SALAH HAMOURI : 6 ans DE PRISON

janvier 28, 2011 by Rédaction  
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salahNé à Jérusalem en 1985, nationalité franco-palestinienne

Engagement : ce jeune franco- palestinien est condamné dès sa 16e année pour avoir collé des affiches et fait de la « propagande anti-israélienne » dans le cadre scolaire. Il est arrêté une seconde fois à Bethléem où il fait des études de sociologie, avec l’ensemble des jeunes participants à une fête. Un homme recherché par l’armée israélienne s’y trouvait, ce qui vaudra à Salah 4 mois de « détention administrative ».

Arrestation : 13 mars 2005. Il est suspecté d’avoir fomenté un attentat contre le Rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti Shass (Parti Séfarade Ultra Orthodoxe), pour être passé devant sa propriété trois mois plutôt. En 2008, sur les conseils de son avocate et devant le tribunal militaire qui le juge, il plaide coupable pour réduire sa peine après 3 ans de procédures régulièrement ajournées.

MARWAN BARGHOUTI : 9 ans DE PRISON

janvier 28, 2011 by Rédaction  
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Né à Ramallah enmarwan 1956, nationalité palestinienne

Engagement : il rejoint dès ses 15 ans le Fatah (organisation politique et militaire fondée par Yasser Arafat). Après plusieurs arrestations et des études de troisième cycle en Relations Internationales, il connaitra un exil de 7 ans en Jordanie suite à la première Intifada (soulèvement populaire contre les forces israéliennes d’occupation en 1987). De retour en 1996, à la suite des accords d’Oslo, il devient député et occupe des responsabilités de plus en plus importantes au sein du Fatah et du Tanzim Fatah (branche armée du Fatah). Il est partisan d’une solution à deux Etats, et de la reconnaissance par Israël d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967.

Arrestation : 15 avril 2002. Il lui est reproché d’avoir inspiré des actions terroristes pendant la deuxième Intifada. Tsahal (armée israélienne) l’enlève dans une Ramallah occupée, au mépris du droit international et de son immunité parlementaire. Il est ensuite condamné à cinq peines à perpétuité, assorties de 40 ans de sureté et mis à l’isolement plusieurs années. Marwan a toujours été le défenseur d’une solution politique au conflit même s’il reconnaît la nécessité des actions de guerres contre l’occupation. Il a néanmoins toujours condamné les attaques touchant des civils, que ceux-ci soient palestiniens ou israéliens.

LA FRÉNÉSIE SÉCURITAIRE

douce france

Comment s’organise le passage d’une société de la sécurité sociale à celle de l’insécurité permanente ? En en parlant constamment et pèle mêle : sécurité alimentaire, internationale, des biens et des personnes, sentiment d’insécurité, droit à la tranquillité, « pris en otage » par Al Quaida, par la CGT, par les supporters du PSG, la vidéo, la surveillance, les scanners, le port de la cagoule…

Aucun sujet politique n’échappe au prisme de la sécurité. L’éducation, la santé, l’économie, la justice, le sport, la diplomatie, l’environnement, la jeunesse, et bien sûr l’immigration. Chacun de nos ministres a son discours sur « la sécurité »…

A quoi ça sert au juste, la sécurité ?

Dans un monde en transition, entre l’ère des blocs et la mondialisation, l’hégémonie politique du libéralisme bouleverse tous les repères.

L’opposition traditionnelle entre le « camp de l’ordre » à droite, et opposé à celui du « progrès » à gauche, s’estompe. En 1997, à Villepinte, le Parti Socialiste affirme que la sécurité n’est « ni de droite, ni de gauche », et Lionel Jospin, alors premier ministre, déclare qu’il faut en finir avec les « excuses sociologiques». Une manière de concéder définitivement qu’il existe un angélisme à gauche, et que celui-ci est révolu. Ce sont bien les solutions libérales qui s’appliqueront dorénavant.

Avec cette approche nouvelle, la question de la sécurité est individualisée. Il s’agit de traiter individuellement les actes qui contreviennent au droit « évident » de chacun à la tranquillité. Trois conséquences :

1. Le débat se simplifie. Un individu A a un droit inaliénable à vivre tranquille. Un individu B s’il trouble sa tranquillité doit être sanctionné. C’est évident, efficace, et ça fait gagner des élections.

2. La « sécurité» devient un champ autonome de toutes les autres questions de société. A partir du moment où les actes se résument à la responsabilité de ceux qui les commettent, plus besoin de s’interroger sur leurs causes.

3. Les comportements sont «naturalisés ». Si un individu commet un acte déviant, mais que l’on refuse de le comprendre au regard de tous les facteurs sociaux, alors la seule explication résiduelle, c’est la « tendance naturelle » de certaines catégories d’individus à la délinquance.

Qu’est ce que la sécurité aujourd’hui ?

En 2010, la sécurité, c’est le label posé sur une recomposition totale des relations dans la société. Le décalage croissant entre une société qui pousse les individus à consommer et la capacité effective à le faire est au coeur des tensions sociales.

Pour donner l’impression d’agir, la droite est entrée dans le registre de la « tolérance zéro », de la « guerre nationale ». L’école, le collège, le lycée et les services publics se « sanctuarisent ». Les postes d’éducateurs et de médiateurs sont supprimés en même temps que la police de proximité, et les moyens des associations sont réduits au minimum. Des assistantes sociales, des médecins et des psychologues scolaires doivent collaborer avec les maires, les procureurs et les commissaires sous la direction des préfets dans le cadre des Contrats Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance.

Des lois Perben à la LOPSI2 en passant par Hadopi, un arsenal législatif est mis à disposition des forces de l’ordre. Du Flashball à la vidéo surveillance en passant par les tazer et les tests ADN, la politique dite de « prévention» est en réalité un marché de technologies où les mêmes produisent les diagnostiques, et vendent les solutions. La justice des enfants cède sa place à une justice des mineurs, pénalement responsables dès 13 ans, et pourtant irresponsables dans tous les autres domaines de la vie. C’est le règne de l’incarcération. La dramatisation, la criminalisation, la déshumanisation de l’approche des questions de sécurité ne font que renforcer les fractures d’une société déjà bien mise à mal par sa situation économique. Et c’est bien là l’ordre des choses, et le caractère inséparable des politiques de sécurité avec l’ensemble des réformes d’aujourd’hui.

A l’heure de la concurrence exacerbée, plus la peur de l’autre et la paranoïa peuvent s’étendre, plus la guerre de tous contre tous peut se perpétuer.

Omar Zavalas

LOI BESSON : «ON LES AURA !»

besson

C’est ce cri que semble lancer le gouvernement après l’adoption, le 12 octobre 2010, de la loi Besson sur l’immigration. Non content d’intégrer la directive européenne dite « retour », le gouvernement est allé plus loin en renforçant son arsenal anti immigrés et « mauvais français ».

Quand le racisme est au service de l’État, c’est toute la population qui doit se sentir concernée. « On les aura ! Tous, jusqu’au dernier » c’est en peu de mots la substance de ce texte, le cinquième en sept ans sur le sujet, qui devrait durcir encore la répression à l’égard des étrangers en situation irrégulière.

La chasse aux immigrés se durcit

En allongeant la durée de détention administrative, en rendant inutile l’intervention du juge des libertés, en renvoyant des malades qui ne pourront pas être soignés dans leur « pays d’expulsion », en créant des zones mobiles de rétention, les députés de la majorité ont décidé de rompre définitivement avec les valeurs d’humanité et de justice. La loi besson est une arme de plus dans la chasse aux immigrés lancée en 2007 avec la création du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale et qui se situe dans une longue tradition de discours sécuritaires et xénophobes.

Celle aux « mauvais Français » est ouverte

L’erreur serait de croire que seuls les étrangers – ces boucs émissaires universels – sont à portée de loi du ministre Besson. Avec ce texte, tout le monde devient potentiellement « étranger », tout le monde est suspect d’en vouloir à la France, de ne pas être assez fier ou respectueux de la Nation. En élargissant les conditions de déchéance de la nationalité, en pénalisant les « mariages gris », en réduisant les sanctions des employeurs de travailleurs en situation irrégulière, le gouvernement poursuit sa construction d’une France des inégalités, de la suspicion et de l’arbitraire.

« Diviser pour mieux régner », une devise au goût du jour

Sarkozy agite l’épouvantail de « l’ennemie de l’intérieur ». Il souligne, via son premier ministre, le poids que représentent les étrangers dans notre pays, divise les salariés, étouffe et réprime les tentatives de solidarité.. Dans la droite ligne des attaques contre la population Rom, l’enfoncement constant de la droite dans le racisme et la xénophobie résonne comme une tentative de camoufler le prix que devra payer le peuple – français et étrangers confondus –, pour financer une politique au service des plus riches.

Julien Attal

LOPPSI II : SURVEILLER, FICHER, PUNIR

big brotherLa « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » est un énième texte répressif d’inspiration sécuritaire. Retour sur une loi passée presque inaperçue.

A l’instar de tous ces textes qui ont été votés à un rythme effréné depuis 2007, LOPPSIII a été adoptée « du bout des lèvres » par la majorité UMP au Sénat il y a quelques semaines. Ce projet de loi, qui devra repasser à l’Assemblée Nationale, est le symbole de l’idéologie qui gouverne notre pays depuis plusieurs années. Il condense des dispositions répressives n’ayant entre elles aucune véritable cohérence. Un pêle-mêle qui prend pour cible les libertés avec en ligne de mire les jeunes et les étrangers.

Le fichage des citoyens toujours plus important.

Tout en reconduisant les dispositifs actuels, la majorité UMP s’apprête à les étendre. Les données relatives à un suspect innocenté ne seront plus systématiquement effacées : seront donc maintenues dans les fichiers dits « d’antécédents » des personnes qui, en réalité, n’en ont pas !Le fichage administratif est aussi de mise pour les mineurs délinquants avec la transmission systématique de toutes les décisions judiciaires les concernant au préfet et au président du conseil général.

Une surveillance généralisée.

Cette loi, si elle est définitivement adoptée, permettra également à toutes les entreprises privées d’implanter sur la voie publique des systèmes de vidéosurveillance « aux abords de leurs bâtiments et installations ». De même, le couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans s’accompagnera d’une pénalisation des familles en difficulté qui risqueront une amende et la suspension des prestations sociales. Les étrangers dans l’attente d’une « mesure d’éloignement », quant à eux, qui ne se présenteraient pas régulièrement à la police, seront passibles d’un an de prison. De nombreuses mesures liberticides sont prises : filtrage des sites internet par la police, répression accrue sur certaines catégories de population comme les Roms (avec la possibilité d’une évacuation d’office étendue aux « campements illicites »), méfiance vis-à-vis du Juge comme gardien des libertés… ne sont là que quelques exemples. Au regard de son contenu, ce projet de loi semble mettre sous tutelle la justice et restreindre les nos Libertés Publiques : serions-nous en train d’assister à l’avènement d’un Etat sécuritaire et paranoïaque ?

Renaud Boissac

LES JEUNES, CIBLES D’UN DISCOURS GUERRIER

Dans l’offensive sécuritaire déclarée par les tenants du pouvoir, les jeunes sont encore une fois les premières victimes mais également les premières cibles. Retour sur une déclaration de guerre.

L’objectif fixé par le gouvernement semble être à la fois d’habituer les nouvelles générations à être surveillées partout et à tous les instants et de banaliser ces dispositifs sécuritaires. Les jeunes seraient donc à la fois en danger et dangereux pour notre société.

Jeunes = délinquance = immigration
A Grenoble en juillet dernier, le président de la République déclare la « guerre » à la délinquance incarnée par la jeunesse. Cela va sans dire pour le chef de l’Etat, plus cette jeunesse est d’origine étrangère ou d’un milieu social modeste, plus elle constitue une menace pour la société. Aussi, faudrait-il taper très fort face à des comportements qui seraient de plus en plus violents et de moins en moins français car ils sont commis par des Français mais… « d’origine étrangère ». En filigrane dans ce discours, Sarkozy propose de démanteler toutes les dispositions progressistes de la justice des mineurs qui visaient avant tout à apporter une réponse sociale et pédagogique plutôt que pénale. Dans le même temps, le gouvernement communique pour montrer qu’il s’intéresse à la jeunesse. Il ressort ses vieilles lunes méritocratiques pour aider à la réussite (individuelle) de « la France de demain ».

Ecole-caserne et usines à précaires
Pour l’école, Luc Chatel et Fadela Amara instaurent l’autonomie des établissements et la mise en place d’internats d’excellence, notamment en direction « des jeunes de banlieue méritants ». Parallèlement, ils créent des internats pour « élèves perturbateurs » (véritables prisons pour mineurs qui ne portent pas leur nom), suppriment des moyens d’encadrement (profs, éducateurs), imposent la présence d’un policier référent dans les établissements. Leur message pour les jeunes est ainsi : « tu bosses en silence même si tu n’as rien ou on te sanctionne lourdement ». Pire, le récent rapport Bockel préconise un repérage des troubles du comportement dès l’âge de 2 ou 3 ans. En terme d’emploi, le gouvernement et son ministre de la jeunesse ont lancé le second volet du Plan jeunes fin septembre. Pour faire face à la précarité, la mesure phare est une allocation d’autonomie dont le montant est de…250 euros, même pas de quoi payer un loyer ! Si on avait l’objectif de créer une société faite de précarité, de division et de haine pour empêcher à la base toute remise en cause du capitalisme et de ses multiples formes de domination, on ne s’y prendrait pas autrement.

Adeline Medjkoune

Sarkozy: « Le président des riches» 

janvier 24, 2011 by Rédaction  
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LIVRE

Le président des riches, Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, Pinçon Michel, Pinçon-Charlot Monique, Coll. Zones, La Découverte, 2010, 222 p.

A l’heure du retour du démantèlement ouvertement déclaré de nos acquis sociaux, cet ouvrage de deux sociologues spécialistes de la bourgeoisie est plus que bienvenu. Il retrace les liens entre le président actuel et les classes dominantes, décrivant et analysant les mesures prises depuis son accession à la fonction suprême.

S’il s’attelle surtout à analyser la politique de classe du pouvoir depuis 2007,  c’est parce que le président Sarkozy a construit sa carrière de façon à incarner lui-même l’unité de la bourgeoisie. Son parcours symbolise en effet les principes qui fondent sa politique : argent-roi, cadeaux aux plus riches, capitalisme débridé au service des marchés financiers et concentration des pouvoirs jamais vue.

D’une lecture facile, même s’il est parfois répétitif de par ses anecdotes, ce livre permet de voir la dimension de classe du pouvoir et les intérêts qu’il sert.

On y découvre la solidarité (sic), le mode de vie et de reproduction de ce qu’il faut bien appeler une oligarchie*.

On y voit  les connivences entre le président et les différentes sphères qui composent les classes dominantes (médias, milieux d’affaires, justice) et leur but : légitimer la domination et la reproduction des puissants, leur permettre de s’enrichir toujours plus.

On y montre que tous les rouages institutionnels sont utilisés et que, s’ils ne suffisent pas, les nantis de ce pays n’hésitent pas à outrepasser la loi avec l’aide du président monarque. L’explosion de la bulle spéculative de 2008 n’a semble-t-il pas refroidi les ambitions des fortunés. Ces derniers sont au contraire encore plus décomplexés, ils étalent leur richesse et leur puissance au mépris de la France d’en bas.

Cet ouvrage a le mérite de mettre en lumière l’ampleur de l’offensive des dominants, allant même jusqu’à menacer les acquis démocratiques obtenus de haute lutte. Les deux sociologues se permettent donc de conclure par un ensemble de propositions ou d’angles d’attaques pour déconstruire l’idéologie dominante et mettre à mal la « bande du Fouquet’s ».

Nordine Idir

*Définition : système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d’individus constituant soit l’élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant fréquemment confondus.

Tunisie. Un immense espoir

janvier 17, 2011 by Rédaction  
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Alors que les événements s’enchaînent en Tunisie, ce week-end avaient lieu des manifestations dans plusieurs villes de France en soutien au peuple tunisien.

C’est dans des circonstances dramatiques que ce qui est devenu un véritable soulèvement populaire a commencé. Mohamed Bouazizi comme de nombreux jeunes de son pays vivaient de la vente de rue. Après que la police lui a confisqué ses marchandises, ce jeune de 26 ans, privé de toutes ressources, s’est immolé par le feu le 17 décembre devant le siège du gouvernorat. Ce décès et, surtout, les causes qui y ont amené ont été la goutte de trop pour toute une jeunesse et pour tout un peuple. S’en sont suivies des manifestations, d’abord dans la région de Sidi Bouzid, qui ont rapidement gagné tout le pays.

Pour vivre et pas survivre.

Leurs revendications, au départ, portaient sur les conditions de vie, le chômage, etc. car « les jeunes n’ont pas de postes, ils sont toujours pris par les mêmes familles » nous expliquait Houssem à la manifestation de samedi. Ce jeune Franco-tunisien de 22 ans est fils de réfugier politique, pour lui « la porte s’est ouverte et les revendications se sont élargies » car le besoin est grand d’un réel Etat de droit, d’une réelle démocratie avec une véritable liberté d’expression. Et en effet, alors que la Tunisie était encore saluée il y a peu pour son système économique par le patron du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn,  Marianne Aurisoste de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) racontait samedi comment les membres de la LDH tunisienne étaient obligés de se rencontrer en secret sous peine d’être emprisonnés. Le sens du slogan de la manifestation parisienne « Union européenne, FMI complices de Ben Ali » s’éclaire.

Un tyran renversé au prix d’une répression sanglante.

Portés par ce besoin de liberté et de vivre dignement, les manifestants n’ont pas renoncé et ont fait fuir le « président » Ben Ali. Pour Nadia, 17 ans, également rencontrée dans les rangs des manifestants de ce week-end, ce que les tunisiens ont réussi est gigantesque « c’est la première fois dans le monde arabe   que le peuple parvient à faire sortir un dictateur, un tyran ». Ce peuple a payé le prix fort : une répression sanglante, des dizaines et des dizaines de morts parmi lesquels l’oncle d’Houssem qui rappelle l’absolue nécessité que Ben Ali soit jugé pour ces massacres. Et que dire dans ces circonstances de la position de la France ? « Un silence radio scandaleux sauf pour surenchérir dans cette position honteuse en proposant, par exemple, l’expérience de la France en terme de maintien de l’ordre. C’est seulement une fois que le peuple a mis Ben Ali dehors que l’Elysée a cru bon de le soutenir » rappelle Pierric Annoot, secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF).

De la révolte à la révolution.

Rien n’est encore gagné bien sûr, comme en témoigne Nadia qui raconte comment sa famille sur place  rencontre de grandes difficultés pour trouver de la nourriture et de l’argent et vit encore sous pression « ma grand-mère ne sort plus de chez elle de peur de se faire tuer, les policiers et les miliciens continuent de tuer des gens ». C’est pourquoi pour elle comme pour Houssem, Marianne ou Pierric, il est plus que jamais important  de soutenir la lutte de ce peuple pour la liberté et le partage des richesses, pour que cette révolte devienne révolution. C’est un immense espoir pour la Tunisie mais aussi pour tous les pays. « Aujourd’hui Ben Ali et demain Sarkozy » scandaient les manifestants.

Julia Hamlaoui

10e jour. Le slogan

janvier 3, 2011 by Rédaction  
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Rendu populaire dans les années 80 pendant la lutte pour la libération de Mandela et contre le régime d’apartheid.

« Amandla »

Le pouvoir

« Ngawethu »

Au peuple ou Nous appartient

10e jour. Festival, présente-toi en quelques mots :

janvier 3, 2011 by Rédaction  
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Fabien

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