Contre sommet du G8 : Le peuple avant la finance !

mai 26, 2011 by Rédaction  
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Manifestation au Havre

Manifestation au Havre

Le sommet du G8 est la réunion annuelle des 8 pays les plus riches du monde (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, Allemagne, Japon, Italie et Canada). Les dirigeants des 8 superpuissances se rencontrent ainsi régulièrement pour se concerter sur la meilleure façon d’asseoir leur domination  sur le reste du monde tout en ignorant les aspirations de leur peuple. Leur objectif est simple : imposé les dogmes libéraux à l’ensemble de la planète mais la résistance s’organise…

Cette année, le G8 est sous présidence française, les sommets ont  donc lieu sur notre territoire. Les 26 et 27 mai, c’est à Deauville, en Normandie, que  se réunissent les 8 puissances  pour aborder les révolutions arabes, les partenariats avec l’Afrique et la paix dans le monde.

Stratégie guerrière des puissants du G8

Plus que jamais, en pleine crise économique et sociale planétaire, contrôler les rapports internationaux pour empêcher la montée d’alternatives politiques et économiques est un enjeu fondamental pour les puissants du G8. Il leur faut maintenir l’ordre établi puisqu’il est à leur avantage. L’intervention militaire en Lybie pour conserver le contrôle du pétrole bien plus que pour soutenir le soulèvement contre un dictateur; celle en Côte d’Ivoire pour imposer au pouvoir le candidat convenant au FMI – malgré une élection truquée et d’importantes présomptions d’exactions de chaque côté – ont fait éclater au grand jour leurs velléités néocoloniales. Et une fois de plus, ce sont les peuples qui paient l’addition. En Afghanistan, ces mêmes puissances refusent de se retirer et de laisser le peuple afghan décidé de son destin afin de se maintenir dans un pays charnières dans les relations avec le Moyen Orient. Comme dans d’autres coins du monde, les 8 puissances y ont opté pour une stratégie de guerre imposant leur propre choix par la force.

Silence complice sur la Palestine

Et en attendant, les 8 dirigeants font l’impasse sur la situation en Palestine et sur le sort réservé aux palestiniens. Malgré les crimes orchestrés par l’Etat Israélien dans la bande de Gaza, malgré la colonisation, aucune poursuite ni sanction ne sera entreprise par les puissants de ce monde. Aucun mot non plus sur la situation des 11000 prisonniers politiques enfermés dans les geôles israéliennes pour le simple fait d’avoir résister à l’occupation, Salah Hamouri et Marwan Barghouti en sont les symboles.

Un contre sommet de réflexions et de résistances face à l’austérité

La semaine précédent cette fameuse rencontre au sommet, les 21 et 22 mai, un contre sommet s’est tenu au Havre en Seine Maritime avec une grande manifestation festive et joyeuse dans une ville morte. En effet, la psychose orchestrée par le maire UMP du Havre et les pouvoirs publics – agitant la menace de débordements et d’une ville à feu et à sang – a fait fermer les magasins et vider  les rues. Pourtant tout s’est déroule dans le calme. Après l’annulation du G8 des universités, la volonté de la droite au pouvoir semble être, décidément, d’affoler les populations et d’empêcher le développement de pôles de résistances qui remettent en cause le capitalisme.

La manifestation a rassemblée plus de 7000 personnes venues exiger un monde nouveau basé sur la coopération et le partage entre les peuples. Le lendemain,  s’est tenu un « forum des alternatives » où de nombreux thèmes ont été abordés : de la solidarité internationale aux  choix énergétiques en passant par la priorité à donner au peuple plutôt qu’à la finance.

Des idées relayées dans de nombreux pays

Partout en Europe et dans le monde, ces résistances s’organisent contre les politiques d’austérité imposées par les grandes puissances et le FMI. Car celles-ci signifient pour le commun des mortels : dégradations des services publics (éducation, santé, etc.), gel voire baisse des salaires, augmentation de l’âge de départ à la retraite… Mais ne nous y trompons pas, ces mesures s’inscrivent bien dans la logique du système capitaliste : faire trimer les pauvres pour remplir quelques poches privilégiées.

En Espagne, les jeunes se soulèvent pour réclamer une véritable démocratie où ils auraient réellement leur mot à dire dans un pays où ils sont percutés de plein fouet par la crise. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1,5 millions de jeunes y sont privés d’emplois, ou encore 45% de chômeurs de moins de 25 ans. Il y a quelques jours, l’exemple était déjà donné par les Grecs avec une nouvelle grève générale.  Après le printemps dans les pays arabes, le vent révolutionnaire semble traverser la méditerranée.  Serons-nous la Génération Révolution ?

Baptiste Bauza

Génération Révolution !

mai 19, 2011 by Rédaction  
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generation revolutionCe week-end plus de 250 jeunes du MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes de France) se sont réunis à Paris sous la bannière « Génération Révolution !». Lycéens, étudiants, jeunes travailleurs, tous étaient là pour résister, construire et proposer. Retour sur les moments marquant de cet événement.

Avant de se réunir à Paris, c’est avec des dizaines et des dizaines de jeunes dans chaque département que les délégués à cette Assemblée Nationale des Animateurs du MJCF ont échangé pour que leurs débats de ce week-end soient riches des nombreuses expériences et réflexions menées à travers la France. De la lutte pour une éducation de la réussite de tous à celle contre la précarité en passant par le combat contre les divisions, le racisme et les discriminations, un objectif souligne Pierric Annoot, Secrétaire Général du mouvement : « L’urgence pour nos vies exige bien d’autres ambitions que le spectacle minable du bal des présidentiables qui vise finalement à changer les noms pour ne pas changer de politique. Les jeunes communistes n’attendront pas 2012 pour crier leur colère et rassembler tous les jeunes dès aujourd’hui pour changer nos vies et la société ! »

En dehors de ces échanges sur les luttes, locales et nationales, pour opposer la conquête de nouveaux droits à la logique du profit et de la rentabilité imposée par la droite au pouvoir, plusieurs événements et invités ont marqué ce week-end.

« Europe, les jours austères »

À commencer par le débat organisé vendredi par notre journal, Avant-Garde, « Europe, les jours austères : conséquences et alternatives ». À cette occasion, Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire Français (SPF), rappelle que les études qu’ils ont réalisées comme le vécu dans leurs 1 400 permanences d’accueil et de solidarité montrent une précarité et une pauvreté grandissantes des jeunes en France et en Europe. Un étudiant de l’université Paris 8 confirme qu’avec la destruction programmée du CROUS, de plus en plus d’entre eux sont amenés à pousser la porte d’associations faute d’avoir de quoi se loger ou se nourrir. L’entraide et la solidarité apparaissent alors comme un premier pas sur le chemin des luttes communes qui se multiplient.

Dans les pays européens, en Tunisie, en Égypte, en Algérie, partout les jeunes brisent le mur du silence et sont à l’origine de mouvements populaires.  Alexandre Neto, jeune communiste portugais, témoigne ainsi des nombreuses luttes qui ont lieu en ce moment  dans son pays, expliquant la mobilisation de son organisation auprès des jeunes pour « amener la lutte jusqu’au vote ». Pour lui, nous vivons un moment historique, plein de potentialités, mais qui peut également se révéler très dangereux. L’intervention  d’un jeune ayant vécu en Grèce étaye  la thèse. « Là-bas, certains se tournent vers l’extrême droite avec des manifestations nationalistes ou en « attaquant » des bidonvilles où logent des immigrés ».

Faire vivre la solidarité et l’espoir est sans doute d’autant plus nécessaire dans ce contexte. Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité et député européen, revient à son tour sur ces dangers qui menacent les peuples et qui font de la construction d’une Europe solidaire une urgence absolue. Annulation de la dette des Etats, taxe sur les mouvements de capitaux, harmonisation des salaires par le haut… autant de conquêtes à arracher. De nombreuses interrogations sont soulevées sur la possibilité de changer l’Europe. Pour les intervenants, pas de doute, c’est une question de rapport de forces à faire vivre à tous les niveaux pour changer la donne.

« Libérez Salah et Marwan »

Rapport de forces toujours plus à développer aussi pour la libération de Salah Hamouri et Marwan Barghouti et pour que vive la paix au Proche-Orient. Faire connaître et peser sur le cas des prisonniers politiques palestiniens par de multiples initiatives est le leitmotiv, samedi, de la rencontre avec Daniel Voguet, l’avocat de Marwan Barghouti. L’un des participants explique : les jeunes communistes ont choisi de mener cette campagne « comme ont pu le faire en d’autres temps nos aînés  qui ont mené la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. À l’époque, ils ont pris le pari pour faire connaître la situation de personnaliser ce combat  avec Nelson Mandela, un illustre inconnu à l’époque en France». Pari réussi puisque, comme nous le confiait un jeune à Pretoria cet hiver : « Évidemment, la lutte des Sud-Africains a été essentielle pour se libérer de l’apartheid. Mais si, en parallèle, il n’y avait pas eu des mobilisations, des luttes, des manifestations pour nous soutenir partout dans le monde, jamais les États n’auraient isolé politiquement le gouvernement sud-africain sur la scène internationale. Et son isolement dans les années 1980, conjugué aux luttes dans le pays, a fait craquer ce gouvernement afrikaner, et l’a contraint à libérer Mandela et à  abroger l’apartheid. » De nombreux jeunes ont ainsi témoigné des multiples actions qu’ils mènent tout au long de l’année pour la libération de Salah et Marwan et pour la paix au Proche-Orient: pétitions, concerts, débats, déploiement de banderoles, lâchers de ballons, tournois de football, projection de film, manifestations, collectif, collage d’affiches, tags…. De nombreux articles ont été publiés sur notre site, n’hésitez pas à cliquer sur le mot clé « Palestine » pour en savoir plus.

Tous les Guy Môquet du monde

Enfin, nous ne pourrions conclure sans évoquer l’émouvante mais pour le moins combative rencontre de ces 250 jeunes avec les représentants de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé (association pour la mémoire de la résistance française). Cette année est celle du 70e anniversaire de la fusillade qui emporta, avec d’autres, Guy Môquet. Son engagement dans la Résistance pendant la seconde guerre mondiale est connu, celui à la JC l’est moins voire est occulté par notre gouvernement qui voudrait nous faire croire que ceux qui ont écrit les pages du programme du Conseil National de la Résistance partageaient ses valeurs. C’est de cette réécriture de l’Histoire dont il est question lors de ce débat. Mais l’histoire des jeunes qui, génération après génération, ont pris la relève du combat contre le racisme, pour la solidarité, la justice et la paix est aussi bien présente. « Tous les Guy Môquet du monde » se retrouveront ainsi une nouvelle fois avec Odette Nilès, Jackie Hoffman, Paulette Capliez, Pascal Barras et bien d’autres, en octobre prochain dans la clairière de Châteaubriant pour faire vivre cette mémoire et le combat qui continue.

We Want Sex…Equality

mai 10, 2011 by Rédaction  
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sexequality 1We Want Sex Equality est sorti, en France, le Mercredi 9 Mars 2011, au lendemain de la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, et ce n’est pas une coïncidence ! Cette fiction relate l’histoire véridique d’un soulèvement de 183 ouvrières des usines Ford survenu en 1968 à Dagenham, dans la Banlieue Est de Londres.

Le mouvement de contestation des ouvrières de Dagenham s’est très vite élargi, dans les revendications comme dans la mobilisation. Au début, les ouvrières ne demandaient qu’une simple reconnaissance interne de la valeur de leur travail. Puis, elles décident d’exiger l’égalité salariale entre femmes et hommes : à travail égal, salaire égal. Leur demande crée un vrai scandale, y compris dans les syndicats de gauche qui craignent que cela freine et concurrence les revendications des hommes. Les femmes de Dagenham ne fléchissent pas et continuent leur grève. Leur mouvement a très vite des répercussions au niveau mondial.

Une histoire détonante

Pour la première fois, 183 ouvrières – couturières qualifiées pour assembler le revêtement des sièges de voitures – font grève pendant trois mois. Leur salaire était de 15% inférieur à celui de leurs collègues masculins non qualifiés. Avec tout le mépris et les blagues grossières habituelles, la presse s’emparent de cette situation inédite. Le mouvement de grève des ouvrières est rebaptisé par la presse « l’armée des jupons » (Petticoat army). Mais le mépris des médias ne fait pas fléchir ces ouvrières déterminées à obtenir ce qui leur paraît naturel : l’égalité salariale entre les femmes et les hommes !

sexequality 3A l’époque, le secrétaire à l’emploi et à la productivité est une femme : Barbara Castle. C’est la première femme politique à exercer un poste de premier plan. Elle est surnommée « Battling Barbara », Barbara la lutteuse, en raison de sa détermination. Barbara Castle lutte pour le droit des femmes, mais refuse d’être étiquetée féministe. Le 28 juin 1968, elle rencontre les ouvrières de Dagenham. Cette rencontre débouche sur l’augmentation immédiate de leur salaire et sur la création d’une loi pour l’égalité salariale, en 1969. Victoire des femmes du Dagenham, victoire de toutes les femmes britanniques, de toutes les femmes du monde ! Leur lutte et leur victoire a, en effet, un impact considérable sur la situation des femmes, qu’elles soient britanniques ou non.

Un film digne du savoir faire britannique

Ce film, digne du savoir faire britannique et indéniablement de gauche, est traité de la manière la plus traditionnelle : reconstitution impeccable de l’époque, excellente distribution des comédien-nes, musique d’appoint, sens de la complexité des situations, humour anglais, etc.

Le réalisateur, Nigel Cole, réalisateur de Calendar Girls, a grandi dans la région de Dagenham, à l’époque de ces fameuses grèves. Les producteurs ont pensé qu’il serait le mieux à même de raconter ce fabuleux moment historique et d’approcher au plus près la réalité de cette époque. L’œuvre s’est aussi construite à partir de témoignages : ouvrières grévistes, population et ouvriers.sexequality 2

Le titre du film est lui-même basé sur la réalité. Il fait référence à une anecdote assez amusante. En Juin 1968, les ouvrières manifestent devant le parlement, afin de se faire entendre par Barbara Castle. Une de leurs banderoles se déploie mal et ne laisse apparaître que « we want sex », cachant ainsi « equality ». La banderole perd tout son sens politique et les ouvrières se font klaxonner par de joyeux automobilistes, des hommes, bien entendu.

Les producteurs ont tenté d’être le plus fidèle possible à la réalité. Seul Rita, l’héroïne, est purement fictionnelle. Ce personnage a été créé afin d’éviter une œuvre trop intimiste. Au lieu de s’arrêter au vécu d’une seule ouvrière, Rita a été construite à partir du témoignage de deux ou trois femmes.

Cependant, ce qui fait, avant tout, le succès du film, c’est le scénario. Il n’oublie pas les retombées de la grève sur les patrons, mais aussi sur les maris, les familles et les syndicats qui n’avaient pas inclus cette lutte dans leurs revendications.

A quand l’application de la loi pour une véritable égalité salariale en France ? Un film à voir, pour prendre un bon bol d’air, se motiver, avant, peut-être, de lancer un mouvement similaire !

Gwenn Herbin

Appel de colère et d’espoir pour l’éducation

mai 4, 2011 by Rédaction  
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educCe matin, un collectif de parents et d’enseignants de Seine-Saint-Denis a lancé, lors d’une conférence de presse à Saint-Denis, un cri de colère, de ras-le-bol  face à la situation dans les écoles, les collèges et les lycées aujourd’hui. C’est aussi un espoir pour que les choses bougent avec un appel pour que « l’éducation redevienne une priorité nationale» . Retour sur l’événement.

Leur démarche est partie d’un constat pour le moins alarmant et des luttes qu’il a nourries ces dernières années. Pour le constat, c’est celui de « plus de 65 000 postes [qui] ont été supprimés dans l’enseignement primaire et secondaire » depuis 2007, celui de la « suppression de l’année de formation initiale des enseignants uniquement pour faire des économies », celui « des réformes réductrices des contenus des programmes… sans compter la pénurie organisée chez les partenaires de l’école (comme l’Aide Sociale à l’Enfance) ou la réorientation de la PJJ vers le tout répressif ». Et celui-ci n’est pas sans conséquence. Ainsi en Seine-Saint-Denis, 27% des jeunes quittent le système scolaire sans diplôme chaque année et 10% de jeunes en plus échouent au bac par rapport au niveau national. Une mère d’élève de Saint-Ouen explique également que, dans le département, sur 20 élèves de 3e seulement 5 iront en seconde générale, 10 vers la voie professionnelle et les autres seront renvoyés dans « leur quartier, à galérer ».

« L’éducation doit redevenir une priorité nationale »

Leur démarche part donc d’un vécu quotidien devenu insupportable tant pour les profs que pour les jeunes et leurs parents. Elle est issue de luttes au niveau local pour sauvegarder un poste ou une classe, pendant lesquelles se sont rencontrés parents, enseignants, syndicats, associations, partis, élus… Mais pour eux, il s’agit de transcender les frontières de leur département, « à l’avant-garde des attaques » rappellent-ils. Car en plus de la discrimination territoriale renforcée par la politique de la droite – contre laquelle ils ont constitué un dossier en mars dernier auprès de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) – ils sont la cible des discriminations qui concernent tous ceux qui ne font pas parti des privilégiés. L’un des membres du collectif à l’origine de l’appel explique que «pour les populations pauvres rurales le problème est le même car c’est la même casse du service public ».   Ils notent déjà des échos, en Vendée par exemple,  auprès des très nombreuses autres luttes locales. L’objectif : dépasser « la défense » de ce qui existe pour mettre en place un grand débat national sur « l’école que nous voulons » car « les choix éducatifs engagent la société dans son ensemble. Il s’agit d’un enjeu politique de premier plan ». Ils l’écrivent noir sur blanc « au-delà du manque de moyens, il nous semble que c’est toute l’éducation nationale, de la maternelle à l’université, qui est en crise ».  De nombreux intervenants exposent d’ailleurs l’idée que lorsqu’il s’agit de trouver des moyens pour les banques, les bénéficiaires du bouclier fiscal ou la défense, par exemple, le problème ne se pose pas.

Ancré dans les luttes

Le collectif constate en tête de son appel que « chaque jour, en de nombreux endroits du territoire, les effets de cette politique amènent parents et enseignants à se mobiliser ». Les jeunes n’ont eux pas été en reste sur ces question puisque de la loi Fillon aux suppressions de postes en passant par la réforme Darcos ou Chatel, ils se sont, plus qu’à leur tour, retrouvés dans la rue ces dernières années pour défendre leur droit à l’éducation. C’est donc ancré dans les luttes qu’ils lancent leur appel à mettre en pratique dès aujourd’hui leur vision d’une éducation émancipatrice qui permette à chacun de devenir un citoyen émancipé, critique et solidaire. Une école où chaque acteur (jeune, parent, prof, personnel…) a son mot à dire. Les jeunes et leurs organisations sont donc invités à se joindre à la démarche.  Ils savent que le chemin n’est pas facile tant pour les parents et les profs que pour les jeunes souvent victimes de répression administrative ou judiciaire lorsqu’ils se mobilisent mais cette conférence est pour eux « un moment de cette lutte ».

Le rendez-vous est donc pris pour mettre toutes ces questions sur la place publique, rejoignant d’autres démarches existantes  notamment celle du programme populaire partagé du Front de Gauche. Il est aussi donné dans la rue avec les mobilisations à venir comme celle à l’initiative de la FCPE « la nuit des écoles » le 20 mai prochain car « si personne ne bouge rien ne bougera ».

Julia Hamlaoui