Dans les rues contre l’austérité
septembre 28, 2011 by Rédaction
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Alors que la crise se poursuit et que le gouvernement examine de nouvelles mesures pour en faire payer l’addition aux étudiants, aux salariés, aux lycéens, aux chômeurs… les mobilisations et leur succès grandissent.
Le 27 septembre, 165 000 profs, personnels, parents et jeunes se sont retrouvés dans les rues pour défendre le droit à l’éducation mis à mal par le gouvernement. Face à l’ampleur des suppressions de postes (16 000 en cette rentrée et 14 000 prévues dans le budget 2012 examiné en ce moment), un enseignant sur deux, selon les syndicats, a répondu à l’appel à la grève. La réponse de Sarkozy a été une nouvelle fois celle du mépris et de la division : «Mon devoir (…), c’est d’abord de penser aux ouvriers, aux salariés et aux cadres qui sont lancés dans la compétition internationale et qui ont besoin du soutien de l’État, plus que de penser à ceux qui ont un travail difficile mais qui ont un statut qui les protège.» Car, en réalité, le résultat des politiques d’austérité dans l’éducation c’est que 150 000 jeunes se retrouvent chaque année à la porte du système scolaire sans avoir pu obtenir de diplômes.
C’est pour cette raison que les manifestants du 27 se joindront sans doute à l’appel à la grève et à la mobilisation le 11 octobre, lancé par l’intersyndicale (CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires) contre la logique d’austérité. En effet, les syndicats rappellent dans un communiqué commun que « La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs » et que « La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités ». Ils appellent à se rassembler pour exiger entre autres : une taxe sur les transactions financières, l’amélioration du pouvoir d’achat, la fin des suppressions de postes dans la fonction publique (dont l’école)…
En Grèce, aux États-Unis, en Israël, en Espagne, au Chili… c’est contre cette logique que les peuples, jeunes en tête, se mobilisent et se mobiliseront aussi le 15 octobre prochain. En France, à cette date, les organisations de jeunes (MJCF, UEC, MJS, jeunes du NPA, jeunes du PG, jeunes de la GU, jeunes écologistes, SGL) ont décidé de ne rien lâcher et de poursuivre le mouvement après le 11 octobre avec un rassemblement, soutenu par l’UNEF et l’UNL, à 14h place de la bourse à Paris et d’autres actions partout en France.
Soutiens à l’Etat palestinien
septembre 21, 2011 by Rédaction
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Le Mouvement des Jeunes Communistes de France a lancé un appel pour soutenir la demande des Palestiniens pour que la Palestine soit reconnue comme le 194ème état membre de l’ONU. Le MJCF a soumis cet appel citoyen à diverses personnalités politiques, syndicales, associatives, mais aussi du monde culturel, philosophique, universitaire…. En cette journée internationale de la paix, Avant Garde publie cet appel et la liste des premiers signataires.
Colonisation ininterrompue, maisons détruites en masse, mur de la honte, contrôles aux checkpoints, confiscation de terres arables, privation d’accès à l’eau, racisme d’État, violation quotidienne des résolutions de l’ONU, humiliations permanentes… Ça ne peut plus durer ! Au moment, où de nombreux peuples se révoltent dans tous le Moyen-Orient pour trouver la voie de la démocratie, de la justice et de l’égalité, les aspirations du peuple palestinien doivent être entendues. Le temps est venu que les choses changent ! Bien sûr, l’échec des nombreuses négociations menées depuis 20 ans et l’escalade de la violence qui en découle pourraient décourager. La solution existe pourtant, simple et juste : un État palestinien pour le peuple palestinien.
En septembre, s’enclenche un processus qui doit conduire la Palestine à être reconnue comme un État, le 194ème membre de l’ONU.
Le peuple palestinien a le droit à cet État, libre et indépendant, dans les frontières de 1967 (Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est comme capitale), aux côtés de l’État israélien. C’est la condition de justice qui peut seule ouvrir un horizon de paix dans la région.
La France et l’Union européenne doivent soutenir activement cette chance historique.
En tant que citoyens engagés pour la paix, nous soutenons les peuples palestinien et israélien et leur droit de vivre en paix dans des États libres et souverains aux frontières sûres.
En tant que citoyens engagés pour la justice et les droits humains, nous appelons la France et l’Union européenne à prendre leurs responsabilités en approuvant à la prochaine assemblée générale de l’ONU – et au Conseil de sécurité pour les membres permanents – la reconnaissance de l’État palestinien.
Les premières personnalités qui cosignent cet appel :
- A -
Christophe Alévêque, humoriste et chroniqueur
Henri Alleg, ancien directeur d’Alger Républicain, président d’honneur de l’association de la cause anticolonial
Pouria Amirshahi, secrétaire national au droit de l’Homme du PS
Pierric Annoot, secrétaire général des jeunes communistes (MJCF)
Mouloud Aounit, président d’honneur du MRAP
Gérard Aschieri, syndicaliste
- B -
Nicole Borvo Cohen-Seat, président du groupe CRC-SPG du Sénat
José Bové, député européen
Marie George Buffet, députée, ancienne ministre
- C -
André Chassaigne, député
- D -
Didier Daeninckx, romancier
Laurianne Deniaud, présidente des Jeunes Socialistes (MJS)
Olivier Dulac, neuropédiatre, hôpital Necker
- F -
Patrick Farbiaz, animateur de l’association « Sortir du colonialisme »
Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF
Gérard Filoche, inspecteur du travail en retraite
Luc Foulquier, Ingénieur-chercheur en écologie
- G -
Jérôme Gleize, membre de l’exécutif d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV)
Pierre Gosnat, député
Robert Guédiguian, réalisateur
Marion Guénot, secrétaire national de l’UEC
- H -
Gisèle Halimi, avocate et ancienne ambassadrice de France
Denise et Hassan Hamouri, enseignante et commerçant
Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien et prisonnier politique en Israël
Jacky Hénin, député européen
Stéphane Hessel, ambassadeur de France
Elie Hoarau, député européen, secrétaire général du Parti Communiste Réunionnais.
- J -
Benjamin Joyeux, responsable de la commission transnationale EELV
- L -
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Yvan Le Bolloch’, comédien et musicien
Jean Paul Lecoq, député
Jean Claude Lefort, député honoraire
Patrick Le Hyaric, député européen, directeur du journal l’Humanité.
Didier Le Reste, cheminot, syndicaliste
Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS
- M -
Gilles Manceron, historien, Ligue des droits de l’Homme
Catherine Margatte, maire de Malakoff
Henri Martin, résistant
Jean Luc Mélenchon, député européen, vice-président du Parti de gauche
Catherine Mills, maitre de conférences à la Sorbonne
Roland Muzeau, député, porte parole des députés communistes, républicain et du Parti de gauche
- N -
Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP
- P -
Daniel Paul, député
François Périnet, maitre de conférences à Paris Sud
Christian Piquet, porte parole de la gauche unitaire
- Q -
Yvon Quiniou, philosophe
- S -
Georges Séguy, syndicaliste, déporté et résistant
Lucien Sève, philosophe
- T -
Taoufiq Tahani, universitaire
Nils Tavernier, acteur et réalisateur
- V -
Marie Christine Vergiat, députée européenne
Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix
Daniel Voguet, avocat à la cour d’appel de Paris
- W -
Edouard Wagneur, mathématicien
Francis Wurtz, député européen honoraire
- Z -
Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF
Match Austérité VS Peuples
Après les retraites, trop ne semble jamais assez pour le gouvernement qui envoie, cette semaine à l’Assemblée Nationale, de nouvelles mesures de « rigueur », comme il aime à appeler l’austérité. Parallèlement, sans qu’aucun de nos ministres ne semblent y voir un lien de cause à effet, l’Insee a annoncé une envolée de la pauvreté.
La récente enquête de l’Insee, portant sur 2009, montre que 8.2 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (954 euros par mois) soit plus de 13% de la population de notre pays. C’est une augmentation de 0,5 point en 1 an. Selon l’Insee « L’augmentation du nombre de personnes pauvres peut être rapprochée de la hausse du chômage induite par la crise» mais la précarité grandissante semble largement jouer sa partition puisque l’institut note par ailleurs que « 10,1 % des actifs ayant au moins 18 ans sont pauvres». Ces chiffres accablants ne sont pas les seuls à tomber en cette rentrée. A l’université, les frais ont augmenté de 4%. Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur, insiste sur le fait que cette hausse est moins importante que les précédentes rappelant par la même que si on additionne celles des 5 dernières années, le tout cumulé représente 45% de plus à débourser pour un budget mensuel moyen par étudiant de 552 euros. Face à cette situation, on nous parle quotidiennement d’efforts, de dettes, de sacrifices, de rigueur comme autant de nouveaux trous qu’il nous faudrait faire à notre ceinture.
La cloche du 2e round a sonné
Le match, qui est en train de se jouer, oppose les victimes de la crise dont nous parle l’Insee à ceux qui l’ont provoquée (les marchés financiers, les banques, les spéculateurs de tout bord, les gouvernants…) et qui comptent bien en profiter pour amasser toujours plus d’argent. Pour ceux-là, l’arme favorite c’est l’austérité.
Au niveau européen, elle est incarnée par le pacte euro plus. Pour entrer dans le 2e round, elle a fait de nouveaux petits, dont celui nommé « règle d’or ». Mais en Espagne ou encore en Italie, elle rencontre la résistance des populations, loin d’être KO, avec d’importantes manifestations cette semaine dans ces pays.
En France, Sarkozy et Fillon semblent reculer sur le sort qu’ils réservent à cette « règle d’or » : dans la perspective des présidentielles, un échec au congrès ne serait pas de bon augure. Mais les gants ne sont pas pour autant reposés : l’austérité est au programme de l’assemblée cette semaine, suite logique des mesures annoncées par le premier ministre le 24 août dernier. Après les augmentations des prix de l’essence, du logement, des transports, du gaz, de l’électricité, l’Elysée et Matignon veulent faire voter celles du tabac, des sodas, de l’alcool, des contrats d’assurance et de complémentaire santé (les parcs d’attraction y échapperont a priori de peu)…. Ces mesures concerneront chacun des citoyens, mais pèseront bien plus dans le budget de ceux passés sous le seuil de pauvreté que dans celui des millionnaires qui bénéficient de ristournes pour payer toujours moins d’impôts.
Les magiciens du gouvernement enfilent leurs gants
La stratégie du gouvernement consiste en deux tours de prestidigitation. Le premier consiste à imprimer l’idée qu’il est le champion de la justice sociale. La mesure phare en l’occurrence est celle réclamée à cors et à cris par Bettencourt et ses compagnons de fortune dans le Nouvel Observateur : « une « contribution exceptionnelle» qui toucherait les contribuables français les plus favorisés », « calculée dans des proportions raisonnables » et qui « doit s’inscrire dans un effort plus global de réforme, tant sur les dépenses que sur les recettes ». Traduction : taxez-nous mais pas trop et à conditions que cela permette d’achever le démantèlement des droits sociaux et des services publics. Le message semble être passé puisque la taxation temporaire proposée sur les très hauts revenus équivaut à récupérer 200 millions d’euros sur les 2 milliards d’allègements fiscaux accordés aux plus riches contribuables il y a quelques mois avec la réforme de l’ISF. De la même façon, une taxe sur les hôtels de luxes pourrait être mise en place mais limitée à 2% (au lieu de 14%) car comme le rappelait Valérie Pécresse, qui freinait des deux pieds à la télévision il y a quelques jours, « c’est un secteur hautement compétitif ». Elle ne précisera pas qu’ « en plus, cela s’adresse aux plus riches », sans doute pour éviter une lapalissade.
La CNUCED rejoint le coin des peuples
Le deuxième tour de passe-passe consiste a invoqué la dette publique pour justifier des mesures qui l’alimenteront. C’est ce qu’indique la CNUCED (organisme de l’ONU en charge de l’économie et du développement) dans son rapport 2011, mis au jour par l’Humanité : « une politique d’austérité budgétaire pourrait freiner la croissance du PIB et des recettes budgétaires, et serait contre-productive sur le plan de l’assainissement budgétaire » (c’est-à-dire sur le plan de la réduction de la dette). Rappelons, de surcroît, que cette dette a été creusée par les différents allègements d’impôts et cotisations accordées ces dernières années aux grandes entreprises et aux plus riches, et par les milliards d’euros versés aux banques pour les sauver de leurs propres spéculations qui ont conduit à la crise. Selon le même rapport « les opérations de sauvetage des institutions financières menées par les pouvoirs publics ont contribué pour une grande part au déficit ». Leur responsabilité est donc démontrée par l’ONU elle-même et pourtant ni les banques, ni les entreprises (dont les profits continuent d’augmenter), ni les plus riches ne sont réellement mis à contribution. Au contraire, le gouvernement continue de prôner les recettes qui nous ont conduits dans le mur.
Mais, en France non plus, le match n’est pas terminé et les jeunes, les salariés, les chômeurs, les précaires, les vieux… pourraient bien les contraindre à changer d’attitude. La riposte s’organise : le 27 septembre contre le sacrifice de l’éducation, le 11 octobre à l’appel des syndicats et le 15 octobre avec tous les jeunes d’Europe contre l’austérité.
Julia Hamlaoui
Fête de l’Humanité : un week-end à ne pas rater !
septembre 2, 2011 by Rédaction
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Avant les vacances, c’était la crise. Pendant les vacances, c’était la crise. Après les vacances, c’est toujours la crise. Oui, on le sait que c’est la crise. C’est une évidence, nous la vivons au quotidien.
Et finalement, tout devient une évidence.
Le gouvernement Sarkozy est au service exclusif des riches? On le sait. Toutes ses réformes comme celle des retraites sont faites pour ces amis patrons et actionnaires? On le sait. Sarkozy n’aime pas la sécurité sociale car ça permet à tous de se soigner sans enrichir ses copains? Ça aussi on le sait. Il se présentait comme le président du pouvoir d’achat? Pour le coup on sait aussi que ça c’était vrai mais pour le pouvoir d’achat… des plus riches.
Qu’est qu’on sait encore… Ah oui, Sarkozy n’a rien fait d’autre pour les jeunes que de les mettre au chômage ou de les enfoncer dans la précarité. On sait que son gouvernement n’aime pas l’école. Ou plutôt, il ne supporte pas que tout le monde puisse y avoir accès et y réussir. Alors il supprime des dizaines de milliers de postes, il met les établissements en concurrence et, du coup, seuls les enfants de ses amis pourront demain avoir une éducation de qualité… et ses amis encore et toujours s’enrichir sur le dos d’un service public en ruine. On sait aussi maintenant que la droite crée en permanence des boucs émissaires pour nous diviser, pour mieux régner. Le jeune pour le vieux, l’étranger pour l’autochtone, le fonctionnaire pour le privé, l’enseignant pour le parent d’élèves, le chômeur pour le salarié…
Depuis 2008 et le début de la crise, on sait encore plus de chose. On sait que le système capitaliste n’est pas viable car il sacrifie tout pour la quête du profit maximal. Nos emplois, notre éducation, notre santé, nos logements, l’environnement…
Nous sommes des millions à savoir tout ça! Nous sommes aussi des millions à savoir que rien n’est figé, que rien n’est immuable, que rien n’est écrit à l’avance. Nous le savons car nous avons vu un à un des jeunes, des peuples se soulever pour refuser que leur vie soit sacrifiée.
Alors maintenant, qu’est-ce qu’on attend pour tout changer? En fait, ce qu’il nous faudrait c’est un lieu. Un lieu où l’on pourrait tous se retrouver pour débattre, échanger, construire, agir et réfléchir. Un lieu où l’on pourrait discuter avec des jeunes tunisiens et égyptiens qui ont remis à l’ordre du jour le joli mot de Révolution. Un lieu où l’on pourrait rencontrer des jeunes espagnols, grecs, portugais, italiens en lutte contre les plans d’austérité. Un lieu où l’on pourrait rencontrer des salariés en lutte, des syndicalistes, des militants du quotidien, finalement plein de gens comme nous qui se disent que toute cette mascarade à trop durée et qu’il est temps ensemble de tout changer. Un lieu où l’on pourrait oublier un peu la galère, que c’est la crise, où l’on pourrait sentir la solidarité, la fraternité, et faire la fête.
Un lieu comme ça, en septembre, il en existe un ! Il est unique. C’est la Fête de l’Humanité !
Le week-end du 16-17-18 septembre, les places Tahrir, Syntagma et la Puerta Del Sol seront toutes à la fête de l’Huma.
Alors… on y va?


