (sans aucun lien de parenté comme ils l’ont précisé)! Pendant que nous séjournions dans le village, nous n’avons pas forcément eu vent des conséquences des politiques gouvernementales jusque dans ce lieu reculé du Puy-de-Dôme.

En effet, François nous a exposé les combats quotidiens des Savinois comme ceux pour le maintien de nombreuses structures indispensables au fur et à mesure démantelées (le collège, la poste ou même l’hôpital d’Ambert). Ainsi, le village de 500 habitants, appuyé par 15 associations, résiste tant bien que mal à la pourriture libérale, démontrant que le militantisme existe à toutes les échelles.

Mais André nous a aussi compté le passé de ce village qui reçut pendant 13 ans un festival de rock, qui en invitant des artistes tels que Bashung ou Manu Chao a réussi à réunir à Saint-Amant jusqu’à 15 000 personnes. D’autres festivals font aujourd’hui vivre le village comme celui de la compagnie Jolie Môme qui s’y réunit chaque année. Cette commune qui peut paraître, à première vue, abandonnée regorge en fait de nombreux événements conviviaux et militants.

Enfin, il a résumé tout ce que peut représenter notre camp en une seule phrase : « On ne peut pas vivre sans bonheur ».

Gildas et Philéas

Recette du jour : Auvergnat Libre !

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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C’est notre célèbre cocktail local. Pour connaître joie et bonheur, suivez à la lettre les instructions. Commencez par un filet de sirop de citron. Ajoutez une  dose de rhum puis de vodka (à consommer avec modération!).  Jus d’ananas, d’orange et cannelle pour compléter. Avant de déguster, secouez comme si c’était une tente, avec énergie.

Baptiste

Co-développement

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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En introduction, Antonin nous rappelle l’histoire des actions des gouvernements français successifs lors de la décolonisation et nous explique la loi dite de la « colonisation positive ». Ce texte tente de nous faire croire que la colonisation a eu des effets bénéfiques pour les peuples indigènes. Or, si l’on en fait un bilan honnête il ressort qu’elle n’a été positive que pour les colonisateurs. Il conclut en évoquant la néo-colonisation menée par les puissances impérialistes et des entreprises comme Total et Bouygues.

La camarade espagnole développe la position de l’UJCE sur le co-développement et met en avant l’importance des relations basées sur la réponse à des besoins et non sur des transactions purement marchandes, dans le cadre indispensable d’un respect de la souveraineté des peuples. Un délégué fait le parallèle entre Françafrique et Alena : malgré le fait que les peuples d’Afrique et d’Amérique du Sud ne subissent plus une colonisation directe, ils sont toujours exploités par les puissances impérialistes notamment par le biais de leurs entreprises.

Un autre intervenant  parle de la nécessité de se garder du travers du nationalisme économique. Dans le débat sur la relocalisation de l’industrie, préalablement délocalisée, il est important de prendre en compte les intérêts des travailleurs français mais aussi étrangers. Un délégué attire l’attention sur l’importance de la préservation de l’industrie et des emplois nationaux en raison des conséquences sociales et économiques des délocalisations, mais selon lui la question des relocalisations doit être abordée avec prudence en raison des possibilités de nuisances par rapport  aux populations ayant obtenu ces emplois. Son intervention a été prolongée par un camarade souhaitant évoquer les effets positifs d’une production locale sur l’environnement du fait de la réduction du transport. La production locale permet de sauvegarder une certaine souveraineté et l’indépendance des nations.

Nous sommes ensuite confrontés à la difficulté de lier dans notre analyse des relations internationales la question des antagonismes de classes et celle des rapports Nord-Sud, qui amènent indirectement des travailleurs du Nord à bénéficier de l’exploitation des ressources du Sud. Il semble nécessaire de faire un travail sur les intérêts communs partagés par tous les travailleurs du monde.

La question de la spécialisation des nations dans certains types de production a aussi émergé, s’en est suivi un échange à ce propos: la spécialisation actuelle repose sur une hiérarchisation de ces productions, il est nécessaire de dépasser ceci dans une perspective de co-développement juste. Des camarades s’opposent à l’idée que les économies d’échelle liées à une spécialisation justifient cette dernière, ou même que ces économies d’échelle existent.

Antonin conclut le débat en mettant en avant l’idée que le co-développement doit passer de façon prioritaire par une prise en compte des besoins (ce qui pose la question de leur identification), il faut donc dépasser le cadre actuel basé sur l’échange marchand intéressé.

Oussama et Constantin

Débat d’Avant Garde : Les enjeux de l’information

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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Les média, le contrôle de l’information, sa hiérarchisation et les conditions de sa production, ont été au centre du débat ce jeudi soir dans la salle du village vacance de Saint-amant. Ni la pluie, ni l’alcool encore présent dans de nombreux organismes, n’ont détourné les jeunes communistes de leur mission. Réunis autour de leur secrétaire général et de l’illustre Gaël de Santis, les militants, rejoins par une jeune Savinienne, se sont relayé pendant près de deux heures pour explorer le monde fascinant de la presse. Le débat ingénieusement relancé par la non moins illustre Julia Hamlaoui fut, comme souvent lors de ce camp d’été, riche et éclairant.

Très souvent en effet, quand on parle de médias, de journalistes, on parle d’une presse largement tenue par les capitalistes, les éditorialistes, les experts, les journalistes à la solde du pouvoir qui constituent la face visible de l’iceberg. Derrière la façade et les paillettes, la précarité règne. Combien de pigistes et de correspondants locaux sont enfermés dans l’exploitation pour un Harry Roselmack, prétendu symbole de la diversité et de la promotion sociale.

Alors que l’information, brute, plus ou moins vérifiée, plus ou moins vérifiable nous inonde, l’intervention de journalistes qualifiés apparaît comme essentielle. La plupart des enjeux de l’information se trouve en effet dans la hiérarchisation de cette dernière. Traiter la lutte des ouvriers de PSA plutôt que le mariage du prince de Monaco, la sortie du dernier album de Balbino plutôt que celui des enfoirés, c’est proposer d’autres références, une autre vision du monde et des dynamiques qui l’animent.

Si nous disposons d’outils pour convaincre sur de nombreux sujets, la presse communiste, permet de proposer des éléments pour penser mieux où autrement.  Comme le précisait Gaël : « donner les clés pour comprendre la société dans laquelle nous vivons constitue un premier pas déterminant pour la transformer ».

Julien

Portrait de délégué : Omomine Mendy

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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omomineAG : Tu peux te présenter en quelques mots ?

Moi c’est Omomine Mendy, j’ai 23 ans et je passe en 3e année de socio à l’université Paris 8-Saint-Denis. Je suis responsable de l’UEC sur cette fac depuis octobre 2010. Et comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire j’aime le RAP français et le PSG.

AG : Sur quoi vous bougez en ce moment à P8 ?

On essaie de lancer la campagne sur la nationalisation du logement étudiant. Cette bataille est née de la privation du CROUS, de l’augmentation des prix des loyers et des différentes prestations du CROUS mais aussi pour répondre au manque de logement étudiant et pour lutter contre l’état dans lequel sont ceux qui existent, souvent insalubre. On fait signer des pétitions et dès la rentrée on a prévu des portes à portes. Pendant l’année, on a participé à la campagne pour le remboursement du transport (plus précisément de la carte imaginaire) par le conseil général du 93. C’est un bon moyen pour aller vers les étudiants puisque c’est pour améliorer leur condition de vie.

AG : Tes impressions sur le camp ?

Ca se déroule bien, les débats sont intéressants. Bonne impression. Le débat sur l’extrême droite m’a particulièrement marqué car il a permis de faire un état des lieux et des outils qu’on peut utiliser contre cette réalité.

Les différents ateliers d’éducation populaire sont un bon moyen d’’investir un maximum de gens en les formant en parallèle. Ils pourront transmettre les gestes qu’ils ont appris ici dans leur fédé. C’est l’élément le plus important du camp pour moi.

AG : Et Avant Garde?

Dès qu’on fait une table politique, il est présent. A chaque fois, on essaie de penser à sa place dans nos initiatives pour le mettre en valeur.

Salah, mon fils, mon frère

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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palestineAh il n’est pas long ce petit reportage de 15 minutes… Il n’a pas non plus un budget phénoménal ni de « grands acteurs »… Enfin, mieux vaut dire d’ « acteurs connus » car en terme de richesse humaine et de courage, le frère de Salah vaut au moins 10 Georges Clooney + 5 Brad Pitt ! Un film qui porte un message fort politiquement mais qui au-delà de ca à pour principale qualité de mettre en avant l’aspect très humain de notre bataille. Non Salah n’est pas un nom sur une pétition, il n’est pas non plus une ombre derrière des barreaux sur un T-shirt ou un visage associé à un nombre de jours. Salah c’est toi, c’est moi, c’est un jeune de qui à 19 ans s’est permis comme nous de penser différemment, qui comme nous a affirmé son opposition à l’injustice, qui comme nous continue de croire qu’un monde meilleur est possible. Alors, si Salah n’est pas et ne sera jamais notre fils, affirmons haut et fort qu’il est notre frère !

Guénolé

Au (presque) grand complet

juillet 12, 2011 by Rédaction  
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deleg

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