Dès la rentrée, Nicolas Sarkozy avait donné le ton, par sa « lettre aux éducateurs ». Cette lettre était fondée sur un projet de société clair : celui d’une droite qui défend des intérêts contraires à ceux de la majorité des lycéens. Étaient prévus dans cette lettre : v Moins de postes et de moyens alloués à l’Éducation nationale. v Plus de sélection et de plus en plus tôt. v Toujours pas d’avancée réelle vers un contenu émancipateur des enseignements.
La logique de ce projet produira un système éducatif aussi injuste qu’inefficace pour l’immense majorité d’entre nous. Une de ses premières manifestations a été la loi LRU (ou loi Pécresse) qui, malgré une mobilisation d’ampleur des étudiants et des lycéens à l’automne, aura pour conséquence essentielle la soumission de nos universités aux intérêts privés.
APRÈS AVOIR « VENDU » LES UNIVERSITÉS, LE GOUVERNEMENT VEUT S’ATTAQUER À NOS LYCÉES.
Il y a quelques jours a été publié le rapport Pochard. Sous couvert de l’amélioration des conditions de travail des enseignants, le résultat est une série de recommandations dans la droite ligne de la loi Pécresse, c’est-à-dire la soumission de l’éducation nationale aux intérêts du patronat et l’élitisme social qui en découle. Ce que voudrait dire l’application du rapport Pochard : v Comme pour les universités, une plus grande autonomie qui signifie clairement désengagement de l’État et renforcement des inégalités entre lycées. Le recrutement de certains personnels et l’évaluation des enseignants se fera donc par un chef d’établissement aux pouvoirs très renforcés. v Les moyens de l’Éducation nationale seront avant tout concentrés lycée par lycée sur le « socle commun de connaissances » né de la loi Fillon de 2005, qui avait fait manifester à l’époque des centaines de milliers de lycéens. Pour la majorité des jeunes que le capitalisme destine à l’exploitation par la minorité qui a accès aux enseignements élitistes et aux écoles privées payantes, il ne sera toujours pas question d’émancipation mais d’être envoyé sur le marché du travail avec pour seul acquis de savoir lire, écrire, compter et cliquer, bref assez pour appliquer des consignes, mais trop peu pour revendiquer efficacement des avancées sociales. Pour riposter à la pluie des suppressions de postes et aux logiques financières qui guident la politique éducative du gouvernement, organiser tous ensemble la mobilisation est indispensable. Si tu as besoin d’aide dans ton lycée, pour organiser une assemblée générale, imprimer un tract... n’hésite pas à contacter le Mouvement Jeunes communistes.