L’argent est là ! Au Panama !

mai 9, 2016 by  
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Le consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a mis la main sur l’un des plus gros dossiers d’évasion fiscale, les « Panama Papers ». L’évasion fiscale consiste pour les riches à cacher leur argent à l’étranger pour ne pas payer d’impôts. Selon les Nations-Unies, dans le monde, ce sont 25 000 milliards d’euros qui sont cachés dans les paradis fiscaux. Ce nouveau scandale concerne des centaines de personnes : chefs d’États, milliardaires, célébrités ou encore trafiquants de drogue. Elles sont toutes propriétaires de sociétés « offshore » pour cacher leur argent aux impôts. Les sociétés offshore sont fictives : elles ne produisent rien, ne vendent rien. C’est  une sorte de compte bancaire caché à l’étranger, dans des pays ou il n’y a pas ou peu d’impôts. Pour se cacher, les évadés fiscaux font appel à des avocats. Ces avocats fournissent des documents et  des  « prête-noms » pour cacher les évadés. Sur le papier, les prête-noms dirigent la société. Dans les faits, ils n’ont aucun pouvoir.

Un casse bien organisé : Le riche, l’avocat et la banque.

Ce genre de vol, de fraude, permettant d’escroquer des milliards d’euros aux Etats nécessite une bonne organisation. Heureusement pour eux, les riches forment en nombre des personnes capables de frauder pour faire fructifier les bénéfices. Riches, banquiers et avocats sont les trois grands alliés de ce casse bien organisé.

Les riches, sont la première pièce du Puzzle. Ils veulent cacher l’argent gagné grâce au travail des autres ou durant un mandat électif. Des chefs d’entreprises et des personnalités politiques sont notamment pointées du doigt. Comme Jérôme Cahuzac, Patrick Balkany, ou Jean Marie Le Pen. Comme quoi, du PS au FN, en passant par « les Républicains », les politiciens sont du côté des fortunés…

L’intermédiaire de cette arnaque est le cabinet d’avocat Mossack Fonseca, basé au Panama. Il agit auprès de ses clients comme un « agent d’enregistrement » en créant les sociétés fictives. Il fournit des documents, des adresses. Il met aussi à disposition des prêtes noms, désignés comme directeur mais ne gérant rien de la société. Certains prête-noms se retrouvent directeurs de plus de 100 sociétés.

Les banques ne sont pas en reste de ce grand vol. La Société générale, qui est censée avoir quitté les paradis fiscaux en 2010, compte pourtant 970 sociétés offshore enregistrées par Mossack Fonseca. Ces sociétés ont été créées pour le compte de clients fortunés de la banque.

Cette affaire n’est pas isolée. En effet, de nombreuses personnes ont déjà dénoncé la fraude fiscale. Le sénateur communiste Eric Bocquet notamment est l’auteur d’un rapport parlementaire qui avait démontré qu’à l’échelle de la France, la fraude fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros. Pour infos, la « dette » de notre pays s’élève à 85,6 Milliards d’euros. Depuis 10 ans, on nous annonce que les paradis fiscaux sont combattus. Des listes noires de pays sont établies pour être vidées quelques mois plus tard. Comme le Panama retiré en 2011, les Philippines en 2013 à chaque fois après des négociations d’Etats à Etat. D’autres pays plus proches ne sont jamais pointés du doigt, notamment car ils constituent des lieux de résidences pour stars et chefs de grandes entreprises comme la Belgique ou la Suisse…

Ces révélations nous montrent bien que les vrais délinquants sont en col blanc. Finissons-en avec la chasse aux pauvres menée par notre gouvernement. On nous dit de nous serrer la ceinture. Pourtant, l’argent existe pour financer l’éducation, la santé, les logements… nos vies, finalement.

Allons le chercher dans les poches du patronat !

Quentin Le Matt

Passage de flambeau : La résistance d’hier et d’aujourd’hui

mai 27, 2015 by  
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Rencontre  entre Nordine Idir et Georges Durou à la Fête de l’Humanité Gironde : Passage de flambeau autour de la résistance d’hier et d’aujourd’hui.

Le 17 mai 2015, à l’occasion de la fête de l’Humanité de Gironde, ce sont deux générations de résistants qui se rencontrent autour de leurs livres respectifs.

Georges Durou, ancien résistant, qui, pour son engagement communiste, a vécu une jeunesse privée de liberté entre 1940 et 1945, dédicace son ouvrage «  Mes printemps de barbelés  », réédité à l’occasion de cette fête, aux cotés de Nordine Idir, secrétaire national du MJCF qui, lui, dédicace son livre d’entretien avec Salah Hamouri, «  Palestine-France, quand les jeunes résistent  ».

Un instant de mémoire partagée en ces temps sombres, sur la résistance d’hier et celle d’aujourd’hui. C’est avec plaisir et émotion que Georges Durou, militant des jeunes communistes lors de son arrestation, rencontre Nordine et engage la conversation.

D’abord sur l’actualité de la JC et sur le contenu du livre de Nordine, qui lui explique que ce livre est un entretien avec un jeune Franco-Palestinien, emprisonné dans les geôles israéliennes pendant 7 ans, et dont la mobilisation de plusieurs organisations, a participé à faire connaître son cas aux autorités françaises.

En effet, Nordine lui rappelle qu’à l’époque, Salah est le seul prisonnier français à n’avoir jamais été aidé par l’État, et que seule la mobilisation a permis de dévoiler son sort. Cet ouvrage raconte aussi la suite de la libération de Salah, sa vie en Palestine, surveillé par les autorités et empêché de faire ses études suite à des restrictions d’accès sur le territoire.
Georges se retrouve dans l’histoire de ce jeune prisonnier, et dans sa résistance au quotidien, lui qui se retrouva engeôlé pour activité communiste pendant la seconde guerre mondiale. Il explique le travail de mémoire qu’il exécute encore aujourd’hui, dans les collèges et lycées, qui sont des bases mais ne suffisent pas pour lui. Les jeunes sont réceptifs à son histoire, mais une rencontre par an, ça lui paraît trop court.

Nordine en profite pour expliquer à Georges le rôle du MJCF aujourd’hui pour aller plus loin dans le passage de flambeau des derniers témoins des années sombres. Partout où des commémorations ont lieu (Camps de Souge, Mont-Valérien, Chateaubriand…) les jeunes communistes sont présents et se font le relais générationnel de cette histoire.  Une initiative nationale est prévue : une lettre ouverte à François Hollande pour la journée de la résistance, pour lui rappeler le rôle des jeunes communistes dans l’histoire.

Georges tient à rappeler que le programme du CNR est le meilleur moyen de faire le lien entre les générations, à l’heure où les socialistes au pouvoir continuent le travail de destruction de celui-ci engagé par la droite.

Nordine se retrouve dans ce discours et insiste sur le fait que les Jeunes Communistes et la société en général à besoin de combativité à l’heure actuelle, et qu’il faut effectivement partir de cette base, mais aussi l’enrichir, que ce soit au niveau des avancées sociales comme sur la culture de paix gravement entamée à l’heure actuelle. Il n’y a pas de fatalité.

L’échange se termine sur une dédicace respectives et une poignée de main chaleureuse.

Benjamin Regonesi

Béziers : la mémoire de la guerre d’Algérie pour opposer

mars 18, 2015 by  
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Un soleil printanier, à quelques mètres d’un marché populaire de la ville, fait office de cadre à cette journée particulière dans la ville de Béziers. La présence policière se fait de plus en plus nombreuse en ce début d’après-midi à proximité d’une rue : celle du 19 mars 1962.

Des personnes âgées affluent, un peu perdues dans le quartier, majoritairement vêtues de bérets verts et de drapeaux: ce sont des anciens combattants, anciens parachutistes de la guerre d’Algérie. Beaucoup se trompent et rejoignent un cortège qui n’est pas le leur : car en ce 14 mars, deux rendez-vous se font face, séparés par une présence policière.

 

La cérémonie officielle organisée par la mairie pour débaptiser la dite rue pour la renommer au profit du commandant Hélie De Noix de Saint-Marc. Cet ancien militaire, décédé en 2013, a été un membre actif de l’Organisation Armée Secrète(OAS)[1], organisation terroriste d’extrême-droite, farouchement opposée à l’indépendance de l’Algérie. Il participa à la tentative de coup d’État de 1961, dit putsch des généraux, et justifia la torture qui fut une pratique courante de la répression coloniale.

En face, à cent mètres, séparés par des barrières et un cordon policier, la contre-manifestation citoyenne aux slogans beaucoup plus jeune et variée dans sa composition : « OAS assassin, Ménard complice », « Il est fini le temps des colonies ».

 

C’est donc, entouré de centaines de « nostalgériques »[2], venus de toute la côté méditerranéenne (où résident l’écrasante majorité de ce qu’on a appelé les rapatriés) anciens de l’OAS et quelques jeunes de la ligue du Midi (organisation de la mouvance identitaire) que le maire organisait une cérémonie pour installer la nouvelle plaque. Prétextant que la date du 19 mars ne marque pas l’arrêt des combats, le maire apparenté FN veut ainsi rétablir une justice. Son discours fut assez révélateur de ses intentions : la France aurait oublié ses compatriotes, ses Harkis.

Réécrivant allégrement l’histoire, il évoque une Algérie française pacifiée, régie par des rapports banals entre colons et Musulmans du temps de l’administration française. Dépolitisant à souhait l’histoire, il ne dit pas un mot sur les conditions des anciens colonisés si ce n’est pour évoquer les exactions du FLN. Par contre, il ne se prive pas de construire un lien avec notre présent.

L’ancien président de l’association Reporters sans Frontières parle d’une France assiégée depuis par l’immigration avec une décolonisation qui serait à la source de tous les désordres actuels:

« Alors qu’on obligeait un million de Français à quitter leur Algérie natale, on ouvrait la France – quasi simultanément – à des millions d’immigrés bien décidés pour certains à ne jamais se sentir, à ne jamais devenir des Français à part entière.

Colonisation de peuplement, disait-on de la présence française en Algérie. Il faut parler aujourd’hui, en France, d’immigration de peuplement, d’immigration de remplacement. Un chassé-croisé dont l’histoire a le tragique secret et dont je redoute que nous ne cessions de mesurer les funestes, les dramatiques conséquences. Je voudrais me tromper. Je crains d’avoir raison. »

 

Une stratégie de la gestion de la ville derrière cet acte

Le choix du commandant Saint-Marc n’a rien d’anecdotique et révèle comment ce geste participe d’une stratégie du nouvel édile. Fidèle à sa tradition maurassienne[3], il met au cœur de sa démarche l’idée d’une France éternelle mythifiée autour de son armée et de l’Église dixit le conseiller municipal  communiste d’opposition Aimé Couquet. Il s’agit de mener des coups d’éclat, d’inscrire des marqueurs dans la vie politique locale comme la promotion de la crèche de Noël, de l’armement de la police municipale.

C’est une politique de l’ordre, de la force qui cherche à alimenter des affrontements. Le magazine municipal en est un des relais fondamental: la réhabilitation d’un passé médiéval, chrétien face aux désordres (à mater) des populations des quartiers, issues de l’immigration. Dans la 3e ville la plus pauvre de France, et 1ere sur les assujettis à l’Impôt sur la Fortune (ISF) dans le département, c’est l’affrontement qui prévaut.

D’ailleurs, les habitants du quartier populaire de la Deveze, mitoyen de la rue du 19 mars 1962, n’ont pas été conviés à l’initiative municipale alors que la mairie avait une promotion grandiloquente… Ces habitants sont davantage » dans le cortège  des traitres, porteurs de valise (sic) » qui reçoivent ces qualificatifs du maire, gêné par les huées du contre-rassemblement.

 

A l’initiative d’un « appel des 100″ lancé par les structures locales de la Ligue des droits de l’homme et du Mouvement de la paix, des centaines de bitterrois rejoints par des militants progressistes des départements alentours ont fait entendre un autre son de cloche. Rappelant que la date du 19 mars 1962 entame le processus d’indépendance algérien, ces citoyens ne sont pas dupes du jeu du maire.

Parmi ces manifestants, Yamina et Viviane, deux membres de l’association bitteroise France-Algérie qui œuvre à mener des actions culturelles entre les deux pays, des projets de coopération pour construire des liens sur des bases de solidarité.

Elles sont présentes pour rappeler leurs initiatives, le vrai lien entre les deux peuples. Elles sont convaincues que cette initiative ne représente pas l’opinion majoritaire dans la ville. « Pourquoi parler d’une guerre finie, qui a existé ? Il y a comme un sentiment de revanche » ajoutent-elles. Avant Robert Ménard, il existe dans la vie politique locale un jeu pour flatter la population issue des rapatriés, très organisés comme l’atteste la présence de nombreux sympathisants, parachutistes issus des départements voisins. Ils travaillent à faire apposer des stèles de l’OAS, à réhabiliter leur mémoire.

 

Après ce rassemblement, c’est au siège de la section locale du PCF que se poursuivent les débats ; car il s’agit de ne pas lâcher le morceau pour ces militants. Toutes les forces rappellent la nécessité de poursuivre le combat : le lien avec le climat islamophobe, de chasse aux pauvres et le mouvement de solidarité avec la Palestine (pour déconstruire le colonialisme d’hier et d’aujourd’hui) permettent d’ouvrir des suites à ce contre-rassemblement. La bataille juridique reste évidemment d’actualité comme le rappelle Jean-François Gavoury, président de l’association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (AMPROMEVO), et il existe des précédents pour faire retirer ces plaques d’hommage[4].

La bataille politique reste nécessaire pour faire agir les pouvoirs publics: si le premier ministre Manuel Valls a déploré le matin même ce genre d’initiatives, les interpellations des différents ministères sont restées sans réponses…Tous les acteurs évoquent le besoin de réaffirmer une culture de paix, de rappeler la mémoire de ce conflit, y compris parce que les attentats de l’OAS ont frappé la ville…Cette mémoire ne peut vivre que si on donne les moyens de l’exprimer. Un lien avec une actualité de crise brulante dans cette ville ravagée et qui montre que la mémoire résonne au travers du quotidien.



[1] Organisation politique et militaire créée en 1961 regroupant essentiellement des militaires qui refusent la décolonisation. Ils mèneront plus de 1000 actions terroristes en Algérie et en France, tuant des militaires, des policiers et plus de 1000 civils.

[2] C’est ainsi que sont nommés couramment les partisans nostalgiques de l’Algérie française

[3] Ecrivain et théoricien d’extrême-droite de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle, ultranationaliste et royaliste, foncièrement antisémite.

[4] A Marignane dans la Bouches-du-Rhône en 2011 sur décision du Conseil d’Etat

 

Rencontre avec une jeune chypriote d’EDON

juillet 20, 2011 by  
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stylianaCet été, au cours du camp d’été du MJCF, Avant Garde a rencontré Styliana Christodoulou qui nous a parlé de son pays, Chypre, de son organisation, EDON, et des combats qu’ils mènent avec les jeunes de l’île.

Avant Garde : Peux-tu nous parler de la situation de ton pays, Chypre ?

Styliana Christodoulou : Chypre est aujourd’hui victime des plans impérialistes initiés quand la Grande-Bretagne était encore la puissance colonisatrice de l’île.  Etablissant une politique de division, ils ont séparé le peuple en chypriotes-grecs et chypriotes-turcs.  Malgré la bataille menée par l’AKEL (le parti progressiste des travailleurs, c’est-à-dire le parti communiste chypriote [ndt]), le combat armé de l’extrême droite, avec  l’Eglise a ses côtés, a créé des tensions dans l’île.  En définitive, la Grèce et la Turquie ont beaucoup interféré dans les affaires intérieures chypriotes, ce qui a conduit à des conflits bicommunautaires et finalement au coup d’Etat de 1974 soutenu par la junte au pouvoir en Grèce et  à l’invasion turque.  Les deux évènements ont été planifiés par l’OTAN. Depuis lors l’île est divisée en deux parties et son peuple vit séparé depuis bien des années, sans aucune possibilité de communication.

De plus le peuple chypriote et notamment sa jeunesse doit faire face aux problèmes créés par le système capitaliste et son expression néolibérale. Les attaques contre le droit du travail, contre l’éducation et la santé publique, le chômage, la toxicomanie, les difficultés à vivre d’une manière autonome et à former une famille sont autant de problèmes que les jeunes chypriotes doivent affronter.

Avant Garde : Face à cela quelles sont les batailles menées par ton organisation, EDON ?

Styliana Christodoulou : EDON (l’Union de la jeunesse démocratique, ce sont les jeunes communistes [ndt]) est la première organisation de jeunesse à Chypre. Elle est organisée au niveau local, régional, pan chypriote et international.  EDON lutte pour la réunification de l’île et pour une résolution juste, durable et pacifique du problème chypriote.  Edon se bat également pour la démilitarisation de l’île et pour la coexistence pacifique des peuples au-delà de la nationalité, de la religion ou des différences linguistiques.

Nous nous battons pour éduquer  la jeunesse, avec les idées de gauche et du socialisme pour la paix, la solidarité, la démocratie, l’égalité, la justice sociale, le progrès social, pour l’humanisme et l’internationalisme.

Aujourd’hui nous pouvons dire que les principaux combats d’EDON doivent être regroupés en trois thématiques. La première c’est que nous continuons la lutte afin de résoudre le problème chypriote.  Ce problème  c’est celui de l’invasion et de l’occupation de l’île par l’armée turque, engendrant des centaines de milliers de réfugiés des deux côtés, de disparus, et de violations des droits humains fondamentaux depuis plus de 35 ans. Le principal moyen pour avancer est de continuer la politique dite de rapprochement pour que les jeunes de chypre qu’ils soient des chypriotes grecs ou des chypriotes turcs comprennent le besoin de coopération, de combat et de travail commun aux niveaux politiques, sociaux, économiques, afin de faire émerger une solution et de nous rapprocher de la coexistence pacifique.

Le deuxième combat que nous menons c’est d’être capable d’intervenir contre les attaques faites à l’encontre des droits de la jeunesse, et d’augmenter les standards de vie des jeunes. Cela comprend les conditions de travail, de santé, d’éducation et le droit au temps libre.

La troisième lutte que nous menons, en lien avec les deux premières, c’est  de soutenir le gouvernement chypriote nouvellement élu, dans le but de réaliser notre ambitieux programme avec un fort soutien des classes populaires.

Avant Garde : Justement, AKEL està la tête du gouvernement depuis quelques années, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Styliana Christodoulou : Le nouveau président, élu en février 2009, est, pour la première fois dans l’histoire de la république de Chypre, le secrétaire général de l’AKEL, ancien secrétaire général d’EDON. Nous pensons que son élection a été un pas décisif pour le peuple chypriote er pour la résolution du problème chypriote. Nous pensons également que cette élection est un message d’espoir important  pour toutes les forces communistes, progressistes et de gauche dans le monde entier.

Néanmoins nous sommes  conscient du contexte auquel doit faire face ce gouvernement, non seulement au niveau européen, mais aussi au niveau international.  L’impérialisme et ses forces motrices ne font pas qu’exploiter économiquement les pays du tiers monde, mais conduisent également à la détérioration sociale.  Le capital financier crée dans le monde entier des conflits, dans le but d’augmenter son pouvoir.  La pauvreté mondiale s’accentue et les ressources nationales sont violemment exploitées. Cette situation  n’est pas une coïncidence.  Ses racines proviennent du système capitaliste. C’est pourquoi EDON, au-delà de critiquer et de dénoncer cette situation travaille au développement d’un mouvement international contre l’impérialisme. La FMJD est l’acteur central de ce mouvement.

Nous promettons que nous allons continuer notre combat pour le bénéfice de chypre et de son peuple, mais aussi pour toute la jeunesse mondiale pour un monde de paix, de solidarité, de justice sociale contre l’impérialisme, l’intolérance et l’exploitation.

Propos recueillis et traduits par Alexis Coskun

GENERATION REVOLUTION

juillet 12, 2011 by  
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generationC’est une riche semaine qui s’achève. La bonne ambiance, la fraternité, le soleil, le paysage… les vaches… l’esprit de travail mêlé à celui de la fête nous laisseront le goût agréable de ce que pourrait être une autre organisation de la société.

En attendant de réaliser nos rêves, c’est le goût de la lutte que nous avons !

Celui qui est nourri par le sort réservé aux jeunes d’Europe et du monde. Partout on nous chante l’air d’une génération sacrifiée, d’une génération résignée… démonstration est faite que c’est tout l’inverse dont il s’agit.

Si toutes les organisations européennes n’étaient pas au rendez-vous, nous avons tout de même pu échanger sur les défis communs qui nous attendent et les moyens de les surmonter. Le principal défis se résume en un slogan : souveraineté populaire ou dictature financière.

Cette semaine était donc un tremplin vers le rendez-vous européen que nous nous sommes fixés : faire de la journée du 15 octobre des jeunes espagnols, une première journée de mobilisation de tous les jeunes d’Europe !

Nous avons trois mois pour réussir à mobiliser largement, trois mois pour rencontrer un maximum de jeunes avec entre temps le grand rendez-vous que sera la fête de l’Humanité.

Nombreux, motivés, organisés, nous saurons faire des jours austères des jours heureux… car nous le savons maintenant, rien n’est jamais figé, tout est question de rapport de force !

Pierric

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