Rencontre avec Jean Paul Lecoq, passager du bateau français pour Gaza
juin 28, 2011 by Rédaction
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Avant Garde : Peux-tu nous dire ce que sont la flottille de la liberté II et ses objectifs ?
Jean Paul Lecoq : L’objectif reste le même qu’avec la première flottille : rompre le blocus de Gaza. Aujourd’hui, 1 800 000 Gazaouis sont bloqués, après avoir subit l’opération « Plomb Durci » menée par l’État Israélien. Gaza est dévasté : plus d’école, plus d’hôpitaux, plus d’agriculture… Rien ne rentre dans le territoire pour permettre la reconstruction.
Dans le même temps, Israël dit que la situation pourrait être pire, que le peuple gazaoui ne subit pas la famine mais tout est fait pour que la situation empire. 90% d’entre eux vivent en-dessous du seuil de pauvreté. La situation est explosive.
Dans quel état serait ce peuple sans la conscience politique, sans la conscience d’être un peuple uni comme un État libre et souverain ? Il faut rompre ce blocus car c’est une punition collective envers toute une population, c’est un crime de guerre. Si Israël a des problèmes avec des groupes politiques palestiniens, elle doit les régler sans pour autant punir tout un peuple.
Avant Garde : Pourquoi as-tu décidé de t’y investir en tant qu’élu?
Jean Paul Lecoq : Parce que je suis un élu communiste. C’est ma façon de faire de la politique. Il y a un temps pour les discours et un autre pour les actes. C’est l’heure des actes.
Dès la première flottille, je voulais y aller mais ça ne s’était pas fait, faute de place dans les bateaux. Lorsque l’organisation de la seconde flottille est venue à l’Assemblée Nationale, j’ai renouvelé mon appel car je considère que c’est le rôle des élus communistes d’être à la disposition des luttes.
Et puis je me suis rendu à Gaza en 2009, après la guerre, en mission parlementaire. J’ai vu Gaza broyé : plus d’école, l’université et l’hôpital détruits. J’y ai rencontré le peuple de Gaza, sa jeunesse et j’ai vu l’espoir. L’espoir que ça change, qu’ils puissent enfin être reconnus et vivre en paix. J’y ai vu aussi une grande attente envers la France qui est toujours identifiée à l’étranger – pour combien de temps encore ? – comme le pays des droits de l’Homme, le pays de la liberté.
Enfin, mon combat a toujours été celui de l’autodétermination des peuples. Ça coule dans mes veines. Monter à bord de la flottille n’est pas un effort, c’est naturel.
Avant Garde : Quel rôle peut jouer ce type d’initiatives pour la Paix et dans la demande de reconnaissance de l’État Palestinien en septembre à l’ONU?
Jean Paul Lecoq : En septembre, l’Autorité Palestinienne déposera à l’Assemblée Générale de l’ONU une demande de reconnaissance de son État. Si la flottille arrive à Gaza, il y a un espoir pour que le peuple israélien et l’opinion internationale se rendent compte de la situation intolérable dans laquelle vit le peuple gazaoui.
Les peuples doivent se saisir de ce combat car les grands dirigeants n’ont pas le courage de s’opposer à Israël. Le peuple français s’est saisi de cette bataille en donnant beaucoup d’argent au collectif « Un bateau français pour Gaza ». Ces contributions permettent l’envoi de deux bateaux.
À mes yeux, cette bataille est aussi en lien avec les révolutions arabes du printemps dernier et qui continuent aujourd’hui notamment au Maroc. La Palestine bouge également, on a vu sa jeunesse se mobiliser et contraindre ainsi les organisations palestiniennes à se rencontrer, à élaborer un programme pour des élections libres et démocratiques. En Israël également, la situation évolue. Alors qu’il n’y en avait plus depuis longtemps, des manifestations sont organisées pour la paix et la levée du blocus de Gaza.
Les peuples bougent, prennent conscience de la situation intolérable dans laquelle vit le peuple palestinien. Les pouvoirs israéliens et occidentaux doivent le voir. Le monde arabe évolue, alors qu’ils étaient soumis à des dictatures ultra religieuses, ces peuples se sont levés, portés par leur jeunesse, pour vivre en paix, en démocratie, pour une véritable éducation.
2011 est l’année de tous les espoirs mais s’il n’y a pas de pression des peuples, les dirigeants n’auront pas le courage, en septembre, de s’opposer à Israël et de reconnaître l’État Palestinien.
Propos recueillis par Baptiste Bauza
Se soigner serait-il devenu un luxe ?
Un rapport de La Mutuelle Des Etudiants (LMDE) et de l’Union National des Mutuelles Etudiantes régionales (USEM) parut récemment fait le point sur l’état de santé des étudiants. Retour sur des résultats édifiants, à l’image de la précarité des jeunes.
Cette enquête montre que la santé n’est pas, faute de moyens, une priorité pour les étudiants : 34% d’entre eux reconnaissent ne pas avoir les moyens de payer une consultation chez un médecin et 20% ne peuvent pas financer leur traitement. Le lieu de vie des étudiants influe sur leur accès aux soins et sur leur santé générale. Ceux qui vivent chez leurs parents ont un meilleur suivi médical par rapport aux jeunes vivant en colocation, qui sont aussi plus facilement tentés par des comportements addictifs (alcool/cannabis…), une alimentation moins équilibrée, etc. Cette étude montre aussi que le stress des étudiants dépend de leur lieu de vie. Les jeunes vivant chez leurs parents ou seuls sont plus soumis au stress que ceux vivent en colocation ou en cité universitaire. L’isolement et les longs temps de trajets sont les principales causes de stress relevés. L’accès aux logements, aux transports, à une alimentation équilibrée, à la prévention sont autant de facteurs qui jouent sur la santé des jeunes et qui sont pourtant remis en cause par la droite au pouvoir. Par exemple, l’accès au cité université pour vivre près de son lieu d’étude est une réalité pour une part de moins en moins importante des étudiants : en 1963, 50% des étudiants vivaient en Cité-U, en 2010, ils ne sont plus que 7%.
Une logique de rentabilité incompatible avec l’accès aux soins
Malheureusement rien dans ce compte rendu ne fait le lien entre l’état de santé et la situation de plus en plus précaire des étudiants qui les obligent à choisir entre manger et se soigner. Quelques solutions sont proposées par la LMDE pour permettre un accès plus facile aux soins pour les étudiants comme la création de maison de santé à proximité de chaque ville universitaire, une visite médicale obligatoire en première année et en début de deuxième cycle – aujourd’hui seul 32% des étudiants passe une visite médicale pendant leur licence – la mise en application d’un chèque santé d’une valeur de 200€. Ces quelques propositions sont un début mais beaucoup de questions restent en suspend. Comment faire pour avoir un accès aux soins sur son lieu de vie quand la réforme de l’hôpital du gouvernement tend à détruire les établissements publics de santé de proximité? Quel dispositif pourrait permettre à chaque étudiant de passer au moins une visite médicale sur son lieu d’étude quand des postes sont supprimés à tour de bras? Le chèque santé, limité à 200 euros, est-il réellement la solution alors que nombre de médicaments et de consultations ne sont plus remboursés par la sécurité sociale?
La solidarité au cœur de la santé pour tous
La santé tend à devenir une marchandise seulement accessible à la minorité des plus riches, c’est ce que démontre cette enquête. Or elle est un droit universel reconnu à l’échelle internationale. Sans oublier qu’un étudiant en bonne santé pendant sa formation sera en capacité de mieux apprendre, mieux produire et mieux transmettre, c’est autant de richesse pour toute la société.
Il est donc temps de repenser l’accès aux soins dans une démarche plus globale en fonction du mode de vie et des besoins des étudiants, des jeunes et de la population en général (les étudiants ne sont, malheureusement, pas seuls à renoncer à se soigner faute d’argent), pour que de nouveau chacun contribue à la solidarité selon ses moyens et puissent en bénéficier selon ses besoins.
Marlène Chevallier et Jeannie Barbier
Débat d’Avant Garde dans le Tarn et Garonne
juin 15, 2011 by Rédaction
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Pour le débat de la Fête départementale de l’Humanité Tarn et Garonne, organisé par le MJCF 82 en partenariat avec le journal Avant-Garde le 11 Juin, plus de 100 personnes se sont déplacées au stade municipal de Corbarieu pour écouter et dialoguer avec les jeunes communistes catalans, italiens, allemands et français sur la cure d’austérité imposée par l’Union Européenne et les réponses avancées par chaque organisation.
Dans un premier temps, chaque intervenant a dressé le constat des attaques des libéraux dans son pays.
Julien Ferrat* a beaucoup insisté sur les étudiants allemands qui subissent de plein fouet les logiques de Lisbonne et de Bologne, dans des conditions très précaires et avec une forte reproduction sociale. Il a de plus précisé qu’il était favorable à ce qu’au sein d’ENDYL (European Network of Democratic Young Left) émergent des réponses communes aux jeunes progressistes européens.
Simone Oggionni* a lui développé les nombreuses attaques contre les libertés et droits fondamentaux du Gouvernement de Berlusconi dont le discours fasciste et populiste vise à stigmatiser les minorités. Il a aussi parlé de la grande précarité que subit la jeunesse italienne, l’impossibilité de trouver un logement et les contrats de travail bidons qui empêchent les jeunes de se construire et de s’émanciper. Il a plaidé en outre pour un regroupement des organisations progressistes et communistes d’Europe, de la FMJD (Fédération mondiale de la jeunesse démocratique) et d’ENDYL, au sein d’une même organisation.
Marc Navarro* a majoritairement orienté son propos sur le mouvement « démocratie réelle » en Espagne, et plus précisément à Barcelone, ses causes comme le chômage massif et la grande précarité chez la jeunesse espagnole mais aussi le manque de perspective politique que leur offre les partis traditionnelles ! Il a donc expliqué qu’il était du rôle des militants communistes catalans de s’investir dans le mouvement, non pas pour le récupérer mais pour y donner un sens, un discours politique et amener tous les « indignés » à « mettre leur colère dans les urnes ».
Fabien Gay* enfin a tracté un large constat des préoccupations de la jeunesse française tel que la situation de l’éducation primaire, secondaire et universitaire avec l’augmentation des frais d’inscriptions, la marchandisation des savoirs et l’individualisation des parcours, la condition sociale désastreuse des jeunes travailleurs pour rebondir sur la campagne du MJCF pour l’emploi et la formation avec l’objectif d’éradiquer des contrats bidons et de la précarité.
Les intervenants ont ainsi constaté que les situations dans chacun de leur pays sont très similaires mais ils ne se sont pas arrêtés là. Après de nombreuses questions et interventions de l’assemblée, ils ont développé les propositions de leurs organisations et ont tous mis en avant l’idée qu’il fallait radicalement changer les contenus de cette Europe, dictée par les intérêts capitalistes qui ruinent les peuples.
Au final, c’est bien l’émergence d’une organisation et d’une grande bataille, pour mettre à bas le système capitaliste et sa crise aux conséquences désastreuses pour les peules, regroupant les jeunes communistes et tous les jeunes progressistes à travers l’Europe qui a redonné de l’espoir à la centaine de participants.
Renaud Boissac
* Marc Navarro, Secrétaire Général des Joventut Comunista de Catalunya.
Simone Oggionni, Secrétaire Général des Giovani Comunisti.
Julien Ferrat, Responsable aux relations franco-allemandes de Linksjugend [‘Solid].
Fabien Gay, Coordinateur National du MJCF.
Mobilisation en Espagne… le point de vue d’Alfredo Almeldo de l’UJCE
juin 12, 2011 by Rédaction
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En Espagne, au Portugal, en Grèce… bref dans les pays touchés de plein fouet par les politiques d’austérité, les jeunes sont dans la rue. Nous avons rencontré, la semaine dernière, Alfredo Almeldo, un jeune communiste espagnol de l’UJCE (Unión de Juventudes Comunistas de España).
Alfredo commence par dresser le tableau des conditions de vies des jeunes dans son pays. Pour lui « comme dans la majorité des pays européens, les jeunes en Espagne sont la chaire à canon de la crise du capitalisme ». Le chômage y touche, en effet, presque 1 jeune sur 2. Il nous rappelle qu’il y a quelques années il a déjà eu un mouvement de jeunes « milleuristes » (dont le salaire était de 1000 euros par mois) contre la précarité, mais qu’aujourd’hui la nouvelle génération est encore plus durement touchée puisque les salaires sont descendus jusqu’à 500 euros par mois. Dans le même temps, les coûts pour aller à l’université ont augmenté : « c’est de plus en plus cher pour se former et il y a peu de déboucher dans le monde du travail ». Alors les jeunes sont pessimistes vis-à-vis de leur perspective d’embauche à l’issu de leur formation. Le constat est le même qu’en France « nous serons la première génération depuis longtemps à vivre moins bien que nos parents ». Pour Alfredo, le mythe du progrès qui dit que chaque nouvelle génération vivra mieux que la précédente est rompu.
A l’origine du mouvement…
En réponse à ce constat et pour construire la résistance, l’UJCE et d’autres organisations de jeunes ont créé un collectif « juventud sin futuro » (« Jeunes sans futur ».) Ils ont organisé une manifestation dès le 7 avril rassemblant de pas mal de jeunes mais surtout des étudiants puisqu’il s’agissait alors de s’opposer au processus de Bologne (qui est à l’origine de la privatisation des facs à travers toute l’Europe). A la suite de cette première mobilisation, le collectif décide d’amplifier le mouvement avec pour mot d’ordre « sin casa, sin curro, sin pension, sin miedo » (« sans logement, sans boulot, sans salaire, sans peur »). Avec d’autres mouvements de jeunes, comme « Democracia Real Ya », il appelle à de nouveaux rassemblements le 15 mai. Cet appel à « prendre la rue » est aussi largement relayé sur internet, et le succès de la journée, construit par les mobilisations antérieures, dépasse tous les espoirs. Alfredo et son organisation ne s’attendaient pas à un tel succès à une semaine des élections municipales et régionales : « le tribunal constitutionnel avait interdit la mobilisation mais les gens sont allés massivement aux rassemblements et aux Assemblée Générale. C’est la première fois depuis 30 ans qu’ils transgressent massivement les interdits ».
Après la manif, une cinquantaine de personnes se sont installées à la Puerta Del Sol, la police a voulu les en chasser et en réaction de nombreuses personnes se sont mobilisées et les y ont rejoint. Cette solidarité a donné lieu à des rassemblements massifs jusqu’à 50 000, « personnes ne s’attendait à ce que ça prenne une telle ampleur » nous confie Alfredo.
Des revendications portées dans la rue mais pas encore dans les urnes
Selon lui, les camps sur la place sont très organisés « il existe des groupes thématiques pour réfléchir et élaborer les revendications : sur l’éducation, le travail… et bien sûr la démocratie ». Il ne s’agit pas d’un mouvement contre les partis politiques mais contre le bipartisme. Le PSOE (Partido Socialista Obrero Español – parti social-démocrate de José Luis Zapatero, actuellement au pouvoir) et le PP (Partido Popular – parti de droite) alternent au pouvoir et sont, pour les indignés, favorisés par une loi électorale injuste qui ne permet pas de faire entendre un autre son de cloche ni de réellement assurer la souveraineté du peuple. Par exemple, Izquierda Unida (IU – où se retrouvent les progressistes dont le Parti Communiste Espagnol) doit obtenir 4 fois plus de voix que ces deux partis pour que l’un de ses candidats soit élu député. Mais les revendications ne se résument pas à l’exigence d’une « démocratie réelle maintenant », elles sont aussi économiques et sociales. Alfredo évoque notamment la retraite que le gouvernement voudrait repousser à 67 ans et les logements avec l’expulsion programmée de 300 000 familles dont les maisons deviendront la propriété des banques qu’elles ne peuvent plus rembourser faute de travail.
Mais il note aussi que toute cette colère et ces exigences ne se traduisent pas encore dans les urnes. « Même si, aux dernières élections, le PSOE a perdu 1,2 millions de voix alors que IU en a gagné 200 000 ; l’électorat socialiste déçu, les abstentionniste, tous ceux qui sont en colère ne s’y retrouvent pas encore. Mais à travers le mouvement, c’est l’espoir de la création d’une conscience politique qui ait ensuite un impact sur le pouvoir et les institutions. Le champ des possibles est ouvert.»
La Puerta Del Sol se vide mais le mouvement est loin d’être fini
Dimanche, en Assemblée Générale, les indignés de la Puerta Del Sol ont décidé de lever le camp mais pour autant la mobilisation est loin d’être finie. Alfredo nous explique que maintenant ils essaient de construire le mouvement en dehors des « campas », à travers tout le pays, dans tous les quartiers « pour mettre en place des assemblées citoyennes pour débattre et articuler les revendications locales et nationales ». D’ailleurs, l’UJCE avec le collectif « Jeunes sans Futur » et « Democracia real ya », entre autres, appellent à de nouvelles manifestations le 19 juin avec l’objectif d’ouvrir un maximum le mouvement (dans les villes, les campagnes, etc.). Et ils préparent dès à présent la rentrée avec un rendez-vous déjà pris pour le 15 octobre afin de relancer et amplifier la mobilisation après l’été et créer le rapport de force pour que le gouvernement écoute enfin la rue. « Si le film se finit avec l’été… il reprendra à la rentrée » conclut Alfredo.
Cynthia Traoré
Rencontre des parents de Salah avec le ministre des affaires étrangères
juin 3, 2011 by Rédaction
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Après 6 ans de détention et de multiples interpellations, le gouvernement français en la personne de son ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a afin rencontré les parents de Salah Hamouri.
Salah est un jeune Franco-Palestinien enfermé depuis 6 ans dans les geôles israéliennes. Suspecté d’avoir préparé un attentat contre le rabbin Ovadia Yossef du parti ultra-orthodoxe Shass, il a été condamné par un tribunal militaire démuni de preuves. Leur argument phare : Salah est passé devant la maison dudit Rabbin. Il a ainsi rejoint les 11 000 prisonniers politiques palestiniens.
Malgré l’injustice, le gouvernement français n’avait pas réagi jusqu’à présent. C’est à force de mobilisation qu’Alain Juppé a finalement accepté de rencontrer pendant 15 minutes ce matin à Jérusalem Denise et Hassan Hamouri, après avoir rencontré hier les parents du soldat Gilad Shalit. L’événement fait suite à de multiples interpellations de nombreuses organisations et du collectif national pour la libération de Salah Hamouri. Les jeunes communistes de Gironde ont, par exemple, adressé plusieurs lettres au maire de Bordeaux après son entrée au gouvernement, soutenues par les nombreuses signatures de la pétition nationale de leur mouvement pour la libération des prisonniers politiques palestiniens dont Salah Hamouri et Marwan Barghouti.
Les choses avancent donc mais la mobilisation ne doit pas faiblir. Salah est libérable en novembre mais comme le souligne le ministre lui-même toutes les demandes de clémence ont été rejetées, et plus largement de grands défis pour la paix se profilent dans les prochains mois avec les démarches vers l’ « unité » de la Palestine, l’ouverture de la frontière égyptienne à Gaza, la flottille de la liberté et le bateau français pour Gaza, la demande de reconnaissance à l’ONU en septembre… à suivre.
Cynthia Traoré


