EN 2012 : À NOUS DE JOUER
février 21, 2012 by Rédaction
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Déjà plusieurs candidats ont annoncé que la thématique de la jeunesse serait au cœur de leurs programmes. Mais plus que des mots ou des déclarations d’intention qui n’engagent que ceux qui les croient, les jeunes ont besoin de s’emparer des questions qui les concernent.
Le bilan de quatre ans et demi de sarkozyme est édifiant. Toutes les générations, des plus jeunes aux retraités en passant par les salariés ou les privés d’emplois, ont été touchées par cette politique qui vise à nous précariser toujours plus.
Pourquoi ? Pour répondre aux besoins des marchés et aux injonctions des agences de notation, plutôt qu’aux besoins humains et au progrès sociaux.
Le but ? Que ceux qui sont déjà les plus riches, une minorité, continuent à s’engraisser, sur le dos de la majorité, c’est-à-dire nous.
Les premières victimes ? Evidemment les jeunes. Avec la casse de l’éducation de la maternelle à l’université. Avec la multiplication des contrats bidons sur le marché du travail. Ou encore avec le non-paiement des bourses dernièrement.
La question de la jeunesse au cœur du débat de 2012.
Agir en partant de nos réalités, de nos préoccupations du quotidien, de nos luttes pour construire des réponses qui correspondent à nos attentes, à nos aspirations et même à nos rêves, voici de quoi nous avons besoin. Les jeunes communistes prennent ce chemin, en luttant pour les transports en Seine Maritime et en Seine Saint Denis, pour la gratuité des manuels scolaires dans le Pas-de-Calais, contre la fermeture des centres IVG à Paris… Pendant toute la campagne
présidentielle, partout en France, ils exigeront un statut social pour les jeunes qui réponde à tous nos besoins en matière d’éducation, d’emploi, d’accès à la santé, à la culture, aux transports, au logement, à la citoyenneté…
Pour que la riposte soit de taille face aux défis immenses qui nous attendent aujourd’hui et demain, l’engagement doit être massif. C’est pour cela, que les jeunes communistes ont décidé d’ouvrir des espaces de discussions et d’actions, au plus près de la vie des jeunes, dans les lycées, les facs, les quartiers, les foyers jeunes travailleurs.
En 2012, envahir le terrain politique c’est mettre au cœur du débat nos luttes et construire collectivement des propositions. Pour changer la vie et la société, il faut être bien plus acteur que spectateur. C’est à nous de jouer !
Fabien Gay
DE LA RUE AUX URNES : FAIRE DU VOTE UNE ARME DE CONSTRUCTION MASSIVE
février 21, 2012 by Rédaction
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Au printemps prochain, se tiendront les deux principales élections de notre système politique : la présidentielle les 22 avril et 6 mai et les législatives en juin.
A l’heure où des peuples gagnent le droit d’élire démocratiquement de nouveaux gouvernements, en occident les tenants de l’ordre établi, les grands dirigeants des gouvernements et des banques ont peur, peur des peuples et de la démocratie. En Grèce, en Italie les nouveaux gouvernements ne prennent même plus la peine d’être élus mais sont nommés et composés de technocrates de la finance. A qui le tour ?
Mais ne croyons pas la formule qui veut que « le peuple ne commande pas, il choisit ses chefs ». Bien au contraire, les principes fondateurs de notre droit et de notre Constitution mettent en exergues le « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
Mais à nouveau, est martelée l’idée que ces élections sont le temps d’une « rencontre entre un homme et la nation ». Passons sur le sexisme, même si il y aurait beaucoup à en dire. « Il n’est pas de sauveur suprême » dit la chanson, et beaucoup aujourd’hui regardent avec distance le spectacle qui s’affiche sur nos écrans. Pour plus d’un jeune sur deux, la campagne qui a débuté n’aborde pas les questions qui nous concernent (sondage Anacej/Ifop). Le chômage, la précarité ne laissent pas croire à un avenir meilleur. Et pourtant partout les jeunes se mobilisent pour leurs bourses étudiantes, pour un emploi stable et bien rémunéré, pour une éducation de qualité.
Redonner sa place au peuple
Faire de la politique autrement c’est faire, sans attendre avril 2012, de ces luttes des tremplins pour changer les choses. C’est poser clairement l’ambition d’une démocratie nouvelle avec une 6e République qui intègre à tous les niveaux les citoyens aux prises de décisions. Bref, faire de la politique autrement c’est redonner toute sa place au peuple dans le débat public.
C’est l’expérience que propose le Front de Gauche dans cette campagne : ouvrir en grand des espaces militants pour envahir le terrain politique. Partout en France s’organisent des assemblées citoyennes, dans les quartiers, les entreprises, auprès des usagers des services publics. L’objectif : sortir du carcan de la pensée unique, du matraquage médiatique et redonner toute sa place à la discussion et à l’action. L’ambition d’un sursaut démocratique et social salutaire à l’heure de la dictature des marchés financiers.
Renaud Boissac
Herr Gueant relance l’offensive sécuritaire !
février 21, 2012 by Rédaction
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Cela pourrait ressembler au scénario d’un film de science-fiction, sauf que la volonté de créer un fichier «des gens honnêtes» existe belle et bien depuis le 01 février et sa validation, passée inaperçue, par l’Assemblée Nationale.
La loi «sur la protection de l’identité» portée par le sinistre Claude Guéant, vise à lutter contre l’usurpation d’identité – devenue un délit à l’occasion de la fameuse LOPPSI 2 - et de créer un fichier unique de 45 à 60 millions de personnes en fichant les noms, prénoms, adresses, tailles, couleurs des yeux, empreintes digitales et photographies de tous les détenteurs de cartes d’identité biométriques.
Ni plus ni moins qu’une nouvelle loi liberticide, avec la particularité d’avoir déjà été appliquée en France en 1942 sous le régime de Vichy du Maréchal Pétain … Coïncidence? On peut en douter. Le syndicat de la magistrature, la ligue des droits de l’homme et le syndicat des avocats de France s’insurgent dans un communiqué commun : «Ce choix, sans justification raisonnable, est dans la continuité de la politique de surveillance généralisée des citoyens menée par les gouvernements de droite successifs qui, en moins de dix ans, ont fait voter pas moins de 42 lois sécuritaires et doublé le nombre de fichiers de police».
Premières cibles de cette nouvelle offensive sécuritaire : les jeunes.
Dans la vie quotidienne, des contrôles abusifs aux couvre-feux comme dans les mobilisations sociales, les jeunes sont réprimés, arrêtés… La droite et les grands médias les présentent comme le nouveau danger pour l’ordre social. Tout particulièrement les jeunes des quartiers populaires dont la couleur de peau ne correspond pas aux canons réactionnaires judéo-chrétiens des Ciotti, Vaneste, Barèges, Le Pen ou autre Guéant !
Contrôles d’identité: des résultats nets
Le fait d’avoir la peau noire entraîne un risque d’un contrôle d’identité jusque 11,5 fois supérieur, et le fait d’avoir le « type Maghrébin » un risque jusque 14 fois supérieur selon les lieux étudiés.
Au delà, l’âge, l’apparence et le sexe sont les discriminants majeurs des contrôles de la Police.
Pour en savoir plus sur ce sujet, retrouvez-ici la présentation de l’enquête de deux chercheurs du Centre d’Étude Sociologique sur le Droit et les Institutions Pénales
En réalité, avec ce fichier, Herr Minister Guéant apporte le soutien de l’Etat au GIXEL – lobby français n°1 mondial des empreintes digitales et des papiers biométriques «sécurisés» – afin de conforter son leadership et lui offrir de nouveaux marchés. Quatorze des trente-et-une personnes auditionnées par la commission chargée de ce dossier au Sénat sont membres de ce lobby.
Leurs technologies de sécurisation de l’identité sont d’ailleurs tellement au point que le ministère de l’Intérieur a récemment reconnu que 10% des passeports biométriques en circulation seraient des faux, alors même que le passeport biométrique était précisément censé être plus sécurisé que ceux d’avant. En fin de compte, ce Gouvernement utilise toujours les mêmes prétextes sécuritaires pour permettre à ses amis de s’enrichir sur le dos du peuple.
Après une passe d’armes entre l’Assemblée Nationale et le Sénat, la première a voté cette loi en présence de… onze députés !
Reste maintenant à attendre l’examen de cette loi par le Conseil Constitutionnel, voire une sanction de la France par la cour européenne des droits de l’homme. Sa jurisprudence et l’interprétation de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme – affirmant le droit au respect à la vie privée - est très stricte.
Cependant, lorsqu’il ne s’agit pas de privatiser, d’ouvrir à la concurrence, de casser la législation sociale mais de faire respecter les droits fondamentaux, le gouvernement préfère payer des amendes que de respecter le droit européen. Encore et toujours la même logique pour Sarkozy et Fillon, faire la belle vie à leurs amis du Fouquet’s et de la finance en réduisant toujours un peu plus les libertés publiques.
Renaud Boissac
DU FN À L’UMP, DES POLITIQUES QUI CHANGENT NOS VIES
février 21, 2012 by Rédaction
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(POUR LE PIRE)
Dès son élection en 2007, Nicolas Sarkozy donnait le ton avec la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Cinq ans plus tard le constat est accablant : manipulation des chiffres, effets d’annonce, les polémiques, les débats à sens unique et les mesures réactionnaires sont les armes quotidiennes de la droite.
L’objectif de cette stratégie : détourner l’attention et de diviser la classe des travailleurs.
À l’approche des présidentielles, les deux partis vont crescendo pour faire croire aux électeurs que les solutions à la crise du capitalisme résideraient dans les problématiques de l’immigration et de l’insécurité, que les deux questions seraient intiment liées. Au travers de propositions concernant les populations migrantes légales ou irrégulières, le parti présidentiel et le parti des Le Pen se mènent une course pour savoir qui sera le plus stigmatisant.
Les réactionnaires et les xénophobes gouvernementaux veulent faire croire que les « sans papier » sont des fraudeurs en puissance et coûtent cher à la France, ils veulent absolument faire un lien entre délinquance et immigration ou encore intégrer le concept d’identité nationale dans les esprits pour concurrencer le Front National sur son terrain favori.
Une politique médiatique matraquée à chaque journal télévisé
Pourtant la politique fondée sur la stigmatisation, la répression et l’exploitation des migrants est irresponsable et injuste.
Quelques chiffres pour comprendre : Les travailleurs immigrés cotisent annuellement 2 milliards d’euros et participent ainsi notamment au financement des retraites. Cependant ils ne bénéficient d’aucun droit correspondant aux cotisations sociales qu’ils versent.
Les travailleurs « sans papier » quant à eux participent pour 4% du Produit Intérieur Brut par an selon l’OCDE. Alors que la droite nous parle de dette publique motivant l’austérité, on constate que le coût de 5 ans d’expulsion correspond au déficit de l’assurance vieillesse.
La désignation de boucs émissaires, le rejet de l’autre et le climat de peur proposés par le FN et l’UMP, ne résoudront en rien la situation des 5 millions de chômeurs et des 8 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté.
Expulser à grand frais, imposer de se serrer la ceinture en temps de crise et dans le même temps de fournir des travailleurs corvéables à merci, tout cela se fait pour les plus grands profit des actionnaires.
Thomas Roger-Moellic
Claude Guéant LA POLITIQUE DE LA FUITE EN AVANT
février 21, 2012 by Rédaction
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En annonçant fièrement « ses chiffres » le 10 janvier dernier, le ministre de l’intérieur, illustre parfaitement la fuite en avant du gouvernement. En se donnant pour objectif une meilleure régulation de l’immigration par sa diminution, alors même qu’elle est un fait amené à croître, il prépare son échec et des désastres humains.
Avec « un meilleur contrôle de l’immigration familiale » (12 613 titres), et une légère augmentation du nombre d’étudiants étrangers (60 000), c’est une autre réalité que le gouvernement amplifie : celles des sans-droits obligés de se cacher ? Combien doivent vivre cet enfer ? Une seule certitude : en 2011 environ 200 000 Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) ont été délivrées et 32 912 expulsions ont eu lieu.
On est bien loin d’une invasion tant redoutée par la droite, mais la circulaire Guéant sur les étudiants diplômés vient pourrir encore un peu plus leur vie. En augmentant le seuil des revenus nécessaires, en fermant la porte à certains métiers, en mettant toujours plus leur vie entre les mains de préfets, il en vient même à contredire l’idée d’ « économie de la connaissance » en s’attirant les remontrances – discrètes – du patronat.
À Trappes, dans les Yvelines, c’est au moins 6 jeunes qui sont en danger. Qu’ils vivent en famille, suivent des études, aient des parents français ou soient nés ici. Les collectifs qui s’organisent pour les soutenir se donnent un double objectif : faire respecter leurs choix de vie, et mettre en perspective les mesures antisociales dont sont victimes les jeunes, les poussant toujours plus loin dans les trous noirs de la dignité. Un combat que replace chaque humain au cœur de nos choix.
Matthieu Brunet
Salah Hamouri: « la liberté, c’est un sentiment extraordinaire, un droit pour chacun d’entre nous»
décembre 20, 2011 by Rédaction
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En exclusivité pour Avant Garde, le jeune franco-palestinien tout juste sorti de prison revient sur son incarcération, son combat avec les prisonniers politiques palestiniens et celui de tout un peuple pour vivre dans la paix et la liberté.
envoyée spéciale
« Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de vivre en liberté, sans occupation et sans répression »
Quel est ton état d’esprit maintenant que tu es sorti de prison ? Quels sont tes projets pour les jours et années à venir ?
J’ai le sentiment de la liberté, c’est un sentiment extraordinaire. Je ne peux pas l’exprimer avec des mots parce que c’est vraiment une chose extraordinaire. J’ai beaucoup de choses à dire aux gens qui m’ont soutenu et aussi aux jeunes communistes qui étaient avec moi pendant cette détention. La liberté est je crois un droit pour chacun d’entre nous. A chaque personne privée de liberté, je lui souhaite de recevoir le soutien que j’ai reçu.
Mes projets pour les prochains jours, c’est de rester avec ma famille et mes amis. Je n’ai pas le droit de quitter la Palestine pendant les trois prochains mois. Après cette date, je vais essayer de venir en France pour rencontrer tous les gens qui étaient avec moi pendant cette détention.
Ensuite je reviendrai pour reprendre mes études en sciences politiques à l’université et chercher du travail. J’aimerais bien que ce travail se fasse avec les Français avec qui on a lutté ensemble.
Peux-tu nous parler des conditions de détention et des combats menés par les prisonniers ?
Les circonstances d’emprisonnement des prisonniers politiques sont appliquées par un gouvernement qui vise toute la vie Palestinienne et surtout les prisonniers. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de restrictions sur les conditions de vie des prisonniers. Il nous était interdit de recevoir des livres pendant deux ans ou de suivre des études par correspondance. Beaucoup de prisonniers sont isolés mais il y aussi des jeunes et des enfants Palestiniens détenus dans les prisons qui ont une vie très difficile.
Alors suite à ces attaques contre nos conditions de vie, on a décidé, nous les prisonniers, de planifier une grève de la faim pour arrêter ces attaques contre nous, récupérer les droits qui nous ont été pris et surtout mettre fin à l’isolement des prisonniers politiques. Cette grève de la faim a duré 20 jours et on est arrivés à un accord avec l’administration de la prison qui a dit que cet accord serait appliqué pendant trois mois, mais pour le moment, rien n’est appliqué. Si l’administration n’applique ces accords, les prisonniers reprendront la grève de la faim.
Il y a également des restrictions sur les visites des familles. Normalement je recevais des visites tous les 15 jours, mais certains prisonniers de la Bande de Gaza n’ont pas reçu de visites depuis plus de 10 ans. Depuis 2006 (enlèvement de G.Shalit), aucune famille de la Bande de Gaza n’a pu visiter leur fils dans les prisons. Des prisonniers de Cisjordanie sont également privés de visites, toujours sous un prétexte sécuritaire alors que nos visites se déroulent derrière une vitre, avec un téléphone qu’ils écoutent. Ce n’est pas un moyen de domination sur les prisons mais c’est un moyen de destruction de la vie des prisonniers.
Quelle est ta vision de la situation politique en Palestine, notamment dans le contexte d’adhésion à l’ONU ?
Nous sommes un peuple sous occupation, un peuple qui a le droit à la résistance, et ces droits sont reconnus au niveau international : le retour des réfugiés, un état Palestinien sur les frontières du 4 juin 1967 sont des décisions prises par les Nations Unies et qu’Israël refuse toujours d’appliquer.
En ce qui concerne la politique Palestinienne, nos dirigeants doivent en finir avec cette division politique entre les deux grands partis Palestiniens – le Fatah et le Hamas – parce que cette division-là est un cadeau pour l’occupant, pour continuer à réprimer notre peuple. Cette réconciliation doit prendre place le plus vite possible et permettre de reconstruire l’OLP - Organisation de Libération de la Palestine qui rassemble de nombreux partis palestiniens – sur des bases démocratiques pour qu’elle puisse contenir tous les partis palestiniens nationaux et islamistes et qu’elle reste ainsi le représentant du peuple Palestinien partout dans le monde. Nous devons arriver à un programme commun de tous les partis pour avancer vers notre but, pour la liberté, l’indépendance et le retour des réfugiés.
La demande de reconnaissance de la Palestine aux Nations Unies est la réponse directe à l’échec de la compromission d’Oslo. Personnellement, j’ai toujours appelé à arrêter les négociations qui offrent le minimum au peuple Palestinien, tellement l’équilibre des forces est en faveur de l’occupation. Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de vivre en liberté, sans occupation et sans répression.
Que les jeunes communistes de France continuent là bas, moi ici avec mes camarades, notre projet collectif, notre lutte commune pour notre but et leur but humain, pour la justice sociale et la liberté. Je veux les remercier, au nom des prisonniers palestiniens, au nom de ma famille et en mon nom pour l’immense soutien que j’ai reçu de leur part. Leur soutien pendant ma détention était le pont d’espoir qui m’a soutenu moralement et psychologiquement, qui m’a aidé à continuer cette lutte contre toutes les difficultés de la prison.
Entretien réalisé par Elsa Lefort
Salah est enfin libre !
décembre 19, 2011 by Rédaction
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C’est une grande joie et une victoire pour lui, sa famille, ses proches et tous ceux qui ont lutté pour exiger sa libération que de voir Salah Hamouri retrouver enfin la liberté, après plus de 6 ans et 9 mois d’emprisonnement dans les geôles israéliennes.
Un cas représentatif du sort de milliers de prisonniers palestiniens
Arrêté en 2005 par l’armée israélienne à l’un des quelques 200 check points qui cisaillent la Cisjordanie, Salah dut attendre près de 3 ans avant d’avoir droit à un procès. Vingt audiences plus tard, sans preuves ni témoins des deux chefs d’inculpation dont il fut accusé, Salah dut accepter un compromis, sans jamais cesser de clamer son innocence. Le tribunal miliaire d’Ofer, le condamna alors à 7 ans de prison, un tribunal illégal au regard de l’ONU.
Ce cas est exemplaire de la justice coloniale rendue en Palestine où l’armée est police, juge et bourreau. On estime ainsi que près d’un palestinien sur 3 a déjà été privé au moins un jour de sa vie de sa liberté par l’armée israélienne. Ramené à l’échelle française, cela donne près de 20 millions de français….Les autorités israéliennes s’assoient donc régulièrement sur les droits fondamentaux des palestiniens dans l’impunité la plus totale.
Pour le gouvernement français, ce fut la politique du deux poids, deux mesures
Malgré cette déclaration de Nicolas Sarkozy en juillet 2007, « J’irai chercher tous les français, où qu’ils se trouvent », peu de gestes auront été produits pour exiger sa libération. Il aura fallu 4 ans, pour que notre président écrive à Netanyahou et 6 ans, pour qu’un ministre rencontre – discrètement – ses parents. Pourtant le gouvernement français ne s’est jamais gêné pour critiquer ouvertement la justice civile mexicaine dans le cas de Florence Cassez, ou intervenir énergiquement pour la libération d’otages à l’étranger.
Et le 28 novembre dernier, alors que Salah Hamouri devait retrouver la liberté, comme plusieurs documents officiels l’attestent, il n’en fut rien. La loi « Shalit » du nom du soldat libéré par le Hamas en octobre, voté par la Knesset le 23 mai 2010, a convertit les peines des prisonniers d’année administratives (345 jours) en année civiles (365 jours). Salah Hamouri était ainsi condamné rétroactivement à 4 mois et demi de prisons supplémentaires. Lui qui n’aurait jamais du faire un seul jour, se voyait prolonger sa peine. Un comble ! L’arbitraire s’ajoutait donc à l’injustice. Dans un silence assourdissant du gouvernement français…
Une forte mobilisation pour exiger sa libération immédiate
Dès son incarcération la mobilisation s’est organisée autour de son comité de soutien, coordonné par Jean-Claude Lefort. Personnalités politiques de tous bord, artistes, associations, organisations politiques et syndicales et le journal l’Humanité qui le mettait à l’honneur chaque jour en affichant son portrait dans ses pages, ont contribué à faire connaitre son sort.
Tous les gestes, petits et grands, de la pétition signée au rendez-vous au ministère, de l’affiche collée aux rassemblements unitaires et débats publics, ont permis de percer le mur du silence médiatique et diplomatique qui entourait son cas.
Et ces derniers jours, des députés de tous horizons, tous les partis de gauche, 11 organisations de jeunes, mais aussi le 2ème personnage de l’état – Jean Pierre Bel, président du Sénat – ont accentué la pression.
Salah aura donc retrouvé la liberté hier avec la seconde vague des prisonniers libérés après l’accord entre le Hamas et le gouvernement israélien. Pour tous ses soutiens, c’est un immense bonheur, même si politiquement beaucoup de choses restent à dire sur les conditions de cet accord.
Pour tous, « la lutte continue ! »
En premier lieu pour les prisonniers politiques palestiniens qui restent enfermés arbitrairement dans les geôles israéliennes, comme Marwan Barghouti, député du Fatah, emprisonné depuis 2002, et l’un des principaux espoirs de paix pour les Palestiniens.
Mais aussi pour l’ensemble des droits des palestiniens, concernant la question du mur, des colonies, du droit au retour des réfugiés, de l’accès à l’eau, de la capitale Jérusalem Est…Un des premiers gestes sera de reconnaitre l’état palestinien à l’ONU. La France le peut. Il faut juste un peu de courage politique pour le faire…et une mobilisation populaire toujours plus grande pour l’y contraindre, comme dans le cas de Salah.
Fabien Gay
« Il faut une grande mobilisation pour changer la vie des jeunes »
Marie-George Buffet a présenté la semaine dernière le projet de loi cadre du groupe communistes, citoyens, républicains et Parti de gauche « visant à permettre aux jeunes de prendre en main leur avenir ».
« Les jeunes sont l’avenir de la France »… C’est contre ce type de formules creuses que Marie-George Buffet, député PCF de Seine Saint Denis, par en bataille dans la campagne de 2012. Pointant les responsabilités des ministres qui défilent et des dispositifs qui s’enchainent, l’ancienne ministre de la Jeunesse et des sports veut créer un sursaut : « il faut sortir des discours de la peur ou des discours méritocratiques et travailler pour la grande masse des jeunes dans leur vie quotidienne ».
Une loi-cadre pour intervenir sur tous les aspects de la vie des jeunes
Inspirée par l’expérience de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes, Marie-George Buffet propose aujourd’hui de s’attaquer par la loi à tous les problèmes qui minent la vie des jeunes de France. A l’issue d’un an de consultations des organisations de jeunes, politiques, syndicales, ou associatives, le projet de loi-cadre propose une série de créations de droits et de services publics à destination des jeunes.
Alors qu’un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, que dans les Zones Urbaines Sensibles (Z.U.S.) le taux de chômage des moins de 25 ans avoisine les 40%, et que près d’un étudiant sur deux est contraint de se salarier pour financer ses études, cette loi-cadre vise à s’attaquer aux urgences les plus criantes. Elle s’articule autour de trois axes. Un droit à l’autonomie qui garantisse à chacun les revenus nécessaires à sa vie par un dispositif d’allocations fondées sur un socle universel. Une série de droits à garantir en priorité comme l’accès à la santé et le droit au logement par le développement massif des logements publics notamment des résidences universitaires ainsi que des lieux de prévention et d’accès aux soins. Enfin, une action offensive pour le droit au travail qui vise à faire reculer significativement la précarité des jeunes.
Sortir les jeunes des sous-sols du Travail
Mme Buffet insiste, « les jeunes sont aujourd’hui dans les sous-sols du salariat ! ». Pour faire reculer le « sas de précarité » que subissent les jeunes jusqu’à 28 ans aujourd’hui, la loi-cadre vise à réformer tous les dispositifs détournés de leur vocation de formation initiale que sont les stages, l’alternance et l’apprentissage pour les encadrer et les renforcer. Au-delà, c’est par l’intervention des salariés dans la gestion de leur entreprise que pourrait s’organiser ce recul de la précarité de masse. La proposition de loi prévoit en effet de renforcer le droit d’alerte des syndicats lorsqu’une entreprise multiplie les propositions d’emplois précaires à un jeune alors que celui-ci pourrait se voir proposer un CDI.
C’est peut-être le point essentiel de cette loi. Le caractère indissociable des droits qu’elle entend mettre en œuvre doit leur permettre d’être un levier qui s’attaque durablement aux inégalités qui touchent les jeunes et pèsent sur l’ensemble de la société. Organiser concrètement la sortie de la précarité de masse, participer à redonner toute leur place aux jeunes dans la vie citoyenne et culturelle du pays, créer les conditions d’une véritable démocratisation des systèmes de formations, tout cela aurait un impact durable sur toutes les tensions qui aggravent aujourd’hui la crise politique et économique que nous traversons.
C’est bien d’avenir qu’il s’agit avec cette loi, pour les jeunes et pour un autre projet de société, loin des dispositifs particuliers qui ne manqueront pas d’être proposés dans l’année qui vient, la député veut faire entrer les jeunes dans le droit commun. Alors Marie-George Buffet n’élude pas les défis à relever. Assumant l’effort financier considérable que ces choix impliquent, elle explique qu’il est temps de faire table rase de solutions qui ont prouvé leur inefficacité pour en mobiliser toutes les ressources aujourd’hui saupoudrées et penser un autre cadre de répartition des richesses. Surtout, elle interpelle largement les jeunes, leurs organisations, leurs conseils locaux : « c’est par la mobilisation que nous imposerons l’adoption de cette loi, quelle que soit la majorité qui sortira des urnes ».
Nicolas Bescond
Salah Hamouri: la pression monte sur le gouvernement français
novembre 2, 2011 by Rédaction
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« Je dois reconnaître, peut-être à ma grande honte, que ce dossier ne m’était pas connu à cet instant ». Ces récents propos de Gérard Longuet, ministre de la Défense, ont eu l’effet d’un détonateur chez tous les militants de la libération de Salah Hamouri. C’est pour rappeler au gouvernement qui est Salah et exiger sa libération, qu’a eu lieu vendredi soir un rassemblement devant le quai d’Orsay.
Ce dernier, âgé de 26 ans, est le plus vieux prisonnier politique français. Entendons par là, qu’il est le détenu français pour des raisons politiques, depuis le plus longtemps dans une prison étrangère. Depuis 6 ans maintenant il est incarcéré en Israël pour l’intention qui lui est prêtée d’avoir projeté un attentat contre un rabbin militant d’un parti de la droite israélienne et son appartenance présumée au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), organisation politique palestinienne considérée comme terroriste par Israël.
Mais Salah, sa famille, son comité de soutien et de nombreuses organisations mènent une bataille acharnée pour sa libération. Leur motif : Salah Hamouri a été condamné par un tribunal militaire sans qu’aucune preuve des charges retenues contre lui n’ait été apportée à son procès.
Un exemple de l’injustice et de l’arbitraire
Cette bataille de parents pour faire reconnaître l’innocence de leur fils rassemble autour d’elle tous les acteurs d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. Les multiples interpellations de députés, d’élus locaux, de militants, au gouvernement, ont permis de démêler ce qui aujourd’hui s’avère être exemplaire de l’injustice et de l’arbitraire qui règnent dans le traitement du conflit au Proche-Orient.
Si le gouvernement français reconnaît par la voix d’Alain Juppé que « Salah Hamouri n’a commis aucun crime », il aura fallu près de 4 ans pour que la Présidence de la République s’adresse à sa famille dans une lettre, et 6 ans pour obtenir une rencontre avec un membre du gouvernement. Cette absence d’engagement fort et public pour la libération de Salah et l’inégalité de traitement qui lui est faite, sont les deux points sur lesquels les jeunes communistes ont interpellé le gouvernement lors de leur rencontre avec des membres du Cabinet d’Alain Juppé hier au quai d’Orsay.
« La France admet la validité d’un tribunal militaire d’occupation »
A l’issue de leur rencontre, devant les 150 militants pour la paix et la libération de Salah qui s’étaient rassemblés devant les locaux du Ministère à Paris, Pierric Annoot secrétaire générale du MJCF fait un constat amer : « le gouvernement a certes mis en place tous les dispositifs auxquels ont droit les détenus français à l’étranger, mais il refuse encore de se battre pour faire reconnaître son innocence (…) Nous sommes là dans une divergence politique grave, où la France admet implicitement la validité d’un tribunal militaire d’occupation ».
Plus grave, et dénoncé unanimement par l’Association France Palestine Solidarité, les Jeunes Communistes et le Parti Communiste Français – venus soutenir le dépôt des 35 000 pétitions au cabinet du ministre – Salah Hamouri pourrait voir sa durée de détention allongée de 4 mois en vertu d’une décision de l’administration pénitentiaire israélienne qui s’appliquerait rétroactivement. Plutôt que d’exiger avec son comité de soutien que Salah soit libéré le 28 novembre prochain à la date de la fin de sa peine, Nicolas Sarkozy négocierait sa libération dans le cadre des échanges de prisonniers avec le Hamas prévus pour le mois de décembre.
Pour que Salah soit libéré le 28 novembre
« Il y a deux poids, deux mesures dans l’engagement du gouvernement français » estime Fabien, animateur national de la bataille pour la libération de Salah Hamouri pour le MJCF, qui s’exprime au mégaphone. Tous ont en tête la virulence des propos de Michèle Alliot-Marie à l’encontre de la justice mexicaine lors de la condamnation de Florence Cassez, ou encore l’affichage de l’engagement de ministres pour faire libérer les otages Ingrid Bettancourt et plus récemment Gilad Shalit.
« C’est inacceptable ! Nous ne pouvons l’accepter » ajoute Fabien, qui appelle à ne rien lâcher. Ainsi, Denise Hamouri, la mère de Salah, et Jean-Claude Lefort, président du Comité de soutien, appellent à amplifier encore la mobilisation et la pression sur le gouvernement pour que Salah soit libéré le 28 novembre prochain.
Nicolas Bescond
Moody’s sous pression
octobre 25, 2011 by Rédaction
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Hier les locaux de l’antenne française de l’agence de notation Moody’s ont vu défilé jeunes et militants venus dire leur refus d’être pris en otage.
Moody’s c’est l’agence de notation qui, la semaine dernière, déclarait mettre sous surveillance la France pour s’assurer que la politique d’austérité soit effectivement menée. Une injonction à se soumettre aux marchés financiers adressée au pouvoir politique – et donc au pouvoir de décision de chacun d’entre nous – que dénoncent nombre de personnes à commencer par celles mobilisées le 27 septembre pour défendre l’accès à une éducation de qualité pour tous, les 11 et 15 octobre contre l’austérité.
« Casse de l’éducation, de la santé, chômage et précarité pour les jeunes… c’est ça l’avenir dont rêve Moody’s et que nous réserve le gouvernement Sarkozy» déclarait, hier devant l’agence, Pierric Annoot, secrétaire général du MJCF, entouré de la cinquantaine de jeunes communistes venus au pied levé. Après les envahissements de Jean Luc Mélenchon puis du collectif « Sauvons les riches » d’Europe Ecologie, les jeunes communistes ont trouvé portes closes et sécur
isées par des vigiles. Pour Pierric, c’est « le signe que la pression commence à monter, que la mobilisation leur fait peur ».
Alors pour « ne rien lâcher et les faire plier » ils ont appelé tous les indignés de France, tous ceux qui en ont ras le bol, à « se rassembler devant l’agence jeudi à 18h30 avec le parti communiste puis tous les lundis, toujours plus nombreux » mais également à venir camper dans le square Louis XVI en face de l’agence « pour couper la tête du pouvoir financier ».
Cynthia Traoré




